Le monde a changé, les vampires aussi, les humains sont prêts pour la guerre...
 
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 Interrogatoire

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Jane Volturi
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MessageSujet: Interrogatoire    Mar 28 Juil - 16:35

Démétri s’était agenouillé, posant une main dans la terre, les yeux plissés, avant de se redresser avec lenteur et prendre une longue inspiration. Jane s’appuya contre un arbre en croisant les bras, attendant, alors que Félix jouait avec une branche et Alec regardait le ciel se couvrir de lourds nuages. Ils suivaient le traqueur depuis le début de la nuit, lorsqu’ils avaient débarqué de l’avion à Seattle. Après la visite récente de Carlisle, Aro les avait chargé d’aller enquêter sur-place, pour divers problèmes. Les espèces de loups-garous qui vivaient près de chez lui n’étaient pas des Enfants de la Lune, cela d’accord, mais pour les autres bêtes qui avaient été aperçues ? Jane trouvait un peu étrange que des EDL soient venu se perdre dans ces contrées. Contrairement aux vampires, ils préféraient les régions très chaudes, caniculaires, sèches, en totale opposé de cette région humide, froide et peu hospitalière. Elle observa les environs, méfiante, mais rien ne bougeait. Ce silence n’était pas normal, lui non plus, les animaux habituels de ces contrées semblaient avoir pris la fuite.

Démétri s’était remis en route, suivant une piste qu’eux-mêmes ne percevaient pas. Ils s’arrêtèrent de nouveau en contrebas d’une falaise abrupte, au bord d’n torrent, marchant dans une épaisseur considérable de feuilles, de branches cassées et d’humus. Démétri était à présent occupé à examiner les bords du torrent, regardant partout, s’arrêtant parfois et fermant les yeux, complètement immobile. Alors, EDL ou simples humains qui se transformaient à leur bon vouloir ? Ou même autre chose ? Elle n’excluait pas la possibilité d’hybrides ou d’autres créatures du même style. Le virus avait tant modifié les métabolismes que tout était possible, à ce stade. Le traqueur leur fit à coup signe de ne plus bouger, à moitié levé. Tout d’abord, seul le silence leur répondit, puis ils entendirent un grognement sourd au loin. Ils n’échangèrent qu’un regard avant de foncer, courant à une vitesse incroyable, comme des fantômes. Mais la déception fut au rendez-vous lorsqu’ils virent, à un kilomètre, un loup assez petit en train de se tordre en tous sens avant de devenir un humain. Elle grogna, frustrée de tomber sur un des ces clébards ignares au lieu de découvrir la trace d’un enfant de la lune.

Carlisle n’avait rien précisé sur les chasses qu’ils faisaient dans le coin, n’avait-il vraiment rien remarqué d’anormal, à part ces humains maudits ? Le fait que Démétri ne reconnaissent pas certaines odeurs avait bien de quoi interpeller, d’autres monstres pouvaient se développer dans cette région sans que personne n’en sache rien ! Les Cullen vivaient ici, ils avaient forcément dû remarquer quelque chose… Elle en parla un instant avec Démétri, se concertant sur la meilleure façon d’agir à présent, puis eut un long soupir. La nuit touchait à sa fin, à présent, et ils n’étaient pas beaucoup plus avancés. Elle regrettait le temps où ils savaient précisément qui étaient leurs ennemis. Même Félix ne trouvait aucune blague à redire, pour une fois, la situation était déjà assez tendue comme ça.

– On a quelques questions à poser aux Cullen, dit-elle à son frère et Félix. Autant y aller tout de suite, pour ne pas perdre de temps. Appelle si tu trouves quelque chose de nouveau, Dem.

Il hocha la tête puis leur fit un signe de la main avant de repartir de son côté. Bien. Avant de repartir, étant donné qu’ils risquaient de croiser des humains en allant chez les Cullen, ou s’ils en avaient en visite chez eux, elle vérifia vite fait sa tenue. Elle était habillée avec des chaussures fermées légères, un pantalon noir, une veste passe-partout banale et l’insigne de son clan caché dessous. Elle détacha ses chignons pour se faire en queue-de-cheval rapide, mettant des lentilles bleues lorsque Félix le lui rappela. Ah oui, juste, leurs yeux… Elle remercia le géant en prenant la petite boîte qu’il lui tendait, terminant de se préparer en route. Voilà, ainsi, elle ressemblait en tous points à une adolescente ordinaire. Elle attrapa la main de son frère en courant, lui souriant largement. La villa des Cullen n’était plus si éloignée et ils arrivèrent en peu de temps, faisant un détour pour arriver tranquillement par le chemin, puis devant la porte d’entrée. Même si le docteur n’était pas là, elle pouvait toujours interroger sa famille.

Ce fut le télépathe qui vint leur ouvrir, leur lançant du même coup un regard montrant très clairement à quel point ils n’étaient pas les bienvenus. Quel accueil ! C’était grâce à leur clan que lui et ses fesses de végétarien n’avaient pas fini sous les crocs d’un enfant de la lune, après tout. Le reste de ses frères et sœurs étaient là aussi, c’était un samedi matin tout ce qu’il y avait de plus commun et ordinaire. Le docteur ne devait pas être là car ce fut sa femme qui vint à leur rencontre, alors que le reste de la famille leur jetaient des regards anxieux ou méfiants, depuis le salon. Ambiance, ambiance. Ils pouvaient se détendre un peu, ils n’étaient pas là pour leur faire la guerre. Il était très tôt, à peine six heures trente du matin, le fait qu’ils ne dorment plus était un gain de temps considérable.

– Nous sommes venus car nous avons plusieurs choses à vous demander, dit-elle à Esmée, en ignorant le reste du clan. Ces derniers temps, plusieurs anomalies nous ont été signalées, dans cette région et non loin de Seattle. Démétri a trouvé des traces assez étranges. Quelques unes concernent les petits loups de la réserve d’à côté, mais ce n’est pas ce qui nous intéresse.

Elle s’interrompit lorsque le portable de Félix émit une brève sonnerie. Il jeta un rapide coup d’œil au message reçu mais c’était sans importance. Elle retourna la tête vers Esmée, alors que le géant poussait un soupir un peu agacé.

– Vous chassez toujours des animaux, non ? Vous n’avez rien remarqué de bizarre, pour commencer ? La forêt est un peu trop calme, beaucoup d’animaux semblent avoir fui. Avez-vous déjà vu des traces ou des odeurs qui n’auraient rien à faire là ? Depuis la fin de la guerre, bien sûr.

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Esmée A. Cullen
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MessageSujet: Re: Interrogatoire    Jeu 20 Aoû - 22:21

Samedi. Il était simple de s’occuper lorsqu’on était institutrice. Du moins, beaucoup plus que si on reste toute la journée à la maison. Esmée avait déjà préparé tout ce qu’elle devait faire et voir avec les petits bouts pour une bonne semaine préparant le tout au jour le jour… Enfin… Comme elle ne dormait pas, elle pouvait s’y consacrer et avait ses activités et le tout pour un bon bout de temps, à vrai dire… Elle savait qu’elle ne suivrait pas forcément les activités à la lettre comme chaque enfant avait son propre rythme… Mais au moins, elle était toujours prête et avant toujours l’occasion de réfléchir un peu à des idées de décoration pour plus tard, peut être. Enfin, elle s’occupait.

Carlisle n’était pas là et lorsqu’elle jeta un œil sur l’heure elle vit qu’il était 06h30 du matin lorsqu’elle entendit qu’on sonnait à la porte.  Elle descendit pour voir de qui il s’agissait tandis qu’elle vit que c’était Edward qui avait ouvert la porte. Et bien ? Elle vit qu’il s’agissait de Jane Volturi. Elle masqua sa surprise en allant à sa rencontre sentant les regards de ses enfants sur elle et les Volturi présents.

-Jane- Nous sommes venus car nous avons plusieurs choses à vous demander, dit-elle à Esmée, en ignorant le reste du clan. Ces derniers temps, plusieurs anomalies nous ont été signalées, dans cette région et non loin de Seattle. Démétri a trouvé des traces assez étranges. Quelques-unes concernent les petits loups de la réserve d’à côté, mais ce n’est pas ce qui nous intéresse.

Anomalies ? Elle parlait des animaux ? Le portable de Félix émit un bruit ayant pour effet d’interrompre Jane tandis qu’Esmée restait imperturbable. Volturi ou pas, elle avait le droit à un meilleur accueil que ça… Elle devrait d’ailleurs en parler avec eux… Ce n’était pas une raison d’agir comme ça. Ils étaient venus pour poser des questions ? Soit. Et donc ?

-Jane- Vous chassez toujours des animaux, non ? Vous n’avez rien remarqué de bizarre, pour commencer ? La forêt est un peu trop calme, beaucoup d’animaux semblent avoir fui. Avez-vous déjà vu des traces ou des odeurs qui n’auraient rien à faire là ? Depuis la fin de la guerre, bien sûr.

Depuis la fin de la guerre… Esmée réfléchit, posant son regard sur sa famille. Mis à part la disparition de certains animaux... Peut-être une odeur, oui. Elle fronça les sourcils prenant le temps de réfléchir à tout ce à quoi elle n’aurait pas fait attention. Mis à part le fait qu’ils ne doivent aller de plus en plus loin pour chasser, Esmée n’avait pas vraiment fait attention… Sauf peut-être cette odeur qu’elle avait une fois sentie, une odeur âcre. Mais ce n’était pas une odeur animale, du moins, pas une odeur habituelle. Les Quileute ne venaient pas sur leur territoire, il n’était donc pas possible qu’ils s’agissent d’eux, en plus, elle aurait reconnut l’odeur. Elle avait suivi l’odeur, voulant en connaître sa provenance avant de voir une silhouette.

Mais ça ne lui avait pas vraiment paru inquiétant, ce jour-là… Elle avait continué à la suivre, entendant des bruits au loin. La suivant, elle avait finir par la perdre de son champ de vue pour finir par voir de la lumière qui était loin d’être naturelle. Elle s’était approchée encore pour voir d’où cela venait et avait vu des hommes, grands et qui étaient loin d’inspirer confiance. Elle était restée là, à les observés pendant qu’ils discutaient jusqu’à ce que l’un d’eux se dirige vers elle. Elle entendait leurs cœurs battre, mais quelque chose lui faisait peur. Peut-être les airs qu’ils affichaient, des airs de complot et cette animosité. Elle s’était enfuie avant de se faire voir pour retourner chasser et revenir assez près de Carlisle. Elle n’avait jamais plus vu quoi que ce soit d’étrange depuis ce jour-là.

-Une odeur âcre, dit-elle pour répondre à sa question. Mais… Je ne pense pas que ce soit ça qui ait fait fuir les animaux.

Elle n’avait pas vraiment trouvé que cela important, enfin… Pas suffisamment pour alerter tout le monde. Et puis, elle n’avait jamais rien vu de tel depuis, alors…

-J’avais vu une silhouette en suivant l’odeur, dit-elle en posant son regard sur Jane puis sur Edward qui devait certainement avoir vu toute la scène lorsqu’elle se l’était remémorée. Puis des hommes, grands et avec un air assez… comment dire…

Elle ferma les yeux, réfléchissant à un terme qui lui paraissait suffisamment fort pour l’expliquer.

-Ils avaient un air assez véhément. Mais je n’ai jamais rien revu de tel, donc je n’ai pas jugé nécessaire d’en parler.

Elle posa son regard sur la Volturi avant de reprendre :

-Vous pensez que cela à une quelconque importance et que j’aurais dû en parler plus tôt ? Cela ne s'est plus reproduit depuis, donc je n'ai pas jugé cet événement important. Et... Les animaux agissent peut-être différemment, aussi. Comme s'ils étaient plus effrayés. Mais je pensais que c'était normal...

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Jane Volturi
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MessageSujet: Re: Interrogatoire    Dim 6 Sep - 21:21

La femme de Carlisle fronça les sourcils prenant un air concentré, réfléchissant sans doute à ce qu'elle avait dû voir, sentir ou entendre ces derniers jours. C'était quand même agréable d'avoir face à soit des personnes qui vous répondaient d'emblée sans essayer de résister ou de forcer à recourir à la force. Bien souvent, les prisonniers qu'ils faisaient étaient très peu coopératifs, jusqu'au moment où Jane leur faisait ressentir sa patience limitée dans ce genre de situation. Pas de temps à perdre lorsqu'on cherche à régler un problème. Elle avait toujours détesté les missions d'infiltration, trop longues où ils devaient jouer une comédie humaine contre-nature. Devoir s'intégrer dans un collège ou dans la première année d'un lycée, dans l'une ou l'autre ville, se lier d'amitié avec leurs cibles, pénétrer dans leur vie, récolter des indices, des signes, c'était toujours bien trop long. Elle aimait lorsque les choses allaient assez vite, identifier rapidement leurs ennemis afin de les liquider. Elle échangea un regard avec son frère, sachant qu'il devait suivre les même pensées. Ils se complétaient l'un l'autre, toujours et partout, parfaitement en phase, même sans paroles ou regards.

Elle croisa les bras en attendant qu'Esmée rassemble tous ses souvenirs, espérant qu'elle allait se remémorer tous les détails. Ils en avaient besoin et Jane éprouvait une certaine hâte à se mettre en chasse. Ils avaient dû rester enfermés trop longtemps à Volterra après la fin de la guerre, le temps de se remettre à niveau et contrôler leurs pouvoirs qui avaient évolué. L'inactivité, voilà autre chose qu'elle détestait. Elle était habituée à beaucoup bouger, parcourir le monde, apprendre, progresser, alors rester bouclé dans le château de Volterra était vite lassant, surtout depuis qu'Aro avait pris la manie de trop les couver, comme s'il avait peur pour eux. Alec s'était appuyé contre un buffet, le regard sombre mais alerte. Félix, lui, était clairement impatient de repartir en chasse, s'agiotant plus qu'eux deux réunis. Toujours impatient, lui, il était vraiment survolté. C'était souvent amusé, mais au château, dans le privé, pas en pleine mission.

– Une odeur âcre, dit-elle pour répondre à sa question. Mais… Je ne pense pas que ce soit ça qui ait fait fuir les animaux.

Démétri avait senti quelque chose de suspect, c'était vrai, peut-être avait-il poussé plus loin, le temps qu'ils étaient ici ? Elle fit un signe à Félix du regard, afin qu'il lui envoie un message, afin d'en savoir plus. Le géant hocha brièvement la tête en reprenant son portable. Bien. Elle reporta son attention sur Esmée, impassible, toujours les bras croisés. Ensuite ? C'était tout ?

– J’avais vu une silhouette en suivant l’odeur, dit-elle en posant son regard sur Jane puis sur Edward qui devait certainement avoir vu toute la scène lorsqu’elle se l’était remémorée. Puis des hommes, grands et avec un air assez… comment dire… Ils avaient un air assez véhément. Mais je n’ai jamais rien revu de tel, donc je n’ai pas jugé nécessaire d’en parler.

Des "hommes" ? C'est-à-dire ? Juste grands ? Mais la couleur de leurs yeux ? Leur peau ? Leur stature ? Leurs vêtements ? Leurs tons de voix ? Leurs postures ? Juste grands, ce n'est pas une information très utile... Félix était un "homme très grand" mais il n'avait rien d'un Enfant de la Lune ou de toute autre créature de ce genre, il était juste un vampire assez imposant. Donc des silhouettes, des hommes, plus cette odeur. Elle réfléchit rapidement, son frère s'étant rapproché d'elle, le visage sombre.

– Vous pensez que cela à une quelconque importance et que j’aurais dû en parler plus tôt ? Cela ne s'est plus reproduit depuis, donc je n'ai pas jugé cet événement important. Et... Les animaux agissent peut-être différemment, aussi. Comme s'ils étaient plus effrayés. Mais je pensais que c'était normal...

– "Normal" ? répliqua une voix plus froide et cinglante derrière eux. Normal ? Qu'est-ce qu'il peut y avoir de normal là-dedans ?

Elle tourna la tête, voyant Démétri passer le seuil de la maison et refermer un peu sèchement la porte derrière lui. Il leur passa un bout de tissu, probablement arraché d'une veste, qu'elle porta à son nez comme son frère et Félix pour le sentir. La fameuse "odeur âcre". Elle l'avait déjà senti... pendant la guerre, lors de la période où le virus s'était propagé à une vitesse fulgurante. C'était la même odeur que sur le champ de bataille. Elle retint un petit soupir, rendant le bout de veste à Démétri qui le serra dans son poing, avec ce regard concentré qu'il avait toujours lorsqu'il se mettait au travail. Il eut n long regard pour la femme de Carlisle, fourrant le bout de tissu dans sa poche.

– Alors non, madame Cullen, dit-il d'une voix plus suave et teintée d'ironie, voir des hommes inconnus avec cette odeur au milieu d'une forêt trop silencieuse, ce n'est pas normal du tout.

– C'était la même odeur sur les champs de bataille de la dernière guerre, expliqua Jane pour Esmée, d'un ton plus calme. L'odeur qui a accompagné le virus. Pouvez-vous en dire plus sur le comportement des animaux ? On voudrait aussi savoir ce que vous avez pu voir ou entendre sur les loups. Pas ceux de la réserve, mais les autres. S'ils vous ont paru plus gros ou agressifs, par exemple. Les loups et tous les carnivores de cette forêt.

Elle fit une brève pause pour enlever ses lentilles bleues dont elle n'avait finalement pas besoin et qui la gênaient. Alec avait régi de la même façon au même moment, ce qui pouvait paraître étrange ou effrayant pour ceux qui n'étaient pas habitués. Elle les glissa dans sa poche, cliquant des yeux, soulagée de retrouver son regard carmin habituel.

– Personne n'a encore essayé d'attaquer votre famille, hommes ou bêtes ?

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Esmée A. Cullen
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MessageSujet: Re: Interrogatoire    Sam 26 Sep - 22:02

[HJ : Désolée du retard ^^’]

-Voix- "Normal" ? répliqua une voix plus froide et cinglante derrière eux. Normal ? Qu'est-ce qu'il peut y avoir de normal là-dedans ?

Esmée sursauta en entendant la voix sortir de nulle part, n’ayant pas fait attention à la venue de Demetri qui passait actuellement le pas de la porte tout en la refermant sans faire attention ni prendre de gant. Hein ? Euh… Bah ? De voir les animaux effrayés devant eux, c’était normal. Enfin, peut-être pas ? Le traqueur passa un bout de tissus à son interlocutrice ainsi qu’à Alec et Félix. Esmée ne dit rien, préférant ne pas faire ou dire de bêtise, cette fois. Le long regard auquel elle eut droit ne fit que la rendre un peu mal à l’aise face à la situation. Elle se mit à penser qu’elle n’aurait rien du dire, garder cela pour elle encore un temps… Peut-être en parler à Carlisle, oui. Il fourra le bout de tissus dans sa poche, reprenant.

-Démétri- Alors non, madame Cullen, dit-il d'une voix plus suave et teintée d'ironie, voir des hommes inconnus avec cette odeur au milieu d'une forêt trop silencieuse, ce n'est pas normal du tout.

Euh… Mais noon ! Ça, elle savait que ce n’était pas normal. Mais… bon, soit. Elle ne dit rien, retenant un soupir. Elle n’était pas aussi naïve que ça, quand même… Elle savait que ce n’était pas normal. C’était les animaux, et leur peur qu’elle jugeait normal. Ils étaient en train de chasser, alors oui, voir des animaux courir par peur était normal. Surtout quand elle avait vu les hommes. C’était ça qu’elle jugeait normal. Pas la présence de cette odeur ni de ces hommes aux yeux remplis d’animosité.

-Jane- C'était la même odeur sur les champs de bataille de la dernière guerre, expliqua Jane pour Esmée, d'un ton plus calme. L'odeur qui a accompagné le virus. Pouvez-vous en dire plus sur le comportement des animaux ? On voudrait aussi savoir ce que vous avez pu voir ou entendre sur les loups. Pas ceux de la réserve, mais les autres. S'ils vous ont paru plus gros ou agressifs, par exemple. Les loups et tous les carnivores de cette forêt.

… La même odeur ? La même ? Sa gorge se noua lorsqu’elle comprit qu’elle aurait vraiment dû en parler à Carlisle. Et à sa famille, en fait. Ils avaient été en danger et n’en avaient rien su parce qu’elle avait jugé bon de se taire… Elle s’efforça de reprendre son calme tandis qu’elle se concentrait sur la suite. Plus gros ou agressifs ? Plus gros… Heum… Pas qu’elle s’en souvienne. Agressifs ? Possible, vu qu’ils avaient peur. Que devait-elle dire ? Que là encore elle ne voyait rien d’anormal ? Elle soupira, lançant néanmoins un regard reconnaissant à Jane, parce qu’elle s’était montrée plus calme alors qu’elle aurait très bien pu perdre aussi patience. Bon, elle ne savait pas non plus si c’était positif, parce qu’elle avait l’impression de ce retrouver à la place de ses élèves… Et ça en devenait dès lors dégradant lorsqu’on interprétait ça vis-à-vis de la maturité et de l’âge des petits dont elle s’occupait jour après jour.

-Jane- Personne n'a encore essayé d'attaquer votre famille, hommes ou bêtes ?

Esmée fit non de la tête, personne n’avait attaqué sa famille. Du moins… Pas qu’elle le sache. Mais ça encore, elle préférait éviter de le dire. Elle posa son regard sur Edward, tout en réfléchissant. Plus agressifs, oui. Plus gros… Pas spécialement. Elle n’avait senti qu’une seule fois cette odeur, et elle regrettait déjà de l’avoir sentie sans réagir plus que ça. Bon, elle était allée voir, mais elle aurait dû deviner que c’était signe de danger et en parler à son époux. Elle se promit de le lui dire, elle ne voulait pas le lui cacher plus longtemps. Bien que ce n’était pas vraiment quelque chose qu’elle lui cachait. S’il lui avait posé la question, elle en aurait parlé. C’était normal, ils étaient mariés pour le meilleur comme pour le pire, il était donc en droit de le savoir.

-Pas que je sache, dit-elle finalement. Mais, les loups sont plus agressifs lorsqu’ils ont peur. Donc pas plus que de droit…

Elle fronça les sourcils, réfléchissant tout en ce remémorant le remplacement d’une fenêtre qu’elle avait dû faire. Après, ça avait été anodin. Donc, une fois de plus, elle n’avait rien dit. L’odeur l’avait fait tiquée, mais elle n’avait pas pensé à en parler. Et personne n’avait été en danger, donc… Enfin. Elle venait d’y repenser à cet instant précis.

-Sauf…

Elle s’interrompit brusquement, fixant ceux qui l’entouraient. BON, d’accord. Elle se grillerait aujourd’hui, ce n’était pas bien grave. Ils étaient saufs, tous.

-J’ai dû faire remplacer une vitre cassée il y a quelque temps de cela. J’étais seule à la maison, personne ne l’a appris. J’avais senti cette même odeur, mais en plus fort, en allant voir l’état de la fenêtre. Je n’avais rien vu, par contre. Juste entendu des pas et sentit cette odeur qui m’a fait descendre puis le verre se casser, aussi. Je n’y ai plus repensé jusqu’à maintenant.

Elle soupira avant de reprendre, sentant un danger s’approcher beaucoup trop près pour qu’elle n’en parle pas. Les deux évènements séparés semblaient anodins, mais une fois ensemble… Il y avait de quoi avoir légèrement peur, sans être rassurée par la situation. Si des Enfants de la Lune s’approchaient d’ici, elle devrait probablement prendre des mesures, non ?

-Faut-il prendre des mesures de sécurité ou quoi que ce soit d’autre ? Que ce passes-t-il exactement ? Venir ici n’est pas anodin, posez ce genre de questions non plus. Quelque chose de grave ce passe ?

Carlisle aurait probablement déjà pris des mesures. Mais elle n’en avait parlé à personne, donc… S’inquiéter relevait de la logique, ils devaient faire attention. Mais… Bon, très bien. Elle lui en parlerait dès qu'elle le verrait... Ou une fois qu'ils seraient seuls.

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Démétri Volturi
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MessageSujet: Re: Interrogatoire    Ven 23 Oct - 18:43

– "Normal" ? répliqua une voix plus froide et cinglante derrière eux. Normal ? Qu'est-ce qu'il peut y avoir de normal là-dedans ?

Il claqua la porte d'entrée derrière avant d'avancer, se retenant de lever les yeux au ciel. "Normal", elle trouvait ça normal ! Il tendit le bout de tissu qu'il avait trouvé aux jumeaux et Félix, échangeant un regard équivoque avec eux lorsqu'ils grimacèrent en sentant l'odeur, puis posa le regard sur la femme de Carlisle, mi-exaspéré, mi-désespéré. Il savait bien qu'elle n'avait jamais été formée à ça, amis tout de même ! Voir des types louches, une odeur bizarre, des animaux trop effrayés, tout ça c'était normal ? Bah voyons, il lui fallait quoi pour commencer à s'inquiéter ?! Que la maison prenne feu avec toute sa famille dedans, peut-être ? Ou qu'un Enfant de la Lune vienne prendre le thé dans son salon bien tranquillement avant d'essayer de la dévorer d'un coup de croc ? A moins qu'elle ne veuille juste se retrouver au milieu d'un petit champ de bataille très sympathique où elle devra courir, esquiver et attaquer pour sauver sa peau, ce serait suffisant pour s'en faire un petit peu ? S'il n'y avait que ça pour lui rendre service, il l'emmenait avec lui dès ce soir !

– Alors non, madame Cullen, dit-il d'une voix plus suave et teintée d'ironie, voir des hommes inconnus avec cette odeur au milieu d'une forêt trop silencieuse, ce n'est pas normal du tout.

Félix lui rendit le morceau de tissu et il le fourra de nouveau dans sa poche avec un petit soupir agacé. Il devait prendre ça pour de l'inconscience ou de la simple naïveté ?! Maintenant, il comprenait beaucoup mieux pourquoi Carlisle tenait à ce point d'éviter de mêler sa famille à ça, lorsqu'il voyait que sa femme ne s'angoissait même pas de tomber sur ce genre d'inconnus dans la forêt. Bon sang... Il retint un très long soupir alors qu'elle avait l'air outrée qu'on lui fasse ce genre de remarques.

– C'était la même odeur sur les champs de bataille de la dernière guerre, expliqua Jane pour Esmée, d'un ton plus calme. L'odeur qui a accompagné le virus. Pouvez-vous en dire plus sur le comportement des animaux ? On voudrait aussi savoir ce que vous avez pu voir ou entendre sur les loups. Pas ceux de la réserve, mais les autres. S'ils vous ont paru plus gros ou agressifs, par exemple. Les loups et tous les carnivores de cette forêt.

Démétri commençait à fortement douter de la capacité de madame Cullen à leur fournir ce genre de détails, étant donné qu'elle n'avait déjà pas jugé utile d'avertir qui que ce soit des rencontres qu'elle faisait en forêt, en mode "Mais tout va bien, bien sûr". Il mit les deux mains dans ses poches en secouant légèrement la tête, sans tenir compte des regards bien noirs que lui jetaient la plupart des gamins de la famille. Vexés, les pauvres petits choux ? Ils voulaient un câlin pour être consolés, ils n'appréciaient pas qu'on vienne parler à leur maman, peut-être ? Les quatre Volturi ne comptaient pas s'éterniser ici, de toute façon, l'endroit empestait le sang animal, c'était une horreur. Il y avait aussi de faibles odeurs humaines.

– Personne n'a encore essayé d'attaquer votre famille, hommes ou bêtes ?

Elle secoua la tête pour dire non... Curieux, tiens. Etant donné la proximité, et surtout vu l'endroit où il avait trouvé le tissu, le traqueur aurait juré qu'il y avait déjà eu une rencontre, une attaque, un heurt au minimum, même si aucun des deux camps n'avait vraiment foncé contre l'autre. Etant donné leur nombre, ils laissaient un réservoir très important d'odeurs mélangées, les EDLs pouvaient sentir avec une extrême facilité que plusieurs vampires vivaient ici, en groupe, depuis longtemps. Et pourtant, aucune attaque, aucun contact, au minimum, rien du tout ? Les Enfants de la Lune n'auraient même pas approchés de plus près une maison qu'ils savaient remplis de vampires en pleine guerre ? Il trouvait cela vraiment louche, pensant qu'il ferait mieux de vérifier lui-même cette baraque, voulant savoir si leurs ennemis avaient pu laisser un indice, une trace, une autre odeur qui donneraient une piste. Il refit mentalement le tour de la maison en repérant les endroits où il serait aisé d'entrer et sortir discrètement, un moment où la maison serait vide. Il y en avait beaucoup et cet endroit n'était absolument pas sécurisé contre ce genre d'intrusions, c'était une bête maison humaine, tout ce qu'il y a de plus banal. N'importe quel homme, animal ou mélange des deux pourrait entrer puis ressortir sans laisser de traces de son passage.

– Pas que je sache, dit-elle finalement. Mais, les loups sont plus agressifs lorsqu’ils ont peur. Donc pas plus que de droit…

Esmée était un vampire mais avait-elle, au cours de son existence, pris la peine d'apprendre à reconnaître les odeurs spécifiques que dégageaient les humains et animaux sous les effets de la peur et de l'adrénaline, au moins ? Si c'était le cas, elle aurait su renifler la peur sans soucis, en chassant ces bestioles poilues. Ce n'était pas de l'agressivité, juste de la terreur, les animaux de cette forêt se terraient car ils étaient morts de trouille et ce n'était pas la faute des vampires végétariens, du moins, pas à ce point. Il sortit les mains de ses poches, échangeant un regard blasé avec Félix. C'est bon, d'accord, chacun son travail, la naïveté et Esmée pouvaient aller jouer plus loin.

– Sauf…

Oui, donc ? Elle comptait jouer avec ses nerfs encore longtemps à être aussi lente d'esprit ? Il leva les yeux au ciel, retenant un long soupir, remarquant que le gros Cullen, qui ressemblait un peu à Félix, le couvait d'un regard méfiant. Il craignait qu'il attaque ? Aucun risque, Esmée n'était pas un ennemi à abattre et il doutait qu'elle le soit un jour, elle n'avait rien d'une combattante.

– J’ai dû faire remplacer une vitre cassée il y a quelque temps de cela. J’étais seule à la maison, personne ne l’a appris. J’avais senti cette même odeur, mais en plus fort, en allant voir l’état de la fenêtre. Je n’avais rien vu, par contre. Juste entendu des pas et sentit cette odeur qui m’a fait descendre puis le verre se casser, aussi. Je n’y ai plus repensé jusqu’à maintenant.

Elle soupira, alors que Démétri lui jetait un regard éberlué, se figeant tout net dans on mouvement. Halte-là, une minute ! Elle avait entendu un intrus qui s'était enfui en brisant une fenêtre et ça ne l'avait même pas alertée ?! Elle n'avait prévenu personne ! Mais elle marchait sur la tête, là ! C'était de la folie pure et dure, elle était complètement stupide ! Il porta une main à son front, croyant halluciner, n'ayant pas pu entendre ça, c'était impossible. Un inconnu était entré chez elle, elle l'avait entendu, mais aucune réaction ! Il lui fallut un moment avant de surmonter le choc, la bouche entrouverte, lâchant un très gros soupir, avec un grognement. Il voulait bien qu'elle ne soit pas formée mais ici, ça frôlait la pathologie mentale. Des pas d'un intrus chez elle, une odeur étrangère et forte, ça ne lui suffisait toujours pas pour s'affoler ?! Il fallait croire qu'elle n'avait même pas réaliser qu'une créature hybride ou une chimère aurait pu tranquillement lui sauter dessus pour l'égorger au lieu de s'enfuir. Mais à part ça, tout va bien, la vie est belle. Il soupira à nouveau en faisant quelques pas, se retenant à très grand-peine de ne pas rire nerveusement tant il était sous le choc. Cette déclaration suffirait à tuer n'importe quel humain d'une crise cardiaque, c'était une arme redoutable. Elle n'avait même pas réagi... Pire, elle avait oublié jusqu'à maintenant !

– Faut-il prendre des mesures de sécurité ou quoi que ce soit d’autre ? Que se passe-t-il exactement ? Venir ici n’est pas anodin, poser ce genre de questions non plus. Quelque chose de grave se passe ?

– Alors, lâcha Démétri dans un rire nerveux en s'arrêtant. On va reprendre dans l'ordre, car avec ce que vous venez de dire, vous auriez pu tuer un humain sous le choc en un rien de temps.

Il se redressa en se tournant vers elle, perdant du même coup absolument toute trace de sourire. Naïveté ou débilité, mélange des deux, peu importe, cette femme était définitivement la créature la plus inconsciente que cette terre ait jamais porté ! Lui appelait ça un boulet, très clairement. Elle avait peut-être d'autres qualités remarquables mais sa naïveté était telle que ça en formait une arme de destruction massive.

– Depuis quelques temps, la forêt est trop silencieuse, les animaux se terrent. Vous repérez une odeur étrangère, des inconnus qui n'inspirent pas confiance. Un jour, où vous seule chez vous, vous entendez des pas. Ce qui signifie qu'il y a un intrus dans la maison ! Un intrus, vous savez ce que c'est ?! C'est un ennemi potentiellement mortel qui aurait pu vous attaquer par surprise. Un intrus accompagné de cette fameuse odeur, dans la forêt. Un inconnu chez vous, dont vous ignorez la nature, alors que vous êtes seule et que vous ne savez pas vous battre.

Il s'interrompit pour lui lancer un regard lourd, agacé de devoir expliquer de telles évidences. Même Félix ne souriait plus, semblant tout aussi désespéré que lui. Il y avait bien de quoi ! Démétri soupira assez fort avec un geste de la main, en secouant la tête.

– Ce truc s'enfuit par une fenêtre, sans vous attaquer, tant mieux pour vous. Et vous vous vous occupez bien gentiment de la fenêtre sans même avoir l'idée d'en parler à votre famille. Pire encore, vous n'y repensez même pas... Vous êtes consciente, au moins, qu'il ne pouvait pas s'agir d'un simple humain ? Vous arrivez à comprendre que ce qui peut être attiré dans une maison remplie de vampires est souvent dangereux voire mortel pour vous ?

Il leva brièvement les yeux au ciel avec un petit grognement exaspéré. Elle avait bien de la chance, oui... Mais il ne revenait toujours pas qu'elle n'en ait pas parlé à personne, qu'elle arrive à oublier cela. Ce qui pouvait se permettre de pénétrer dans un nid de vampires avait des moyens de se défendre efficacement, point qu'il souligna d'une voix assez froide.

– On entre dans cette maison comme dans un moulin, si vous n'êtes pas capable de surveiller, veillez au moins à sécuriser les points d'accès, soupira-t-il. Ce qui se passe, madame Cullen, c'est la guerre qui n'est pas terminée, très loin de là. Alors oui, des mesures de sécurité ne seraient pas du luxe, chez vous, commencez donc par ne plus chasser seuls, par exemple ? Enfin, peu importe. Montrez-moi où se trouve votre fameuse fenêtre cassée... Je vais inspecter la maison moi-même.

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Esmée A. Cullen
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MessageSujet: Re: Interrogatoire    Ven 6 Nov - 21:12

Bon, elle se doutait que la question était idiote en elle-même… Mais elle ne pensait pas que ça aurait autant de préjudices ! Après tout, elle n’avait fait que remplacer une fenêtre et voir des hommes. Des évènements qui, séparément ne semblaient pas prouvés d’un net danger. Et ça ne s’était plus reproduit depuis !

-Démétri- Alors, lâcha Démétri dans un rire nerveux en s'arrêtant. On va reprendre dans l'ordre, car avec ce que vous venez de dire, vous auriez pu tuer un humain sous le choc en un rien de temps.

Il se redressa avant de perdre la moindre trace d’un sourire. Elle se ratatina légèrement sur place, n’osant même pas poser son regard sur lui. Très bien, elle avait fait une erreur, elle l’admettait !

-Démétri- Depuis quelques temps, la forêt est trop silencieuse, les animaux se terrent. Vous repérez une odeur étrangère, des inconnus qui n'inspirent pas confiance. Un jour, où vous seule chez vous, vous entendez des pas. Ce qui signifie qu'il y a un intrus dans la maison ! Un intrus, vous savez ce que c'est ?! C'est un ennemi potentiellement mortel qui aurait pu vous attaquer par surprise. Un intrus accompagné de cette fameuse odeur, dans la forêt. Un inconnu chez vous, dont vous ignorez la nature, alors que vous êtes seule et que vous ne savez pas vous battre.

… D’accoooord. Très bien. Elle aurait dû prévenir ses enfants, prévenir Carlisle. Prévenir tout le monde et le crier sur tous les toits. Elle aurait probablement dû lier les éléments ensemble et prendre des sécurités en plus. MAIS, lorsqu’on les séparait, il n’y avait rien de dangereux. Du moins, pas de manière visible. Elle retint un soupir, préférant éviter de se faire remarquer pour son absence de lien… Et de sécurité. Démétri soupira, marquant son agacement et laissant Esmée de plus en plus mal à l’aise. Très bien.

-Démétri- Ce truc s'enfuit par une fenêtre, sans vous attaquer, tant mieux pour vous. Et vous vous vous occupez bien gentiment de la fenêtre sans même avoir l'idée d'en parler à votre famille. Pire encore, vous n'y repensez même pas... Vous êtes consciente, au moins, qu'il ne pouvait pas s'agir d'un simple humain ? Vous arrivez à comprendre que ce qui peut être attiré dans une maison remplie de vampires est souvent dangereux voire mortel pour vous ?

Elle restait sans rien dire, écoutant ce qu’il disait. C’était logique. Mais ces éléments ne lui avaient pas sauté aux yeux… D’autant plus que la voix qu’il prenait n’avait rien qui puisse la rendre moins… Mal à l’aise. Après, il avait raison. Elle aurait dû leur en parler, comme elle aurait dû prendre plus de précautions et sortir de la maison lorsqu’elle avait entendu ce bruit. Même cette odeur. Elle aurait peut-être même dû en parler le premier jour. Sûrement, même.

-Démétri- On entre dans cette maison comme dans un moulin, si vous n'êtes pas capable de surveiller, veillez au moins à sécuriser les points d'accès, soupira-t-il. Ce qui se passe, madame Cullen, c'est la guerre qui n'est pas terminée, très loin de là. Alors oui, des mesures de sécurité ne seraient pas du luxe, chez vous, commencez donc par ne plus chasser seuls, par exemple ? Enfin, peu importe. Montrez-moi où se trouve votre fameuse fenêtre cassée... Je vais inspecter la maison moi-même.

Ils ne chassaient déjà pas seuls. Donc… Mais bref ! Elle hocha simplement la tête sans chercher à se faire remarquer. Elle était chez elle, mais elle avait commis une erreur, et elle ne voulait pas en refaire une autre. Elle se retourna tout en l’invitant à la suivre et se dirigea vers la fenêtre qu’elle avait fait réparée, croisant les bras une fois sur place laissant ainsi voir qu’elle se fermait à toute communication, elle la désigna du menton et le laissa « inspecter » les lieux. Elle s’effaça avant de retourner vers ses proches et les Volturi, elle ravala un soupir, se demandant quel serait le meilleur moment d’en parler à son mari. Elle fixa ensuite Edward des yeux avant de lui dire de ne pas en parler à Carlisle. Insistant sur le fait que c’était à elle de le faire.

-D’autres questions ?

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MessageSujet: Re: Interrogatoire    Jeu 10 Déc - 13:57

– Faut-il prendre des mesures de sécurité ou quoi que ce soit d’autre ? Que se passe-t-il exactement ? Venir ici n’est pas anodin, poser ce genre de questions non plus. Quelque chose de grave se passe ?

– Alors, lâcha Démétri dans un rire nerveux en s'arrêtant. On va reprendre dans l'ordre, car avec ce que vous venez de dire, vous auriez pu tuer un humain sous le choc en un rien de temps.

Démétri avait réagi avant elle, alors qu’elle était prête à traiter Esmée de dingue inconsciente. Une chimère ou une bête inconnue entrait chez elle par effraction et ça ne l’inquiétait même pas ! Ce n’était pas comme si elle aurait pu se faire liquider en un seul instant, après tout, à quoi bon s’affoler ? Jane n’en revenait pas, une telle inconscience, cela devenait pathologique, à moins qu’elle ne soit si convaincue de ne rien risquer dans cette maison qu’elle en oubliait toutes les règles de prudence les plus élémentaires. Jane porta une main à son front en fermant les yeux quelques brèves secondes, échangeant ensuite un long regard avec Alec. C’était incroyable, il existait vraiment des vampires, dans ce monde, qui parvenaient à ne pas s’angoisser après ce genre de coups. Le prozac fonctionnait sur les vampires ? Esmée venait de devenir la preuve vivante que oui.

– Depuis quelques temps, la forêt est trop silencieuse, les animaux se terrent. Vous repérez une odeur étrangère, des inconnus qui n'inspirent pas confiance. Un jour, où vous seule chez vous, vous entendez des pas. Ce qui signifie qu'il y a un intrus dans la maison ! Un intrus, vous savez ce que c'est ?! C'est un ennemi potentiellement mortel qui aurait pu vous attaquer par surprise. Un intrus accompagné de cette fameuse odeur, dans la forêt. Un inconnu chez vous, dont vous ignorez la nature, alors que vous êtes seule et que vous ne savez pas vous battre.

Elle se ferait liquider en moins de deux, selon la nature exacte de ce truc… Même Démétri montrait son agacement et son ébahissement, ce qui était déjà un exploit en soit. Pourquoi cette femme n’avait-elle-même pas pris la peine d’en parler à son mari, sa famille, les prévenir qu’ils devraient faire un peu plus attention ? C’était tout de même la base pour une personne intéressée par la sécurité de son propre clan, sauf qu’il fallait croire que cette règle essentielle n’était pas évidente pour tout le monde. Peut-être s’était-elle dit qu’il n’y avait aucun danger, inutile de s’en faire pour si peu ? Après tout, ce n’était rien d’autre qu’un monstre qui pouvait arracher la tête de ses enfants d’un seul coup de dents, rien de très alarmant. Difficile de croire qu’elle était bien la femme de Carlisle, lui était beaucoup plus méfiant et inquiet à la moindre chose, au plus petit changement, pensant du matin au soir à la façon de protéger les siens. Il fallait bien qu’il y en ait un sur les deux qui réfléchisse à ça dans le couple.

– Ce truc s'enfuit par une fenêtre, sans vous attaquer, tant mieux pour vous. Et vous, vous vous occupez bien gentiment de la fenêtre sans même avoir l'idée d'en parler à votre famille. Pire encore, vous n'y repensez même pas... Vous êtes consciente, au moins, qu'il ne pouvait pas s'agir d'un simple humain ? Vous arrivez à comprendre que ce qui peut être attiré dans une maison remplie de vampires est souvent dangereux voire mortel pour vous ?

Il leva les yeux au ciel avec un grognement, s’attirant des regards noirs et agacés de la part des autres Cullen. Un commentaire à faire, sans doute ? Ils avaient enfin trouvé une excuse valable pour justifier cette histoire ? Ou étaient juste agacés qu’en s’on prenne à leur mère adorée pour cette histoire ? Démétri ne manqua d’ailleurs pas de souligner, en insistant lourdement, qu’un animal ou un monstre pouvant pénétrer ainsi dans une maison de vampires avait obligatoirement assez de force pour se sortir de toute situation délicate. Jane soupira doucement, à moitié désespérée. Cette femme était une blague vivante à elle seule.

– On entre dans cette maison comme dans un moulin, si vous n'êtes pas capable de surveiller, veillez au moins à sécuriser les points d'accès, soupira-t-il. Ce qui se passe, madame Cullen, c'est la guerre qui n'est pas terminée, très loin de là. Alors oui, des mesures de sécurité ne seraient pas du luxe, chez vous, commencez donc par ne plus chasser seuls, par exemple ? Enfin, peu importe. Montrez-moi où se trouve votre fameuse fenêtre cassée... Je vais inspecter la maison moi-même.

Bonne idée, ce sera plus efficace que de laisser les Cullen essayer de renifler quoi que ce soit. Un petit silence tomba après le départ de Démétri et d’Esmée. Jane n’avait pas bougé d’un pouce, attendant simplement, dévisage par une partie de la famille, qui avait l’air assez méfiante. Ils n’avaient tout de même pas peur ? Elle ne leur avait rien fait, ne les avait même pas menacés. Levant les yeux au ciel, elle se calma lorsque son frère posa une main sur son épaule, avec un air paisible. Oui, ils n’en avaient plus pour très longtemps, ici, heureusement. Il faudra contacter Aro assez vite pour la suite des opérations. Leurs fouilles des bois ne menaient à rien, pour le moment, leurs ennemis savaient se cacher et pouvaient parcourir d’aussi grandes distances qu’eux. Esmée revint tout à coup, seule, le traqueur devant être en train de passer dans la maison pour repérer les odeurs. S’il pouvait au moins trouver une piste récente, ça les arrangerait, même si elle doutait que ce soit le cas.

–  D’autres questions ?

–  Pas pour le moment, répondit Jane en haussant les épaules. Nous allons rester un moment dans la région, en attendant de voir s’il faut faire déplacer une plus grande partie du clan.

Sous-entendu, faire venir bien plus de gardes dans la région pour enclencher une guerre en bonne et dû forme contre leurs ennemis. Elle eut un petit sourire pour Esmée, sans paraître nerveuse à l’idée de faire venir tout le monde pour se battre. Dès que Démétri revint, ils purent repartir avec lui, reprendre la chasse. Inutile de trop s’attarder dans cette maison remplie de larves, ils avaient du travail.

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