Le monde a changé, les vampires aussi, les humains sont prêts pour la guerre...
 
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 Foyer à Forks

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Carlisle Cullen
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MessageSujet: Foyer à Forks   Jeu 3 Sep - 22:15

Le soir était tombé très tôt et les lourds nuages de pluie battante avaient achever de faire disparaître les dernières sources de lumière. Carlisle tourna le volume de la radio, la gardant assez faible, conduisant sur une route détrempée et u ciel très bas et noir. Loin, très loin, du lourd et mortel soleil de l'Italie. Il ne comprenait pas que les Volturi restent là-bas, indifférents au soleil qui brûlait leur cité en permanence. Ce n'était qu'un ennemi de plus à combattre, un de plus, comme s'il n'y en avait déjà pas assez. Enfin... C'était un clan de combattants, ils ne devaient plus se soucier de ça. Il repensa à la conversation, assez brève, qu'il avait eu avec Démétri avant son départ, à Rome. Le traqueur l'avait raccompagné et lui avait parlé d'autres rumeurs encore, plus persistantes, en lui disant de faire attention, chez lui, près de Seattle. Voir le traqueur inquiet était inquiétant en soit, Démétri n'était pas du genre à perdre son sang-froid et encore moins à s'inquiéter, il était d'ordinaire si blasé que cela en était effrayant.

La radio fit tout à coup mention de Forks et il rehaussa le volume d'un petit geste. Deux membres de la police de Forks avaient été agressés, lors d'une patrouille par "une bête inconnue et des loups géants, aux environs de onze heures, dans le parc national d'Olympie." Carlisle fronça les sourcils, étonné. Des loups géants, en plein jour... ? Qu'est-ce... Ah. Oui, les Quileutes, bien sûr. Ils devaient traquer quelque chose et étaient tombés sur ces policiers. Mais traquer quoi ? Une bête inconnue, se pourrait-il que ce soit un Enfant de la Lune rescapé ? Non, pas de jour. Alors quoi ? Il se mordit un peu les lèvres en tournant sur la route qui menait à la villa, alors que l'horloge de sa voiture indiquait vingt-trois heures passés. La maison lui apparut assez vite et il eut un soupir de soulagement. Voilà, tout allait bien, il était rentré. Ce genre de voyage le rendait mal à l'aise, surtout avec la tournure que prenaient les choses. Il rentra doucement dans le garage, se garant près de la voiture de Rosalie. Ses enfants devraient être en train de jouer dans le salon, il les entendait assez fort. Il enlevait son sac du coffre puis le refermait lorsqu'Edward entra dans le garage, l'air peu amène, clairement désapprobateur.

- Comment ça s'est passé ? demanda son fils d'un ton neutre, même si Carlisle pouvait ressentir le reproche. Tu as pu apprendre des choses ?

- Oui, répondit le docteur sur le même ton en verrouillant la voiture. C'était plutôt instructif, il y a certaines choses auxquelles je ne m'attendais pas mais de nouvelles idées en sont ressorties.

Edward dû voir l'idée du virus contre les loups-garous dans son esprit car sa mâchoire se décrocha un instant sous le choc. Carlisle fila dans l'escalier, disant bonsoir à sa famille puis monta dans sa chambre pour ranger ses affaires. Il posa son sac de voyage sur le lit, rangeant d'abord les vêtements puis ses dossiers. Il n'avait jamais réalisé qu'il existait autant de données sur les enfants de la Lune... Comment distinguer le vrai du faux ? Les légendes de la réalité ? Comment remonter à l'origine du mythe, comment retrouver le premier loup-garou, la source même de cette malédiction ? L'ampleur de la tâche avait de quoi vous donner le tournis. S'il avait eu plus de temps à disposition, il aurait demandé à Aro de regarder de plus près ce que lui avait déjà. Il ne savait même pas commencer, de quelle façon aborder le problème. Il rangea le sac de voyage dans un petit placard de sa chambre, allumant la lumière au passage.

Il parcourut les livres qu'il avait dans la bibliothèque de sa chambre, calée dans un coin près du bureau. Il tira un livre épais de mythologie pour le feuilleter, pensif, regardant ce qu'on racontait sur les monstres du bestiaire fantastique. Fées et licornes y côtoyaient les démons, chimères et autres dragons. Il entendit tout à coup du bruit derrière lui et vit Esmée. Il reposa le livre sur un coin du bureau, la prenant dans ses bras pour la serrer contre lui. Elle avait le don de l'apaiser par sa simple présence, même lorsqu'il était plongé dans un problème insoluble. Il l'embrassa dans les cheveux, les yeux fermés, écartant pour le moment les problèmes de son esprit. Il alla s'asseoir avec elle sur leur lit puis la serra un peu plus fort dans ses bras, la berçant un peu, content de la revoir, de pouvoir la tenir, l'embrasser.

- Comment tu te sens ? Tu as l'air tendue.

- Je vais bien. Simplement... Je vois bien que tu es en froid avec Edward. Mais... Que s'est-il passé ?

Oh, rien de bien grave, son fils supportait juste mal ce qu'l faisait... Carlisle ne répondit pas tout de suite, retenant un soupir, tout en jouant avec quelques mèches de ses cheveux. Que pouvait-il bien lui répondre ? "Edward m'en veut car je vous mens pour participer à la guerre qui continue dans notre monde et car je vais en balade dans le clan le plus dangereux au monde pour trouver le moyen d'éliminer une espèce toute entière" ? Esmée serait sûrement très compréhensive, il voyait la scène d'ici. Il laissa planer un petit silence, enroulant ses mèches autour de ses doigts.

- Je continue de penser souvent à la guerre qui a secoué notre monde et ça ne lui plaît pas. Il trouve que j'ai changé... Je ne peux pas lui faire comprendre que c'est un bien.

Là, il disait la vérité, Edward était très loin d'apprécier le changement. Il ne voyait pas l'intérêt de continuer cette lutte et considérait les Volturi comme un clan de malades fous furieux et beaucoup trop dangereux pour être approchés. Il ne comprenait pas que Carlisle voulait juste les préserver à long terme, ne plus simplement se débarrasser d'un problème temporairement, ne plus voir passer les jours en craignant qu'une autre guerre éclate. Il appréciait Aro, sincèrement, mais il était très loin d'être à l'aise avec son clan. Il reconnaissait leur travail et leurs qualités pour garder la paix mais Aro était finalement le seul avec qui il pouvait être un minimum à l'aise. Félix était trop dans on monde, Marcus aussi, Caïus n'aimait pas discuter longtemps et on ne comprenait pas ce qu'il disait de toute façon, les jumeaux n'étaient pas très portés sur ça et Démétri était effrayant. Ils étaient très nombreux, surtout en comptant ceux qui ne vivaient pas à Volterra, mais il n'avait pas cherché à approfondir. Il baissa la tête sur sa femme, qui semblait peu convaincue.

- Seulement pour ça ?

Il hocha la tête en silence. C'était ce qui importait le plus, en tout cas, le reste était moins important. Il ne voulait qu'Esmée s'inquiète, c'était entre lui et son fils que cette histoire devait être réglée.

- Tu penses encore à la guerre, mais tu ne m'en parles pas ? Tu as changé, oui. Mais... Edward exagère dans ce cas de t'en vouloir...

- Je n'en parle pas car ça ne mène à rien.

Il pencha la tête pour l'embrasser sur les lèvres, une main derrière sa nuque, avec douceur. Assez pensé à la guerre pour le moment, oui, il était revenu chez lui, avec sa femme, dans son foyer et voulait un moment de paix, sans songer à ce qu'il devait dissimuler, penser, réaliser. Il embrassait les lèvres fines de sa femme, les yeux fermés, laissant tout le reste derrière lui pour le moment. Les enfants faisaient trop de bruit et étaient trop occupés pou les entendre s'embrasser ou discuter, ils avaient le temps. Esmée sentait la rose, la craie, avec une légère odeur de papier. Esmée l'interrompit tout à coup, l'air sérieux.

- C'est important pour moi. Je veux t'aider et te soutenir... Tu dois me parler.

Il allait lui répondre lorsqu'elle se mit à lui embrasser le cou, le visage puis lui murmura de la laisser, les mains baladeuses sur son torse. Mains qu'il lui attrapa, avec fermeté, les yeux fermés un instant.

- Je n'ai pas besoin d'être soutenu, Esmée, soupira-t-il. Il faut juste du temps pour oublier la guerre, voilà tout. Même celle des humains.

Il allait parfaitement bien, contrairement à ce qu'elle pensait, car il avait cette fois un objectif bien clair en tête. Perdre la plupart de ses illusions, presque toutes en fait, avait été long et douloureux, mais c'était fait, il ne reviendra pas en arrière. Il s'était forgé de nouvelles valeurs et avait compris plusieurs choses : pas de paix sans la guerre, il faut être prêt à des sacrifices pour protéger les siens, il n'y avait pas grand-chose à tirer de 'humanité, le mal était trop profondément ancré. Rien à tirer des humains et a fortiori rien à tirer non plus des vampires. Chacun devait juste faire du mieux possible, voilà tout, mais rien ne pouvait changer les choses en masse sur cette planète. Il ne croyait plus à une paix sans armes. Esmée eut un air triste, comme s'il venait de la décevoir. Elle reprit ses mains puis commença à déboutonner son chemisier.

- Tu es sûr, je ne peux vraiment pas te soutenir ? On a tous besoin de chaleur, surtout que je suis ta femme...

Elle se rapprocha un peu plus pour l'embrasser, tout en lui prenant sa main pour la poser sur sa poitrine, près de son cou. Il lui affirma qu'il allait bien, la prenant dans ses bras pour la retourner et l'allonger sur le lit, à califourchon au-dessus d'elle. Il l'embrassa sur le front, longuement, les yeux fermés. C'était pour elle, pour leurs enfants, qu'il devait continuer ainsi. Officiellement, la guerre était terminée. Mais il savait maintenant qu'elle se poursuivait, latente, empoisonnant peu à peu leur monde. Il rouvrit les yeux, son front posé contre celui de sa femme, lui tenant les deux mains serrées dans les siennes, sur le lit.

- N'inverse pas les rôles, ma belle, sourit-il. C'est moi qui suis censé trop m'inquiéter pour toi.

- Tu ne pourras pas m'empêcher de m'inquiéter pour toi, même en trichant.

Elle se tortilla pour essayer de libérer une de ses mains et il lui sourit, doucement. Elle était mignonne lorsqu'elle était vexée. Refermant les yeux, il l'embrassa sur les lèvres, avec lenteur, descendant ensuite sur sa gorge, en y déposant des baisers lents et doux. S'inquiéter pour lui, quelle idée... Il était en forme et savait ce qu'il devait faire pour protéger sa famille, il n'y avait aucune raison de s'en faire à son sujet, peu importe ce qu'en pensait Edward. Il la relâcha puis descendit sa main sur son corsage, caressant doucement la peau dévoilée, tout en l'embrassant dans le cou. Esmée tendit une main pour le caresser à un endroit plus intime, tout en lui enlevant sa chemise, l'embrassant aussi. Il lui sourit, se mettant complètement sur le lit avec elle. Il lui reprit les deux mains pour y déposer un baiser puis lui prit le visage en coupe pour l'embrasser sur les lèvres avec plus de ferveur. Ils s'embrassaient toujours lorsqu'elle le poussa plus haut sur le lit. Elle se redressa tout à coup, attrapant le foulard qu'il lui avait offert à son anniversaire, et lui attacha les poignets avec, à la tête de lit.

- Qu'est-ce que tu fais ? souffla-t-il. Je ne veux pas le déchirer.

Il jeta un coup d'œil au-dessus de lui, sur les nœuds du foulard, tirant pour tester la résistance et voir s'ils risquait de l'abîmer facilement. Elle allait lui en vouloir s'il le déchirait, même par accident alors à quoi jouait-elle ? Il reporta le regard sur elle, un peu indigné. Et c'était lui qui trichait ?! Ce n'était pas du jeu, ça ! Elle lui souffla "Je sais, c'est le but mon chéri", puis se mit à califourchon au-dessus de lui. Elle se pencha pour l'embrasser, continuant le déshabiller, alors qu'il essayait de bouger sans déchirer son foulard. C'était de la triche pure et simple...

- Tu es sûr que tu ne veux pas de chaleur ?

Il avait une vue assez plongeante sur son décolleté, ce qui n'aidait pas vraiment à la concentration. S'il pouvait rougir... Il lui lança que ce n'était pas du tout loyal, sa voix un peu moins assurée. Les femmes n'avaient pas le droit de se servir de ce genre d'arguments.

- Est-ce que ça va changer quelque chose si je te dis que tu triches ?

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Esmée A. Cullen
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MessageSujet: Re: Foyer à Forks   Dim 27 Sep - 17:32

[HJ : Désolée pour le retard !]

Esmée tournait en rond, ne sachant pas réellement quoi faire en cet instant précis. Elle avait fini de préparer ses leçons pour l’année et avait trouvé des idées d’activités à faire faire au petit. Elle était presque prête pour l’an prochain, à cette allure elle aurait fini de préparer tout pour les dix prochaines années si elle ne devait pas prendre en compte les changements qui se faisaient au niveau enseignement, et tout ce qui suivait. Enfin, elle finit par prendre son appareil photo pour aller prendre des photos dehors, cherchant une autre occupation que la cuisine que personne ne mangeait, de toute manière.

Elle fit toute sorte de photo et ne vit pas le temps passé tandis qu’elle entendit la voiture de Carlisle arrivée, lui avec. Il était parti en voyage et venait tout juste de rentrer. Elle se dirigea en vitesse vers la maison, préoccupée par le froid qui se faisait sentir entre Edward et son mari. Elle sentait qu’il y avait quelque chose qui clochait, qu’on lui cachait quelque chose… Mais elle ignorait quoi. Elle essayait de comprendre, manquant à plusieurs reprises de vouloir le demander directement à son fils adoptif. Elle s’inquiétait, oui, et alors ? Elle était en son droit et puis… C’était son mari. Si quelque chose n’allait pas, elle méritait de le savoir.

Elle rentra donc dans la maison et se dirigea directement vers leur chambre, supposant que c’était là qu’il irait en premier. Elle arriva lorsqu’il alluma la lumière, elle le vit feuilleter un livre, mais ne chercha pas plus que ça à savoir ce qu’il lisait. Elle attendit qu’il la remarque, cherchant tout simplement à savoir s’il lui cachait quelque chose… Lorsqu’il la remarqua, il se dirigea vers elle avant de la prendre dans ses bras et de la serrer contre lui. Le fait de le sentir contre elle l’apaisa directement. Il l’embrassa dans les cheveux et allèrent tous les deux s’asseoir sur le lit. Elle se sentit bercée à un certain rythme par son époux.

-Carlisle- Comment tu te sens ? Tu as l'air tendue.

Tendue ? Légèrement, oui. Mais elle avait ces raisons… Elle sentait qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas. Que lui et Edward étaient en froid. Cela se voyait à des kilomètres à la ronde.

-Je vais bien. Simplement... Je vois bien que tu es en froid avec Edward. Mais... Que s'est-il passé ?

Il ne lui répondit pas tout de suite, se contentant de jouer avec ses cheveux alors que son silence ne fit que l’inquiéter davantage. Que lui cachait-il ? Un silence planait dans l’air et Esmée n’aimait pas ça du tout. Et ce n’était pas un euphémisme. Quelque chose n’allait pas. Le fait qu’ils soient tous les deux en froid ne faisait que le prouver de plus en plus fort jour après jour.

-Carlisle-Je continue de penser souvent à la guerre qui a secoué notre monde et ça ne lui plaît pas. Il trouve que j'ai changé... Je ne peux pas lui faire comprendre que c'est un bien.

… Simplement parce qu’il avait changé et pensait encore à la guerre ? Mais ils y pensaient tous encore, de temps à autre. Personne n’est capable d’arrêter de penser à quelque chose qui a changé la face du monde à jamais. Modifiant les peurs, les faiblesses des autres ainsi que leurs qualités. Chaque être vivant devenait plus méfiant, une fois la guerre passée. C’était dans leur nature. Aussi bien vampire qu’humain, ça ne changeait pas. Esmée laissa clairement voir qu’elle n’était pas convaincue par la réponse qu’il venait de lui donner. Ce n’était pas suffisant pour en vouloir à quelqu’un à ce point. En plus, pourquoi ne le lui en avait-il pas parlé ? Elle voulait le soutenir ! Comment pourrait-elle faire s’il ne lui disait pas ce genre de chose ?

-Seulement pour ça ?

Il hocha la tête, mais quelque chose lui soufflait qu’elle ne devait pas le croire, que quelque chose d’autre causait cette discorde entre eux, néanmoins, elle ignorait quoi.

-Tu penses encore à la guerre, mais tu ne m'en parles pas ? Tu as changé, oui. Mais... Edward exagère dans ce cas de t'en vouloir...

Elle avait remarqué qu’il avait changé, ça oui. Mais… tout le monde changeait. Sans exception.

-Carlisle-Je n'en parle pas car ça ne mène à rien.

« Car ça ne mène à rien » ? Vraiment ? Mais comment voulait-il qu’elle le soutienne et l’aide s’il ne lui disait pas ce genre de chose ? Elle était sa femme ! Elle pouvait l’aider, le soutenir et le ferait. Même si elle devait risquer sa vie pour ça. Il se pencha vers elle pour l’embrasser et elle finit par interrompre son baiser, refusant de laisser passer ça. S’il commençait à lui cacher ça, Dieu seul savait ce qu’il pourrait lui cacher d’autre… Elle le regarda dans les yeux, arborant un air sérieux sur son visage.

-C'est important pour moi. Je veux t'aider et te soutenir... Tu dois me parler.

Elle se mit à lui embrasser le cou suivi tout aussitôt par le visage tout en lui murmurant de la laisser. Elle laissa ses mains parcourir le torse de son époux. C’était déloyal, elle l’admettait. Mais… Si elle devait faire ça, elle le ferait. Elle l’aimait et ne voulait pas le perdre parce qu’il lui avait caché quelque chose. Elle n’appréciait pas du tout l’idée qu’il puisse lui mentir. Il lui attrapa les mains et ferma les yeux un moment. Donc ? Il allait lui dire ? Que ne disait-il paaas ?

-Carlisle-Je n'ai pas besoin d'être soutenu, Esmée, soupira-t-il. Il faut juste du temps pour oublier la guerre, voilà tout. Même celle des humains.

… Loupé. Bon, elle ne s’attendait pas réellement à ce qu’il craque en cet instant précis. Ç’aurait peut-être même été trop facile, elle connaissait son mari. Mais elle avait espéré qu’il lui dise au moins un petit bout de vérité… Elle afficha un air déçu, triste même. Parce qu’elle aurait aimé qu’il lui dise quelque chose d’autre, qu’il lui explique réellement ce qui n’allait pas. Elle retint un soupir avant de reprendre ses mains pour entreprendre de déboutonner son chemisier laissant entrevoir sa poitrine.

-Tu es sûr, je ne peux vraiment pas te soutenir ? On a tous besoin de chaleur, surtout que je suis ta femme...

Elle se rapprocha davantage de lui afin de l’embrasser puis lui prit sa main. Elle la posa sur sa poitrine, non loin de son cou. Son mari lui affirma qu’il allait bien avant de la prendre dans ses bras dans le but de la retournée pour finalement l’allongée sur le lit se retrouvant ainsi à califourchon au-dessus d’Esmée. Elle sentit les lèvres de Carlisle se poser sur son front où il lui fit un long baiser. Elle le vit ouvrir les yeux lorsqu’il posa son front contre le sien. Il lui prit les mains et les serra dans les siennes, sur le lit, l’empêchant ainsi de bouger étant donné qu’il était plus fort qu’elle. Elle retint une moue tandis qu’il reprit comme si de rien n’était.

-Carlisle- N'inverse pas les rôles, ma belle, sourit-il. C'est moi qui suis censé trop m'inquiéter pour toi.

Elle se mit à réfléchir à un moyen de libérer ses mains avant de répondre du tac au tac.

-Tu ne pourras pas m'empêcher de m'inquiéter pour toi, même en trichant.

Elle se tortilla dans tout les sens pour essayer de se libérer, affichant clairement une moue. Vexée de s’être ainsi fait prendre tandis que lui souriait avant de fermer les yeux pour l’embrasser lentement. Il descendit ensuite sur sa gorge, y déposant de doux et lent baisers. Elle appréciait beaucoup ce contact, mais elle refusait de laisser tomber l’affaire. Il finit par la relâcher afin de descendre sa main vers son corsage, caressant doucement sa peau la faisant ainsi frissonner. Esmée tandis une main vers le pantalon de son époux pour finir par caresser son endroit intime, profitant ainsi d’être relâchée. Elle lui ôta sa chemise puis l’embrassant. Il lui sourit et la rejoignit entièrement sur le lit.

Carlisle finit par lui reprendre les mains afin d’y déposer un baiser avant de lui prendre le visage en coupe pour l’embrasser sur les lèvres avec une ferveur non dissimulée. Elle se retrouva assez vite à son avantage tout en continuant de l’embrasser comme si sa vie en dépendait. Elle finit par le pousser vers la tête du lit avec la seule intention de l’attacher. Restait plus qu’à savoir avec quoi… Elle réfléchissait rapidement avant de se redresser correctement pour prendre le foulard qu’il lui avait offert pour son anniversaire. Elle savait qu’il n’oserait pas le déchirer, même si l’argent ne leur manquait pas, elle y tenait trop pour qu’il ose le faire. Elle lui attacha les poignets à la tête du lit avec son foulard.

-Carlisle- Qu'est-ce que tu fais ? souffla-t-il. Je ne veux pas le déchirer.

Elle sourit, satisfaite du résultat tandis qu’il fixa ses poignets avant de reporter son regard sur Esmée, elle ne pouvait s’empêcher d’être amusée par l’air indigné qu’il affichait. Elle savait qu’il ne saurait pas faire autrement que de lui répondre, cette fois… Enfin, il ne pourrait pas s’échapper sans déchirer son foulard, et elle lui en voudrait si jamais il le faisait. Elle avait suffisamment confiance en lui pour savoir qu’il ne le voudra pas, confiance qui s’affirma davantage lorsqu’il le dit à voix haute.

-Je sais, c'est le but mon chéri, lui souffla-t-elle.

Elle se mit à califourchon au-dessus de lui avant de se pencher pour l’embrasser tout en continuant, imperturbable de le déshabiller.

-Tu es sûr que tu ne veux pas de chaleur ?

Carlisle lui lança que ce n’était pas du tout loyal tandis qu’elle lui souriait, surtout devant la voix déjà plus hésitante que d’habitude. Pas loyal ? Elle ne voyait pas du tout pourquoi, voyons. Il lui cachait quelque chose, alors… C’était à lui qu’il devait s’en prendre, pas à elle. Surtout si ça impliquait quelque chose de plus grave que ce qu’il ne voulait le lui dire.

-Carlisle-Est-ce que ça va changer quelque chose si je te dis que tu triches ?

Changer quelque chose ? Pas du tout. Ça allait juste empirer la situation. Enfin, pour lui. Elle sourit davantage avant de lui dire que ça ne changerait rien du tout. Elle trouvait la situation assez amusante et ne comptait pas le laisser s’en sortir sans rien non plus. Elle ne voulait pas qu’il lui cache quoi que ce soit et estimait avoir le droit d’en savoir davantage. Esmée se pencha vers lui afin de l’embrasser sur les lèvres, commençant à avoir les mains baladeuses, caressant chaque petite parcelle de peau qu’elle touchait avec la plus grande des douceurs. Elle l’embrassa dans le cou, puis sur son torse avant de mettre sa bouche contre son oreille afin de lui chuchoter :

-Que me caches-tu ? Que ce passe-t-il ? Je sais que tu ne me dis pas tout.

Elle glissa sa main au niveau de l’intimité de son époux avant de l’y caresser également, profitant de ce moment pour le faire céder. Elle voulait savoir et était prête à tout pour ça. Même à des trucs un peu, voire même beaucoup, moins catholiques que ça. Elle continua de l’embrasser après quelques secondes pour lui donner l’occasion de répondre à sa question, donc ? Que lui cachait-il ? Qui avait-il de si grave pour qu’il ne veuille pas, du moins, ne semble pas vouloir lui dire ?

-Et ne me mens pas, ce sera pire si tu me mens.

Elle se pencha à nouveau, collant son front contre celui de son époux. Elle savait qu’il aurait une vue plongeante sur son décolleté, mais c’était le but. Elle l’embrassa avec douceur et longtemps, peut-être aussi pour le dissuadé tout net de lui mentir, toujours son front contre le sien. Le mensonge n’aidait jamais, alors pourquoi le laisser sévir lorsqu’il était possible de rétablir la vérité ? Elle avait bel et bien l’intention de savoir la vérité, même si elle n’était pas sûre d’apprécier.

-Dis-moi, lui murmura-t-elle avant de continuer ses caresses de plus en plus insistantes.

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MessageSujet: Re: Foyer à Forks   Dim 4 Oct - 15:40

Elle se contenta de lui sourire en répondant que ça ne changera rien du tout. Il pinça les lèvres, testant un peu la solidité du foulard en retenant une grimace. Là, c'était vraiment très bas ! Elle allait être en colère s'il le déchirait et le savait très bien. C'était ridicule, comme situation, il était piégé. Il se tortilla un peu alors qu'elle se penchait à nouveau et l'embrassait. Elle en profitait, c'était autant déloyal qu'injuste. Il se tortilla un peu pour essayer de se libérer, mais cessa de bouger en décelant un petit bruit, par peur de déchirer le foulard. Tss... Esmée commençait à avoir les mains plus baladeuses, le faisant frissonner. Déloyal, parfaitement déloyal ! Il ferma les yeux, réfléchissant à toute vitesse pour trouver une solution et se sortir de là, qu'elle comprenne que ce n'était rien, que tout allait bien et qu'elle n'avait pas besoin de s'en faire. Il détestait déjà devoir lui mentir alors s'il fallait en rajouter... Il sentit les lèvres de sa femme dans son cou, puis son torse, avant qu'elle ne remonte près de son oreille. Il s'appliquait à rester concentré et ne pas se laisser troubler, même si elle ne l'aidait pas du tout en agissant ainsi, il avait l'impression d'être un jouet. Il garda les yeux fermés, les poings croisés et serrés par les nœuds du foulard.

- Que me caches-tu ? Que se passe-t-il ? Je sais que tu ne me dis pas tout.

Il allait nier lorsqu'elle glissa tout à coup la main sous la ceinture, à un endroit bien plus intime qu'elle seule connaissait. Il tourna la tête sur le côté, se forçant à ne rien dire et ne pas céder, pour ne pas lui raconter n'importe quoi. Un peu de calme, bon sang ! Si elle savait tout, elle voudrait tout stopper, ou crierait, ou il ne savait quoi. Il savait très bien que c'était dangereux mais ne pouvait pas arrêter et faire comme si de rien n'était. Esmée lui fit redresser la tête en l'embrassant, sans cesser son petit manège. Il plia une jambe en tremblant un peu, se sentant complètement pris au piège. Comment se tirer de cette situation ? Il avait plus de force qu'elle, grâce à son âge, mais il ne pouvait pas déchirer le foulard ni faire grand-chose dans cette position. Sans oublier qu'elle ne le lâchera pas avant un moment. Il rouvrit les yeux, alors qu'il avait une vue parfaite sur son décolleté, comme elle était mise à califourchon au-dessus de lui. Il ne pouvait pas lui dire la vérité ! Il la voyait déjà hurler ou pleurer s'il avait le malheur de lui dire qu'il revenait de chez les Volturi et travaillait avec eux pour poursuivre la guerre. Qu'il se mettait sciemment en danger pour une cause qui n'était même pas la sienne mais celle des Italiens. Et qu'il faisait ça de son plein gré, histoire d'en rajouter une couche. Consciemment, sans pression ni menace, parce qu'il le voulait. Et depuis des mois.

- Et ne me mens pas, ce sera pire si tu me mens.

Elle vint coller son front contre le sien, l'embrassant doucement. Esmée, non... Il ne pouvait pas lui dire tout cela. Au mieux, elle hurlerait et ils en auraient pour des jours et des jours, en faisant perdre du temps, de l'énergie et il ne pourrait plus travailler comme avant. Au pire, elle voudrait aider et il n'était pas question qu'il la jette pieds et poings liés dans cette histoire. C'était dangereux ! Entre les Enfants de la Lune, ces sortes de chimères ou d'hybrides et il ne savait quoi... Il en arrivait à se demander s'il valait mieux ne pas déménager à Forks au lieu de rester ici, en plein milieu du parc. Après tout, ces bêtes pourraient sentir leurs odeurs, différentes de celles des humains, et attaquer. Il craignait cela par-dessus tout, même si rien n'était encore avéré.

- Dis-moi, lui murmura-t-elle avant de continuer ses caresses de plus en plus insistantes.

- Esmée, il ne m'ait rien arrivé de grave, sérieusement, soupira-t-il.

Il bougea comme il le put, regrettant de ne pas pouvoir au moins lui prendre des mains ou être sa hauteur, afin de la rassurer. Cette position était tout sauf adaptée pour une discussion de couple, mais soit, il allait devoir faire avec. Il détestait être attaché, même par sa propre femme, car il y avait cette impression oppressante d'être privé de sa liberté de mouvements et d'action, d'être coincé, pris au piège. C'était bien pour cela qu'il était indigné qu'elle en arrive à de telles techniques, mais enfin, tant pis, ce n'était pas le plus important. Il la regarda droit dans les yeux, détaillant son regard doré, ses boucles couleur châtaigne et sa peau qui avait une teinte de porcelaine. Un visage qu'il connaissait si bien qu'il pourrait le dessiner dans le noir, un visage qu'il avait tant observé et caressé, durant des heures, des jours, des années. Un visage qu'il refusait de voir détruit à jamais.

- Il arrive encore beaucoup de choses bizarres, même près de chez nous, et j'essaye de découvrir ce que c'est. Edward pense que ça m'expose au danger, que ce n'est pas mon travail, mais que veux-tu que je fasse ? Je n'ai pas envie qu'il vous arrive quelque chose, la guerre a déjà été assez terrible.

Il soupira légèrement, fermant les yeux un bref instant avant de la regarder à nouveau.

- Tu n'as pas besoin de t'en faire, je t'assure. Je suis quand même prudent. Tu veux bien me détacher, maintenant ?

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Esmée A. Cullen
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MessageSujet: Re: Foyer à Forks   Ven 6 Nov - 21:01

Carlisle- Esmée, il ne m'ait rien arrivé de grave, sérieusement, soupira-t-il.

Vraiment ? Il se mit à bouger alors qu’elle le regardait toujours, droit dans les yeux pour y chercher le moindre petit mensonge. Elle sentait juste qu’il ne disait pas tout et ça avait le don de l’irriter… Comment pouvait-elle le faire changer d’avis ? Afin qu’il se confie à elle, comment ?

Carlisle- Il arrive encore beaucoup de choses bizarres, même près de chez nous, et j'essaye de découvrir ce que c'est. Edward pense que ça m'expose au danger, que ce n'est pas mon travail, mais que veux-tu que je fasse ? Je n'ai pas envie qu'il vous arrive quelque chose, la guerre a déjà été assez terrible.

Beaucoup de choses bizarres… Comme les hommes ? Elle ne les avait pas revus, pourtant. Et personne n’en avait parlé. Elle était d’accord avec Edward, c’était dangereux s’il se mettait en danger comme ça. Il soupira à nouveau, mais légèrement cette fois-ci avant de fermer les yeux pour finalement les reposer sur elle. Cette histoire la rendait malade, le fait qu’il puisse lui cacher des choses et lui mentir. C’était…

Carlisle- Tu n'as pas besoin de t'en faire, je t'assure. Je suis quand même prudent. Tu veux bien me détacher, maintenant ?

Bien sûr que si, elle avait besoin de s’en faire. S’il se mettait en danger et qu’elle pouvait l’aider… Et s’il lui arrivait quelque chose ? Elle soupira à son tour, désarçonnée. Que dire face à ça ? Elle trouvait le mutisme de son mari irritant, sauf qu’elle ne savait pas comment le faire parler…

-Soit, dit-elle appréciant très peu son entêtement. Tu me caches quelque chose, même si j’ignore quoi je sais que tu ne mens pas totalement, donc, tu te mets en danger… Et je crois que tu dois parler à Edward. Ça ne peut plus continuer ainsi.

Elle ferma légèrement les yeux pendant quelques secondes avant de se redresser puis de descendre du lit rattachant ce qui ne l’était plus. Pour finalement sortir de la chambre, répétant « Très bien », très peu disposer à se laisser faire. Il allait bien finir par lui dire la vérité, non ? Ou faudrait-il qu’elle aille poser la question à son fils ? Tout cela avait le don de l’agacer et elle avait pris soin de le montrer à son mari. Elle décida de le laisser attacher jusqu’au lendemain… Bon, elle admettait que c’était cruel de faire ça… Mais elle savait qu’il était entêté, et que si elle tenait réellement à apprendre la vérité, il lui fallait être tout aussi têtue que lui, si pas plus. Elle soupira, rejoignant ses enfants et attendant finalement que le temps passe. Il devait comprendre ça… Comme il devait également parler à Edward. Parce que leur situation de froid ne devait plus, voire même ne pouvait plus continuer ainsi.

Elle fixa la fenêtre qu’elle avait dû remplacer, pensive. Qui avait-il de si grave pour qu’il refuse de lui parler à cœur ouvert ? Elle s’occupait tous les jours de la semaine d’enfant de primaire, elle n’était pas du genre à s’emporter facilement, pourtant ! Elle ne dit rien et regardait la lumière du jour s’assombrir peu à peu au fur et à mesure des heures. Elle ne retourna dans la chambre qu’une fois que le jour commençait à pointer le bout de son nez, toujours préoccupée. Elle soupira et finit par détacher le foulard, le libérant ainsi. Elle gardait un regard inexpressif tandis qu’elle était blessée par le semi-mutisme de son époux, mais elle était également triste de devoir en arriver à… ça, seulement elle voulait qu’il le comprenne.

-Vas-tu parler à Edward ?

À défaut d’avoir la vérité, elle espérait au moins qu’il parle à son fils afin de stabiliser un peu la situation… Quant à elle… Elle supposait qu’elle parlerait aussi à son fils. Mais elle ne voulait pas devoir en arriver là. Elle voulait connaître la vérité, coûte que coûte. Et dire qu’elle avait voulu également lui parler de ce qu’elle avait vu…

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Carlisle Cullen
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MessageSujet: Re: Foyer à Forks   Lun 7 Déc - 22:10

– Soit, dit-elle appréciant très peu son entêtement. Tu me caches quelque chose, même si j’ignore quoi je sais que tu ne mens pas totalement, donc, tu te mets en danger… Et je crois que tu dois parler à Edward. Ça ne peut plus continuer ainsi.

Ce n'était pas la peine, il ne... Esmée se leva tout à coup, répétant "Très bien" avant de partir comme ça, refermant la porte sans même le détacher. Il entrouvrit la bouche sous le choc, tirant malgré lui, puis laissa retomber sa tête contre l'oreiller avec un grand soupir. C'était ridicule ! Elle n'allait quand même pas le laisser comme ça tout la nuit, non ?! Exaspéré, il soupira à nouveau, tournant le regard vers la fenêtre, rideau à moitié fermés, en se mordillant les lèvres. Comme s'il pouvait vraiment tout lui dire, il doutait qu'elle comprenne et prenne bien le fait qu'il combatte toujours, même sans être sur le terrain. C'était dangereux, oui. Ce n'était pas leur combat, c'est vrai aussi. Il pourrait tout simplement profiter de la vie calme et paisible qu'il avait avec sa famille, d'accord. Tous ces arguments parfaitement rationnels, il les connaissait, les comprenait, les acceptait, simplement, il ne parvenait pas à les appliquer pour son propre cas. Peut-être était-ce idiot, cependant, il ne pouvait pas juste rester sur le côté, à regarder les autres se bouger, pas après tout ce qu'il avait vu à la guerre. Et ce n'était pas le peine non plus d'espérer que les humains prendront conscience un jour du danger dans lequel ils vivaient.... Cela non plus, il n'avait pas encore osé l'avouer à son épouse, qu'il commençait à perdre foi en la race humaine, perdre foi devant la violence qui continuait de ronger le monde sans que rien en puisse tout freiner. L'Histoire se répétait en boucle, sans fin, sans foi, quel intérêt qu'humains ou vampires vivent encore sur cette terre s'ils ne faisaient que la détruire.

Ne pouvant se dégager, il passa tout le reste de la nuit à réfléchir à la situation, tourner et retourner le problème en tous sens sans trouver le moindre début de solution, c'était à désespérer. Comment trouver d'où venait le premier loup-garou ? Ils ignoraient même comment était né le premier vampire ! Oh bien sûr, il y avait bien l'histoire de Dracula, qui existait réellement d'ailleurs, mais était-il le premier vampire ? Avait-il été "créé", un ange des enfers, un monstre, pour avoir renié Dieu ? Cette hypothèse était très difficilement probable mais le célèbre vampire n'en déclarait aucune autre. Les rares ayant été lui rendre visite pour demander s aversion des faits étaient tous repartis avec le même récit. L'homme, déjà un monstre, ayant transpercé le cœur de Dieu et ayant été puni pour cela, transformé en un ange de la nuit, aussi terrifiant que magnifique, condamné à errer sur cette terre en se nourrissant de sang humain et pouvant engendrer d'autres monstres à son image. Le vieux vampire tenait à cette version... Cependant, des hypothèse svenaient l'égayer. Le virus avait changé les vampires, certes, mais Dracula, lui était déjà sensible à la lumière du soleil avant la guerre, il possédait déjà de nombreux pouvoirs et pas uniquement un seul don, comme la majorité des vampires. Très vieux, encore plus que les Volturi, il ne quittait que rarement son château de Transylvanie, ne se mêlait pas aux affaires de ce monde. Peut-être était-il réellement le premier de tous les vampires.

Le docteur était toujours en train de réfléchir que représentait à lui seul le prince de Transylvanie lorsque sa femme revint dans la chambre. Carlisle s'arracha à ses pensées avec un peu de peine, revenant à la réalité pendant qu'elle détachait le foulard. S'asseyant sur le lit, il chassa la Transylvanie de ses pensées, conscient qu'il ne pourra sans doute pas approcher le château. Les vampires ayant pu s'y rendre, très rares, étaient tous très âgés, portant deux ou trois millénaires sur leurs épaules. Le prince Dracul avait bien des moyens à sa disposition pour écarter les intrus. Il commandait aux animaux nocturnes, aux tempêtes et à la brume, il pouvait se transformer lui-même en une nuée de chauves-souris. Le vampire des légendes humaines dans toute sa splendeur ! Peut-être savait-il quelque chose sur les origines des loups-garous mais on ne pouvait l'approcher aussi facilement.

– Vas-tu parler à Edward ?

Il soupira assez fort en jetant un long regard à sa femme, la bouche entrouverte, prêt à lui dire que ça ne servait à rien. Il avait déjà essayé et cela s'était terminé en dispute. Carlisle imaginait très bien la réaction de son fils s'il apprenait qu'en plus d'aller se balader à Volterra, il envisager d'aller faire un tour dans les profondeurs de la Transylvanie pour rencontrer celui qui était peut-être le premier des vampires, afin de savoir s'il possédait des informations sur les loups-garous.

– J'ai déjà essayé, ça ne sert à rien pour le moment, il vaut mieux attendre que les choses se tassent un peu avant de recommencer, je n'ai pas envie de me disputer encore avec lui.

Se levant, il contourna Esmée pour aller repousser doucement le rideau, pensif. Avec ce virus... Ce virus qui avait autant changé leur espèce... Une autre théorie naissait dans l'esprit du docteur, pouvant paraître farfelue mais qui pouvait avoir une certaine part de vérité. En admettant que Dracula soit le premier vampire, se pouvait-il que les premiers humains qu'il ait mordu ne se soient pas transformés "correctement", engendrant alors une autre espèce de vampire, avec des caractéristiques différentes ? Ce que le virus aurait finalement corrigé, les ramenant à un état bien plus proche de la légende qu'ils ne l'étaient depuis des millénaires. Passant une main sur son front, il prit une petite inspiration, observant sans la voir la pluie tombant durement sur le jardin de la maison, les yeux dans le vague. Il s'emballait sans doute beaucoup trop vite.

– Esmée, je comprend que ça t'inquiète, reprit-il en se tournant vers elle, comme ça ne plaît à Edward, mais je reste prudent, je ne vais pas sortir pour me battre de front, contre les enfants de la Lune restants, je ne suis pas un garde Volturi. Je veux juste comprendre, trouver pourquoi le virus a agi ainsi, pourquoi tant de changements, pourquoi ces changements-ci et pas d'autres, pourquoi... Il n'y aucun risque pour votre vie ni pour la mienne.

Du moins il faisait tout pour. Cette région n'était plus le refuge qui leur était apparu il y a deux ans, cette forêt toute entière était devenue étrange et menaçante, il pouvait le sentir. Un malaise qu'i ne les lâchait pas, lorsqu'ils étaient en chasse, cette impression d'être épié en permanence, voire suivi. Il était sincèrement effrayé que les membres de son clan chassent encore seuls, de temps en temps, malgré qu'il les incite à à partir au moins à deux ou trois. Même Esmée était partie seule, l'autre jour. Il y avait quelque chose dans ces bois. Et Carlisle avait peur.

– Je ne veux pas vous angoisser pour rien, simplement vous protéger. J'ai toujours pensé que cette région était très tranquille et sûre mais ce n'est plus vraiment le cas. Ces bois... Vous ne devez plus jamais chasser seuls, lorsqu'il faut y aller, mieux vaut être tous ensemble. Je ne veux vraiment pas t'inquiéter, Esmée, simplement... Je sais que ce n'est pas mon travail mais je ne peux pas rester les bras croisés en attendant qu'un problème nous tombe dessus. Tu comprends cela ?

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Esmée A. Cullen
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MessageSujet: Re: Foyer à Forks   Dim 31 Jan - 16:43

Son mari soupira relativement fort et Esmée sentit son regard sur elle. Il semblait vouloir dire quelque chose, la bouche entrouverte. Et bien ? C’était relativement simple, comme question. Oui ou non. La seconde option ne lui plaisait déjà pas, mais elle ne pouvait rien faire. Rien dire. Déjà qu’il refusait de lui dire ce qu’il cachait… Elle n’était pas un monstre, non plus. Et c’en était presque vexant de voir à quel point il s’entêtait.

Carlisle- J'ai déjà essayé, ça ne sert à rien pour le moment, il vaut mieux attendre que les choses se tassent un peu avant de recommencer, je n'ai pas envie de me disputer encore avec lui.

Esmée retint un soupir, gardant les yeux rivés sur Carlisle tandis qu’il la contournait pour se diriger vers la fenêtre. Elle garda un visage impassible alors que l’inquiétude l’habitait. Enfin, un visage semi-inexpressif. Il ne comptait pas parler à Edward ? Parfait. C’était normal qu’il ne cherche pas à envenimer les choses. Mais… Elle ne pensait pas qu’il avait raison d’agir ainsi, même si elle ignorait tout de ce qu’il cachait. Elle savait simplement qu’il se mettait en danger, et ça elle n’en aimait déjà pas l’idée. Elle regardait son époux, essayant de comprendre et de voir quelle était la raison de son semi-mutisme, sans vraiment le comprendre.

Carlisle-Esmée, je comprend que ça t'inquiète, reprit-il en se tournant vers elle, comme ça ne plaît à Edward, mais je reste prudent, je ne vais pas sortir pour me battre de front, contre les enfants de la Lune restants, je ne suis pas un garde Volturi. Je veux juste comprendre, trouver pourquoi le virus a agi ainsi, pourquoi tant de changements, pourquoi ces changements-ci et pas d'autres, pourquoi... Il n'y aucun risque pour votre vie ni pour la mienne.

Pardon ? « Sortir pour me battre de front » ? « Trouver pourquoi le virus agit ainsi » ? « Aucun risque »… Elle repensa à la vitre et aux hommes. Il se battait, donc. Prenait des risques, plus importants qu’elle ne l’avait pensé... Elle réalisait ce qu’il venait de dire. Difficilement, parce que ce que cela sous-entendait était assez… Difficile à accepter en soi. Sa gorge se noua tandis que son esprit faisait des liens. Peut-être faisait-elle des liens trop vite, mais le risque qu’elle sentait depuis le début de cette conversation ne lui plaisait pas. « je ne vais pas sortir pour me battre de front »… Cette phrase, elle ne cessait de la retourner dans sa tête, ne voyant aucune autre signification que celle-là. Et sa gorge se noua.

Elle savait qu’il se mettait en danger, elle savait aussi qu’il ne lui disait pas toute la vérité. Mais, le fait que son époux parle de « ne pas sortir » pour se battre signifiait qu’il se battait, même sans aller sur le front. Qu’il prenait des risques et qu’il participait à une bataille qui n’était pas la sienne. Ce n’était pas un Volturi. Peut-être analysait-elle beaucoup trop les phrases de son mari, mais elle essayait de comprendre. Alors elle faisait attention à tout. Elle n’arrivait pas à savoir si elle était inquiète, furieuse ou encore terrifiée… ou les trois en même temps.

Carlisle-Je ne veux pas vous angoisser pour rien, simplement vous protéger. J'ai toujours pensé que cette région était très tranquille et sûre mais ce n'est plus vraiment le cas. Ces bois... Vous ne devez plus jamais chasser seuls, lorsqu'il faut y aller, mieux vaut être tous ensemble. Je ne veux vraiment pas t'inquiéter, Esmée, simplement... Je sais que ce n'est pas mon travail mais je ne peux pas rester les bras croisés en attendant qu'un problème nous tombe dessus. Tu comprends cela ?

-C’est trop tard, dit-elle le ton plus dur qu’elle ne l’aurait voulu. Le simple fait de cacher des choses est inquiétant en soi. Si en plus c’est pour « oublier » de dire que tu te bats, même sans être sur le champ de bataille… Les temps changent et les personnes aussi. Il y aura toujours du danger, partout. Et te mettre en danger ainsi alors que tu ne fais pas parti des Volturi afin de prendre parti à une guerre, un combat qui oppose tout le monde contre tout le monde…

Le simple fait qui se mette en danger était inquiétant, ça, et le fait qu’ils le soient tous…. Ça n’avait absolument rien de rassurant, mais c’était normal, cela faisait longtemps que le monde ne paraissait plus aussi… Sécurisant ? Non… Disons simplement qu’elle ne voyait plus les contes de fées comme avant. Juste des inventions. Des histoires que l’on donne aux enfants pour leur apprendre les difficultés de la vie, la vraie vie. Pleine d’incertitude et de danger. Comment fuir encore plus cette réalité alors que tout semblait vous y mener le plus infailliblement possible ? Il voulait trouver le pourquoi du comment ? Parfait ! La curiosité fait connaitre le monde aux enfants, fait comprendre ce même monde dans lequel on vit. Seulement la curiosité peut aussi être très dangereuse, surtout lorsqu’on s’aventure sur des terres inconnues.

-C’est dangereux, Carlisle. Et tu ne pourras pas toujours éviter chaque danger qui nous menace. SURTOUT si tu es seul. Comment veux-tu nous protéger s’il t’arrive quelque chose juste parce que tu veux « trouver pourquoi le virus agit ainsi » ?

Toute cette histoire avait le don de l’agacer, sans oublier qu’il avait osé lui mentir, même s’il semblait avoir lâché un morceau de vérité supplémentaire. Mais elle ne pouvait s’empêcher d’être en colère face au mensonge qu’il avait fait, même si elle était inquiète à l’idée qu’il ne se mette en danger… Son esprit grouillait de pensée, elle ne cessait de recasser et ne cessait d’amplifier son agacement et sa colère. Il lui avait menti, alors qu’ils étaient mariés ! D’autant plus qu’elle ne savait pas s’il lui disait toute la vérité, maintenant… Comment maintenir une confiance intacte après un mensonge ? Surtout un mensonge de ce type… Elle serra les poings, avant de frapper Carlisle sur le torse.

-Ça, c’est parce que tu as menti. On est mari et femme, Carlisle. On est mariés ! Comment puis-je être sûre que tu me dises la vérité, maintenant ? COMMENT ? C’est une question de confiance ! De confiance, Carlisle.

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MessageSujet: Re: Foyer à Forks   Jeu 31 Mar - 22:24

– C’est trop tard, dit-elle le ton plus dur qu’elle ne l’aurait voulu. Le simple fait de cacher des choses est inquiétant en soi. Si en plus c’est pour « oublier » de dire que tu te bats, même sans être sur le champ de bataille… Les temps changent et les personnes aussi. Il y aura toujours du danger, partout. Et te mettre en danger ainsi alors que tu ne fais pas parti des Volturi afin de prendre parti à une guerre, un combat qui oppose tout le monde contre tout le monde…

Carlisle n'était pas sur le terrain face aux loups, il ne combattait pas, ne les traquait pas, ne les coursait pas pour les anéantir, il ne s'amusait pas ça ! Se retournant, il soupira longuement en regardant Esmée, s'adossant au mur près de la fenêtre, les deux mains dans les poches. Comment pouvait-elle trouver anormal qu'il prenne parti dans cette guerre ? Devrait-il simplement rester chez lui les bras croisés à attendre que la crise passe, baisser la tête et ne pas agir ? Il pouvait faire quelque chose au moins par ses recherches, s'il n'était pas sur le terrain pour se débarrasser des Enfants de la Lune à coup de poings et de crocs. Sa femme lui reprochait alors que non, décemment, il ne pouvait plus se contenter de contourner le regard ainsi ! Il soupira à nouveau en secouant un peu la tête, ressentant un mélange de d'agacement et de lassitude, en réponse à la colère que ressentait Esmée en ce moment même. Il était très rare qu'ils se disputent, après tant d'années de vie commune, ils pouvaient se comprendre à la perfection l'un l'autre et donc éviter ce genre de problèmes. Pourtant, il existait des sujets pour lesquels Carlisle ne pouvait tout simplement pas céder, que cela le mette en danger ou non, qu'Esmée l'accepte ou pas, que ses enfants crient ou ne fassent rien. Il ne savait pas comment le faire admettre à sa femme, qu'il ne voulait plus juste rester chez lui à s'occuper de sa famille en tournant le dos au monde. Ce n'était pas une simple guerre inter-espèces mais une guerre pour conserver la stabilité de leur monde.

– C’est dangereux, Carlisle. Et tu ne pourras pas toujours éviter chaque danger qui nous menace. SURTOUT si tu es seul. Comment veux-tu nous protéger s’il t’arrive quelque chose juste parce que tu veux « trouver pourquoi le virus agit ainsi » ?

Parce qu'il ne pourra pas les protéger du tout s'il n'agissait pas, c'était pourtant simple ! Il se retint à très grande-peine de lui crier cela, ne voulant pas alerter tout le monde, bien que cela l'en démangeait. Esmée se rapprocha tout à coup, levant des poings crispés pour le frapper au torse, lui arrachant un regard assez exaspéré. Il agissait seul car Esmée et les enfants n'aspiraient qu'à une vie paisible et non pas à se retrouver plongés dans la tourmente et les problèmes, il n'avait pas à les forcer à le suivre, clan ou non, ça ne fonctionnait pas comme cela ! Secouant la tête, il posa le regard sur sa femme, n'ayant guère besoin du don de Jasper pour comprendre à quel point elle était furieuse et blessée. Elle devra pourtant admettre que le temps où il se contentait de jouer les bons père de famille tranquillement chez lui en fermant les yeux sur le monde était révolu. Ce monde avait changé, les vampires avaient évolué, tout comme les notions de guerre et de lutte. Alors oui, il avait changé, lui aussi, ce n'était peut-être pas forcément visible, pourtant c'était le cas ! Il ignorait quoi répondre à Esmée, elle ne se calmera guère avec quelques paroles, de toute façon, et il ne pouvait pas tout lui dire.

– Ça, c’est parce que tu as menti. On est mari et femme, Carlisle. On est mariés ! Comment puis-je être sûre que tu me dises la vérité, maintenant ? COMMENT ? C’est une question de confiance ! De confiance, Carlisle.

– Ce n'est pas qu'une question de confiance, justement, grinça-t-il d'un ton plus froid qu'il ne l'aurait voulu. Esmée, je ne risque rien et je ne m'amuse pas à courir sur le front, essaye juste de comprendre que j'en ai assez de rester simplement là à regarder les choses évoluer sans rien faire !

Il leva les yeux au ciel avec un très grand soupir, s'écartant du mur pour retourner s'asseoir au bord du lit, à la fois très agacé et las. Il ne pouvait pas tout lui expliquer et détestait lui mentir ou lui cacher des choses, ce qui le rendait un peu perdu. Cette histoire était déjà compliquée, il y avait-il un tel besoin d'y ajouter des disputes inutiles et stériles ?! Se relevant aussi vite qu'il s'était assit, il fit quelques pas dans la chambre, passant une main sur son front puis croisant les bras. Bon, on se calme, hurler ne servait à rien, pas plus que de rembarrer Esmée. Il se retourna vers elle, revenant plus près en tâchant de se détendre, respirer et retrouver son calme.

– On est tous concernés, Esmée, qu'on le veuille ou non ! Le virus va continuer d'évoluer, comment peux-tu vivre sereinement en ignorant dans quel état tu seras dans un mois ou dans un an ? Je veux prévoir les conséquences, rien de plus, pas participer à une exécution de masse ! Il y a encore tant de choses que nous ignorons et qu'il faut découvrir, c'est... Je ne sais pas comment t'expliquer plus pourquoi je me sens le devoir d'y participer. Donc non, c'est vrai, je ne te dis pas tout et n'ait pas vraiment l'intention de le faire. Pas parce que je ne te fais pas confiance mais simplement car je ne veux pas mêler qui que ce soit à ce que je fabrique.

Le docteur savait très bien que sa femme allait s'enflammer en entendant cela, reculant de deux pas avant qu'elle n'ait l'idée de le gifler.

– Rien ne va changer à ta vie pour autant, oublie simplement cette histoire. D'accord ?

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MessageSujet: Re: Foyer à Forks   Lun 20 Juin - 18:46

[HJ: Encore désolée du retard et de l'oubli ! Mad]

Carlisle– Ce n'est pas qu'une question de confiance, justement, grinça-t-il d'un ton plus froid qu'il ne l'aurait voulu. Esmée, je ne risque rien et je ne m'amuse pas à courir sur le front, essaye juste de comprendre que j'en ai assez de rester simplement là à regarder les choses évoluer sans rien faire !

Elle admettait qu’elle-même ne pouvait pas laisser des êtres vivants ainsi, sans réagir. Sauf qu’elle ne voulait pas qu’il prenne de risque ainsi. Mais… C’était risqué. Totalement et irrévocablement risqué. Mais ce n’était pas ça le plus blessant, non. Le mensonge, n’aidant pas, elle ne décolérait pas. Elle pensait pouvoir comprendre, elle pensait aussi pouvoir l’accepter… Mais le laisser faire sans rien dire alors qu’il courrait un danger qui pouvait être terrible ? Jamais. Jamais elle n’y arriverait, pas sans se battre, du moins. Elle retint un soupir alors qu’elle entendit un grand soupir du côté de son époux. Elle voulait se calmer, même si cette histoire la mettait hors d’elle.

Le simple fait qu’il lui ait menti… Elle n’arrivait pas à l’avaler, même s’il avait ses raisons. Elle le fixa des yeux alors qu’il s’éloignait du mur contre lequel il était adossé pour l’entendre venir vers elle et s’asseoir sur le lit. Elle soupira à son tour tout en posant ses yeux sur son époux. Ce dernier se leva aussi rapidement qu’il ne s’était réinstallé sur le lit. Esmée regarda vaguement à travers la fenêtre alors qu’il reprit la parole, après un trèèès long moment une fois revenu près d’elle et avoir respiré, comme si ce qu’il allait lui dire lui coûtait un bras.

Carlisle- On est tous concernés, Esmée, qu'on le veuille ou non ! Le virus va continuer d'évoluer, comment peux-tu vivre sereinement en ignorant dans quel état tu seras dans un mois ou dans un an ? Je veux prévoir les conséquences, rien de plus, pas participer à une exécution de masse ! Il y a encore tant de choses que nous ignorons et qu'il faut découvrir, c'est... Je ne sais pas comment t'expliquer plus pourquoi je me sens le devoir d'y participer. Donc non, c'est vrai, je ne te dis pas tout et n'ait pas vraiment l'intention de le faire. Pas parce que je ne te fais pas confiance mais simplement car je ne veux pas mêler qui que ce soit à ce que je fabrique.

Là n’était pas le problème, elle pouvait parfaitement comprendre ce qu’il voulait, ce qu’il cherchait. Seulement… Même si le besoin de savoir ce qui allait se passer par après était présent, elle ne voulait pas se mettre en danger –surtout sans prévenir qui que ce soit-, ni mettre en danger sa famille. Elle savait que le monde était dangereux, comme elle savait que rien n’était simple mais… Pardon ? « Ne te dis pas tout », ça elle le savait, jusque-là, rien de neuf. « Pas vraiment l’intention de le faire »… « Simplement car je ne veux pas mêler qui que ce soit à ce que je fabrique »… C’était une blague ? Une grosse blague de mauvais goût ? Elle regarda attentivement son époux dans les yeux, pour essayer d’y déceler une once de moquerie ou de plaisanterie, en vain. Au fond d’elle, elle le savait. Mais ces mots-là ne firent qu’aggraver les choses et elle serra les poings, à deux doigts de le gifler. Chose qui le fit reculer de deux pas en arrière.

Carlisle– Rien ne va changer à ta vie pour autant, oublie simplement cette histoire. D'accord ?

Bien sûûûr ! Il était sérieux ? Elle se retint de crier à nouveau, préférant éviter de continuer la dispute. Ne rien changer à sa vie… Oublier, bien sûr, absolument ! Elle allait y arriver à merveille ! Surtout qu’elle n’était pas décidée à le vouloir. Oublier… Il se mettait en danger, il voulait chercher, savoir la suite des conséquences du remède… N’avait pas l’intention de lui en dire plus, au final. Puis… le fait qu’il ne veuille pas mêler qui que ce soit à cette histoire, sachant qu’ils y étaient déjà tous mêlés par le simple fait qu’ils faisaient partit de sa famille, sans oublier le touuuuuut petit détail : ils étaient vampire et avaient tous été soignés par le remède. Alors… S’il voulait chercher à comprendre la suite, elle ne voulait absolument pas qu’il prenne de tels risques SEUL. Si jamais il lui arrivait quelque chose, il était évidant que rien n’allait changer dans sa vie, absolument !

-Très drôle, Carlisle. Vraiment. Tu ne veux mêler personne à toute cette histoire ? Vraiment ? Tu sais que, bien évidemment nous le sommes obligatoirement ? Peut-être que ta recherche, dit-elle en essayant de se calmer alors qu’elle bouillait de l’intérieur. Ne nous implique pas, mais son sujet oui, et prendre des risques… Aussi bonne est la raison que tu as… Prendre des risques… C’est complètement insensé, surtout seul.

Elle garda son regard intensément fixé sur lui, elle l’aimait et trouvait cela risqué qu’il poursuive seul, même s’il ne sera sûrement pas de son avis. Sans lui laisser le temps de répondre ou de réagir, elle soupira et reprit elle-même la parole. Alors qu’elle détestait l’idée qu’il ne lui arrive quelque chose, détestant aussi la seule possibilité qu’il ne lui ait menti, même si ce fait-là était avéré à présent.

-Tu veux trouver le pourquoi du comment ? Je n’ai rien à te dire là-dessus, mais tâche juste de ne pas être seul et de ne pas te mettre encore plus en danger inutilement. Vas-y accompagné, et ne viens pas me dire que tu ne veux pas nous impliquer alors que dans cette histoire, nous le sommes tous. Le monde n’est plus ce qu'il est, et ça, je l’ai bien vu... Je tiens juste à ce que nous soyons tous saufs. Je ne veux pas qu’il t’arrive malheur, tout simplement.

Esmée se redressa avant de quitter la pièce, lasse de toute cette histoire, clôturant ainsi cette discussion bien qu'elle savait qu'il lui mentait et qu’elle n’en aimait pas l'idée. Elle lâcha un soupir tout en descendant les escaliers, confrontée à cette fenêtre qu'elle avait dû réparer.

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