Le monde a changé, les vampires aussi, les humains sont prêts pour la guerre...
 
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 Une année de plus

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Alice Cullen
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MessageSujet: Une année de plus   Mer 2 Sep - 23:21

C'était pas de la faute à Alice si maintenant les vampires aussi avaient besoin de se laver ! Elle n'avait pas l'habitude qu'on vienne lui reprocher de passer sept heures d'affilée dans la salle de bain ! C'est vrai, quoi, c'était récent et en plus, il y avait d'autres salles de bain dans cette maison ! Elle lança à Rosalie de dégager son mari de la salle de bain du rez-de-chaussée, ou de virer Edward de celle du second étage puis voilà ! Ils avaient pas besoin de se pomponner, eux, c'étaient des mecs. Alice attrapa une brosse à la volée pour se coiffer correctement, laissant tout de même Rosalie entrer pour qu'elle puisse prendre sa douche. Et comme à chaque fois qu'elle voyait sa sœur d'adoption toute nue, elle ne pouvait s'empêcher de grogner de jalousie. Bon, pas grave, du moment qu'elle avait toujours autant d'effet sur Jaz, c'était tout ce qui comptait. Elle se pencha dangereusement sur la glace pour se maquiller avec soin, lançant un baiser à son propre reflet avec un clin d'œil. Et oui, ce n'était pas un péché de vouloir plaire, même si elle avait un gros avantage de base grâce à son espèce.

- Love is love, baby, souffla-t-elle en se redressant et en tournant sur elle-même.

Elle était parée. C'était la première fois qu'elle allait mettre les pieds au lycée de Forks, avec Jasper, en tant que nouvelle fille adoptive du docteur Cullen et de sa femme, Esmée. Et rien ne pourra lui gâcher sa journée, pas même la présence de certains parasites aux yeux rouges dans le coin, c'était dit ! Elle sourit au miroir puis s'élança dans le couloir, sautant allègrement par-dessus la rambarde de l'escalier pour atterrir deux mètres plus bas au rez-de-chaussée avec souplesse. Allez, que fichaient les autres ?! Edward était encore à son piano, visiblement déjà prêt, jouant un air mélancolique. Tss, tss, tss, jamais un brin d'enthousiasme, celui-là ! C'est fou ce qu'il pouvait être coincé ! Alice courut retrouver son mari puis sauta dans ses bras dès qu'il fut à portée, s'accrochant à lui en passant les bras autour de son cou, puis frotta son nez contre le sien. Prêt aussi ? Elle l'embrassa avec amour puis revint à terre, attrapant son sac qu'elle avait acheté la veille. Dès que tout le monde fut prêt, ils partirent pour le lycée, dans la voiture d'Emmett.

Le parking du lycée était déjà presque rempli, lorsqu'ils arrivèrent. Alice sortit de la voiture et commença aussitôt à détailler tout le monde, analyser le style de chacun, sentir les odeurs, comme si elle était milieu d'un terrain de chasse et devait choisir sa future proie. Elle s'en amusait même si elle était sevrée, car elle avait si longtemps chassé ainsi. En plus, on pouvait boire un humain sans le tuer, donc à quoi bon continuer à se nourrir des animaux ? Enfin, c'était le choix de sa nouvelle famille, elle le respectait. Elle sautilla plus qu'elle en marcha en traversant le parking, ayant une folle envie de s'amuser un peu. C'était la rentrée, bon sang ! Et il y avait plein d'humains partout ! Fini, l'ambiance morose de la guerre, elle avait envie de prendre l'air et ne plus avoir peur des monstres, des changements sur les vampires, des virus ou elle ne savait quoi.

- Eh, Bella ! s'écria-t-elle en agitant le bras, dans l'allée près de la cafétéria.

Elle courut jusqu'à elle en tirant Jaz par la main avec elle puis s'arrêta dans une petite glissade, avec un très large sourire en la saluant. Elle lui désigna aussitôt son mari, toujours souriante, à belles dents, comme si rien ne pouvait lui faire plus plaisir que d'être dans une bourgade insignifiante, dans un lycée minuscule, sous la pluie le jour de la rentrée.

- Voici Jasper, mon mari ! Jaz, voici Bella.

Elle dévisagea sa nouvelle amie puis la détailla des pieds à la tête avec un œil entraîné et avisé. Elle était de mauvais poil, encore endormie, mais elle fit l'effort de leur sourire en les saluant. Alice enchaîna avec enthousiasme, sans lui laisser le temps d'en placer une, que c'était la meilleure journée de l'année, les cours allaient réduits à pas grand-chose, ils avaient le discours de bienvenue puis tout le monde pourra apprendre à se connaître ! Elle l'entraîna avec eux tout en parlant, ou plutôt en déversant un long, très long monologue car Jasper ne faisait rien pour l'interrompre. C'est ainsi que Bella eut droit en dix minutes à un exposé complet et détaillé de ce qu'Alice avait fait pour se préparer ce matin, afin d'être présentable pour la rentrée. Elle en profitait pour l'abreuver de conseils sur la mode, dans un flot de paroles.

- Alors, qu'est-ce que ta famille a pensé de ta tenue ? Et ta petite sœur ? Roh, il faudrait trop que je l'habille elle aussi, elle est si chou ! Tu penses qu'elle accepterait ? J'ai réfléchi à une ligne pour les enfants l'année dernière, c'est super, tu vas voir, je te monterai les books !Elle préfère le blanc, le rose, le bleu, le rouge, le violet ? Avec un petit serre-tête, elle serait adorable, je ne pense pas qu'un mélange marron-chaud lui irait bien, par contre, t'en dis quoi ?

Elle enchaîna sans lui laisser, une fois de plus, le temps de répondre, lui détaillant avec précision toutes les tenues que pourrait porter Raven. Elle revint ensuite sur elle, lui parlant des tenues pour adolescentes qu'elle imaginait.

- Et t'as quoi, comme pyjama ? Tu dors bien avec ? Tu peux me dire les couleurs que tu préfères ?

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Isabella M. Swan
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MessageSujet: Re: Une année de plus   Mar 15 Sep - 22:12

Bella se tenait la tête, à moitié avachie sur la table de la cuisine, la tête dans le gaz. Elle répondit vaguement à la collègue de son frère, faisant un effort tout de même, avant de replonger dans son bol presque au sens propre. Ce n’est que lorsqu’elle sentit le contact froid du lait sur son menton qu’elle redressa précipitamment la tête en hurlant « Je suis réveillée ! », laissant là son bol pour filer sous la douche. Urgent, où elle n’arriverait pas à conduire jusqu’au lycée. Prenant une douche bien chaude, fumant en s’enveloppant dans une serviette. C’était déjà beaucoup mieux comme ça, l’eau coulant sur son visage, ses cheveux, ses bras... Voilà son remède miracle pour se réveiller et se remonter le moral pour la journée à venir. Bella passa sa main sur le miroir pour enlever la buée, jetant un œil à son reflet un peu plus réveillé. Elle regarda ensuite les tenues qu’Alice lui avait données pour la rentrée, s’étant interdit de les regarder avant pour ne pas hurler, préférant les découvrir le jour-même pour éviter la crise cardiaque. Bon... Celle-ci irait bien, allez hop !

La lycéenne enfila le tout dans des gestes mécaniques avant de se tourner vers son reflet pour se maquiller grossièrement, n’étant pas encore prête à pardonner à Charlie même si c’était stupide. Elle lui en voulait, oui, surtout avec cette journée de rentrée qui ne cessait de lui rappeler qu’elle était coincée ici, dans cette bourgade qui ne comptait pas plus de cent habitants à tout casser plus méfiants les uns que les autres. Elle voulait rentrer à Phoenix, au Soleil, et pas rester ici parce qu’elle « déviait du bon chemin »... Sérieusement, sa mère avait eu des allures de bonne sœur en lui disant une telle chose. Comme si être à côté de son père allait vraiment changer son comportement ! Il ne dirait rien et il suffisait que Bella s’éloigne vers une ville moins fréquentable pendant un week-end ou après ses cours pour faire ce qu’on lui reprochait. Alors, sincèrement, que son père soit flic ou pas, elle s’en fichait un peu. Beaucoup, même.

Alice – Eh, Bella ! s'écria-t-elle en agitant le bras, dans l'allée près de la cafétéria.

... Hein ? Une minute, comment Bella était-elle arrivée au lycée, au juste ?! Elle ne se souvenait d’absolument rien du tout et mit un bon bout de temps avant de réaliser que c’était Alice qui venait de l’appeler, tirant avec elle un adolescent assez grand et séduisant aux cheveux blonds. Evidemment, sa nouvelle amie était pétillante, souriante, sautillante, et encore plein d’autres adjectifs en –ante que la lycéenne n’était pas. Elle fit, néanmoins, l’effort d’afficher un air moins grognon pour sourire un peu, consciente que rien n’était de leur faute. Après tout, si elle était ici, c’était à cause de sa mère et de son père, il ne fallait pas qu’elle rejette les rares personnes à ne pas se méfier d’elle.

Alice – Voici Jasper, mon mari ! Jaz, voici Bella.

Bella essaya de sourire en les saluant, ignorant l’examen vestimentaire qu’Alice lui faisait subir. Elle n’avait pas envie de parler, trop tôt et de trop mauvaise humeur même si la présence d’une amie allégeait le sentiment d’être coincée ici pour une longue et horrible journée. Elle savait qu’il fallait penser positivement, qu’en pensant ainsi, la journée serait irrémédiablement mauvaise... Mais là, désolée, elle ne pouvait pas. Le coup de ses parents avait du mal à passer, tout simplement. Par ailleurs, Alice ne lui laissa pas l’occasion de dire quoi que ce soit, déblatérant tout un flot de paroles que Bella n’écoutait que d’une oreille en répondant de vagues « mmh mmh » de temps en temps, avec des « oui » ou « sûrement » pour faire croire qu’elle suivait. Technique très pratique qu’elle avait développée avec sa mère et qui fonctionnait toujours, comme ici apparemment. Ou peut-être Alice était-elle trop plongée dans sa « splendide journée » pour faire attention au manque d’intérêt évident de Bella... Possible aussi.

Alice – Alors, qu'est-ce que ta famille a pensé de ta tenue ? Et ta petite sœur ? Roh, il faudrait trop que je l'habille elle aussi, elle est si chou ! Tu penses qu'elle accepterait ? J'ai réfléchi à une ligne pour les enfants l'année dernière, c'est super, tu vas voir, je te monterai les books !Elle préfère le blanc, le rose, le bleu, le rouge, le violet ? Avec un petit serre-tête, elle serait adorable, je ne pense pas qu'un mélange marron-chaud lui irait bien, par contre, t'en dis quoi ?

Quoi ? Heu oups, c’était à elle de répondre, là ? Bella fit un effort surhumain pour se reconcentrer sur la conversation, focalisant son attention sur Alice en se giflant mentalement d’être aussi distraite. Allez, un petit effort ! Elle n’y était pour rien, ce n’était pas sympa de la laisser parler dans le vide. L’adolescente écouta donc avec un peu plus d’attention ce que lui disait son amie, essayant d’imaginer les tenues qu’elle lui décrivait sans grand résultat. Il y avait trop de détails, trop de précisions, trop de... « trop ». Elle s’en fichait, elle ! Si Alice voulait habiller Raven, elle pouvait lui parler et le lui proposer, elle accepterait sûrement. Elle était la petite fille toute gentille et toute mignonne de Renée, en plus, alors pourquoi serait-ce différent ici ?

Bella crut qu’Alice avait terminé lorsqu’elle enchaîna avec les tenues qu’elle-même allait pouvoir porter, les détaillant comme elle l’avait fait pour sa demi-sœur. Mais stoooop ! Elle ne s’arrêtait donc jamais ?! D’un coup, elle comprenait bien mieux la réaction de sa famille lorsqu’elle était venue et qu’elle était tombée entre les mains de leur « soeur »... C’était tout à fait compréhensible, oui. Alors là, plus aucun doute là-dessus. Se retenant de lever les yeux au ciel, Bella lança un regard à Jasper, se demandant comment lui pouvait supporter tout cela sans ciller.

Alice – Et t'as quoi, comme pyjama ? Tu dors bien avec ? Tu peux me dire les couleurs que tu préfères ?

Bella – Alice, stop, je dors nue ! dit-elle, excédée, d’un ton plus agressif que prévu.

Poussant un soupir, elle se mordit les lèvres en détournant la tête pour ne pas croiser le regard d’Alice ou Jasper avant de lâcher un « Désolée » un peu plus bas. Elle n’avait pas fait exprès, vraiment pas ! Ce n’était pas une bonne journée pour elle, voilà tout. Peut-être qu’eux étaient heureux mais ce n’était pas son cas. Elle avait une furieuse envie de prendre ses jambes à son cou pour quitter ce lycée le plus vite possible pour aller se fourrer la tête sous sa couverture. Et pourtant, la journée ne faisait que commencer... Mais eux n’avaient pas à payer pour cela. Ils étaient contents, tant mieux, elle n’avait pas à leur pourrir leur journée à cause de sa mauvaise humeur. Bella tourna la tête vers Alice après un moment, s’arrêtant pour laisser passer un élève qui courait retrouver un de ses amis un peu plus loin.

Bella – Désolée, je n’avais pas à te parler comme ça. Ce n’est pas une bonne journée, pour moi, et tout ça... Enfin, je veux dire, tant mieux si tu adores la mode, si tu es de super bonne humeur, mais moi, ça ne me fait ni chaud ni froid. Tout ce que je mets, c’est pour énerver mon père, même si ça vous paraît stupide. Donc je suis d’accord pour essayer tes tenues mais ne compte pas sur moi pour donner vraiment mes goûts là-dessus, je n’y connais rien... Absolument rien.

Bella fit une pause en essayant de sourire à nouveau, au moins un peu, ayant recommencé à marcher. Les étudiants devaient tous se rendre dans la « grande salle du lycée où ils seraient accueillis comme il se doit en ce jour de rentrée ». Autrement dit, encore un discours bien barbant que personne n’allait écouter mais que le directeur tenait tout de même à faire pour donner l’illusion de sa préoccupation quant à l’avenir des jeunes qu’il avait en face de lui. Elle resta silencieuse un moment, suivant le flot d’élèves jusqu’à une grande porte. Là, elle s’arrêta tout en s’écartant pour laisser passer un autre lycéen qui entrait dans la grande salle. Elle lança un regard à Alice et Jasper, apercevant déjà l’intérieur bondé de la salle pour le discours de bienvenue. Non, pas entrer tout de suite, ils pouvaient attendre un peu dehors, non ? Elle remonta son sac à dos, mal à l’aise et toujours silencieuse. Bon... Heu... Et maintenant ?

Bella – Pour... Heu... Pour Raven, si... Si tu veux savoir ce qu’elle aime, tu pourras lui demander, elle sera sûrement plus enthousiaste que moi comme d’habitude. Tu veux peut-être passer à la maison après les cours pour lui parler ? Ou tu peux venir fin de semaine si tu veux, ou heu... Quand tu veux. Qu’est-ce que tu en dis ?

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MessageSujet: Re: Une année de plus   Lun 21 Sep - 18:01

– Alice, stop, je dors nue ! dit-elle, excédée, d’un ton plus agressif que prévu.

Ah bon, et ses draps, alors, ils ne la piquaient jamais ? Elle pouvait s'en occuper aussi ! Elle voudra bien. Elle continua à sautiller près de sa nouvelle amie, tirant Jaz de la main avec elle, lorsqu'elle s'excusa tout à coup en soupirant. Bah, pourquoi ? Elle avait rien fait ! Alice lui lança un très grand sourire lumineux, parfaitement insensible à ses ondes de mauvaise humeur. Elle était d'un naturel très joyeux et ne captait pas les mauvaises ondes de son entourage, sauf si c'étaient celles de son mari. Mari qu'elle embrassa sur la joue sur la trajet, tout en grimpant l'escalier près de Bella, avec d'autres élèves. Il y avait le discours de rentrée, aussi ! Comment ça allait être ? Elle avait hâte de voir la tête des adolescents du lycée, afin de voir ce qui se portait en ce moment. Elle regarda partout autour d'elle pour tout voir, très curieuse. Ah, il y en a déjà deux qui s'embrassaient, là-bas ! Pff, il s'y prenait mal, ce mec, Jasper l'embrassait beaucoup mieux que ça. Bella s'arrêta tout à coup et Alice faillit bien lui rentrer dedans, très occupée à comparer cette technique de bisous avec celle de son mari.

– Désolée, je n’avais pas à te parler comme ça. Ce n’est pas une bonne journée, pour moi, et tout ça... Enfin, je veux dire, tant mieux si tu adores la mode, si tu es de super bonne humeur, mais moi, ça ne me fait ni chaud ni froid. Tout ce que je mets, c’est pour énerver mon père, même si ça vous paraît stupide. Donc je suis d’accord pour essayer tes tenues mais ne compte pas sur moi pour donner vraiment mes goûts là-dessus, je n’y connais rien... Absolument rien.

Alice n'avait toujours pas compris pourquoi elle s'excusait mais c'est pas grave. elle continua de marcher en souriant aux anges, très naturelle et détendue. Bella finira bien par se détendre aussi de toute façon ! Ils suivirent les élèves vers la salle de gym, où avait lieu le discours de rentrée. Elle vit Rose et Emmett rentrer un peu avant eux, main dans la main, en échangeant un long regard amoureux. Et elle failli rire en voyant qu'Edward, qui suivait derrière, était déjà la proie d'un groupe de filles un peu niaises qui gloussaient en cœur. Ah, ça commençait bien ! Enfin, il devrait se trouver une copine, lui aussi, ça le rendrait plus joyeux. Il pourrait aussi demander à Carlisle de la mordre, s'il pensait ne pas y arriver, et ils feront une immense fête de mariage ! Ça leur ferait une nouvelle petite sœur, en plus, ce serait cool ! Alice pourra la pomponner avant le mariage et avec Rosalie, elles feront des sorties entre filles et iront chasser ensemble. Elle jeta un coup d'œil dans la salle mais son frère ne s'intéressait à aucune fille. Bah, elle allait rendre Bella plus sexy pour qu'il la regarde plus, voilà tout ! Pensée que son frère capta car il jeta tout à coup un regard indigné. Elle lui tira la langue comme une gamine, resserrant sa main sur celle de Jasper. Elle le fera, de toute façon, na.

– Pour... Heu... Pour Raven, si... Si tu veux savoir ce qu’elle aime, tu pourras lui demander, elle sera sûrement plus enthousiaste que moi comme d’habitude. Tu veux peut-être passer à la maison après les cours pour lui parler ? Ou tu peux venir fin de semaine si tu veux, ou heu... Quand tu veux. Qu’est-ce que tu en dis ?

– Oh oui, ce soir ce serait parfait ! s'exclama-t-elle avec un air ravie. Et j'amènerai mes books pour qu'elle puisse regarder ce qui lui plaît ! On se fait une soirée entre filles, alors, dis, hein ?

Elle pourrait amener du maquillage ! Regarder un film drôle en se mettant du vernis sur les doigts du pied, parler garçons puis parler longtemps avant que Bella ne doive dormir ! Alice rêvait d'une soirée comme ça, Rose n'aimait pas trop ça mais avec une amie humaine, ce serait top, non ? Sauf que Bella grimaça, comme si ça ne l'enchantait guère. Elle ne voulait pas ? Mais il fallait bien s'amuser, pourtant !

– Je ne sais pas si c'est une bonne idée... Tu sais, avec mon frère. J'ai pas envie que tu sois mal à l'aise.

– T'en fais pas, ton frère me dérange pas du tout ! T'as pas envie de t'amuser un peu ? Ou alors, c'est toi qui vient à la maison.

Ça aussi, c'était une idée ! Comme ça, Rosalie viendra avec elles et elles pourront discuter de l'école, des garçons, de tout et n'importe quoi. En plus, c'était Rose qui se maquillait le mieux, dans la famille, elle pourra sûrement leur apprendre pleins de trucs. Elle était vraiment très belle, Alice avait toujours admiré ça, depuis qu'elle la connaissait. Elle avait une silhouette de rêve, un visage magnifique, on dirait un ange descendue sur terre. Bella rougi tout à coup alors qu'elle ouvrait grand les yeux.

– Chez moi, ce soir, après les cours, ce sera parfait, dit-elle précipitamment et d'un ton paniqué.

Roooh, elle pensait à Edwaaard ? Alice s'empressa de lui hurler l'info en pensée, alors qu'ils rentraient à leur tour dans la salle pour le discours. Elle s'assit près de Jasper, sans écouter un seul mot de ce qui se disait en réfléchissant à la soirée. Elle murmurait tout bas pour Jasper, riant parfois. Après le discours, ils firent la connaissance de leurs nouveaux professeurs. Le lycée n'était pas très grand mais se retrouver au milieu de tous ces humains soumis à leurs hormones donnait une drôle d'impression à Alice. Elle découvrait tout, n'étant jamais allée au lycée de sa vie, ni même au collège, d'ailleurs, ni même à l'école primaire, maintenant qu'elle y songeait bien. Elle avait été bouclée dans un asile à cinq ou six ans, enfermée, sans plus voir le soleil ou simplement la lumière du jour. Aucune visite, plus de famille, aucun contact avec d'autres enfants, absolument rien, sinon le noir, le froid et la solitude, jusqu'au jour où elle avait ouvert des yeux carmins sur sa nouvelle vie. Transformée. Enfin libre.

Elle ne pouvait qu'être heureuse maintenant qu'elle pouvait vivre comme il lui plaisait et comptait bien en profiter. Elle passa la première heure de cours à dessiner sur un cahier vierge en écoutant d'une oreille distraite, réfléchissant à son avenir. La guerre était finie et elle avait du temps devant elle, comme s'occuper ? Elle pensait de plus en plus souvent, aussi, à essayer de retrouver les traces de sa vie humaine. Elle savait qu'elle avait été enfermée très jeune dans le noir parce qu'elle voyait le futur, puis qu'elle avait été libérée des années plus tard. Mais par qui ? Où avait-elle été enfermée ? Où vivait-elle ? Qui était ses parents ? Comment s'appelait-elle ? Elle se souvenait juste d'une voix grave mais agréable qui résonnait dans le noir en murmurant "Alice...". Alice, c'est tout ce qu'elle avait entendu. Elle voulait en apprendre plus, savoir quelle humaine elle avait été, autrefois. Au moins son nom ? Le lieu de sa naissance ? Elle avait oublié.

Elle sortit de ses rêveries à l'heure du déjeuner, sortant de la classe avec Bella, Jasper, et quelques autres garçons et filles qui les accompagnaient maintenant. L'un d'eux reluquait Bella avec insistance, d'ailleurs, preuve qu'elle avait très bien fait de l'habiller ! Ils prirent chacun plateau chargé de nourriture humaine avant de tous s'installer à une grande table. L'une des filles, Jessica, l'interrogea alors sur son alliance, anneau d'or brillant qu'elle portait au doigt. Alice sourit de plus belle en annonçant qu'elle et Jasper étaient mariés. Le silence tomba d'un seul coup sur la table et elle reçut une myriade de regards choqués. Bah quoi ? La conversation eut beaucoup de mal à reprendre, même si Alice ne voyait pas ce qu'il pouvait y avoir de choquant dans le fait qu'elle ait épousé Jasper. Heureusement que les humains ne pouvaient pas voir ses cicatrices, d'ailleurs.

– T'as eu combien de petits amis ? demanda-t-elle à Bella en croquant dans une pomme sans goût pour elle. T'es encore vierge ou pas ?

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MessageSujet: Re: Une année de plus   Lun 28 Sep - 17:38

Alice – Oh oui, ce soir ce serait parfait ! s'exclama-t-elle avec un air ravie. Et j'amènerai mes books pour qu'elle puisse regarder ce qui lui plaît ! On se fait une soirée entre filles, alors, dis, hein ?

Une... soirée entre filles ? Avec ses books ? Ce soir ? Ouhlà... Bella grimaça malgré elle, pas du tout motivée à l’idée de passer une soirée de ce genre-là. En plus, ce soir... Elle n’avait pas du tout prévu ça, elle ! Chacune dans son coin, à lire un bon livre blottie dans son lit, c’était très bien aussi. Non ? En plus, il y avait Dylan qui ne semblait pas particulièrement enclin à accepter Alice et à être courtois avec elle. Elle ne voulait pas qu’il fasse fuir la seule connaissance qu’elle avait à Forks à cause de son sale caractère ! Evidemment, dès que Bella était rentrée, elle l’avait engueulé en disant qu’il n’avait aucune manière – en moins poli – et qu’il ferait mieux de se taire, la prochaine fois. Mais pas sûr qu’il soit prêt à changer pour autant...

Bella – Je ne sais pas si c'est une bonne idée... Tu sais, avec mon frère. J'ai pas envie que tu sois mal à l'aise.

Alice – T'en fais pas, ton frère me dérange pas du tout ! T'as pas envie de t'amuser un peu ? Ou alors, c'est toi qui viens à la maison.

Chez elle... ?! Son cœur rata un battement tandis qu’elle se rappelait sa rencontre avec Alice. Et son frère. Qui l’avait regardée. Longtemps. Avec insistance. Non. Non. Non, surtout pas ! Trop de risques de croiser Edward, elle n’avait pas envie, pas tout de suite. Bella sentit qu’elle rougissait mais ne put s’en empêcher ni le camoufler, ayant encore l’impression de sentir son regard pesé sur elle. Il l’avait perturbée, rien de plus, mais elle préférait ne pas le recroiser tout de suite. Elle se retint à grand peine de ne pas regarder autour d’elle afin de s’assurer qu’il n’était pas dans les parages, à écouter, et qu’il n’avait donc pas entendu la proposition d’Alice.

Bella – Chez moi, ce soir, après les cours, ce sera parfait, dit-elle précipitamment et d'un ton paniqué.

Bella coupa court à la discussion, se maudissant intérieurement d’avoir accepté de faire une soirée entre filles chez elle ce soir. Tout ça juste pour éviter Edward... Elle devait être tombée sur la tête. Elle s’installa à côté d’Alice et Jasper pendant la cérémonie, somnolant à moitié sans écouter le moindre mot de ce que leur disait le directeur. Autant utiliser ce temps pour dormir, ils auraient l’information encore une bonne centaine de fois en temps et en heure, de toute manière. C’était tout le temps comme ça, à chaque année, chaque rentrée. Bella s’amusa aussi à observer les adolescents assis dans la salle, les analysant, les scrutant discrètement pour essayer de deviner quel caractère ils pouvaient avoir, estimant aussi leur âge et option pour savoir avec qui elle serait en classe. Oh, pas pour s’intégrer, non, juste pour se faire une idée. Seulement, les adolescents, ici, étaient... très... Ils respiraient la bonne humeur et la courtoisie. Pas un seul bonjour, des regards méfiants vers les nouveaux, un genre de périmètre de sécurité...

Bella – Je sens que cette année va être géniale...

La lycéenne poussa un soupir désespéré, manquant de s’effondrer au moment où tout le monde commença à applaudir, la faisant sursauter. Oh, c’était fini ? Elle se leva, suivant le flux d’étudiants pour aller vers la salle de classe qu’on lui avait indiquée à l’inscription. Elle avait cours d’elle-ne-savait-trop-quoi pour commencer et écouta plus ou moins, plutôt moins que plus d’ailleurs, râlant contre Charlie et Renée de l’avoir collée ici. Elle avait déjà vu tout ça ! Pourquoi la mettre dans un lycée moins fort que celui dans lequel elle était à Forks ? Dylan avait le droit de suivre de bonnes études mais pas elle, c’est ça ? Bella mordilla son crayon distraitement, écrivant ce que le professeur disait de temps à autre lorsqu’elle apprenait vraiment quelque chose. Ce qui se résumait, au bout de deux heures, à une seule page de notes en tout et pour tout. Fabuleuse matinée... Comble du bonheur, personne ne s’installa à côté d’elle en dehors d’un pervers prénommé Mike qui ne cessait de lui faire des avances, lui répétant « qu’elle sentait bon, qu’elle avait un style qui lui plaisait et qu’il avait du mal à suivre à côté d’une fille comme elle ». Au bout de vingt minutes, l’adolescente faillit lui rétorquer de dégager mais se contint, se contentant de dire qu’elle avait déjà un copain. A la fin de l’heure de cours, Bella sauta sur son sac, ayant déjà rangé ses affaires, et se leva précipitamment pour quitter la salle de classe.

Mike – Eh, Bella, attends !

C’est ça... Elle courut pour rejoindre Alice, préférant nettement plus sa compagnie que celle d’un gros lourd comme Mike, s’installant avec elle à table pour déjeuner. Cette fois, par contre, d’autres élèves s’installèrent avec eux, écoutant et discutant comme s’ils n’étaient pas nouveaux, l’enthousiasme d’Alice étant contagieux. Elle inspirait confiance, on lui parlait facilement sans se méfier une seconde d’elle pour une raison que Bella ne comprenait pas. Elle était gentille, aimable, souriante, ça suffisait, voilà tout. A côté d’elle, les autres adolescents du lycée étaient mornes, déprimés, avaient une allure lente et démotivée, sans aucun entrain. Comment ne pas parler à Alice dans une telle situation ? Elle mettait à l’aise dès les premières secondes, même lorsqu’on l’avait vexée quelques secondes auparavant.

Enfin... Sauf ici. Une fille blonde aux allures de poupée Barbie avait remarqué son alliance, lui demandant logiquement ce que c’était, pourquoi elle en avait une, et la discussion fut plombée immédiatement. Aucun savoir vivre ! Bella avait été choquée, elle aussi, mais de là à le montrer aussi clairement... Elle fit de son mieux pour relancer la conversation, pour aider son amie et dissiper le malaise qui s’était installé d’un seul coup, rendant l’atmosphère presque palpable. Allez, quoi, chacun avait le droit de se marier à l’âge qu’il voulait ! Parce qu’Alice était différente, ils la rejetaient ? Quelle mentalité de me***...

Alice – T'as eu combien de petits amis ? demanda-t-elle à Bella en croquant dans une pomme sans goût pour elle. T'es encore vierge ou pas ?

Bella cracha ce qu’elle buvait, toussotant, redéposant son verre, et porta sa main à sa gorge pour respirer, de plus en plus rouge. Les autres la regardaient, évidemment, ayant été attirés par son étouffement inattendu. Elle lança un regard noir à Alice, la détestant pour le coup, et fit un geste de la main aux autres pour dire que ce n’était rien. Elle allait bien, c’était bon, ils pouvaient s’en aller, il n’y avait rien à voir. Non mais oh, on ne posait pas ce genre de questions comme ça !

Bella – Alice, pitié, arrête de poser des questions de ce style devant les autres ! murmura-t-elle plus fort pour son amie.

D’accord, elle cherchait à provoquer, elle n’était pas spécialement effacée et emmerdait royalement ses professeurs dès qu’elle le pouvait – sans, pour autant, leur donner l’occasion de la renvoyer histoire de bien énerver ses parents. Cependant, cela ne voulait pas dire qu’elle n’était pas timide en public, qu’elle parlait de sujets comme celui-ci comme elle parlait de la pluie et du beau temps, qu’elle se fichait de sa vie privée et qu’elle pouvait la déballer à tout un chacun sans la moindre honte. Loin de là. Et puis, pourquoi Alice lui demandait une telle chose ? C’était sa vie privée, elles se connaissaient depuis à peine trois semaines ! Mais bon, elle pouvait toujours répondre à la première question...

Bella – Je te réponds seulement à la première. J’en ai eu quelques-uns mais ce n’était jamais sérieux, ça vient, ça va... J’ai toujours coupé les ponts dès que ça devenait un peu trop sérieux à mon goût. Ce n’est pas comme pour toi, quoi, tu as eu beaucoup plus de chance que moi. Mais je sais pas, il y a toujours quelque chose qui me dérange. Un détail, pas grand-chose, mais... Je ne sais pas. Je ne suis pas à l’aise, ce n’est pas... moi. Ils m’aiment pour mon physique, sauf que mon physique ne me ressemble pas vraiment. Désolée, je t’embrouille. Dis-moi que tu comprends ? Pitié.

Bella s’interrompit, lançant un regard à Alice pour avoir une réponse avant de mordre dans un morceau de pain. Elle était incapable d’expliquer plus clairement que cela et, pourtant, elle avait été plus confuse que jamais. Mais c’était très clair pour elle ! Son style vestimentaire n’était que pure provocation pour ses parents, il ne lui ressemblait pas, sauf depuis qu’Alice se chargeait de l’habiller. Elle prit ses couverts, coupant sa viande en faisant gaffe à ce qu’elle faisait. Inutile d’être catégorisée comme maladroite dès le premier jour, elle voulait entretenir les apparences au moins un mois. Ou trois semaines. Ou une. Bon, quelques jours, ce serait très bien, elle ferait un effort et voilà. Bella releva la tête vers Alice, l’interrogeant du regard. Il y avait une question qu’elle ne lui avait jamais posée, maintenant qu’elle y pensait. Et les autres n’écoutaient plus, c’était l’occasion rêvée, non ? Aucun risque de choquer leur petite sensibilité.

Bella – Alice, je peux te demander un truc ? Comment vous vous êtes rencontrés, tous les deux ? Si vous avez été adoptés, je suppose que vous n’avez pas grandi ensemble.

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Alice Cullen
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MessageSujet: Re: Une année de plus   Dim 11 Oct - 13:39

Alice avait à peine terminé sa phrase que sa future-meilleure-amie-du-tonnerre manqua bien de s'étouffer. Et bah, c'est vrai qu'elle était maladroite, elle n'arrivait même pas à avaler correctement ! La jeune vampire retint un immense éclat de rire en poussant une serviette vers elle, l'autre main posée sur la cuisse de Jasper. Elle trouvait les humains très drôles, surtout les jeunes, ils regardaient tous Bella, maintenant. Alice attendit qu'elle reprenne son souffle, croisant les jambes en serrant la main de son mari sous la table. Il avait l'air moins détendu qu'elle mais c'était sans doute normal. Elle refréna son envie de s'asseoir carrément sur ses genoux, Carlisle leur avait assez répétés d'être discrets, mais comment être discret quand on voulait tout voir, tout découvrir ? Elle découvrait absolument tout du fonctionnement des cours, d'un lycée, de ce que ça faisait de se retrouver toute une journée à étudier avec d'autres élèves. C'était comme si elle pouvait toucher du bout des doigts une petite part de cette humanité qu'elle ne retrouvera jamais,ça lui plaisait bien. Bien sûr, ce n'était pas son monde, mais peu importe, elle ne se lassait pas de le découvrir et l'explorer, comme pour rattraper le temps perdu. Elle ne regrettait pas de ne plus être humaine, ça non, mais elle regrettait de ne plus se souvenir, au minimum. Elle voulait retrouver la trace de son passé, quoi qu'il lui en coûte, elle voulait savoir. Tous les vampires se souvenaient de leur vie humaine, au moins des brides pour les plus âgés de leur espèce, alors pourquoi pas elle ? Pourquoi sa mémoire était bloquée ? Elle serra un peu plus fort la main de son mari, bien déterminée à tout savoir un jour.

– Alice, pitié, arrête de poser des questions de ce style devant les autres ! murmura-t-elle plus fort pour son amie.

Roh, c'était pas gênant ! Pourquoi il fallait se cacher, dans ce genre de sujets, c'était tabou ? Alice n'avait absolument aucun problème avec sa sexualité et ne se gênait jamais le moins du monde pour embrasser Jaz sur la bouche en public. Avoir des envies et profiter de son corps, c'est tout ce qu'il y a de plus naturel, enfin ! En plus, le clitoris était l'unique organe dédié uniquement au plaisir, là où l'appareil des messieurs était destiné à la reproduction de l'espèce, preuve que les femmes ne devraient avoir aucun complexe à jouer de leurs corps pour se faire plaisir. Alice sourit de plus belle en commençant à imaginer des plans à faire rougir le diable en personne, pour ses prochains moments intimes avec Jasper. Ça allait être torride.

– Je te réponds seulement à la première. J’en ai eu quelques-uns mais ce n’était jamais sérieux, ça vient, ça va... J’ai toujours coupé les ponts dès que ça devenait un peu trop sérieux à mon goût. Ce n’est pas comme pour toi, quoi, tu as eu beaucoup plus de chance que moi. Mais je sais pas, il y a toujours quelque chose qui me dérange. Un détail, pas grand-chose, mais... Je ne sais pas. Je ne suis pas à l’aise, ce n’est pas... moi. Ils m’aiment pour mon physique, sauf que mon physique ne me ressemble pas vraiment. Désolée, je t’embrouille. Dis-moi que tu comprends ? Pitié.

Ouais ! En gros, elle était bizarre, frustrée, mal dans sa peau, pas bien, mais Alice allait si bien s'occuper d'elle qu'elle deviendra une femme sûre d'elle, confiante, dans le genre femme fatale pouvant faire tomber un homme d'un seul regard ! La vampire lança sa pomme dans le creux de sa main avant de croquer dedans prévoyant d'ores et déjà une journée d'essayage spéciale sous-vêtements. Elle pouvait même en faire sur-mesure ! Elle commença par imaginer Bella toute nue avant de l'habiller mentalement avec divers types de soutien-gorges et de culottes, réfléchissant à ce qui mettra le mieux ses courbes en valeur. Elle imaginait un ensemble en soie noire, ou bien encre de chine avec des reflets bleu de nuit, accompagné d'un très léger liseré en dentelle violette, sur les coutures. Roh, ça lui irait très bien, ça ! Des bonnets un peu renforcés, mais pas trop, afin de souligner la rondeur des seins, et des brettelles discrètes. Et en maquillage, voyons voir... Déjà, une touche d’erlenmeyer sous les yeux, noire aussi, puis un petit fard à paupière tirant vers le bleu crépuscule, le tout accompagné d'un rouge à lèvres discrets, mais qui pourra souligner agréablement sa bouche. Elle testera ça dès ce soir ! Bella releva tout à coup la tête de son assiette et Alice en profita pour examiner ses yeux avec plus de soin.

– Alice, je peux te demander un truc ? Comment vous vous êtes rencontrés, tous les deux ? Si vous avez été adoptés, je suppose que vous n’avez pas grandi ensemble.

– C'était à Philadelphie, lança-t-elle d'un ton joyeux. J'étais en train de prendre un verre dans un bar lorsque ce charmant monsieur y est entré. Ma vie s'est illuminée d'un seul coup !

Elle se tourna, prenant aussitôt le visage de son mari entre ses deux mains avant de l'embrasser à pleine bouche avec passion, attirant presque aussi sec les regards de tous les humains autour de la table. Elle l'aimait et l'aimera pour l'éternité, son beau soldat blond, elle était née pour lui et il était né pour elle. Ils s'embrassèrent sans la moindre gêne pendant de très longues minutes, les ados humains finissant par se détourner du spectacle en se raclant la gorge, avant de reprendre leur conversation. Alice se moquait bien des rumeurs et des ragots, rien ne pouvait entacher l'amour qu'elle portait à son mari, rien ne pouvait lui faire regretter de s'être liée à lui, elle l'avait vu arriver, elle avait vu qu'il était fait pour être son compagnon, elle avait vu à quel point ils seront heureux ensemble. Elle se détacha enfin de lui, souriante, se retournant ensuite vers Bella.

– Pour ce soir, je passe chercher des affaires à la maison puis je te rejoins après !

Elle termina de "manger" avec un enthousiasme débordant, ravie de la soirée fille qui se profilait. Après le déjeuner, elle suivit les cours avec plus ou moins d'intérêt, bien plus occupée à découvrir le fonctionnement d'une école qu'à écouter des leçons qu'elle connaissait déjà. Quand on ne dormait jamais, il fallait bien s'occuper et apprendre de nouvelles choses fournissait un bon rempart contre l'ennui. L'après-midi, passa vite, néanmoins, et en rentrant à la villa, elle s'empressa d'aller chercher tout ce qu'il lui fallait. Emmett avait pris un air fataliste, même s'il souriait, en disant qu'elle allait encore torturer cette fille toute la nuit. Roh, pas toute la nuit, quand même, elle allait la laisser dormir un peu ! Elle fourra ce qu'il lui fallait dans son sac, sautant ensuite par-dessus la rambarde de l'escalier pour atterrir au rez-de-chaussée. Allez hop, on s'active ! Rosalie lui jeta un coup d'œil un peu blasé, au passage, occupée à lire une revue sur le moto-cross, pendant que la lutine brune s'arrêtait dans un dérapage devant un miroir pour refaire son maquillage. Elle fila ensuite dans sa voiture, saluant sa famille au passage.

Roulant très vite, elle arriva à Forks en moins de deux, se garant devant la maison des Swan avant de sautiller jusqu'à la porte et sonner. Dès que Bella vint lui ouvrir, elle la salua et l'embrassa sur les deux joues en la serrant dans ses bras, comme si elle l'avait quittée depuis trois ans et pas depuis vingt minutes. Elle dit bonjour de la même façon à la petite Raven si mignonne, puis suivit Bella dans sa chambre. Elle examina son antre avec curiosité, en entrant, regardant la tapisserie, le lit avec son montant en bois, les meubles, l'ordinateur sur le bureau, les quelques photos, deux ou trois vêtements qui traînaient. Elle vit un cliché montrant le traqueur idiot âgé de quatre ans, tenant un bébé dans ses bras, qu'il regardait avec attention. Awhn, mignon quand même ! Elle posa son sac par terre, s'asseyant en tailleur sur le lit avec son amie, après avoir ôté ses chaussures.

– Tu veux bien que je te vernisse les doigts de pieds ? commença-t-elle, toujours aussi souriante. J'ai réfléchi à plein de modèles de sous-vêtements, c'est cool que tu puisses me servir de modèle ! J'ai emmené mon appareil photo, tu trouveras sûrement le style qui te plaît le mieux, à force. Je vais te montrer l'album que j'ai fait avec l'aide de Rosalie, ça rend super bien.

Elle se pencha pour tirer un album photo très épais de son sac, l'ouvrant pour le montrer à Bella. Elle avait passé des jours en séances photo avec sa nouvelle sœur ! Les premières photos de Rose concernaient justement les sous-vêtements, Alice l'avait prise sous tous les angles pour les modèles qu'elle avait essayé. Rosalie était merveilleusement belle, c'était encore plus flagrant sur les clichés, elle avait une silhouette de rêve et un regard superbe. Les clichés la montraient dans différentes tenues, sous différents angles, avec des jeux de lumière, différentes coiffures et un maquillage léger. Alice tournait doucement les pages, le temps que Bella puisse regarder le rendu des photos, son sourire ne la quittant pas.

– Elle est belle, hein ? dit-elle en jetant un coup d'œil à Bella. J'ai toujours été un peu jalouse, en fait. J'ai appris comment jouer des lumières et des positions pour rendre tous mes modèles comme ça, sur les photos. Je transforme une pièce de la maison en studio photo et c'est parti ! J'ai dû supplier Rose pendant des jours pour faire un shooting avec elle mais je suis ravie du résultat.

Elle reposa l'album sur le lit, ouvert sur une photo prenant toute la page. Rosalie était vêtue d'une longue robe de mariée blanche, à bustier, coiffée avec élégance, dans un beau jardin au cœur de la nuit, sous la lumière de la lune et des étoiles, le regard tourné vers l'horizon et un peu mélancolique, les mains refermées sur un bouquet de roses rouges, dont quelques pétales voletaient à ses pieds.

– Est-ce que ça te plairait que je te prenne en photo dans ce genre ? En plus de garder des souvenirs, tu pourrais choisir ton style. Tu n'as vraiment aucune idée de ce que tu aimerais vraiment porter ?

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MessageSujet: Re: Une année de plus   Mer 28 Oct - 22:34

Alice – C'était à Philadelphie, lança-t-elle d'un ton joyeux. J'étais en train de prendre un verre dans un bar lorsque ce charmant monsieur y est entré. Ma vie s'est illuminée d'un seul coup !

Bella eut un sourire attendri, oubliant momentanément la gêne occasionnée par la question qu’Alice lui avait posée quelques instants plus tôt. C’était mignon de les voir heureux, de voir que des adolescents pouvaient trouver l’amour aussi tôt sans avoir l’air de se tromper. Et puis, s’ils étaient mariés depuis deux ans et qu’ils s’aimaient toujours autant, c’était bon signe et Bella était sûre qu’ils s’aimeraient toujours. D’accord, c’était peut-être un jugement prématuré. Oui, elle ne connaissait Alice que depuis quelques jours. Mais... Et alors ? Elle ne pouvait s’empêcher d’y croire, à ses côtés, comme s’il était tout simplement impensable que quelque chose de significativement mauvais et négatif lui arrive. Comme sa rupture avec Jasper, par exemple. Non, impossible. Là où les autres adolescents de leur table semblaient gênés de les voir mariés, de les voir s’embrasser, Bella trouvait cela tout à fait normal même si elle baissa le regard pour ne pas les déranger.

Alice – Pour ce soir, je passe chercher des affaires à la maison puis je te rejoins après !

La lycéenne hocha la tête avec un sourire, terminant de manger sans grand enthousiasme bien que la perspective d’avoir une amie à la maison ce soir l’allégeait énormément. Au diable son frère, elle avait le droit de l’inviter ! Et puis, son père voulait qu’elle se fasse des amis « fréquentables », qu’elle revienne vers le « droit chemin », c’était déjà un début, non ? Même si, naturellement, Bella ne comptait pas arrêter ce qu’il jugeait être des bêtises pour autant. Elle ignorait ce qu’elle cherchait, ce qu’elle voulait exprimer, ce qu’elle voulait avoir en retour... Mais il fallait que cela sorte, voilà tout. Au bout de toutes ces années passées à dire amen à tout, elle avait craqué et fini par dire « stop ». Et sa mère n’avait absolument rien vu... De toute manière, elle travaillait en cours, elle revenait entière de ses escapades et n’avait aucun problème de discipline. Bon, d’accord, quelques-uns mais ils étaient mineurs. Alors que pouvaient-ils lui reprocher ? Absolument rien.

Le reste de la journée se poursuivit dans une monotonie décourageante et au possible ennuyeuse. Le niveau des cours, ici, était moins élevé que celui de Phoenix, pire encore depuis la guerre. Bella connaissait de nombreux principes sur lesquels les professeurs passaient des heures pour les expliquer aux autres, ce qui était compréhensible mais soporifique à un point inimaginable. Enfin, c’était surtout le cas pour le cours de biologie et le cours de science, les autres passaient encore et elle devait écouter d’une oreille plus attentive même si elle ne le montrait pas. D’un point de vue extérieur, la lycéenne semblait ne pas éprouver le moindre intérêt pour le cours actuel, affichant une posture plus ou moins découragée, à moitié avachie sur sa chaise. Oui, c’était de la pure provocation. Elle savait que l’apparence influençait les points que l’on avait en classe, les professeurs étaient bien plus généreux avec certains que d’autres qui travaillaient tout autant uniquement parce qu’ils ne venaient pas de Forks ou ne portaient aucun signe de vie normale. Par contre, les riches étaient dénigrés aussi à moins de donner de l’argent. Cette ville la dégoûtait...

Professeur – Le cours est terminé. A la semaine prochaine et n’oubliez pas votre devoir !

Bella – C’est ça..., marmonna-t-elle.

Bella rangea ses affaires dans son sac en vitesse et fut la troisième à sortir de la classe, n’ayant qu’une idée en tête : rentrer chez elle et retrouver Alice. Comme c’était le premier jour, ils n’avaient pas de travail et si cela continuait à ce rythme, ses devoirs seraient pliés en un quart d’heure chrono tous les jours. Pas mal, mais bon, elle aurait voulu apprendre des choses. C’était la seule raison qui la poussait à être attentive, elle adorait la biologie et avait l’impression de traîner dans ce lycée. C’était une horreur... Mais soit, la journée était terminée. Bella traversa les couloirs, descendit les escaliers et se retrouva rapidement dans le parking, près de sa vieille camionnette. Déverrouillant la portière, elle grimpa à l’intérieur avec autant de délicatesse qu’un éléphant, ferma la porte et démarra presque directement après avoir bouclé sa ceinture. Pour une fois, elle avait de la chance ! A croire que sa voiture voulait qu’elle sorte d’ici au plus vite. Elle n’allait certainement pas s’en plaindre et, au contraire, s’en réjouissait car elle put sortir du parking sans devoir attendre des heures à cause des autres étudiants qui repartaient aussi.

Raven – Bellaaaaaa !

Bella eut tout juste le temps de réceptionner sa demi-sœur par réflexe alors qu’elle venait seulement de refermer la porte de la maison. Elle souffla un « Doucement » dont toute la fureur s’échappa en fumée sous le coup de la surprise mais redéposa Raven assez vite, disant à son père qu’Alice Cullen allait passer la soirée ici et qu’elle ne voulait pas être dérangée, surtout par Dylan. Elle fila ensuite vers sa chambre, laissant Raven dans le salon pour ranger un peu tout cela. Hors de question qu’Alice voie un tel bordel même si elle devait s’en douter. Bella s’affaira à tout débarrasser en vitesse, guettant la route au cas où son invitée arriverait un peu en avance. Elle fourra la plupart de ses affaires sous son lit, autant l’avouer, mais c’était toujours cela de dissimulé. Ce que sa nouvelle amie ne voyait pas ne pouvait pas lui faire de mal, après tout...

Au bout d’une vingtaine de minutes, comme promis, Alice sonna à la porte et Bella descendit pour lui ouvrir... avant de se faire serrer dans les bras de son invitée sans qu’elle n’ait le temps de dire quoi que ce soit, se faisant même embrasser sur les deux jours. Ouhlà. Elles ne s’étaient plus vues depuis moins d’une heure, à peine, et c’était à croire qu’elle l’avait quittée durant des jours. Du calme, elle n’allait pas s’envoler ! Peut-être regretter, ça oui, mais bon... La guidant jusqu’à sa chambre dès qu’Alice eut salué sa demi-sœur, Bella la laissa entrer dans sa chambre d’abord d’un geste du bras puis se laissa tomber sur son lit après avoir ôté ses chaussures. Elle ne dit rien durant quelques secondes, un peu mal à l’aise pendant qu’Alice observait absolument tout dans sa chambre. Elle devait être déçue, on ne s’attendait pas vraiment à une telle chambre lorsqu’on la voyait à l’extérieur avec ce style vestimentaire. A vrai dire, c’était très sobre, seule une photo de Dylan et elle montrait à qui était cette chambre.

Jamais elle ne l’admettrait mais elle lui en voulait. Beaucoup. Il ne comprenait pas, ne faisait rien pour lui parler, ne passait pas de temps avec elle dès qu’elle allait moins bien comme il le faisait avant. Depuis quand la situation s’était-elle aggravée ? Il y a quelques mois, ou années, elle ne savait pas, Dylan ne l’aurait jamais laissée se droguer sans lui poser de questions... Ce n’était pas sa faute ! Elle avait réagi instinctivement, se refermant sur elle-même, renvoyant balader toutes les personnes qui lui adressaient la parole. Dylan, lui, n’avait jamais insisté, n’était pas venu comme avant, n’avait plus ce même air rassurant comme le grand frère qu’il était avant. Ce n’est que lorsqu’Alice posa son sac par terre, s’asseyant à ses côtés, qu’elle s’efforça de lui faire un petit sourire, chassant sa mélancolie.

Alice – Tu veux bien que je te vernisse les doigts de pieds ? commença-t-elle, toujours aussi souriante. J'ai réfléchi à plein de modèles de sous-vêtements, c'est cool que tu puisses me servir de modèle ! J'ai emmené mon appareil photo, tu trouveras sûrement le style qui te plaît le mieux, à force. Je vais te montrer l'album que j'ai fait avec l'aide de Rosalie, ça rend super bien.

Alice se pencha vers son sac, tirant l’album en question... qui se révélait être très gros. Pauvre Rosalie, pendant combien de temps avait-elle posé, au juste ? Bella n’avait même pas répondu à sa question, choquée par l’épaisseur de l’album qu’elle venait de prendre. Rosalie et elle se connaissaient depuis longtemps, au moins, lorsqu’elle avait fait cela ? Elle n’avait pas agi comme avec Bella en lui sautant dessus dès leur rencontre, n’est-ce pas ? Surtout si, en plus, elle avait dû subir un shooting photos en compagnie d’une parfaite inconnue qu’elle venait de rencontrer... Hum, bref, ne pas penser à cela, l’adolescente se trompait sûrement. Oui, voilà, elle exagérait, Alice avait sûrement dû attendre plusieurs mois avant de lui demander un album photos. Se concentrant sur ce qu’elle lui montrait, Bella regarda les photos qui se succédaient, un peu plus éblouie à chaque page tournée. Rosalie était... Elle était... C’était à rendre tout le monde jaloux, elle n’avait pas d’autres mots. Epoustouflante, incroyablement belle. Tout, en elle, semblait gracieux et parfait, que ce soit un grain de beauté sur son visage ses yeux, sa silhouette... Voilà, Bella était jalouse, c’était officielle. Elle referma ses bras un peu plus sur elle, regardant ses mains l’espace de quelques secondes alors qu’Alice montrait une photo où, justement, on voyait les mains de Rosalie. Les siennes paraissaient grosses, bouffies, ses doigts semblaient rabougris et sans aucune délicatesse. Ajouté à cela le fait qu’elle se ronge les ongles...

Alice – Elle est belle, hein ? dit-elle en jetant un coup d'œil à Bella. J'ai toujours été un peu jalouse, en fait. J'ai appris comment jouer des lumières et des positions pour rendre tous mes modèles comme ça, sur les photos. Je transforme une pièce de la maison en studio photo et c'est parti ! J'ai dû supplier Rose pendant des jours pour faire un shooting avec elle mais je suis ravie du résultat.

Sans blague... Faire un tel shooting, pas étonnant que Rosalie n’ait pas accepté tout de suite. Bella lui fit un petit sourire, voulant se montrer polie bien qu’elle comprenne sans problème ce que son modèle avait dû subir pour finir par céder à contrecœur. Alice reposa l’album sur le lit, ouvert sur une autre photo splendide de Rosalie. Elle était habillée d’une robe de mariage blanche, à bustier, avec un air mélancolique et un bouquet de roses rouges, le tout dans un décor onirique. D’accord, Bella devait bien admettre que le résultat était magnifique, à couper le souffle, mais tout de même... La harceler durant plusieurs jours. La pauvre...

Alice – Est-ce que ça te plairait que je te prenne en photo dans ce genre ? En plus de garder des souvenirs, tu pourrais choisir ton style. Tu n'as vraiment aucune idée de ce que tu aimerais vraiment porter ?

Bella – M... Moi ? demanda-t-elle d’un air ahuri.

Bella dévisagea Alice avant de reporter son regard sur la photo de Rosalie, dans l’album toujours posé à côté d’elles. Elle essaya de s’imaginer dans la même situation, dans une robe similaire, avec un décor aussi féérique que celui-ci sans que rien ne vienne gâcher la photo. Seulement, c’était elle. Son visage, sa silhouette, ses mains... Autant dire que cela ne collait pas. C’était grotesque et infaisable, jamais Alice ne pourrait la rendre belle. Oui, Bella faisait tout pour provoquer ses parents, elle attirait parfois les regards sur elle à cause de ses tenues. Cependant, ce n’était pas dans une perspective narcissique et égocentrique, ce n’était que purement provocateur. Rien d’autre. Alors, se retrouver dans un album photos aussi épais... Elle fit non de la tête, détachant son regard de la photo pour le poser sur son amie.

Bella – Tu te trompes de modèle. Je ne suis pas comme Rosalie, peu importe les tenues que je porte, tu n’auras jamais un très beau résultat avec moi. Regarde mes mains et ma tête ! C’est impossible. J’aime ce que tu fais, je trouve ça... magnifique. Mais sur moi, ça représenterait trop de boulot pour un truc juste « potable ». Surtout que non, je ne sais pas ce qui me plairait... Ces tenues, tout ce que tu fais, c’est beau et parfait mais je ne sais pas.

Alice – T'es trop bête, ma vieille, ça rendrait très bien ! Je l'ai fait aussi avec ma nouvelle maman, la copine du meilleur ami de Jasper, et d'autres, c'est toujours pas mal ! Tu es une beauté comme maman, Marie, moi, tout le monde, tu sais. Rose, bah... Ouais, elle est super belle et je meure de jalousie, mais les femmes comme ça sont rares. Moi, il me faut des modèles pour que les gens puissent s'identifier.

Mouais... Ca servait à quelque chose de dire qu’elle n’était pas spécialement convaincue ou pas ? Elle commençait à situer un peu le personnage qu’était Alice et, d’après ce qu’elle voyait, Bella aurait beau dire n’importe quoi et prouver par A + B qu’elle avait raison, sa nouvelle amie ne changerait pas d’avis. Elle ne répondit donc rien, une moue très peu convaincue sur le visage tandis qu’Alice se penchait pour sortir une grosse boîte, l’ouvrant ensuite devant elle. Du maquillage... Mais elle n’en avait pas besoin ! Cependant, son invitée ne semblait pas du tout être du même avis puisqu’elle lui intima l’ordre de ne pas bouger et lui enleva tout son maquillage en deux temps trois mouvements sans que Bella ne puisse dire quoi que ce soit. A vrai dire, dès qu’elle essayait de parler, cela se soldait par un regard équivoque ou une menace, donc autant éviter... Elle resta donc silencieuse le temps qu’Alice la maquille d’un air concentré, patientant simplement.

Alice – Tu sauras que habillé et maquillé par mes soins, personne n'a l'air ridicule ! Bouge pas, hein, je teste un maquillage. Ferme les yeux une ou deux minutes. Tu veux vraiment pas qu'on essaye, dis ? Ça nous ferait une activité ensemble, on est amies, non ?

Bella – Tu triches, dit-elle les yeux fermés. On vient seulement de se rencontrer et puis en plus, on fait déjà des activités ensemble. Et tu fais quoi des devoirs ? Comment on...

Bella s’interrompit en voyant l’air qu’affichait Alice. Elle allait dire que c’était bon, qu’elle acceptait, lorsqu’elle posa une main sur sa bouche pour s’obliger à se taire et à ne pas répondre trop vite. Non, pas cette fois, elle ne craquerait pas ! Peut-être son amie allait-elle très vite pour faire ses devoirs mais elle-même ne pouvait pas perdre des journées entières à faire des photos sans ouvrir un seul cours. D’accord, peut-être pas concernant les cours de biologie et de science, mais les autres... Elle secoua la tête comme si elle voulait en chasser quelque chose, voulant vraiment tenir cette fois-ci.

Bella – Ca nous prendrait beaucoup trop de temps. T’imagines les heures perdues ? On a du boulot, c’est le lycée ! Moi, en plus, je débarque et je ne connais rien à la région, puis avec mon père... Allez, objectivement, ça prend combien d’heures ? De jours ? Comment ça se déroule, cette séance photos ? Je suis sûre qu’on peut trouver une autre activité amusante à faire ensemble qui soit moins chronophage. T’es pas d’accord ? Je t’aime bien, hein ! Mais le shooting... Ca t’a pris combien de temps avec Rose, sachant qu’elle est beaucoup plus belle que moi et que toutes les positions lui vont ?

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MessageSujet: Re: Une année de plus   Ven 4 Déc - 14:30

– M... Moi ? demanda-t-elle d’un air ahuri.

Bah oui, elle ! Alice couva la photo du regard avec un sourire attendri, se souvenant de la préparation qui avait précédé cette photo. Elle était très jalouse, envieuse et un tas de sentiments négatifs qui allaient avec, mais aussi... Soufflée. Rosalie était l'une de ses femmes pouvant vous faire douter de votre propre beauté simplement en étant près d'elle, elle était tout l'attrait dont on pouvait rêver, sur le plan physique, la grâce incarnée sur terre, sa transformation en vampire n'avait fait que la sublimer encore plus. Elle était l'incarnation même de la buveuse de sang telle qu'elle était dépeinte chez les humains, la femme fatale, pouvant vous piéger d'un seul regard, la vampire si belle et attirante que n'importe qui pouvait aisément tomber sous son charme. Elle était indescriptible, voilà tout ! Assise en tailleur près de Bella qui secouait la tête, la vampirette brune admirait toujours le cliché, si heureuse d'avoir pu capter cet instant, découvrir sa sœur d'adoption sous cet angle. Bella pouvait sûrement faire un beau modèle, n'est-ce pas ? Alice allait s'occuper d'elle ! Ça leur fera une super activité, en plus de tester plein de tenues ! Alice mourrait d'envie d'avoir une amie humaine, avec qui elle pouvait discuter, rire, s'amuser, sortir partout, une amie qui ne viendra jamais lui rappeler qu'elle-même n'était plus humaine et n'appartenait pas à ce monde. Juste ça, une vie à peu près normale, loin de la guerre, ce serait génial. Selon ses visions, Bella pouvait devenir aussi proche qu'une sœur, même si son avenir lui était bien vague, n'étant pas assez proche d'elle pour s'y fier.

– Tu te trompes de modèle. Je ne suis pas comme Rosalie, peu importe les tenues que je porte, tu n’auras jamais un très beau résultat avec moi. Regarde mes mains et ma tête ! C’est impossible. J’aime ce que tu fais, je trouve ça... magnifique. Mais sur moi, ça représenterait trop de boulot pour un truc juste « potable ». Surtout que non, je ne sais pas ce qui me plairait... Ces tenues, tout ce que tu fais, c’est beau et parfait mais je ne sais pas.

– T'es trop bête, ma vieille, ça rendrait très bien ! Je l'ai fait aussi avec ma nouvelle maman, la copine du meilleur ami de Jasper, et d'autres, c'est toujours pas mal ! Tu es une beauté comme maman, Marie, moi, tout le monde, tu sais. Rose, bah... Ouais, elle est super belle et je meure de jalousie, mais les femmes comme ça sont rares. Moi, il me faut des modèles pour que les gens puissent s'identifier.

Rosalie était "à part", si on pouvait parler comme ça, si éblouissante que personne ne pouvait se trouver bien à côté d'elle. La lutine se redressa tout à coup puis tomba à plat ventre sur le lit en se penchant par terre, pour ouvrir son sac, tirant la boîte de maquillage qu'elle avait emporté pour ce soir, une boîte noire laquée en bois, sublime, que lui avait offert Jasper pour son 100ème anniversaire. Lançant à Bella de ne pas bouger, elle entreprit d'abord de lui enlever ce qu'elle avait la figure, soit un fond de teint de mauvaise qualité, avec du mascara mal mis et un léger rouge à lèvres qui ne lui allait pas du tout et ne la mettait absolument pas en valeur. Alice achetait son lait démaquillant en Italie, le commandant sur Internet et le recevait quelques jours après chez elle. Elle avait des cartes de fidélité dans un nombre incalculables de magasins à travers le monde, sous des identités différentes, excellentes clientes dans environ une petite quarantaine de pays, des plus grandes enseignes à la plus petite boutique artisanale du fin fond de la Polynésie. Très concentrée, elle ouvrit d'abord une boîte de fond de teint spécial "peau pâle", parfumée à la menthe et venant du Népal, un produit composé par un artisan local, spécialiste du pays pour les femmes ne pouvant pas bronzer. En prenant avec un petit tampon en coton bio, elle l'appliqua avec lenteur et rigueur sur le visage de son amie, notant de lui faire aussi un petit renforcement.

– Tu sauras que habillé et maquillé par mes soins, personne n'a l'air ridicule ! Bouge pas, hein, je teste un maquillage. Ferme les yeux une ou deux minutes. Tu veux vraiment pas qu'on essaye, dis ? Ça nous ferait une activité ensemble, on est amies, non ?

– Tu triches, dit-elle les yeux fermés. On vient seulement de se rencontrer et puis en plus, on fait déjà des activités ensemble. Et tu fais quoi des devoirs ? Comment on...

Alice eut une moue à fendre le plus dur cœur de pierre en interrompant son geste, ses lèvres tremblant alors que ses yeux se remplissaient de toute la tristesse du monde et de l'univers entier. Bella venait de poser une main sur sa bouche, secouant ensuite la tête, alors qu'Alice triturait de sa main libre le pendentif qu'elle portait au coup. Enfin, c'était juste une activité qu'elles pouvaient faire ensemble ! Elle ne voulait plus être son amie ... ?

– Ça nous prendrait beaucoup trop de temps. T’imagines les heures perdues ? On a du boulot, c’est le lycée ! Moi, en plus, je débarque et je ne connais rien à la région, puis avec mon père... Allez, objectivement, ça prend combien d’heures ? De jours ? Comment ça se déroule, cette séance photos ? Je suis sûre qu’on peut trouver une autre activité amusante à faire ensemble qui soit moins chronophage. T’es pas d’accord ? Je t’aime bien, hein ! Mais le shooting... Ça t’a pris combien de temps avec Rose, sachant qu’elle est beaucoup plus belle que moi et que toutes les positions lui vont ?

– C'est vrai, tu m'aimes bien ?

Elle lui fit aussitôt un très large sourire en lui sautant au cou pour lui faire un câlin très affectueux, toute tristesse aussitôt envolée alors qu'elle avait un petit rire de joie. Elle lui avait dit qu'elle l'aimait bien, ses visions avaient une chance de se réaliser ! Elle resta ainsi dans ses bras un long moment en lui affirmant d'une voix claire qu'elle aussi l'aimait beaucoup et qu'elle voulait vraiment être une super amie pour elle, qu'elle était sincère comme tout, c'était promis. S'écartant enfin, elle lui fit la bise sur les deux joues puis continua aussitôt à lui appliquer le fond de teint, une très fine odeur de menthe s'échappant du pot, presque indiscernable, sauf pour elle qui avait l'odorat d'un fauve en pleine chasse.

– Si on prend un après-midi, on fait déjà pas mal de photos, ajouta-t-elle ensuite sans plus cesser de sourire, aussi radieuse que le soleil lui-même. J'installe avant le décor et la lumière, et c'est parti ! Mon modèle, lui, doit juste enfiler les vêtements puis prendre la pose lorsque je le photographie, c'est moi qui dit comment se mettre et quelle tête faire. Si besoin, je retouche la lumière et les couleurs après par ordinateur, on peut faire pas mal de choses quand on maîtrise la colorimétrie.

Refermant la boîte avec soin, elle dit à Bella de garder les yeux bien fermés, penché sur elle avec une moue aussi concentrée que si elle était en train de concocter un vaccin contre un puissant virus en laboratoire. Elle imaginait malgré elle quelle tête pourrait avoir Bella si elle devenait vampire, amusée en imaginant ce qu'elle pourrait alors accomplir avec Edward.

– les séances avec les sous-vêtements sont plus rapides, t'as moins à mettre, mais plus funs ! J'adore recréer des décors superbes pour mettre les femmes en valeur, sans que ce soit sexuel ou vulgaire, mais juste érotique, sensuel, attirant. Je ne fais pas dans le cinéma porno quand je fais des photos, moi. Ce qui joue le plus, c'est le regard, on peut exprimer ce qu'on veut.

Sa main libre posée contre la joue et la tempe de Bella, elle la lui fit tourner un peu sur le côté pour avoir plus de lumière, de la lampe pendue ua plafond, afin de ne louper absolument aucun détail. Son crayon noir voletait avec une légèreté extrême, elle était très attentive à chaque petit détail.

– Tu aimes quoi, sinon ? ajouta-t-elle d'un ton joyeux. Tu peux me raconter un peu comment était ta vie, avant d'arriver à Forks ?

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MessageSujet: Re: Une année de plus   Mar 29 Déc - 21:44

Alice – C'est vrai, tu m'aimes bien ?

Bella n’eut pas le temps de répondre à sa « question » qu’Alice l’entourait déjà de ses bras, lui ayant littéralement sauté au cou pour un câlin comme elle n’avait plus l’habitude de recevoir. Ouh… heu… D’accord. Très… démonstrative, cette fille. Mal à l’aise, ne sachant trop quoi faire, la lycéenne se contenta de referma un peu ses bras sur son amie en lui tapotant légèrement le dos, remontant ensuite ses mains jusqu’aux épaules. Elles restèrent un moment comme ça, Bella n’osant pas bouger de peur de vexer Alice qui semblait très… heu… attachée à elle ? Mais non, pas en si peu de temps, elles se connaissaient depuis à peine un mois. Seulement, la perspective de se prendre encore la moue « écoute-moi, pitié, je suis ton amie » en pleine figure l’attirait moyennement.

La Cullen lui affirma également qu’elle l’aimait beaucoup, qu’elle voulait être une super amie et qu’elle était sincère, ce à quoi Bella ne répondit rien du tout. Que dire ? Oui, d’accord, compris, elle n’en doutait pas ne pouvait s’attacher aux gens aussi vite, aussi facilement. Cependant, elle ne parvint pas à se défaire de l’étreinte d’Alice, restant ainsi dans ses bras jusqu’au moment où cette dernière consentit à la relâcher… avant de lui donner sur les joues, recommençant ensuite à la maquiller comme si rien ne s’était passé. Bon, heu… Ca, c’est fait.

Alice – Si on prend un après-midi, on fait déjà pas mal de photos, ajouta-t-elle ensuite sans plus cesser de sourire, aussi radieuse que le soleil lui-même. J'installe avant le décor et la lumière, et c'est parti ! Mon modèle, lui, doit juste enfiler les vêtements puis prendre la pose lorsque je le photographie, c'est moi qui dit comment se mettre et quelle tête faire. Si besoin, je retouche la lumière et les couleurs après par ordinateur, on peut faire pas mal de choses quand on maîtrise la colorimétrie.

Alice était occupée à refermer la boîte lorsqu’elle lui dit de fermer les yeux, ce que Bella fit après un petit temps d’hésitation. Désolée, c’était plus fort qu’elle, son instinct de survie lui hurlait de faire gaffe aux mains de son amie, qu’elle allait souffrir si elle acceptait quoi que ce soit, comme ce shooting photo, par exemple. Maintenant qu’elle avait fermé les yeux, accepter cette idée lui semblait totalement fou et illogique, surtout en sachant qu’elle détestait se mettre en avant comme cela. Bella ne le faisait qu’officiellement pour son père et sa mère ! Officieusement, c’était loin d’être le cas.

Oui, elle portait souvent des tenues provocantes… Et alors ? En plus, maintenant, c’était Alice qui l’habillait tous les jours, ça ne pouvait pas être moche. Elle-même était incroyablement belle, quoi qu’elle dise. Rosalie était magnifique, oui, mais Alice… Elle n’avait rien à lui envier, contrairement à Bella. Elle venait de Phoenix, enfin ! Comment pouvait-elle garder cette pâleur, ce teint terne et loin, très loin d’une jeune fille qui avait vécu là-bas pendant dix ans ?! Eeenfin, bref, ce n’était qu’un détail. La jeune lycéenne sentait les mains d’Alice, le maquillage sur ses joues, étouffant de légers frissons. Ses mains étaient froides et elle-même sentait très bon, elle ne l’avait pas vraiment remarqué avant. Peut-être parce qu’elle avait les yeux fermés ?

Alice – Les séances avec les sous-vêtements sont plus rapides, t'as moins à mettre, mais plus funs ! J'adore recréer des décors superbes pour mettre les femmes en valeur, sans que ce soit sexuel ou vulgaire, mais juste érotique, sensuel, attirant. Je ne fais pas dans le cinéma porno quand je fais des photos, moi. Ce qui joue le plus, c'est le regard, on peut exprimer ce qu'on veut.

Bella faillit ouvrir les yeux en entendant ces paroles mais se retint à la dernière millième de seconde, ne préférant pas prendre le risque de bousiller le maquillage de son amie et subir les conséquences. En sous-vêtements ! Non mais en sous-vêtements, elle parlait de séances de photos en tenues très légères ! C’était mort. Complètement mort. Elle pouvait toujours rêver, pour ça, Bella ne poserait jamais en étant aussi peu vêtue, il y avait des limites. Et si quelqu’un entrait, en plus, hein ? Non, non, non, non.

Rougissant à l’idée qu’un de ses frères n’entre dans la chambre à ce moment-là, elle s’apprêtait à ouvrir la bouche pour tout refuser en bloc lorsqu’un violent frisson la saisit de part en part, sentant la main d’Alice se poser sur sa joue pendant qu’elle la maquillait. Le contact froid l’avait un peu surprise, elle ne s’était pas attendue à ce qu’elle pose complètement sa main sur sa joue pour la maquiller et venait de perdre le fil de ses pensées. Mais non ! Bella n’allait pas poser dans cette tenue ! Se laissant faire, néanmoins, elle tourna docilement la tête lorsqu’Alice exerça une légère pression contre sa joue pour l’inciter à redresser un peu la tête vers le haut. Elle ne pouvait pas être réellement sérieuse… n’est-ce pas ?

Alice – Tu aimes quoi, sinon ? ajouta-t-elle d'un ton joyeux. Tu peux me raconter un peu comment était ta vie, avant d'arriver à Forks ?

Bella – Heu… Je… C’était…

Quelle brillante réponse. Vraiment, magnifique, elle lui avait dit le fond de sa pensée, rien à dire là-dessus. Mais enfin, elle devait se reprendre ! Alice parlait de poses en sous-vêtements, sensuelles, guidées par le regard ! Bon, du calme, d’abord répondre à sa question. Qui l’avait complètement perdue, soi-dit en passant, Bella était à des kilomètres des pensées de son amie qui semblait trouver ce genre de shooting tout à fait normal. Pour elle, oui, mais pas pour une adolescente qui vient de débarquer, censée être bronzée comme jamais mais qui se révèle être aussi blanche qu’un cachet d’aspirine ! Avec ça, si elle voyait les quelques traces de piqûres encore récentes… Bella passa du rouge au blanc en imaginant sa réaction, pinçant un peu les lèvres en prenant garde à ne pas rouvrir les yeux.

Bella – C’était… très bien, dit-elle au bout d’un moment. Il y avait… du soleil, très souvent, de la chaleur. J’avais tous mes amis à Phoenix, même si ma mère et Dylan ne les aimaient pas beaucoup. J’étais officiellement la « fille branchée » mais, au lycée, c’était pas vraiment le cas, je m’amusais plus qu’autre chose en m’arrangeant pour avoir de bonnes notes. Tous les soirs, je sortais avec mes amis, on allait au bord de la plage parfois, souvent dans les bars aussi. C’était une vie nettement plus animée qu’ici. On s’ennuie à mourir, dans cette ville.

Bella voulut, une nouvelle fois, ouvrir les yeux l’espace de deux secondes mais se ravisa, sentant à nouveau les mains d’Alice sur son visage. D’accord, pas bouger, c’était trop risqué. Pas question de se taper une nouvelle fois la séance de maquillage, elle avait plus ou moins compris qu’il valait mieux éviter de la contredire. Vu la réaction de sa famille lorsque Bella était venue chez elle dès le premier jour… Elle tâcha de se reconcentrer, ne bougeant pas durant quelques secondes pour laisser Alice continuer ce qu’elle faisait avant de reprendre lorsqu’elle sentit qu’elle pouvait poursuivre. Ce qu’elle aimait… ? Tout ça. Tout ce qu’elle avait laissé derrière elle. Le soleil, ses amis, sa vie à Phoenix, même si elle n’aimait pas sa mère pour l’instant. Bella ne l’avait même pas rappelée, n’avait pas voulu lui parler, rien du tout, laissant Dylan parler pour elle. De toute façon, ils étaient déjà de mèche, qu’ils s’affichent officiellement au moins. C’était la moindre des choses.

Bella – C’est tout ce que j’aime… Le soleil, les sorties, même si en fait, j’aime bien être seule. Je sais pas, c’est peut-être de la mélancolie, mais comme il pleut tout le temps ici, je m’amuse à regarder les gouttes tomber, je les écoute en désespérant à moitié. Il n’y a vraiment jamais de soleil, ici ? C’est d’un déprimant… Je vois pas ce qu’on peut faire pour s’occuper, on s’emmerde littéralement.

Non, Bella n’aimait pas cette ville. Pas du tout. Pour l’instant, elle avait encore en travers de la gorge la réaction de sa chère mère. Et savoir qu’elle était coincée ici parce que Renée refusait de prendre ses responsabilités la rendait malade, la dégoûtait au plus haut point. Parce qu’elle n’avait pas écouté la détresse de sa fille, c’était Bella qu’on punissait ?! Bah voyons, tout à fait logique, elle n’avait absolument rien à redire là-dessus. Serrant un peu les poings sur ses genoux croisés, toujours très droite, Bella n’ajouta rien durant presque une minute avant de chercher ses mots. Il restait cette histoire de shooting en sous-vêtements, elle ne voulait pas le faire. Même si cela constituait une bonne activité, qu’elles allaient être occupées, c’était non d’office.

Bella – Alice, tu…, commença-t-elle. Tu… n’étais pas sérieuse en parlant de séance de photos en sous-vêtements, n’est-ce pas ? Si oui, désolée, mais je préfère éviter. Je n’ai pas un corps de rêve, loin de là, je suis même toute blanche, sûrement toute flasque aussi. Enfin, c’est pas beau. Puis tu devrais voir ma poitrine, elle est toute petite ! Ca n’ira jamais dans les sous-vêtements que tu proposes, j’ai un corps disproportionné, faut changer de plan. Et… tu imagines si un de tes frères entre dans la chambre ? Je préfère pas, ça ne me rassure pas, pas du tout. Je suis pas faite pour « être sensuelle grâce au regard ».

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MessageSujet: Re: Une année de plus   Mer 3 Fév - 21:56

– Heu… Je… C’était…

Avec du soleil , la plage ? Un grand ciel bleu, comme on ne pouvait en voir à Forks ? Les yeux d'Alice brillèrent aussitôt d’émerveillement, pendant qu'elle imaginait Bella avec une jupe courte et un top, marcher en talon dans une rue gorgée de tout le soleil de ce monde. Aaah, le soleil ! La jeune vampire l'avait toujours adoré, elle se souviendra à jamais de la toute première fois où elle était entrée dans la lumière du soleil, lorsqu'elle en était entourée de toutes parts, sa peau brillant de mille diamants, à cette époque où elle n'en était pas encore blessée. Ce soleil qui l'avait réconfortée, rassurée, ce soleil qui était apparu si brusquement dans sa vie ! Jamais elle n'avait trouvé plus beau et réconfortant que ces rayons brûlants, mortels pour elle aujourd'hui mais si magnifiques, puissants. Si un jour, elle était seule et n'aspirait plus qu'à mourir, alors elle voulait être dévorée par le soleil, par cet astre qui avait été sa toute première joie, elle voulait que ce soit les rayons du soleil qui prennent cette vie glacée où elle évoluait, elle voulait sentir la chaleur sur sa peau une ultime fois. Bella était devenue un peu plus rouge, pensait-elle elle aussi à cette étoile si belle ? Ces rayons chauds, brûlants, lumineux, magnifiques, un spectacle dont elle ne se lassait pas, bien qu'elle ne puisse plus y goûter.

– C’était… très bien, dit-elle au bout d’un moment. Il y avait… du soleil, très souvent, de la chaleur. J’avais tous mes amis à Phoenix, même si ma mère et Dylan ne les aimaient pas beaucoup. J’étais officiellement la « fille branchée » mais, au lycée, c’était pas vraiment le cas, je m’amusais plus qu’autre chose en m’arrangeant pour avoir de bonnes notes. Tous les soirs, je sortais avec mes amis, on allait au bord de la plage parfois, souvent dans les bars aussi. C’était une vie nettement plus animée qu’ici. On s’ennuie à mourir, dans cette ville.

C'est vrai, il n'y avait pas beaucoup d'animations, ici, mais ce n'était pas la priorité d'Alice. Elle savait s'amuser, cependant, lorsqu'on accédait à l'immortalité, on se lassait bien plus vite des plaisirs qui nous faisaient vibrer autrefois. Voir les mêmes choses, écouter les mêmes musiques, entendre les mêmes histoires,s 'amuser des mêmes objets, tout cela vous fatiguait, vous poussait à l'ennui. Ils suivaient les nouvelles inventions, marchaient avec la vie et toutes ses évolutions, il fallait parfois attendre longtemps avant de retrouver le goût de la nouveauté. En parallèle à ça, ils n'éprouvaient même plus ce sentiment d'adrénaline, ce qui gâchait beaucoup de choses ! On ne pouvait les tuer qu'en les décapitant, brûlant ou les déchiquetant, comment, à partir de là, avoir une bonne montée de peur sur des montagnes russes ou avec du saut à l'élastique ? Les vampires se rabattaient, pour ne pas périr d'ennuis, sur les loisirs typiques de tous les prédateurs de ce monde : la chasse, la traque, le combat et l'exploration. Certains se révélaient douer pour la traque, d'autres pour l'esquive, quelques uns chassaient à la perfection et d'autres se débrouillaient au combat.

– C’est tout ce que j’aime… Le soleil, les sorties, même si en fait, j’aime bien être seule. Je sais pas, c’est peut-être de la mélancolie, mais comme il pleut tout le temps ici, je m’amuse à regarder les gouttes tomber, je les écoute en désespérant à moitié. Il n’y a vraiment jamais de soleil, ici ? C’est d’un déprimant… Je vois pas ce qu’on peut faire pour s’occuper, on s’emmerde littéralement.

Non, hélas, ça aussi c'était un point qui frustrait beaucoup Alice. Non seulement elle en pouvait plus toucher la lumière du soleil mais en plus elle ne pouvait plus le voir, tout simplement, c'était si agaçant ! Alors durant les vacances scolaires, du lycée de Forks, elle partait avec Jasper et parfois leur famille dans les régions chaudes, elle pouvait observer le soleil baigner les villes, l'océan, les montagnes, elle pouvait encore s'en émerveiller comme une enfant. Puis elle se couvrait, mettait des gants, un chapeau, foulard, des habits longs et amples, puis pouvait de nouveau courir sous cet astre fantastique qui l'entourait comme une mère protégeant son enfant. Les humains ne savaient plus véritablement profiter de ce bonheur qui était le leur. Souriante, elle se pencha un peu pour corriger une touche de maquillage, reprenant sa palette en main pour créer et tester une nouvelle teinte, qui irait bien avec les yeux de sa meilleure amie. Si elle pouvait redevenir humaine, elle pourrait exposer sa peau en toute liberté aux rayons fabuleux qui réchauffaient la terre.

– Alice, tu…, commença-t-elle. Tu… n’étais pas sérieuse en parlant de séance de photos en sous-vêtements, n’est-ce pas ? Si oui, désolée, mais je préfère éviter. Je n’ai pas un corps de rêve, loin de là, je suis même toute blanche, sûrement toute flasque aussi. Enfin, c’est pas beau. Puis tu devrais voir ma poitrine, elle est toute petite ! Ça n’ira jamais dans les sous-vêtements que tu proposes, j’ai un corps disproportionné, faut changer de plan. Et… tu imagines si un de tes frères entre dans la chambre ? Je préfère pas, ça ne me rassure pas, pas du tout. Je suis pas faite pour « être sensuelle grâce au regard ».

– Bah, c'est pas grave, moi aussi j'ai une petite poitrine, regarde !

Elle s'empara de la main de Bella pour la lui faire poser sur sa poitrine pour qu'elle vérifie par elle-même, sans la moindre gêne, reprenant ensuite ce qu'elle faisait, tout sourire. La taille de la poitrine ne changeait rien du tout ! Tout se trouvait dans la position et surtout le regard lancé. Avec quelques directives émanant d'Alice, Bella pouvait faire aussi bien que Rosalie, c'était certain. Elle savait très bien comment positionner les gens et prendre la photo à l'exact bon moment pour que ce soit parfait.

– Je veux organiser une fête pour mon anniversaire de mariage, ajouta-t-elle ensuite en changeant radicalement de sujet. Sans doute chez nous, dans le jardin, avec une arche de fleurs, il y aura un petit orchestre et tout le monde pourra danser. Tu viendras, hein ?

Ce n'était pas une véritable question, il était évident, pour Alice, que son amie était invitée d'office et ne pouvait pas refuser, de toute manière, quoi qu'il arrive. Elle lui dit de refermer les yeux afin qu'elle applique la teinte qu'elle venait de former sur sa palette, très appliquée et concentrée comme jamais.

– En plus, tu pourras danser avec Edward, je te garantis que tu lui plais ! Il ne te plaît pas, à toi ? C'est quoi, ton genre de mecs ?

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MessageSujet: Re: Une année de plus   Dim 7 Fév - 23:43

Alice – Bah, c'est pas grave, moi aussi j'ai une petite poitrine, regarde !

Alice lui prit alors sa main sans qu’elle ne puisse dire quoi que ce soit, réalisant qu’elle venait de la lui poser sur sa propre poitrine. Non mais… Elle n’avait aucune gêne ? Bella rougit instantanément, rétorquant précipitamment un « Je te crois » tout en récupérant sa main. D’accord, elle avait compris, même si elle n’avait pas du tout prêté attention à ce qu’elle avait touché. Elles ne se connaissaient presque pas ! Pourquoi Alice était-elle si… si… Elle ne trouvait même pas le mot adéquat. Cette fille agissait avec elle comme si elles étaient les meilleures amies du monde et qu’elles se connaissaient depuis des années, c’était hallucinant. Déstabilisant, aussi. Elle n’était pas habituée ! Ca existait, des personnes aussi démonstratives qu'Alice ? Personne n'avait jamais rien dit en la voyant agir ainsi ? Elle devait sûrement s'être pris pas mal de remarques, non ? Son enthousiasme était, certes, contagieux, mais pas au point d'inciter les gens à prendre la main de quelqu'un pour la poser sur leur propre poitrine.Enfin, ne pas relever, son petit cri de surprise avait déjà largement parlé pour elle, inutile de revenir là-dessus…

Alice – Je veux organiser une fête pour mon anniversaire de mariage, ajouta-t-elle ensuite en changeant radicalement de sujet. Sans doute chez nous, dans le jardin, avec une arche de fleurs, il y aura un petit orchestre et tout le monde pourra danser. Tu viendras, hein ?

Heu… Une fête… chez eux ? Avec toute sa « famille » ? Bella se retint de se mordre les lèvres, gênée, puis ferma les yeux lorsqu’Alice le lui demanda. Elle n’était pas sûre que ce soit une très bonne idée. Même si une fête dans leur villa devait être géniale, grandiose, inoubliable. Ce le serait sûrement, d'ailleurs. Comment le contraire serait-il possible ? Alice était déjà très belle en temps normal et, apparemment, ne faisait jamais les choses en petit. Seulement, il y avait un petit hic à cela. Un point non-négligeable, même deux qu'elle ne pouvait pas oublier depuis le jour de leur rencontre. Par principe, aller chez son amie ne l’inspirait pas trop. Pourquoi ? Parce que, de un, la seule et unique fois où elle y était allée, Bella s’était fait embrigader pour devenir mannequin quotidien sans savoir comment. Et dieu sait à quel point elle regrettait cette décision aujourd’hui. De deux, il y avait Edward. Elle préférait ne pas le croiser tout de suite, il était bizarre. Elle ne parvenait pas à comprendre ce qui l’attirait autant chez lui, il était pourtant un garçon tout à fait normal. Cependant, ces derniers temps, Bella ne cessait de penser à lui, de voir son visage parfois, lorsqu’elle laissait ses pensées vagabonder. C’était… étrange. Inexplicable.

Alice – En plus, tu pourras danser avec Edward, je te garantis que tu lui plais ! Il ne te plaît pas, à toi ? C'est quoi, ton genre de mecs ?

… Bella rougit dix fois plus, ouvrant de gros yeux sous le coup de la surprise pour regarder Alice. Edward et elle… Non mais, elle rêvait debout. Son « frère » ne s’intéressait pas à elle, il avait des dizaine de filles à portée de mains, il n’allait pas choisir une droguée étrangère qui venait de débarquer. Non, vraiment, Alice divaguait complètement, elle avait dû respirer trop de poudre de maquillage, c’était la seule explication possible. Réalisant qu’elle avait ouvert les yeux sans la permission, Bella s’empressa de les refermer en s’excusant, n’osant pas regarder dans le miroir s’il y avait eu des dégâts ou pas. Oups ? Désolée, c’était un réflexe. Surtout avec une question pareille, elle n’avait pas pu se retenir.

Bella – Tu te fais des illusions, il ne se passera jamais rien entre Edward et moi. Pourquoi choisirait-il une étrangère qui vient de débarquer ici alors qu’il y a d’autres filles aux formes plus avantageuses ? En plus, il paraît que j’ai un sale caractère. Il m’a regardée, oui, mais… Je ne sais pas. Je crois que tu te trompes. Pas que ça ne me plairait pas, hein ! Il a l’air sympa, il sait jouer du piano, puis il a un certain ch… Heu… Oublie.

La lycéenne se mordit les lèvres, plus gênée que jamais, gardant les yeux bien fermés pour ne pas voir l’air qu’affichait sa maquilleuse du moment. Elle ne voulait pas savoir, surtout pas. C’était mort, impossible, elle pouvait même saccager tout le maquillage exprès pour pouvoir fermer les yeux un peu plus longtemps. Se sentant bien rouge, Bella avala sa salive en cherchant ses mots pour rattraper sa bourde.

Bella – Je… Je veux dire que… Il doit avoir du charme pour certaines filles, je n’en doute pas, mais ce n’est pas mon genre. Je préfère les hommes un peu… comme moi. Qui aiment sortir, se d… profiter de la vie, ce genre de trucs-là. Et puis, j’ai un faible pour les garçons aux cheveux longs, donc tu vois ? Pas du tout le genre d’Edward.

C’était lamentable. Evidemment, Edward correspondait en tous points aux garçons qu’elle aimait bien, il savait jouer du piano, possédait un certain charme et dégageait quelque chose qui ne la laissait pas indifférente, loin de là. Pour le caractère… Difficile à dire, elle ne le connaissait pas. Et n’avait pas cherché à le connaître, l’ayant plus ou moins évité depuis qu’elle l’avait rencontré chez eux. Ce qui était parfaitement stupide. Elle ne cherchait pas à éviter les garçons, en général ! Loin de là, Bella paraissait même sûre d’elle à Phoenix, se fichant bien de la réputation qu’elle avait. Son seul but avait été d’énerver son frère et sa mère, peu importe ce qu’elle ressentait pour ses « copains ». A vrai dire, elle ignorait quel était son « genre de mecs ». Elle n’avait jamais réfléchi… Elle joua avec ses mains, les yeux fermés, mal à l’aise. Le bout de tissu qu’elle tenait était, d’un coup, beaucoup plus intéressant à analyser. Sa texture, sa douceur…

Bella – Bon, d’accord, pas tout à fait mais c’est dans ce genre-là. Je suis sortie avec pas mal de garçons, je ne sais pas trop ce que je préfère. Tu n’as pas eu d’autres personnes en dehors de Jasper ? Je sais, tu as perdu la mémoire, mais tu ne vas pas me dire que tu n’as eu personne dans ta vie avant votre rencontre ? Et… jusqu’où c’est allé ? Je suppose que ton goût pour la mode vient bien de quelque part, quelle vie tu avais avant ?

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MessageSujet: Re: Une année de plus   Ven 3 Mar - 15:29

Désolée de l'oubli !

Hiiiiiiii, pas rouvrir les yeux, pas rouvrir les yeuuux ! Elle n’avait pas fini ! Bella les referma aussitôt en rougissant et en bafouillant qu’elle était désolée, pendant qu’Alice lui lançait un regard où se lisait toute la peine du monde. Non mais… Se penchant, elle reprit avec un soin infini ce qu’elle avait commencé sur l’œil droit de sa future meilleure amie au monde, l’autre main sur sa joue, très concentrée. Interdiction de bouger ou démolir son travail lorsqu’elle s’y plongeait corps et âme ! Esmée et Rosalie l’avaient déjà appris à leurs dépends, la petite Alice, aussi fluette et mignonne soit-elle, pouvait devenir un monstre si quelqu’un osait ruiner ses efforts pour être sexy et bien maquillé. Une fois, pour tester du maquillage pour homme, elle s’était assise à califourchon sur son mari et l’avait tenu d’une main, allongée sur lui, se servant de l’autre pour prendre soin à donner un moins blafard et plus naturel à son compagnon. Tout en l’abreuvant de chantage affectif pour qu’il n’ose pas la virer de là tout de même, comme il en avait brûlé d’envie tout du long. Hé hé, en lutte à la loyale, aucune membre de la famille ne pouvait l’emporter contre Jasper, par contre, en lutte affective, elle était la meilleure !

Bella – Tu te fais des illusions, il ne se passera jamais rien entre Edward et moi. Pourquoi choisirait-il une étrangère qui vient de débarquer ici alors qu’il y a d’autres filles aux formes plus avantageuses ? En plus, il paraît que j’ai un sale caractère. Il m’a regardée, oui, mais… Je ne sais pas. Je crois que tu te trompes. Pas que ça ne me plairait pas, hein ! Il a l’air sympa, il sait jouer du piano, puis il a un certain ch… Heu… Oublie.

Roh, oh oh oh oh, elle craquait ! Alice afficha un très large sourire goguenard en la regardant rougir des pieds à la tête, tout en continuant à la tenir par la joue pour la maquiller à l’œil. Il avait un certain charme, hein ? C’était sans doute vrai, Alice n’avait jamais étudié son frère adoptif de cette façon et il n’était pas non plus son genre. Elle était folle amoureuse de Jasper, donc impossible pour elle de fournir une critique fiable sur les capacités d’Edward à draguer. Cela dit, rien ne l’empêchait de juger son caractère et donc de trouver le style de copine qui pourrait bien lui aller ! Alice « se faisait des illusions », hein, c’est ce qu’elle pensait ? Défi accepté ! Elle était sûre et certaine qu’il pouvait se passer quelque chose entre ces deux-là, suffisait de se souvenir de la façon dont ils s’étaient regardés ! Ce genre de petit contact instantané, comme dans les films, c’était si peu fréquent que ça arrive dans la vraie vie, donc pas le genre d’occasions à manquer ! Bella la remerciera plus tard, Alice allait s’arranger pour que Edward bave sur elle jusqu’à ce qu’il ose enfin lui parler, ce coincé de l’enfer.

Bella – Je… Je veux dire que… Il doit avoir du charme pour certaines filles, je n’en doute pas, mais ce n’est pas mon genre. Je préfère les hommes un peu… comme moi. Qui aiment sortir, se d… profiter de la vie, ce genre de trucs-là. Et puis, j’ai un faible pour les garçons aux cheveux longs, donc tu vois ? Pas du tout le genre d’Edward.

Alors elle l’incitera à les laisser pousser un peu, pas de problèmes pour ça. Tout sourire, Alice hochait la tête à chaque mot, même si Bella ne pouvait pas la voir, posant ce qu’elle tenait dans l’énorme boîte de maquillage puis prenant un crayon très fin de mascara. Et dire que Bella, ce matin, avait osé sortir de chez elle avec un maquillage fait si grossièrement, encore un autre crime de lèse-mode.

Bella – Bon, d’accord, pas tout à fait mais c’est dans ce genre-là. Je suis sortie avec pas mal de garçons, je ne sais pas trop ce que je préfère. Tu n’as pas eu d’autres personnes en dehors de Jasper ? Je sais, tu as perdu la mémoire, mais tu ne vas pas me dire que tu n’as eu personne dans ta vie avant votre rencontre ? Et… jusqu’où c’est allé ? Je suppose que ton goût pour la mode vient bien de quelque part, quelle vie tu avais avant ?

Alice – Ma vie est vite résumé, rit-elle. Tu peux rouvrir les yeux, je passe au reste.

Laissant le mascara, elle le rangea à son tour puis prépara son matériel pour la suite, une lime à ongle, du vernis, un large choix de couleurs, des produits pour les mains, pour la douceur de la peau et ainsi de suite. Alice s’assit en tailleur avec légèreté, face à sa nouvelle amie, sans jamais quitter son éternel sourire. La voir faire la tête était si rare que s’en était devenu un signal d’alarme pour son entourage, le signe que quelque chose de très grave allait arriver dans les dix prochaines secondes.

Alice – Je ne sais pas du tout si j’ai déjà aimé quelqu’un d’autre, continua-t-elle en commençant par laver la main gauche avec un morceau de coton et un produit entièrement naturel à base de plantes, fabriqué maison. Je me souviens vaguement de mes parents, quand j’avais cinq ans, puis après, c’est le noir, tout le temps. Puis dans le noir, des fois, j’entendais une voix grave et apaisante qui m’appelait par mon prénom, Alice. Je ne sais qui m’appelait. Mon premier vrai souvenir, depuis, c’est le jour où j’ai couru à Philadelphie sous le soleil, c’était si beau ! Il faisait chaud, il y avait une lumière si belle, et je pouvais courir où je le voulais. Je n’ai jamais su à qui appartenait cette voix. Je me suis juste réveillée comme ça, toute seule dans une vieille chambre, dans une petite maison abandonnée. Et il y avait le soleil… C’était comme si je le voyais pour la première fois.

A mesure qu’elle parlait, son regard brillait et sa voix témoignait d’une profonde nostalgie, en évoquant ce souvenir si fort, qui l’avait durablement marqué. Un humain pourrait y comprendre réveil d’un coma ou des trucs de ce genre, peu importe. C’était son réveil, sa renaissance, la fin d’une transformation qu’elle n’avait même pas ressenti ni souffert, et la découverte, littéralement, de la vie. Elle avait couru jusqu’à la tombée de la nuit dans la campagne puis s’était laissée tombée sur le dos dans une prairie, observant les étoiles de son nouveau regard carmin, si heureuse à présent. Si libre, si vivante, si emplie des visions d’un futur heureux où Jasper ne cessait d’apparaître et évoluer à ses côtés. Un souffle incroyable de liberté ! Même si sur le moment, elle n’avait pas pu comprendre ce qu’elle était devenue exactement, ça n’avait eu aucune importance. Elle était libre, elle était vivante, elle était heureuse. Alice, Alice, elle n’avait eu que ce prénom pour seul bagage et comme seul aide, des visions de l’avenir. Tout occupée avec la main de Bella, elle prenait soin de passer le produit partout, correctement.

Alice – Carlisle a été très gentil avec moi, poursuivit-elle avec entrain. Même s’il ne peut rien faire pour me rendre la mémoire, il m’a conseillée sur les moyens dont je dispose pour retrouver mes souvenirs et comprendre ce qui a pu arriver. En plus, Jasper est avec moi ! Je n’aurais pas pu rêver meilleur mari dans ce monde, il est attentif, fait toujours attention à moi et protecteur, en plus. Edward te regarde de la même façon que Jaz me regarde moi, c’est bien une preuve ! Par contre, c’est vrai qu’il est coincé et beaucoup trop sérieux. Prépare donc un plan pour le détendre, il se laissera faire si c’est toi qui l’y pousse.

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Isabella M. Swan
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MessageSujet: Re: Une année de plus   Sam 25 Mar - 21:38

Alice – Ma vie est vite résumé, rit-elle. Tu peux rouvrir les yeux, je passe au reste.

Bella attendit encore une seconde avant de rouvrir les yeux, un peu éblouie de les avoir fermé si longtemps. Elle ne chercha même pas à se regarder dans un miroir, écoutant simplement ce qu’Alice lui disait, satisfaite de changer de sujet. Edward et elle… C’était n’importe quoi, vraiment. Pourquoi sa nouvelle amie s’était-elle mis ça en tête, d’ailleurs ? Ce n’était pas un simple regard qui allait tout déterminer ! Des garçons mignons et talentueux, la lycéenne en avait croisés beaucoup sans pour autant se mettre avec eux. D’autant plus qu’ils n’étaient pas séduits par Bella, que ce soit à cause de son caractère ou de son physique. Enfin… Elle n’avait jamais cherché à les séduire ou à s’approcher de l’un d’eux. Comme ici, avec Edward, il était pas mal, oui, mais c’était tout. Alice, elle, avait eu de la chance de tomber sur Jasper, d’après ce qu’elle avait pu comprendre, mais il fallait qu’elle soit un peu plus prudente, tout de même.

Alice – Je ne sais pas du tout si j’ai déjà aimé quelqu’un d’autre, continua-t-elle en commençant par laver la main gauche avec un morceau de coton et un produit entièrement naturel à base de plantes, fabriqué maison. Je me souviens vaguement de mes parents, quand j’avais cinq ans, puis après, c’est le noir, tout le temps. Puis dans le noir, des fois, j’entendais une voix grave et apaisante qui m’appelait par mon prénom, Alice. Je ne sais qui m’appelait. Mon premier vrai souvenir, depuis, c’est le jour où j’ai couru à Philadelphie sous le soleil, c’était si beau ! Il faisait chaud, il y avait une lumière si belle, et je pouvais courir où je le voulais. Je n’ai jamais su à qui appartenait cette voix. Je me suis juste réveillée comme ça, toute seule dans une vieille chambre, dans une petite maison abandonnée. Et il y avait le soleil… C’était comme si je le voyais pour la première fois.

Elle… Mais c’était le récit et la description d’une vie de séquestration, ça ! Bella ouvrit légèrement la bouche, choquée, regardant Alice sans bouger et sans même se préoccuper de ce qu’elle faisait subir à sa main. Être enfermée, son seul prénom être prononcé, même si c’était par une voix apaisante, cela ne changeait rien au tableau que son amie venait de lui peindre. En avait-elle seulement conscience ? Elle n’avait jamais su à qui appartenait cette voix… Qu’avait fait cette personne ? Pourquoi l’avoir laissée partir sans rien tenter pour la retrouver ? Se réveiller toute seule dans une vieille chambre et une maison abandonnée… Non, c’était impossible que la personne qui l’ait retenue ainsi durant des années la laisse dans une maison délabrée et vide involontairement. S’il avait souhaité la garder avec lui, ou elle d’ailleurs, jamais Alice ne serait ici en cet instant précis pour lui en parler. Ou alors Alice s’était enfuie, tout simplement ? Mais non, ça ne tenait pas non plus ! Pourquoi dans une chambre… ? Ou elle avait eu besoin de dormir après une longue course poursuite. Ce qui était plausible.

Pourtant, Alice était sereine et ne semblait pas souffrir à l’évocation de ce passé nébuleux duquel elle ne gardait que quelques souvenirs épars. Bella, elle, avait légèrement pâli en entendant ce récit, imaginant la vie qu’elle avait peut-être vécue et que son cerveau avait sans doute enfouie dans un coin de sa mémoire. La lycéenne l’avait déjà lu dans plusieurs articles, suite à un traumatisme ou à un gros choc, cette hypothèse était tout à fait plausible. Pour se protéger, Alice avait enfermé la vérité dans un coin et il serait impossible de connaître la vérité à moins de la faire souffrir. Si elle avait volontairement éloigné cette vie passée, c’était pour une bonne raison. Et aujourd’hui, elle avait l’air heureuse, épanouie, était mariée et de bonne humeur d’après ce que Bella avait entendu en l’espace de quelques jours. Lui donner son point de vue serait cruel.

Alice – Carlisle a été très gentil avec moi, poursuivit-elle avec entrain. Même s’il ne peut rien faire pour me rendre la mémoire, il m’a conseillée sur les moyens dont je dispose pour retrouver mes souvenirs et comprendre ce qui a pu arriver. En plus, Jasper est avec moi ! Je n’aurais pas pu rêver meilleur mari dans ce monde, il est attentif, fait toujours attention à moi et protecteur, en plus. Edward te regarde de la même façon que Jaz me regarde moi, c’est bien une preuve ! Par contre, c’est vrai qu’il est coincé et beaucoup trop sérieux. Prépare donc un plan pour le détendre, il se laissera faire si c’est toi qui l’y pousse.

Bella – Oh, Alice, s’il te plaît, arrête avec cette histoire !, lâcha-t-elle, excédée. Il n’y a rien entre Edward et moi, je ne vais rien préparer du tout pour le « détendre », il est assez grand pour savoir ce qu’il veut. Jasper te regarde comme ça, je te crois, il t’aime profondément, tout ça… Je l’ai compris. Mais Edward peut trouver n’importe qui d’autre correspondant mieux à son… style, tu vois ? C’est pas une paumée et d… une paumée comme moi qui va le séduire, loin de là. D’ailleurs, c’est pas mon genre. Tu ne connais qu’Edward, le fait qu’il ait regardé une fille ne veut absolument rien dire. Surtout dans ce contexte ! Tu me présentais, c’est normal de regarder la personne que l’on présente.

Pourquoi refusait-elle de laisser tomber le sujet ? Pourquoi cela lui tenait tant à cœur ? Si Alice était du genre à vouloir caser tous ses amis encore célibataires, Bella serait franchement capable de lui dire qu’elle était déjà avec quelqu’un d’autre. Oh. Pourquoi pas ? D’ici quelques jours, histoire de ne pas montrer qu’elle mentait, mais c’était une idée excellente. Si elle était en couple, sa nouvelle amie la laisserait tranquille et ne chercherait plus à la mettre avec Edward alors qu’ils se connaissaient à peine. Elle-même ne la connaissait presque pas ! Bella jeta un œil à sa main, observant Alice s’en occuper sans être plus perturbée que cela par la discussion, comme si c’était un automatisme et que mettre du vernis et tout le reste ne demandait aucun effort. La lycéenne, elle, devait toujours mettre du papier journal en-dessous de ses pieds pour ne pas en mettre partout. Et s’assurer de n’avoir rien d’autre à faire dans l’immédiat, sinon adieu le vernis. Ce qui était atrocement difficile pour elle…

Alice – Bah, bah, bah, tu crois ce que tu veux, moi je sais ! J'ai le flair absolu pour ça, c'est pas des bêtises, tu verras plus tard ! J'ai aussi su que Jasper était fait pour moi très tôt.

Bella – C'est différent, tu aimes Jasper et ce sont vos sentiments, vous parlez, vous avez sans doute évoqué de très grands projets très tôt, ou alors il y a eu le feeling. C'est complètement différent dans le cas d'Edward et moi, on ne se connaît même pas, comment veux-tu qu'on sorte ensemble ? En plus, tu connais même pas dix pourcent de mon caractère.

Bella avait levé les yeux au ciel, définitivement convaincue qu’Alice devait se montrer beaucoup plus prudente si elle ne voulait plus avoir d’ennuis. Faire confiance aux gens comme cela, alors qu’elle ne les connaissait que depuis quelques jours, passer du temps chez eux… Bon, d’accord, Charlie était shérif et cela garantissait la sécurité d’Alice. Mais, très sincèrement, Bella doutait que ce détail change quoi que ce soit. Avec ou sans shérif, son amie aurait réagi de la même manière : faire aveuglément confiance à une parfaite inconnue, à l’allure louche qui plus est, et qui évite certains sujets assez maladroitement. Bon, elle n’aimait pas l’avouer, mais elle était bien obligée dans le cas présent. Plusieurs fois, déjà, la lycéenne s’était reprise au beau milieu d’un mot sans trouver d’alternative pour se rattraper et faire passer son dérapage pour une difficulté quelconque à parler. Ou n’importe quelle autre raison, en fait.

Alice – C'est que le début, mais ça viendra. Je le sais, c'est tout. C'est une certitude. C'est comme le jour où j'ai vu le soleil pour la première fois. J'ai su que maintenant, tout irait bien.



Ça, c’était dégueulasse. Elle ne pouvait paaas utiliser cet argument ! Mal à l’aise, Bella ouvrit légèrement la bouche pour riposter avant de la refermer sans rien dire, baissant les yeux sur ses mains. Comment répondre à une telle phrase après ce qu’Alice avait sans doute vécu ? Être privée de lumière, de soleil pendant des années et le retrouver après, se sentir en sécurité… C’était déloyal, comme argument. La lycéenne resta silencieuse jusqu’à ce qu’Alice ait presque terminé une main, n’y tenant plus, s’ennuyant de ne pas bouger et de ne rien pouvoir faire. Le silence, de plus en plus pesant, la mettait encore plus mal à l’aise et elle n’osait même pas relever la tête, fuyant littéralement le regard de son amie. Que devait-elle dire, maintenant… ? C’était un sujet très sensible et elle avait été imprudente, même si laisser tomber le thème « Edward » arrangeait énormément Bella qui continuait à croire que son amie faisait fausse route. Elle finira bien par voir qu’elle se trompait, voilà tout. Mais, en attendant… Rah, mais ce n’était pas elle qui lançait les conversations ! C’était très souvent le contraire, Bella étant habituée à se murer dans le silence pendant des heures et des heures, affichant un air impassible et concentré pour ne pas avoir à donner d’explications sur son comportement. Pourtant, il fallait bien parler, relancer la discussion, ne pas rester bêtement sans rien dire alors qu’elle devait attendre…

Bella – Qu’est-ce que… Qu’est-ce que tu comptes me faire, après ça ? Je peux savoir ?, finit-elle par demander. Parce que d’abord le maquillage, puis le vernis, les crèmes, tout ça… C’est pas nécessaire, tu sais ? En plus, je veux pas te décourager, mais il ne va pas rester longtemps avec moi. Je vais bouger dans une minute, voire moins, donc il ne faudra pas me frapper si ton travail est détruit sur mes mains.

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