Le monde a changé, les vampires aussi, les humains sont prêts pour la guerre...
 
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 Après la guerre

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Carlisle Cullen
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MessageSujet: Après la guerre   Dim 19 Juil - 18:15

Il venait de recevoir un sms plutôt acide de la part d'Edward. Juste quelques mots pour lui dire qu'il avait tord, qu'il ferait mieux de tout oublier et laisser ces affaires derrière lui, qu'il ne devrait pas mentir comme cela à sa propre famille. Il relut le message, sourcils légèrement froncés, assis dans l'avion près du hublot fermé, en attendant que le soleil se couche. Il détestait être en froid avec son fils, peu importe les circonstances, mais ne voyait pas comment faire autrement. Edward détestait les Volturi et comment pourrait-il le lui reprocher ? Mais il ignorait ce qui s'était passé exactement durant la guerre et pourquoi Carlisle tenait à se battre, lui aussi. Il en avait peut-être une idée mais pas tous les ressentis. Avec ça, il était encore assez jeune et n'avait pas vécu, jusqu'ici, d'une façon qui pourrait l'amener à comprendre certaines réalités. Carlisle ne participait pas à la guerre pour le plaisir mais parce qu'il voulait préserver les siens, parce qu'il était convaincu que leur monde ne pouvait rester en paix que si les humains restaient dans l'ignorance.

Il répondit à son fils, avec un petit soupir, puis fourra son portable dans la poche intérieure de sa veste. Pour le reste de la famille, il était simplement parti pour le compte de l'hôpital à un colloque. Il passa le reste du voyage à lire quelques magazines de médecine et d'actualités, rouvrant le hublot lorsque le soleil fut couché. Il avait pris une correspondance à New-York et filait à présent droit sur Rome. Il vit passer un article sur la capitale Italienne, justement, et revint dessus pour le lire. Les esprits y étaient très agités depuis que le Vatican et quelques groupuscules, religieux pour la plupart, avaient relancé les bonnes vieilles chasses au monstre. C'était tellement idiot. Il regarda les photos qui accompagnaient l'article, exposant côte à côte un prêtre "moderne" et une gravure de l'inquisition. La violence répondait à la peur, comme d'habitude, rien n'avait changé depuis tout ce temps. De plus en plus, les humains le fatiguaient... Il désespérait de ne pas voir de changement, hormis les cas isolés.

Arrivé à Rome, il loua une voiture pour se rendre jusqu'à Volterra. Inutile de courir et ainsi attirer l'attention, ces régions étaient peu sûres. Il faisait nuit nuire, les routes étaient désertes, mais il vit au loin une agitation plus fiévreuse que d'habitude. Des rondes devaient être organisées toutes les nuits, aussi près de la capitale. Il accéléra, pressé de quitter cette région, même si c'était pour partir vers Volterra. La ville était à deux ou trois heures de route en voiture de la capitale, moins s'il roulait vite. En chemin, il reçut la réponse d'Edward, qui était sans doute parti chasser entre-temps. Réponse un peu sèche pour lui dire d'être au moins prudent. Carlisle secoua la tête, reposant le portable. Il comprendra plus tard. Et ce n'était pas à Volterra que le médecin risquait d'être tué. Peut-être devrait-il parler de tout cela à Jasper. Il saurait comment se comporter et agir. Il y réfléchit le reste du trajet, ralentissant en arrivant aux portes de la ville. Du coin de l'œil, il vit une ombre passer, près de la fenêtre baissée de la voiture.

- C'est bon, Aro m'attend, dit-il doucement.

Il ne reconnut pas l'odeur du garde, ce devait être un nouveau, à moins qu'il ne soit un des ces gardes qui vivaient un peu partout dans le monde et ne revenaient au château que pour les urgences. Toutes les troupes du clan n'étaient pas concentrées dans la ville Italienne, ils étaient partout, vivant souvent sans que rien ne puisse prouver qu'ils étaient attachés au clan Volturi. Il se gara non loin du château, presque aussitôt escorté par d'autres gardes, de loin. Rentrant dans le château, il sentit un air encore plus tendu que lors de sa dernière visite. Seul Félix, qu'il croisa près des escaliers, le salua avec un large sourire, en l'appelant le docteur végétarien. Bizarrement, cela fit un certain bien à Carlisle, qui avait horreur de ce genre d'ambiance pesante. Félix le guida jusqu'au bureau des frères, au premier étage, même s'il connaissait le chemin. Le château était très grand, rempli de couloirs, de pièces et de recoins. Frappant, il entra, trouvant le chef du clan assis derrière un imposant bureau en chêne.

- Bonsoir, le salua-t-il en refermant la porte.

Il ne s'aperçut qu'à ce moment-là que Marcus était présent aussi, affalé dans un fauteuil contre le mur, un peu plus loin, tête baissée et yeux fermés, mains pendantes sur les accoudoirs. Bon sang, positionné ainsi, il avait vraiment l'air d'être mort. Il s'assit face au bureau d'Aro, sortant de son sac les dossiers qu'il avait ramené.

- Les vampires nomades racontent de drôles de choses sur l'Amérique du Sud, dit-il ensuite en lui donnant le tout. Beaucoup de survivants Enfants de la Lune se sont réfugiés là-bas, les nomades parlent d'alliances qui se sont faites avec certains vampires. Je ne sais pas s'il faut y croire ou si ce sont juste des rumeurs, ce genre d'alliances serait contre-nature.

Les quelques nomades à qui il avait pu parler avaient vraiment eu l'air effrayé, en tout cas. En soi, ce n'était pas si étonnant, un EDL pouvait tuer un vampire mature sans trop de difficulté, alors une troupe entière déchiquetterait deux ou trois vampires nomades en un instant.

- Tu penses qu'un second assaut serait possible ? Que la guerre pourrait reprendre ? Je m'inquiète pour mon clan, ils sont jeunes... Se battre contre ces monstres est très difficile, je ne suis pas assez entraîné et j'ignore le niveau de Jasper. Une nouvelle guerre pourrait mettre le monde des vampires très à mal.

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Aro Volturi
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MessageSujet: Re: Après la guerre   Lun 27 Juil - 11:18

Il frôla de la main une pierre encore chaude, marchant sous l'ombre des remparts alors que le soleil venait de se coucher. La plupart des habitants du crû rentraient chez eux pour faire à manger, se prélasser devant la télé ou écouter la radio, parfois harcelé par des enfants qui voulaient jouer à leurs jeux préférés dans leurs chambres. Hommes et femmes d'Italie, porteurs d'un parfum familier, qui savait vous bercer les sens. Il était agréable de revenir vers une proie que l'on avait aimé, sans devoir la tuer. Mais outre la casse "douce", mordre une victime endormie ou évanouie sans qu'elle ne se rende compte de rien, il y avait la traque. Chasse plus dure et plus distrayante, qui pouvait vous amuser bien longtemps. Aro aimer faire monter l'angoisse et l'adrénaline chez ses victimes, cela permettait d'améliorer le goût de leur sang. Deux touristes, un homme et une femme, sortirent tout à coup d'un restaurant, au bout de la rue. Ils s'enlaçaient, visiblement ravis d'être en vacances dans la belle ville de Florence. Aro stoppa pour les regarder, posant une main sur l'épaule d'Alec pour qu'il stoppe aussi. L'homme avait une odeur plutôt commune, mâtiné d'une étrange odeur de charbon. Sa compagne avait une odeur plus marquée, un peu fauve. Désagréable.

Laissant le couple là, il poursuivit son chemin, accompagné par le jeune garçon. Il marchait sans se presser dans les rues, observant les passants, choisissant sans se presser la ou les personnes qui feront l'affaire ce soir. Il chassait plus souvent avec les jumeaux, en ce moment, autant pour les remettre en forme que pour surveiller leur évolution. Leurs dons étaient... Enfin soit. Tournant dans une rue moins fréquentée, il vit passer un jeune étudiant, qui rentrait chez lui d'un air pressé. Ils le suivirent, alors qu'il croisait un de ses amis, continuant la route avec lui. En chemin, Aro se demanda s'ils les laissaient vivre ou s'ils s'en débarrassaient tous les deux. Il avait encore un peu de temps avant son rendez-vous donc il pouvait faire les choses proprement. Lorsque les deux humains s'arrêtèrent à une résidence, à une centaine de mètres, Aro fila tout à coup et les assomma tous les deux en leur cognant la tête contre le mur. Ils croiront à une agression, comme à chaque fois, il était facile de dissimuler les traces. Il fallait aussi leur voler leurs portefeuilles ou autre chose puis s’en débarrasser plus loin, inutile de s’en encombrer.

Il griffa son humain à plusieurs endroits, puis commença à boire, pendant qu’Alec faisait de même. Il était plus amusant de jouer avec leurs victimes mais tant pis pour cette nuit. Le sang de l’étudiant était assez doux, d’une odeur commune mais avec une jolie texture. Une fois qu’ils eurent assez bus, ils les laissèrent là, évanouis, avant de repartir comme ils étaient venus. Voilà qui était fait. Il effleura la main d’Alec pour voir s’il se sentait mieux puis hocha la tête, satisfait. Les jumeaux haïssaient être couvés de la sorte mais Aro n’y prenait pas garde. C’était à lui de veiller à ce qu’il n’y ait pas de problèmes au sein du clan et il avait une attention particulière vis-à-vis des jumeaux. Il les considérait comme ses propres enfants, même s’ils l’ignoraient, ce qui était très amusant, dans certaines situations. Comme ici, par exemple, où Alec ne cessait de se demander pourquoi Aro l’avait traîné avec lui dans cette chasse.

– Préviens ta sœur que Démétri vous retrouve à trois heures pour un entraînement, dit-il au jeune vampire en rentrant dans la voiture. Vous allez sans doute bientôt repartir en Argentine, avec Félix.

La route de retour à Volterra fut assez rapide, se passant en silence. Aro était plongé dans ses pensées, conduisant assez vite en regardant à peine la route. Comme à sa bonne habitude, l’Amérique du Sud était incapable de se tenir tranquille. On aurait pu croire que le nouveau pouvoir meurtrier du soleil allait calmer le jeu mais cela avait produit l’effet inverse, c’était devenu un nouveau défi et un moyen de s’amuser. Pathétique. Sans oublier ceux qui devenaient fous d’être contraints de vivre dans la nuit. Il ralentit en entrant dans leur ville, voyant passer quelques gardes qui surveillaient la cité. Laissant Alec descendre devant le château, il gara la voiture derrière, près des autres, puis rentra à son tour. Leur monde n’était jamais en paix, jamais. Une surveillance constante était obligatoire, même après la guerre. Il soupira en grimpant un escalier avant de rejoindre son bureau. Marcus était là aussi, immobile comme une statue, respirant à peine.

Il marmonna à son frère qu’il pourrait au moins faire l’effort de paraître vivant puis s’assit à son tour, trouvant sur son bureau le rapport que lui avait laissé Démétri, de retour d’une mission en France. Les humains comme les vampires y étaient agités, histoire de changer un peu. Il s’attela à la préparation d’un nouveau plan, plongé dans des méthodes d’espionnage et de guerre lorsqu’on frappa à la porte. Il releva la tête, en ayant presque oublié son rendez-vous avec Carlisle. Il le salua en hochant la tête, repoussant pour le moment près de lui ce qu’il était en train de faire.

– Bonsoir, le salua-t-il en refermant la porte.

Le médecin avait l’air tout aussi tendu que lui. La guerre avait beaucoup changé Carlisle, ce qui en avaient surpris plus d’un, y compris Aro. Il était devenu plus blasé, avait perdu la plupart de ses belles illusions et ne croyait plus à son utopie première, résoudre les conflits sans violence ni combats. Ce n’était pas plus mal, car un chef de clan se berçant de trop d’illusions ne pouvait décemment préserver les siens. Il s’assit puis tira quelques dossiers de son sac. Il avait pu mener des recherches plus approfondies ? Aro l’avait trouvé inquiet, au téléphone. Il prit les dossiers en main, les ouvrant pour jeter un œil.

– Les vampires nomades racontent de drôles de choses sur l'Amérique du Sud. Beaucoup de survivants Enfants de la Lune se sont réfugiés là-bas, les nomades parlent d'alliances qui se sont faites avec certains vampires. Je ne sais pas s'il faut y croire ou si ce sont juste des rumeurs, ce genre d'alliances serait contre-nature.

Oui, Aro avait aussi entendu la plupart de ces rumeurs… Au début, il avait eu bien du mal à y croire, loups-garous et vampires étaient des ennemis héréditaires, comment croire à une alliance ? Mais les témoignages avaient augmenté, les ragots aussi. Peut-être était-ce uniquement fait pour la peur ou l’intimidation mais on ne savait jamais. Il lut un témoignage que Carlisle avait retranscrit, d’un nomade assez jeune qui avait beaucoup voyagé en Argentine, au Pérou et au Brésil. On pouvait sentir la peur, dans ses paroles.

– Tu penses qu'un second assaut serait possible ? Que la guerre pourrait reprendre ? Je m'inquiète pour mon clan, ils sont jeunes... Se battre contre ces monstres est très difficile, je ne suis pas assez entraîné et j'ignore le niveau de Jasper. Une nouvelle guerre pourrait mettre le monde des vampires très à mal.

Aro haussa légèrement les épaules, redressant la tête pour regarder Carlisle. Il avait changé, en effet, enfin. Il y a quelques années encore, il lui aurait plutôt demandé de tout faire pour qu’il n’y ait pas de guerre et n’aurait même pas songé à se battre. Encore moins à s’entraîner.

– Une nouvelle guerre est probable, oui, même si ce ne sera sans doute pas tout de suite. Nos ennemis sont affaiblis. Il faut nous tenir prêts, surveiller la situation. J’avais aussi entendu des choses sur l’Amérique du Sud mais ça peut tout aussi bien être des racontars pour intimider. J’envoie bientôt une équipe sur place, il nous faut des éléments concrets. De ton côté, veille aussi, tu as déjà entendu parler de Redmond, près de Seattle ? Un petit clan de vampires y a détruit deux enfants de la lune, il y a quelques jours.

Il tira d’un des tiroirs de son bureau quelques photos qu’on lui avait envoyées, de ses gardes sur-place. Les loups y brûlaient mais ils étaient reconnaissables. Il tendit les clichés à Carlisle, attendant qu’il les regarde en détails avant de les reprendre.

– Dis au moins à ta famille de se tenir sur ses gardes en chassant, même si tu refuses de les impliquer. Vous n’êtes pas dans une zone à grand risque, cependant, il y a peu de chances que tu tombes sur une meute entière.

Il fit un vague geste de la main, l’air de dire « à toi de voir maintenant ». Il pouvait déménager mais ça ne servira pas à grand-chose. Il devait réfléchir à ce qui protégera son clan, Aro ne pouvait lui dire comment agir.

– Dans ta famille, comment vos dons ont évolué ? Il y a eu des soucis, dans mon clan, à ce niveau. Et pas mal pour beaucoup de vampires. Le virus continue probablement d’évoluer… Je me demandais si tu surveillais ça, en tant que médecin ?

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MessageSujet: Re: Après la guerre   Mar 11 Aoû - 10:22

Le chef des Volturi d'hausser simplement les épaules, ce qui ne contribua pas à rassurer le médecin. Ils avait qu'Aro avait accès à bien plus d'informations que la moyenne, avait-il vu ou entendu d'autres choses, qui risqueraient de faire évoluer très vite la situation ? Il y a quelques années à peine, Carlisle aurait songé qu'une autre guerre était impossible, pas après de telles horreurs, mais il avait perdu quelques illusions, entre-temps. Et il avait peur pour son clan. Chaque jour, il les regardait vivre en se demandant s'il pouvait vraiment les préserver, ne serait-ce qu'un peu. Il ne pouvait plus juste rester à l'écart en mettant sa famille hors de danger, il devait au moins agir concrètement. Mode de pensée que son fils était très loin de comprendre, enfin, il était encore bien jeune. Le docteur se redressa un peu, fixant son interlocuteur, tandis que Marcus poussait un léger râle, presque inaudible, derrière eux. Le genre de bruit parfait dans un film d'horreur, juste avant que le héros ne se retrouve à terre, dans une flaque de sang. Il grimaça un peu, plus facilement rattrapé par ce genre de pensées au sein d'un château qui semblait tout droit sorti des plus belles heures du Moyen-Âge.

– Une nouvelle guerre est probable, oui, même si ce ne sera sans doute pas tout de suite. Nos ennemis sont affaiblis. Il faut nous tenir prêts, surveiller la situation. J’avais aussi entendu des choses sur l’Amérique du Sud mais ça peut tout aussi bien être des racontars pour intimider. J’envoie bientôt une équipe sur place, il nous faut des éléments concrets. De ton côté, veille aussi, tu as déjà entendu parler de Redmond, près de Seattle ? Un petit clan de vampires y a détruit deux enfants de la lune, il y a quelques jours.

Redmond, oui, il avait entendu quelques rumeurs... Rien de vraiment concret, en fait. Tanya l'avait contacté à ce sujet il y a quelques temps, pour lui dire que des nomades affirmaient avoir croisé des survivants EDL. Si elle lui avait raconté cela d'un ton léger, prenant ça pour des bêtises, qui avait été bien plus alarmé. Que des Enfants de la Lune aient pu survivre était tout sauf très étonnant ! Aro tira tout à coup un petit paquet de photos et les lui tendit. On y voyait de grands feux, mais ce qui y brûlait était aisément reconnaissable... Si Tanya avait vu ça, elle rirait sans doute moins. Il rendit les photos à Aro, se demandant combien de ces loups avaient pu survivre. Un millier ? Quelques centaines ? Ils pouvaient contaminer d'autres personnes aussi vite que les vampires, sans oublier que cette malédiction était transmise à leurs rejetons. D'autres EDLs naissaient en ce moment même. Il ferma les yeux une seconde, lèvres pincées, avec le sentiment que ce sera une guerre sans fin. Rien ne pouvait stopper tant que l'on n'aura pas trouvé un moyen de détruire le mal à la racine, détruire la malédiction elle-même plutôt que ceux qui la subissaient.

– Dis au moins à ta famille de se tenir sur ses gardes en chassant, même si tu refuses de les impliquer. Vous n’êtes pas dans une zone à grand risque, cependant, il y a peu de chances que tu tombes sur une meute entière.

Il leur avait déjà dit de faire attention... Il retint un long soupir, réfléchissant à l'origine de la malédiction. Il devra faire des recherches... Il avait pensé que le virus ouvrirait une piste mais n'avait toujours rien déniché, c'était frustrant. Derrière eux, Marcus s'était levé, aussi discret qu'une ombre et tout aussi silencieux. Peu de chances qu'il ait écouté ne serait-ce qu'un seul mot de leur conversation, il semblait de nouveau plongé dans un monde de ténèbres qui n'appartenait qu'à lui, où il devenait impossible de l'atteindre ou le toucher en quoi que ce soit. Il regardait par la fenêtre mais ses yeux étaient parfaitement vides. Ce qu'il observait ne devait pas se trouver dans les rues mais dans un passé bien lointain et douloureux. Reportant son attention sur Aro, il croisa son regard carmin, calculateur. C'était comme s'il revenait bien des années en arrière, lors des heures de discussion qu'il avait eu avec lui, sur bien des sujets, même si toutes n'étaient pas aussi sérieuses.

– Dans ta famille, comment vos dons ont évolué ? Il y a eu des soucis, dans mon clan, à ce niveau. Et pas mal pour beaucoup de vampires. Le virus continue probablement d’évoluer… Je me demandais si tu surveillais ça, en tant que médecin ?

Il hocha la tête pour approuver, assez mal à l'aise depuis que Marcus avait commencé à soupirer régulièrement dans son dos. Il était si sombre que se trouver à côté de lui suffisait à mettre le moral en berne et vous pousser à ne plus croire en rien. Le parfait archétype du vampire, tel qu'il était décrit dans les films et les romans : sombre, solitaire, indifférent aux humains et au monde.

– C'est surtout Jasper qui a quelques soucis, en ce moment, répondit-il en tâchant d'ignorer Marcus qui fredonnait à voix extrêmement basse une très vieille chanson qui racontait la séparation d'un couple. Son don est sans doute plus puissant, oui, mais il lui arrive d'en perdre subitement le contrôle, même en y prenant garde. J'ignore ce qu'il ressent exactement mais je vois que c'est douloureux. C'est aussi assez dur au quotidien car... Enfin, ma famille est plutôt jeune et leurs émotions fluctuent.

– La jeunesse a toujours plu à la Mort, dit soudain Marcus de sa voix très grave.

Merci... Carlisle tressaillit un peu mais ne releva pas, retenant un petit grognement. Cet homme avait vraiment le chic pour ce genre d'interventions, c'était incroyable. Mais soit, ne rien dire, continuer, comme s'il ne s'était rien passé. Marcus était assez particulier, on ne pouvait guère lui en vouloir. De toute manière, il était très peu probable que qui que ce soit dans ce monde puisse réussir à le comprendre, hormis ses propres frères ou ses belles-sœurs.

– J'ai fait quelques tests à l'hôpital et chez moi, sur une souche du virus, reprit-il calmement. Il bouge toujours, il est en évolution constante. Peu rapide, peut-être, mais je n'arrive pas à déterminer ce que ça donnera à terme. On ne peut rien prévoir, pas même les effets dans deux ou trois mois... Dis-moi, le virus lui-même ne pourrait pas être une nouvelle piste pour faire disparaître la malédiction qui touche les Enfants de la Lune ? C'est juste une hypothèse, je n'ai rien étudié de sérieux, soyons clairs. Mais si nous trouvons et détruisons la source, les EDL deviendront enfin un simple souvenir. Ce virus est puissant, peut-être peut-il être un moyen, il a déjà prouvé qu'il pouvait occasionner des changements importants.

Il s'interrompit, conscient que cela pouvait paraître fou ou impossible, mais il était convaincu que d'autres changements majeurs pouvaient encore arriver. Il reprit presque aussitôt, entendant au loin les cloches de la ville sonner brièvement deux heures du matin.

– Manipuler la nature ne me plaît pas, comme idée, mais faire disparaître cette malédiction aiderait bon nombre d'humains et détruirait dans l'œuf certaines alliances malsaines, si des vampires veulent vraiment poursuivre dans cette voie. Qu'en penses-tu ? Ce serait imaginable ?

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Aro Volturi
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MessageSujet: Re: Après la guerre   Jeu 3 Sep - 15:11

Son ami approuva d'un signe de tête, semblant d'un coup plus mal à l'aise. Allons, il n'avait pas de quoi... Il était ici en invité et en ami, personne n'allait lui sauter dessus pour lui arracher la gorge dès qu'il quittera cette pièce. Le clan était civilisé, tout de même, Carlisle n'était pas un de leurs ennemis et n'avait donc rien à craindre. Seuls les ennemis du clan devaient les craindre, être effrayés, pas leurs alliés. Aro tournait lentement les pages d'un autre rapport, absorbé, bien qu'il écoute tout e de même Carlisle avec attention. Maintenant qu'il était enfin rentré dans le rôle, ils pouvaient travailler bien plus efficacement, c'était agréable. Il n'en revenait pas du nombre incroyable d'années que le médecin avait perdu en voulant croire en la bonne foi de l'humanité et dans une paix possible. La paix ne peut être maintenue qu'avec les armes, ainsi fonctionne ce bas monde, quelle que soit l'espèce à laquelle on appartient. Carlisle avait enfin terminé de se bercer d'illusions pour ça, il lui aura fallu du temps. Marcus avait cessé de soupirer, quant à lui, chantonnant dans un murmure une chanson née au début du troisième siècle, qui racontait la séparation d'un homme, partant en guerre, avec sa femme. Excellente mémoire, cette comptine avait disparu, aujourd'hui.

– C'est surtout Jasper qui a quelques soucis, en ce moment. Son don est sans doute plus puissant, oui, mais il lui arrive d'en perdre subitement le contrôle, même en y prenant garde. J'ignore ce qu'il ressent exactement mais je vois que c'est douloureux. C'est aussi assez dur au quotidien car... Enfin, ma famille est plutôt jeune et leurs émotions fluctuent.

– La jeunesse a toujours plu à la Mort, dit soudain Marcus de sa voix très grave.

Ah oui, la jeunesse, le prix de la jeunesse, le manque de contrôle. Marcus avait bien raison, même si Carlisle ne semblait pas apprécier l'idée, la Mort avait toujours été friande de cette jeunesse indisciplinée et gonflée de rêves, prête à se lancer dans toute aventure à corps perdu. La jeunesse était un piège délicieux, où on se confondait soi-même durant des années avant de gagner une certaine expérience de vie. Enfin, c'était le travail de Carlisle que d'essayer de canaliser les siens. Comme Aro et son clan le faisaient pour leurs jeunes membres, le temps qu'ils apprennent et évoluent. Quel âge avait Jasper, par ailleurs ? S'il avait subi ces petits changements de plein fouet, il ferait mieux de s'isoler un temps loin des humains et des vampires trop jeunes pour comprendre ce qu'il vivait. L'évolution d'un don ne se prend pas à la légère... On pouvait se faire dévorer par son propre pouvoir et devenir une loque, un légume, souffrir pour l'éternité.

– J'ai fait quelques tests à l'hôpital et chez moi, sur une souche du virus, reprit-il calmement. Il bouge toujours, il est en évolution constante. Peu rapide, peut-être, mais je n'arrive pas à déterminer ce que ça donnera à terme. On ne peut rien prévoir, pas même les effets dans deux ou trois mois... Dis-moi, le virus lui-même ne pourrait pas être une nouvelle piste pour faire disparaître la malédiction qui touche les Enfants de la Lune ? C'est juste une hypothèse, je n'ai rien étudié de sérieux, soyons clairs. Mais si nous trouvons et détruisons la source, les EDL deviendront enfin un simple souvenir. Ce virus est puissant, peut-être peut-il être un moyen, il a déjà prouvé qu'il pouvait occasionner des changements importants.

Aro releva les yeux, tapotant des doigts sur l'accoudoir de son fauteuil, en fixant le médecin. Faire disparaître la malédiction, frapper à a source ? Voilà qui était bien ambitieux. Le virus pouvait modifier considérablement les métabolismes, mais de là à bouleverser une malédiction antique, vieille de plusieurs millénaires ? Ce n'était pas aussi simple, la source ne se trouvera pas si facilement, et rien en prouvait que le virus pouvait la détruire. Certes, c'était une idée très intéressante, mais difficile à mettre en œuvre. Le virus... Le danger de la pleine lune... Les gênes de loup-garou... Si le virus bougeait toujours, y toucher maintenant ne servira pas à grand-chose, d'autant plus en étant aussi instable et imprévisible. Carlisle devait être acculé pour en arriver à imaginer des solutions aussi extrêmes, il était bien plus prudent d'ordinaire. Aro reposa son dossier sur le bord du bureau, fixant le médecin de ses yeux carmins, brûlant comme l'enfer lui-même.

– Manipuler la nature ne me plaît pas, comme idée, mais faire disparaître cette malédiction aiderait bon nombre d'humains et détruirait dans l'œuf certaines alliances malsaines, si des vampires veulent vraiment poursuivre dans cette voie. Qu'en penses-tu ? Ce serait imaginable ?

– Trouver la source de la malédiction ne sera pas aussi simple, Carlisle. C'est un mal âgé de plusieurs millénaires. Avant de se demander si ce virus pourrait le détruire, il faut d'abord trouver la source. L'origine de cette malédiction, comment est né le tout premier enfant de la lune.

Cela représentait un gros défi, mais après tout, pourquoi pas ? Il croisa les mains en réfléchissant à cette hypothèse, sans plus rien dire, plongé dans ses pensées. Trouver la source puis un moyen de la détruire... Impossible ? Personne n'avait encore essayé. Détruire les loups ne servait en effet à rien, ils pouvaient se reproduire et morde d'autres personnes pour les contaminer. C'était une plaie éternelle et infernale. Las, pour eux, les vampires pouvaient être une plaie tout aussi terrible lorsqu'ils s'en donnaient les moyens. Les vampires étaient des monstres au même titre que les Enfants de la Lune, telle était la nature de leur espèce.

– Des légendes sur les loups-garous subsistent sur tous les continents, vois-tu. Souvent contradictoires, d'ailleurs, les différentes cultures y sont fortement mêlées. Viens avec moi.

Il se leva puis ouvrit la porte du bureau, sortant dans le long couloir avec Carlisle. Il le guida jusqu'à la grande bibliothèque du rez-de-chaussée, où deux ou trois gardes étaient occupés à lire. Aro fila le long des rayonnages, passant dans une section au fond de la pièce,avec des étagères séparées des autres. Il alluma une autre lumière, montrant ainsi cinq étagères remplies de livres, de dossiers, d'essais... Il indiqua le tout d'un geste à Carlisle, les yeux posés sur lui.

– Tout ce qui se trouve ici concerne les légendes sur les loups-garous d'Italie. Des légendes et des histoires, des traités, des essais, tout ce qui a pu être écrit, dessiné, peint, gravé ou raconté sur ces bêtes. Et ce juste pour l'Italie... Je te laisse imaginer le nombre de documents pour le reste du monde. Tous les pays ont leur part d'histoires.

Il prit un des livres au hasard et le tendit à Carlisle pour qu'il puisse y jeter un œil, croisant ensuite les bras avec un léger soupir.

– Et concernant les louveteaux qui vivent à la réserve, près de chez vous ? Que sais-tu de leur origine ? Pour ma part, je les trouve assez proches, malgré tout, des Enfants de la Lune.

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MessageSujet: Re: Après la guerre   Lun 21 Sep - 13:51

– Trouver la source de la malédiction ne sera pas aussi simple, Carlisle. C'est un mal âgé de plusieurs millénaires. Avant de se demander si ce virus pourrait le détruire, il faut d'abord trouver la source. L'origine de cette malédiction, comment est né le tout premier enfant de la lune.

Et pour le moment, le médecin n'avait absolument aucune idée de la façon dont ils devaient s'y prendre. Ça n'avait strictement rien de simple ! Le premier EDL, les origines... Comment et où trouver cela ? C'était comme si on leur demandait qui était le premier vampire, comment avait-il créé et où, personne ne pourrait répondre à une telle question. Il promena le regard sur les tableaux accrochés au mur, pensif. Certains représentaient des scènes de bataille, des personnes qu'il ne reconnaissait pas ou des lieux, inconnus eux aussi. Un seul tableau lui était vaguement familier, on y voyait la ville de Volterra, au cœur de ce qui devait être le douzième ou treizième siècle, car le château était encore petit, bien loin de ce qu'il était aujourd'hui. On pouvait se plonger dans le passé pour trouver des indices mais jusqu'où pouvaient-ils remonter ainsi ? Aro réfléchissait aussi, sans plus rien dire. Marcus, lui, s'était à nouveau coupé de tout, si loin d'eux, perdu dans un monde qui n'appartenait qu'à lui. Carlisle s'était souvent demandé pourquoi il vivait toujours avant de réaliser que ses frères refusaient sans doute qu'il se suicide.

– Des légendes sur les loups-garous subsistent sur tous les continents, vois-tu. Souvent contradictoires, d'ailleurs, les différentes cultures y sont fortement mêlées. Viens avec moi.

Où cela ? Carlisle lui jeta un regard interrogateur mais le suivit tout de même, retraversant les longs couloirs derrière lui. Cet endroit avait un talent certain pour le mettre mal à l'aise. Certes, c'était décoré avec goût, on pouvait sentir que le château avait grandi sous les différentes époques, mais cela restait Volterra, malgré tout. Il régnait ici une ambiance d'un autre monde, un peu malsaine, qu'il n'arrivait pas à expliquer. En comparaison, un humain pourrait rentrer à leur maison de Forks sans aucun problème, y évoluer en toute sérennité. Mais ici, on sentait qu'il s'agissait d'un univers différent, fermé, qui n'avait rien à voir avec le monde humain. Il eut un petite frisson, suivant Aro dans une bibliothèque assez grande. Ils croisèrent quelques gardes avant d'aller au fond de la pièce, dans une section séparée. Le chef du clan alluma une autre lumière, alors qu'une odeur de vieux papiers et de poussière flottait dans l'air. Aro lui indiqua les livres et documents présentés d'un geste de la main, tandis que le docteur déchiffrait quelques titres. Il parlait couramment Italien mais les titres étaient peu évocateurs, peu précis. Même si le thème général était lui très clair.

– Tout ce qui se trouve ici concerne les légendes sur les loups-garous d'Italie. Des légendes et des histoires, des traités, des essais, tout ce qui a pu être écrit, dessiné, peint, gravé ou raconté sur ces bêtes. Et ce juste pour l'Italie... Je te laisse imaginer le nombre de documents pour le reste du monde. Tous les pays ont leur part d'histoires.

Carlisle sentit un poids lui tomber sur l'estomac. Ce n'était des documents qui ne portaient quesur l'Italie ? Combien de documents existaient à l'échelle du monde ? Comment trouver celui qui les mènera sur la bonne voie ?! Il entrouvrit la bouche, sentant le désespoir commencer à le gagner. C'était une tâche impossible. Il fit un effort pour se reprendre, attrapant machinalement le livre qu'Aro lui tendait pour le feuilleter. C'était un recueil de gravures représentant divers loups-garous, à différentes étapes d leur mutation. Les auteurs des œuvres avaient parfaitement su représenter la souffrance, sur le visage des victimes de la malédiction. Le chef des Volturi soupira, alors que Carlisle touchait du bout des doigts une gravure montrant une louve attaquer un village avec rage.

– Et concernant les louveteaux qui vivent à la réserve, près de chez vous ? Que sais-tu de leur origine ? Pour ma part, je les trouve assez proches, malgré tout, des Enfants de la Lune.

– Non, pas eux, dit-il aussitôt en redressant la tête. Ils n'ont rien à voir avec ces monstres.

Il reposa le livre sur une table près d'eux en observant Aro, ne pouvant s'empêcher de l'imaginer arriver à la Push avec toute son armée pour anéantir les Quileutes. Enfin, Alec seul suffirait déjà les maîtriser... Mais ils n'avaient rien faits ! C'était des enfants, maudits eux aussi mais ils n'étaient pas affiliés aux EDLs, c'était certain, c'était encore une autre malédiction, plus récente, moins dangereuse, plus "humaine" en quelque sorte.

– Cela date de deux siècles, peut-être un peu moins. C'est une sorte de... magie, dans leur sang. Leurs ancêtres pouvaient détacher leurs esprits de leurs corps pour protéger la tribu contre leurs ennemis. Il y a plus d'un siècle, ils ont fusionné leurs esprits avec ceux des loups, ce qui leur a permis de se transformer. Ils peuvent le faire à volonté, ils ne sont pas soumis à la pleine lune.

Il avait dit l'histoire dans les grandes lignes mais c'était suffisant. Pour les Quileutes, l'origine était connue, il n'y avait aucun doute à avoir. Il devait faire des recherches, voilà tout. Il assura à Aro qu'il allait poursuivre ses recherches et explorer cette voie, tout en lui répétant que les Quileutes n'étaient que des gamins, ils n'avaient rien à voir avec toute cette histoire. Ils défendaient leur village, voilà tout. Il quitta la château un peu plus tard, après avoir longuement parlé avec Aro de la façon de mener les recherches. Il ignorait s'ils avaient la moindre chance de trouver une piste mais ils devaient au moins essayer.

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