Le monde a changé, les vampires aussi, les humains sont prêts pour la guerre...
 
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 Besoin d'évasion

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Isabella M. Swan
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MessageSujet: Besoin d'évasion   Dim 6 Sep - 13:14

« Sois gentille », « travaille bien », « ne te fais pas remarquer », « essaie de sourire un peu », « ne renvoie pas chier ton monde »… Bella en avait marre. Marre d’entendre ces paroles depuis des années, marre de devoir être la petite fille parfaite alors qu’elle n’avait pas envie de faire plaisir à sa mère, marre de veiller sur Raven qui avait la belle vie alors qu’elle en voulait toujours à Renée d’agir comme cela. C’était sans doute stupide, puéril, gamin, et tout ce que l’on veut… Mais Bella retenait cela depuis des années, maintenant, il était inévitable que cela ressorte. Et comment la punir ? Bah bien sûr, l’envoyer dans le village – parce que pour elle, Forks n’était pas une ville – le plus pourri et ennuyeux du monde, entouré par des arbres et sans la moindre activité ! Au fond, si ça se trouvait, c’était uniquement pour profiter d’une année au calme avec Phil, chez eux, au soleil… Ou alors Charlie avait réclamé de les voir un peu et Renée avait vu cela comme une opportunité. C’était possible, aussi.

Et voilà pourquoi elle s’ennuyait comme un rat mort en regardant désespérément la pluie tomber comme jamais, allongée dans son lit, complètement amorphe. Pas envie de bouger, envie de rien faire, sinon être très loin d’ici, au soleil, à bronzer sur la plage ou même sur la terrasse, autour de la piscine. Mais non… Elle était coincée et avait enfilé son bon vieux training, emmerdant profondément tous les « principes de mode » d’Alice aujourd’hui, bien qu’elle soit à peu près la seule personne qu’elle apprécie dans cette bourgade. Mais elles n’avaient pas prévu de se voir aujourd’hui, on était dimanche, et Bella comptait bien en profiter pour s’habiller comme elle le voulait sans risquer de causer une crise cardiaque à sa nouvelle amie. Elle avait tenu une semaine, c’était déjà bien, non ? Cinq loooongs jours de cours en plus de samedi où elle avait dormi et travaillé pour les cours, un peu, histoire de suivre. Pas comme si le programme était particulièrement épuisant au début de l’année…

Charlie – Bella, de la visite pour toi.

Bella – Qui c’est ? demanda-t-elle, le menton toujours posé sur ses mains.

Charlie – Jacob Black, il voulait te…

Bella – Pas envie, laissez-moi tranquille, occupée.

Bella l’entendit vaguement soupirer mais ne se retourna pas et ne dit rien de plus, attendant qu’il descende. Au moins, lui n’avait pas ouvert la porte et n’était pas entré comme sa mère l’aurait fait. Elle savait qu’il n’osait pas, pas tout de suite du moins, et ne se gênait pas pour en profiter. Elle était consciente d’être une chieuse finie mais s’en fichait complètement, voulant seulement qu’ils entendent ce qu’elle avait à dire au lieu de la punir comme ils le faisaient. Le fait qu’elle bosse à l’école ne leur indiquait rien ? Son seul souhait était de partir d’ici, loin de son frère, de ses parents et de sa demi-sœur, d’être enfin libre et de ne plus se voir dicter sa conduite comme si elle avait cinq ans. Bien sûr, Bella savait que la drogue, c’était mal, que son comportement était illégal lorsqu’elle faisait cela, mais c’était le seul moyen qu’elle avait trouvé pour s’exprimer. N’étant pas très douée avec les mots, elle agissait.

L’adolescente se redressa, les cheveux un peu en bataille, et enfila ses baskets en nouant les lacets rapidement, assise au bord du lit. Elle avait besoin d’air, de bouger, et d’une petite dose de relaxant. Elle se mit debout, s’étirant en baillant, puis jeta un œil dans le miroir pour voir quelle tête elle avait. Bof, Alice piquerait une crise mais pour elle, ça convenait. Bella passa une main dans ses cheveux vite fait bien fait, histoire d’être tout de même sortable, et sortit de sa chambre sans se maquiller ni rien. Après tout, elle avait pris sa douche et était parfaitement propre, elle pouvait très bien sortir comme cela, son père n’avait rien à lui dire. Descendant les escaliers, elle loupa une marche par mégarde et jura en shootant dedans avant d’enfiler son imperméable bleu foncé doublé pour ne pas avoir froid.

Charlie – Tu vas quelque part ? demanda-t-il, appuyé contre le chambranle de la porte.

Bella – Oui. Je ne suis pas privée de sortie, que je sache, alors j’ai le droit. Cette maison m’étouffe, faut que j’aille faire un tour. M’attendez pas pour dîner.

Charlie – Bella…

Bella – Salut.

Bella rabattit sa capuche sur sa tête et ouvrit puis ferma la porte sans laisser le temps à son père de dire quoi que ce soit. Lui pouvait la comprendre, pourtant ! Il l’avait toujours comprise, ils avaient toujours eu un caractère similaire, et pourtant, il ne comprenait pas. Il ne comprenait rien, semblait complètement dépassé et c’était précisément pour cela qu’elle lui en voulait. Sa mère, à la limite, ok, c’était possible. Mais Charlie ! Bella grimpa dans sa voiture, ruminant sa colère, et démarra pour reprendre la route principale. Elle ne savait pas où aller mais quitter Forks était le plus important. Elle roula un moment, cherchant à se calmer, puis suivit les panneaux renseignant une grande ville. Elle accélérait toujours plus, roulant bien plus vite que d’habitude à cause de la colère et du besoin d’air. Ce n’est qu’à un moment qu’elle vit quelque chose sur la route, très rapide, fugace et très gros, l’obligeant à freiner d’un coup en hurlant. Heureusement, il n’y avait personne devant elle, les routes étaient vides et ses réflexes avaient bien agi. Mais bon sang, qu’est-ce que c’était ?!

Bella porta ses mains à sa tête, respirant, essayant de se reprendre sans cesser de regarder autour d’elle. La pluie battante ne lui permettait pas de voir très loin, mais le coin était désert… Bon. D’accord, message reçu, elle roulait trop vite. Attendant que son cœur reprenne un rythme normal, la voiture mise dans un angle étrange par rapport à la route, l’adolescente redémarra en respectant les limitations de vitesse, cette fois. Elle ne voulait pas mourir, elle voulait seulement sortir, s’aérer l’esprit et ne plus vivre à Forks durant quelques heures. Puis, si elle pouvait trouver une petite dose… Après tout, elle avait bien dit à Charlie de ne pas l’attendre ce soir, rien ne la retenait ou l’empêchait de le faire. Et puis, elle en avait besoin.

Bella – Port Angeles…, murmura-t-elle en lisant un panneau.

Serrant à droite, Bella suivit le panneau indiquant la sortie vers la « grande ville », jugeant qu’elle était assez loin de Forks et qu’il y aurait sûrement moyen de trouver de quoi « jouer sa délinquante » ici. Elle quitta l’autoroute et trouva un endroit où se garer assez rapidement, regardant un peu partout. Cette ville ressemblait à Forks… Elle avait la poisse, bon sang ! Prête à faire demi-tour, elle constata, cependant, que beaucoup plus de commerces étaient ouverts malgré certains bâtiments en ruines dans les environs. Au moins, cette ville semblait se redresser de la guerre… Bah, après tout, pourquoi pas ? Lorsque Bella avait regardé quelques points où se fournir en drogue, à Phoenix, elle avait vu une adresse à Port Angeles qui devait sûrement exister encore aujourd’hui. Mais la trouver se révéla bien plus difficile que prévu… En voiture, personne ne l’écoutait, personne ne lui parlait.

Bella – Bon, à pieds.

Elle coupa la moteur, se garant un peu plus loin dans une avenue plus fréquentée, et s’enfonça dans le dédale des rues de Ports Angeles en rabattant sa capuche sur sa tête, sac à dos sur le dos. Elle interrogea quelques junkies qu’elle aborda discrètement, son look du moment aidant sérieusement, et parvint à dénicher l’endroit où tous se fournissaient. Qui avait changé, d’ailleurs… Même le dealeur avait changé ! Bon, soit, tant pis, elle en avait besoin, elle ne supportait plus Forks ni cette pluie, elle se sentait trempée jusqu’aux os et son moral n’en menait pas large non plus. Dès qu’elle trouva la personne, Bella mentionna son contact, mine de rien, et paya en espèces bien moins cher que ce qu’elle devait dépenser à Phoenix. Oh. Intéressant… Hochant la tête discrètement pour remercier, elle cacha le tout dans la poche intérieur de sa veste et fila, tête baissée, en manquant de heurter quelqu’un. Elle s’excusa sans relever la tête puis chercha un endroit tranquille pendant un moment. A Phoenix, c’était simple, mais ici… Bah, après tout, pourquoi pas dans les ruines ? Non, il pleuvait, elle voulait être au sec ! Où trouver un endroit sec ici ? Tout était trempé, les comm… Oh. Mais oui, les commerces ! Il devait bien y avoir un centre commercial dans le coin, non ? Et, qui dit centre commercial, dit toilettes publiques.

Bella interrogea d’autres passants sur l’existence d’un centre commercial, nombreux lui disaient qu’il y en avait bel et bien un dans le coin, très grand, tout nouveau et pas cher mais elle les arrêta en leur disant qu’elle avait seulement un besoin pressant. Bien sûr, il y avait des toilettes « très propres et très grandes ! » mais mixtes pour l’instant, faute de moyens. Bon… Soit, ça ferait l’affaire. Peut-être espéraient-ils la faire fuir en disant cela mais ils venaient de rater leur coup. Après tout, elle avait seulement besoin d’un endroit. Un endroit où elle serait tranquille, où personne ne viendrait la chercher, où personne ne viendrait la déranger. Au prix d’un effort surhumain, l’adolescente parvint à avoir l’information qu’elle voulait : le « grand centre commercial tout beau et tout neuf » n’était qu’à cinq minutes de marche. Parfait.

Elle marcha donc d’un pas décidé dans la direction indiquée par la vieille dame gentille qui lui avait répondu et arriva, en effet, face à un centre commercial… assez petit. Puis, pas si beau que ça en plus, c’était un bâtiment assez ordinaire, neuf certes, mais elle avait déjà vu plus grand. Son enthousiasme en prit un sacré coup mais elle ne se démonta pas pour autant et courut se réfugier à l’intérieur, relativisant en disant qu’elle serait à l’abri. Enlevant sa capuche trempée, Bella passa sa main sur son visage pour l’essuyer au moins un peu et chercha les toilettes du regard. Un grand panneau pimpant les renseignait. Parfait ! Elle fila à nouveau en se pressant, ne cherchant pas à paraître détendue pour une fois – se presser pour aller aux toilettes est tout à fait crédible – et y pénétra… en déchantant une fois encore. Ces toilettes n’étaient pas si belles que ça et la propreté n’était pas au top non plus. Maiiis bon, ne pas désespérer, elle avait juste besoin d’un endroit.

Bella – Respire, Bella, t’es au sec.

Bella ouvrit la première porte à sa gauche et y entra, fermant derrière elle, avant de rabattre le couvercle pour s’asseoir dessus. Elle posa son sac à dos, tirant seringue et ce dont elle avait besoin puis remonta immédiatement sa manche. Lorsqu’elle était petite, elle avait une sainte horreur des aiguilles mais, curieusement, depuis quelques temps, ces dernières lui procuraient un bien fou. L’étape de la piqûre était toujours délicate mais le bien-être dans lequel elle se trouvait après valait bien ce prix-là. Comme maintenant. Dès qu’elle sentit la drogue se répandre, Bella se détendit, se laissant aller contre le mur derrière elle, seringue encore dans le bras. Làààà, c’était mieux. Bien mieux…

Dès qu’elle le put, Bella ramassa ses affaires en les rangeant lentement, s’extasiant devant tout ce qu’elle voyait et sentait, frissonnant en touchant seulement son sac à dos. Baissant sa manche, elle ouvrit la porte des toilettes et… tomba nez à nez avec le frère d’Alice. Comment il s’appelait, déjà… Ah, Edward. Dans un état second, elle ne réalisa même pas qu’il était à Port Angeles et lui sourit simplement d'un air à moitié rêveur en refermant son sac à dos, le hissant ensuite sur ses épaules. Sans doute se réveillerait-elle dans quelques heures, mais là, non, trop détendue. Même le malaise qu'elle avait vécu avec Alice à l'idée qu'elle découvre que "la nouvelle" se drogue était loin, très loin.

Bella – Salut, dit-elle comme si tout était normal. Besoin pressant, toi aussi ? Fais gaffe, ces toilettes sont publiques et mixtes.

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Edward Cullen
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MessageSujet: Re: Besoin d'évasion   Dim 6 Sep - 17:00

– Heu, marmonna Edward d'un ton dubitatif en jetant un coup d'œil à Emmett. Tu vas offrir ça Rosalie pour sa fête ? Tu ne crois pas qu'un châle, une bague ou un vêtement, ce serait mieux ?

– Mais non, c'est parfait ! Je m'appelle pas Jasper, moi, je n'ai pas besoin de traîner des heures dans un magasin de fringues pour trouver ce qui va plaire à ma belle.

Quand même, une boîte à outils et une batterie de voiture neuve, Edward n'aurait jamais choisi ça comme cadeau pour sa copine, s'il en avait une. Il fourra ses mains dans ses poches en suivant son frère pour aller faire la queue à la caisse, regardant pensivement autour de lui. Il était venu pour voir l'avancée des travaux et respirer un autre air que celui de Forks, Emmett pour trouver le cadeau de Rosalie. Le télépathe avait cru qu'il allait se fourrer dans une bijouterie, néanmoins, pas chez un garagiste ni un vendeur de pièces détachées de voiture. Une fois sortis du magasin, ils marchèrent un peu dans le centre commercial, bondé à cette heure. Où était Jasper ? Il les avait laissé toute à l'heure, voulant lui aussi faire une petite course. Sortie entre hommes, pourrait-on dire, Rose et Alice n'avaient pas voulues sortir par un tel temps. Il pleuvait très fort et le ciel était noir d'orage. Ils retrouvèrent leur frère un peu plus loin, son sac en bandoulière, occupé à parler d'un vieux livre avec un petit humain chauve dont le cœur battait trop vite. Edward soupira de lassitude en regardant les passants. Cet endroit était un peu ennuyeux, mais au moins, ils étaient abrités.

– Tiens, regarde, dit tout à coup Emmett en lui donnant un petit coup de coude. C'est la nouvelle copine d'Alice, non ? Celle qu'elle a torturé chez nous ?

– Si, grinça-t-il. Et Alice s'est beaucoup amusée à l'imaginer en culotte devant moi.

Emmett éclata de rire, si fort qu'il fit retourner presque tous les humains dans un rayon de trois mètres, son corps de géant tremblant sous son fou rire. Edward leva les yeux au ciel mais sourit lui aussi, suivant Bella du regard. Il n'arrivait toujours pas à lire ses pensées mais ignorait si c'était parce qu'il ne l'avait pas assez côtoyé ou parce qu'elle avait un don. Carlisle lui avait dit un jour que des personnes pouvaient avoir comme dons des boucliers physiques ou mentaux. Il y en avait plusieurs genres, c'était une sorte de don assez répandu, dans le monde. Elle rentra dans les toilettes du centre, son sac sur l'épaule, alors qu'il respirait son odeur au passage. Il eut d'un coup un violent frisson, fermant les yeux un bref instant. Wow. Il pinça les lèvres, écoutant à peine Emmett qui lui racontait tout ce que Rosalie pouvait bricoler, lorsqu'elle en avait envie, que sa "poupée blonde était un génie en mécanique". Il avait d'un coup très envie de suivre Bella, sentir de nouveau son odeur, mais était comme cloué sur-place. Il n'avait pas le droit de... Ou si ? Non. Il n'avait pas le droit.

Il s'assit sur un banc avec son frère, en attendant Jasper. Il ne cessait de penser à cette odeur fugace, qui l'avait beaucoup surpris sur le coup. Peut-être avait-il rêvé ? Emmett finit par remarquer son manège et lui demanda dans un demi-sourire si c'était bien la dernière victime en date d'Alice qui l'avait troublé comme ça. Il acquiesça avec un maigre sourire, évitant de justesse que son géant de frère ne lui ébouriffe les cheveux. Eh, pas touche, déjà qu'il avait du mal à se coiffer ! Il lui dit qu'il avait senti son odeur, qu'elle était... Il ne trouvait même pas ses mots. Emmett sourit, en lui disant qu'il n'était pas censé vouloir la tuer, et Edward répliqua aussitôt qu'il n'en avait pas l'intention, bien évidemment ! Elle sentait bon, oui, mais il ne voulait pas être un assassin. Le géant sourit à nouveau puis lui désigna la porte des toilettes, en lui disant qu'il pouvait l'approcher, alors, s'il n'en voulait vraiment pas à sa vie. Elle pouvait toujours être une amie.

– Mais elle est humaine.

– Et alors ? Alice lui a déjà mis le grappin dessus, tu risques de la voir souvent. Te prends pas la tête, on vit au milieu des humains alors on peut bien s'amuser un peu.

Peut-être... C'est vrai que c'était tentant. Il était censé éviter de nouer des liens avec des humains, c'était trop dangereux, mais après tout, pourquoi ne pas s'amuser, oui ? Il n'avait plus envie de se freiner autant, il voulait se laisser aller un peu lui aussi. Il se leva, son sac sur les épaules, avec un signe de main pour Emmett, qui lui répondit par un large geste accompagné d'un petit rire. Edward marcha jusqu'aux toilettes puis poussa la porte, les trouvant vide mais sentant aussitôt l'odeur de Bella, qui le saisit à la gorge, surpassant tout le reste. Il s'appuya contre le mur, pris de court, fermant les yeux. C'était sublime... Il n'avait pas rêvé, elle sentait si bon. De nouveau, il fut pris par l'envie folle de goûter à son sang, même si cela reviendrait à trahir les principes de sa famille, à trahir Carlisle. Il porta une main à son visage, combattant son envie de l'attraper puis de boire un peu de son sang. Il pouvait. S'il ne la tuait pas. Il se détacha du mur, enlevant sa main, ses yeux brillants d'une soif non maîtrisée. Après tout... S'il ne la tuait pas ?

Il se rapprocha de la porte, luttant contre son instinct tout en mourant d'envie d'y céder. Elle était là, toute seule. Il sentait l'odeur de la drogue dont elle s'imprégnait, ce qui la rendait encore plus fragile et vulnérable qu'elle ne l'était déjà, petite humaine. Il lui suffirait de la coincer dans une cabine, elle ne pourra pas riposter. Il pourra goûter au liquide précieux de ses veines fines. La porte s'ouvrit tout à coup, la laissant passer. Il baissa les yeux sur elle, repérant par pur instinct où il devait la prendre. Mais il n'avait pas le droit. Il en avait envie. Il y avait des règles à respecter. Il voulait la faire sienne. Il ne devait pas. Qu'est-ce qui l'en empêchait ? Elle lui souriait d'un air rêveur en mettant son sac à dos sur ses épaules, inconsciente de ce qu'elle risquait. Inconsciente d'avoir un monstre en face d'elle. Fragile petite humaine... Il se retenait de toutes ses forces de s'emparer d'elle, la pousser à l'écart, loin des yeux du grand public.

– Salut, dit-elle comme si tout était normal. Besoin pressant, toi aussi ? Fais gaffe, ces toilettes sont publiques et mixtes.

– Tu as l'air en forme, sourit-il en posant une main sur sa joue.

Ah, la drogue, merveilleuse invention humaine... Il n'aurait jamais cru qu'elle était tombée là-dedans, avec un père et un grand frère flics. Ou peut-être était-elle comme lui, à vouloir braver les interdits et trouver ses propres limites ? Il entendit son cœur accélérer, pulsant le sang encore plus vite dans ses jolies veines. Il avait tant envie de goûter son sang, envie de le sentir couler dans sa gorge... Oui, c'était interdit. Mais personne ne le saura. Et il n'allait pas la tuer. Ce sang qui l'appelait, si fort, il voulait y tremper les lèvres. Elle rougit, ce qui accentua encore le désir d'Edward.

– Tu... Toi... Tu... Toi aussi.

Il se rapprocha encore un peu, souriant, la poussant avec une extrême douceur dans la cabine, puis contre le mur, avant de laisser la porte se refermer sur eux. La faïence du mur était déjà éclatée, coupante. Il lui suffit de la pousser à s'y appuyer pour voir son épaule entaillée, laissant échapper plus fortement son odeur, accompagnée de celle de la drogue. Il la prit contre lui en lui demandant ce qui la mettait de s'y bonne humeur puis écarta les pans du tissu déchiré, posant les lèvres sur la blessure. Il fut aussitôt enivré, les yeux fermés, appuyant ses lèvres avec une légèreté extrême, la serrant dans ses bras. Son sang avait un goût de passion, aussi rouge qu'il l'avait imaginé, avec un goût floral, piquant, provocateur. Un goût délicieux, à la fois dur et tendre, les quelques gouttes qu'il prenait avaient ce goût passionnel. Il redressa la tête, ayant passé très vite la langue sur ses lèvres.

– Fais attention au mur, tu t'es coupée, dit-il innocemment en la soutenant. Je vais t'accompagner à l'infirmerie du centre.

Elle tourna la tête vers son épaule, tendant ensuite une main pour toucher. Il eut un regard amusé lorsqu'elle eut un haut-le-cœur, s'agrippant aussitôt à lui. Elle n'aimait pas l'odeur du sang ? Il pouvait pourtant lui assurer que la sienne était merveilleuse.

– J'ai... J'ai de quoi me soigner dans ma voiture, ce n'est pas nécessaire.

Elle bafouilla qu'elle devait s'asseoir. Il passa un bras autour de ses épaules puis la soutint pour l'aider à quitter les toilettes publiques. Il la conduit jusqu'à un banc proche, s'asseyant près d'elle en la soutenant. Ah, elle était toute pâle. Il s'assura qu'elle pouvait marcher avant de l'escorter jusqu'au parking couvert où elle avait laissé sa voiture. Elle était encore plus fragile, maintenant, incroyable. Il la fit asseoir sur le siège, après avoir pris la tousse de secours, puis l'aida à enlever sa veste et ne garder qu'un tee-shirt.

– Laisse-moi faire, dit-il gentiment.

Il s'occupa de la soigner, pensant au goût formidable qu'elle avait. Il n'avait jamais rien ressenti de tel jusqu'à présent. Il mit un pansement sur la coupure, assez superficielle somme toute, puis lui sourit, déposant un baiser sur son front.

– Et voilà, ça n'avait rien de grave. Je t'offre un café ou un chocolat pour te remettre de tes émotions ? Ou tu bois des trucs plus fort ?

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MessageSujet: Re: Besoin d'évasion   Sam 19 Sep - 15:11

Edward – Tu as l'air en forme, sourit-il en posant une main sur sa joue.

Bella sentit son cœur battre plus fort et plus vite en sentant la main d’Edward sur sa joue, si douce, ce contact si froid qui déclenchait une foule de sensations chez elle. C’était la drogue, elle le savait au fond d’elle mais était incapable de ne pas réagir. Ses joues s’empourprèrent tandis qu’elle le regardait avec la bouche entrouverte, l’air bête, ne comprenant pas sa réaction – que ce soit la sienne ou celle d’Edward. Même son odeur avait quelque chose de particulier et elle ne put s’empêcher de fermer brièvement les yeux en la sentant si fort, étant si proche. Son cœur battait toujours plus vite, répandant davantage la drogue dans son sang, plus rapidement que le temps nécessaire habituellement. Elle avait l’impression de redécouvrir toutes les sensations, tout ce qu’elle voyait autour d’elle, tout ce qu’elle sentait. Et la main d’Edward... Réprimant un frisson, Bella essaya de se reprendre, de dire quelque chose.

Bella – Tu... Toi... Tu... Toi aussi.

Edward se rapprocha avec ce même sourire et ils se retrouvèrent dans la petite cabine qu’elle venait de quitter, très proches, trop proches pour qu’elle arrive à garder l’esprit clair. Son odeur l’envahissait, ses sensations étaient décuplées et le moindre effleurement la faisait sursauter ou frissonner. Bella sentait son cœur battre beaucoup plus vite dans sa poitrine, les joues rouges, se laissant aller contre le mur en étant incapable de dire quoi que ce soit. Elle voulut lui demander ce qu’il faisait mais aucun son ne sortit de sa bouche tant la situation était incroyable, tant il la prenait au dépourvue. Elle avait la tête qui tournait, plus encore lorsqu’il la prit contre lui en la serrant dans ses bras, l’odeur de son parfum l’envahissant entièrement sans qu’elle ne soit capable d’en définir sa composition. Elle était déconnectée de tout, seulement consciente de ces bras qui l’entouraient, des vêtements d’Edward, de son souffle, et aurait pu en rougir ou perdre ses moyens si la drogue ne s’était pas déjà répandue dans son sang.

Edward – Fais attention au mur, tu t'es coupée, dit-il en la soutenant. Je vais t'accompagner à l'infirmerie du centre.

Cou... Quoi ? Bella redressa la tête, la tournant vers son épaule sans rien voir, la tête un peu dans le gaz. Comment s’était-elle coupée ? Elle n’avait rien senti... Elle leva sa main vers son épaule pour toucher, ne croyant pas Edward, et sentit un liquide très chaud et à l’odeur métallique sur sa main lorsqu’elle la ramena vers elle. Elle avait l’impression que cette odeur envahissait tout, surplombant même celle d’Edward, ce qui l’obligea à s’y accrocher en sentant un haut-le-cœur la prendre. Du sang... Bien qu’elle adore la drogue pour ce qu’elle lui faisait, Bella aurait préféré éviter de sentir du sang, que ce soit au toucher ou son odeur. Trop forte. Trop présente. Endroit trop petit, trop confiné, qui gardait toute cette odeur... Il fallait qu’elle sorte.

Bella – J'ai... J'ai de quoi me soigner dans ma voiture, ce n'est pas nécessaire.

Aussitôt après, un bref voile noir brouilla un peu sa vue et elle bafouilla qu’elle devait s’asseoir. Sinon, elle allait s’évanouir, elle le sentait gros comme une maison et ce serait idiot. L’odeur du sang l’aidait à se reprendre un peu, très peu, pas suffisamment pour réaliser qu’elle était dans les bras d’Edward Cullen mais assez pour savoir qu’elle allait s’évanouir si elle était ici plus longtemps. Bella sentit qu’il passait un bras sous ses épaules pour la soutenir et ils s’extirpèrent des toilettes, sortant sous le regard suspicieux des passants qui devaient sûrement se demander ce qui s’était passé, pourquoi elle était si pâle en sortant simplement de toilettes. Ce n’est que lorsque Bella fut assise sur un banc, l’air semblant plus frais ici, avec un bras d’Edward qui la soutenait toujours, qu’elle se reprit un peu. Voilà, on respire, ça va mieux. Prenant de grandes bouffées d’air, elle fixait le sol et ses pieds en inspirant profondément pour oublier le sang. C’était complètement stupide, idiot, surtout qu’elle ne saignait pas beaucoup, Edward devait bien se moquer d’elle mais la drogue l’empêchait de raisonner et de réaliser tout cela.

Après plusieurs minutes, Bella lui assura qu’elle pouvait marcher, se sentant mieux et ayant besoin de sentir l’air frais sur sa peau. Elle le guida jusqu’à sa voiture, peinant à se souvenir de l’endroit exact où elle l’avait laissée mais finit par la retrouver après quelques minutes de recherches. Donnant ses clefs à Edward, elle le laissa ouvrir la portière et s’installa dans la voiture après qu’il ait pris la trousse de secours. Elle mit sa tête entre ses mains, essayant de penser à autre chose tout en respirant. C’était parfaitement stupide et elle le savait mais bénissait l’effet de la drogue. Elle se sentait bien, ailleurs et stone, mais bien en dehors de cette affreuse odeur de sang. Edward l’aida ensuite à retirer le haut de son jogging, la laissant en t-shirt. Se retrouver dans cette tenue ne la gênait aucunement, elle regardait sa veste d’un air absent en frissonnant un peu, tendant la main pour prendre la trousse de secours qu’Edward avait récupérée.

Edward – Laisse-moi faire, dit-il gentiment.

Oh ? D’accord, pas de problème, il y arriverait sans doute plus facilement qu’elle. Bella hocha la tête et se tourna pour qu’il ait accès à son épaule blessée sans être gêné, les mains posées sur sa veste. Elle fut parcourue d’un autre frisson lorsqu’elle sentit ses doigts sur son épaule, puis le pansement, fermant brièvement les yeux. Sentant la chaire de poule lui recouvrir les bras, elle se les frotta très légèrement et leva un peu la tête vers Edward dès qu’il eut terminé, ses lèvres toujours étirées de ce même sourire. Un sourire si beau... Il l’embrassa sur le front, légèrement, de ses lèvres si douces qui la poussèrent à fermer les yeux. De près, il était incroyablement beau et avait un charme fou, Bella devait bien l’admettre. Ou peut-être était-ce à cause de la drogue... En tout cas, elle était sous le charme.

Edward – Et voilà, ça n'avait rien de grave. Je t'offre un café ou un chocolat pour te remettre de tes émotions ? Ou tu bois des trucs plus forts ?

Bella – Non, un... Un café, ce sera très bien.

Bella se retint d’ajouter qu’elle avait déjà la drogue dans la catégorie « trucs plus forts », écartant de suite l’hypothèse « il a compris que je me droguais » pour continuer à planer à sa guise. Elle se sentait parfaitement bien, maintenant, et enfila sa veste d’un geste lent mais l’air déjà plus vive que tout à l’heure, même si elle était plus fragile que d’habitude. Si cela se trouvait, elle était en train d’imaginer tout ce qui se passait mais ça lui était parfaitement égal, cette hallucination lui convenait, elle s’interrogerait sur sa signification plus tard. Elle se sentait bien, très bien, et se redressa pour fermer la voiture et verrouiller les portières dans un geste automatique. Mettant ses mains dans ses poches après avoir remis son sac à dos sur ses épaules, Bella s’assura qu’Edward la suivait et ils se dirigèrent vers le centre commercial avant de s’installer à une des tables du premier café qu’ils croisèrent. Elle posa son sac par terre, à côté d’elle, et lança un regard à son interlocuteur... Ou son hallucination, elle ne savait pas trop, le détaillant un moment sans rien dire.

Bella – Est-ce que je suis en train d’halluciner ? demanda-t-elle tout à coup. Ne le prends pas mal, mais tu as énormément de charme et l’effet que tu as eu sur moi... En plus, comme par hasard, tu débarques dans des toilettes publiques et me soignes alors que personne ne savait que j’étais ici. J’en déduis que je suis en train d’halluciner.

Edward – Je ne risque pas de prendre mal qu'on me dise que j'ai énormément de charme, dit-il en souriant. J'étais en train de faire deux ou trois courses avec mes frères quand je t'ai aperçue. Ne t'en fais pas, je ne compte rien raconter à qui que ce soit, si ça t'inquiète. J'ai moi aussi des trucs à cacher à mes parents donc je peux comprendre.

Ce qu’il disait se tenait. Et elle n’avait même pas honte qu’il ait compris qu’elle se droguait, pas pour l’instant. Peut-être dans une demi-heure ou une heure, le temps que la drogue se dissipe un peu comme à chaque fois. En général, il lui fallait vingt minutes pour être à ce stade-ci et elle continuait de rêver deux heures avant de se calmer un peu. Mais non, elle doutait qu’il puisse comprendre. Elle était fille de flic, son frère était enquêteur, alors qu’elle se drogue était incompréhensible. Ses parents étaient séparés et la traitaient comme une délinquante alors qu’elle ne faisait rien de mal. Elle fit donc non de la tête d’un air convaincu, persuadée que non, il ne la comprenait pas. Mais elle lui était reconnaissante de ne pas parler.

Bella – Je ne pense pas que tu comprennes ça mais laisse-moi encore une petite demi-heure avant de réaliser ce qui se passe. Tu sais, mon père est shérif et mon frère enquêteur mais je me sens plus prisonnière là-bas que n’importe où ailleurs. C’est trop... cadré. Alors j’ai besoin de liberté, j’ai pris ma journée et je me suis tirée. Je ne rentrerai que très tard comme il y a pas mal de bornes en voiture.

Le serveur les interrompit à ce moment, leur demandant s’ils avaient choisi ou s’ils voulaient une carte et Bella répondit d’emblée qu’elle prendrait un café, comme Edward. Elle resta à regarder les alentours pendant quelques secondes, déconnectant totalement sans aucune gêne par rapport à ce qu’elle venait d’avouer. Elle parlait à Edward Cullen ! Depuis qu’elle l’avait rencontré avec Alice, le premier jour, elle ne cessait de penser à l’air étrange qu’il avait eu en la rencontrant, à ses yeux... Mais pas aujourd’hui, elle devait bien l’avouer. Et voilà qu’elle tombait sur lui à Port Angeles après s’être droguée. Pas encore convaincue de ne pas être face à une hallucination, elle fut bien forcée d’admettre qu’il était en face d’elle lorsque le serveur leur apporta deux cafés.

Edward – Le besoin de liberté, si, je sais ce que c'est..., dit-il en buvant un peu de café. J'en ai marre des règles à suivre et je m'échappe souvent de chez moi, loin de la surveillance familiale. Si t'as envie de te tirer à Seattle, tu peux me faire signe, j'y vais régulièrement. Tu vas être en état de conduire ou tu veux que je te ramène ?

Bella – Tu ne conduis pas comme ta soeur ? Ce serait sympa mais te sens pas obligé, je vais gérer sans problème. Ca ne se voit pas tant que ça, si ? Il ne faut pas que mon frère me grille, je me fous de la réaction de Charlie mais j’ai peur de ce qu’il pourrait faire.

Bella porta la tasse de café à sa bouche, laissant le liquide chaud couler dans sa gorge, l’aidant à se réveiller un peu même si elle ne contrôlait pas encore ce qu’elle disait. Ca aidait pour les rencontres, aucun doute là-dessus, elle parlait à Edward sans aucun problème. Lui aussi avait donc besoin de liberté... Jamais elle n’aurait pensé cela en le voyant simplement chez lui avec Alice. Il avait l’air assez coincé, en fait, à première vue. Mais non, il semblait pouvoir la comprendre. La comprendre vraiment. Il n’était même pas outré de savoir qu’elle se droguait et, mieux encore, ne l’avait pas rejetée. Lui ne la voyait pas comme la petite fille de flic qui devait être absolument parfaite dans tous les domaines et prendre très bien le divorce de ses parents en plus d’être envoyée dans cette bourgade pourrie.

Edward – Je conduis prudemment, quand j'ai le temps, oui. Et si, ça se voit quand même assez. Tu penses que ton frère pourrait se mettre sur ton dos ?

Bella – Oh oui, dit-elle en grimaçant. Il est du genre chiant quand il le veut et arrive à me retrouver très facilement, je n’ai jamais compris comment il fait. Mais je t’assure que c’est une vraie plaie ! J’ai fait... quelques fugues, toute petite, depuis le divorce de mes parents, et il m’a toujours retrouvée. Je dois m’entraîner à l’éviter et me cacher. Il sait que je suis sortie pour toute la journée donc je suis libre, mais...

Bella leva les mains d’un air las, désespérée, poussant un soupir. Elle parlait facilement, soulagée de pouvoir parler à quelqu’un sans être jugée même si elle savait qu’elle ne devait tout cela qu’à la drogue. Merveilleuse invention pour elle qui n’était pas douée lorsqu’il s’agissait d’exprimer ses sentiments lorsqu’ils étaient sincères. Avec les autres garçons, c’était différent, banal, mais avec Edward c’était... différent. Elle était incapable de dire pourquoi mais il semblait plus mature, plus... Elle ne savait pas. Il était plus attirant et ils partageaient des pensées identiques, en tout cas pour ce point-là et cette première approche.

Bella – Mais t’inquiète pas, tu ne risques rien, toi, surtout si c’est toi qui me ramènes. Il te verra positivement même si, pour Alice... Il l’a agressée à moitié quand elle est entrée chez nous et je lui ai hurlé de vous laisser tranquille en rentrant, qu’on n’allait pas réussir à s’intégrer s’il agissait comme ça avec les gens que je ramenais à la maison. D’ailleurs, tu pourras ne rien lui dire à propos de... « ça » ? Je ne sais pas si elle comprendrait et elle est la seule personne que je pourrais considérer comme une amie, ici.

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Edward Cullen
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MessageSujet: Re: Besoin d'évasion   Lun 21 Sep - 0:07

– Non, un... Un café, ce sera très bien.

Il huma encore son odeur alors qu'elle remettait sa veste, se levant ensuite pour verrouiller sa voiture. Il sentait encore l'odeur de la drogue, mêlée à son sang, ça devait faire effet encore une heure ou deux, sans doute. Il l'accompagna vers le centre commercial, un léger sourire aux lèvres, sans culpabiliser une seule seconde pour ce qu'il venait de faire. Esmée et Carlisle lui hurleraient dessus à s'en arracher la gorge s'ils savaient ça, mais c'est bon, c'était juste cette fois ! Il ne lui avait pris que quelques gouttes, ça ne représentait rien. Il n'était pas un monstre non plus. Auparavant, ils ne pouvaient absolument rien faire aux humains, mais aujourd'hui, s'ils pouvaient commettre ce genre de petits écarts sans conséquences ? Elle ignorait tout et ne gardera aucun séquelle. Ça ne changera sans doute rien pour Carlisle mais tant pis, lui aussi avait des choses à se reprocher. Il échangea un regard avec ses frères, qui rentraient. Il leur fit un signe pour leur dire qu'il les retrouvera à la maison plus tard, hochant la tête lorsqu'Emmett lui fit un clin d'œil lourd de sous-entendus. Il allait sûrement passer toute la nuit à lui parler de ça.

Ils s'installèrent au premier café venu, esquivant un serveur pressé qui courait nettoyer une table et débarrasser, s'asseyant à l'intérieur, près de la vitre. Bella avait toujours un air ailleurs, ce qui était assez amusant. Voilà longtemps qu'il n'avait plus côtoyé d'humains prenant de la drogue, leurs réactions étaient assez épiques, la plupart du temps. Il lui rendit son regard, s'appliquant à essayer de déchiffrer son esprit. Il distinguait de vagues échos, parfois des images de lui-même, actuellement, mais c'était très flou. Elle ne disait rien pour le moment, lui laissant tout loisir de tenter de pénétrer ses pensées. Il ne pouvait lire que ce qu'elle voyait et pensait sur le moment, d'ordinaire, mais c'était vague. Il ne s'entraînait jamais, d'habitude, se contentant de prendre ce qui venait, mais avec Bella, il y avait un blocage supplémentaire qui le frustrait un peu.

– Est-ce que je suis en train d’halluciner ? demanda-t-elle tout à coup. Ne le prends pas mal, mais tu as énormément de charme et l’effet que tu as eu sur moi... En plus, comme par hasard, tu débarques dans des toilettes publiques et me soignes alors que personne ne savait que j’étais ici. J’en déduis que je suis en train d’halluciner.

Oh, il avait énormément de charme ? Il retint un rire, sachant qu'elle ne pensait cela que parce qu'il était un vampire et attirait naturellement ses proies pour mieux les "envoûter" avant de les mordre. Enfin, c'était toujours agréable de s'entendre dire ça, même s'il n'y pouvait rien. Ils attiraient les humains sans même me vouloir ou le faire exprès. Avec elle, la drogue la poussait encore plus.

– Je ne risque pas de prendre mal qu'on me dise que j'ai énormément de charme, dit-il en souriant. J'étais en train de faire deux ou trois courses avec mes frères quand je t'ai aperçue. Ne t'en fais pas, je ne compte rien raconter à qui que ce soit, si ça t'inquiète. J'ai moi aussi des trucs à cacher à mes parents donc je peux comprendre.

Elle secoua la tête pour nier, alors qu'il posait les coudes sur la table et le menton contre ses mains, tout en l'observant. Elle doutait qu'il puisse comprendre ? Il eut un faible sourire, tout en regardant du coin de l'œil les humains passer dans le bar et au-dehors, faisant leurs courses, bavardant entre eux. Il y avait beaucoup de monde, aujourd'hui, les gens fuyaient la pluie, le temps morose, une vie triste depuis la fin de la guerre. Ses frères devaient être en train de quitter la ville, rentrant à la villa. Et lui était là, avec une fragile humaine, essayant de percer ses pensées alors qu'il venait de trahir Carlisle et Esmée en buvant un peu de son sang. Et il n'avait pas honte. Il avait craqué, voilà tout, était-ce si grave ? Son odeur l'avait saisi, laissé dans un état second. Il aura sans doute des remords plus tard, mais pour le moment, il ne s'en souciait guère.

– Je ne pense pas que tu comprennes ça mais laisse-moi encore une petite demi-heure avant de réaliser ce qui se passe. Tu sais, mon père est shérif et mon frère enquêteur mais je me sens plus prisonnière là-bas que n’importe où ailleurs. C’est trop... cadré. Alors j’ai besoin de liberté, j’ai pris ma journée et je me suis tirée. Je ne rentrerai que très tard comme il y a pas mal de bornes en voiture.

Ah ça, le besoin de liberté... Combien de fois avait-il été pris par ça et était parti de la maison sur un pur coup de tête ? Il adorait sa famille, sincèrement, mais ils restaient toujours ensemble, à chaque heure, toutes les nuits, sans trêve, alors parfois, il avait besoin de partir. Il allait lui répondre lorsque le serveur vint prendre leur commande. Bella demanda deux cafés, pendant qu'il la dévisageait toujours. Comment lui expliquer ? Elle ne pouvait comprendre pleinement, pas en étant ignorante de son monde. Elle ne pouvait pas imaginer ce que c'était que de vivre avec les mêmes personnes depuis presque cent ans en étant régi par des lois dont la seule punition pour un écart de conduite était la mort. Il paya le serveur lorsqu'il leur apporta les cafés, se demandant comment Bella réagirait si elle était vampire, si elle ne pouvait se droguer pour échapper à la réalité, ni même simplement dormir, oublier un moment. Même l'alcool n'avait pas d'effet sur eux. Il mit un sucre dans le café, touillant sans montrer qu'il en trouvait l'odeur infecte.

– Le besoin de liberté, si, je sais ce que c'est..., dit-il en buvant un peu de café. J'en ai marre des règles à suivre et je m'échappe souvent de chez moi, loin de la surveillance familiale. Si t'as envie de te tirer à Seattle, tu peux me faire signe, j'y vais régulièrement. Tu vas être en état de conduire ou tu veux que je te ramène ?

– Tu ne conduis pas comme ta soeur ? Ce serait sympa mais te sens pas obligé, je vais gérer sans problème. Ca ne se voit pas tant que ça, si ? Il ne faut pas que mon frère me grille, je me fous de la réaction de Charlie mais j’ai peur de ce qu’il pourrait faire.

Le traqueur ? Il sourcilla un peu, alors qu'elle buvait à son tour. Avoir un frère comme traqueur, quelle plaie ! Il réalisa alors autre chose, qui l'inquiéta beaucoup plus. Les traqueurs, ceux qui avaient vraiment ce don, les vrais, les purs, pouvaient sentir par instinct si un danger venait mais aussi si un danger immédiat menaçait leurs proches. Il n'avait pas fait confiance d'instinct à Alice, mais avec Edward, ça risquait d'être pire, étant donné qu'il avait déjà agressé Bella. Il retint un juron en se forçant à boire une autre gorgée de café. Ces types étaient pires qu'une infection. Bon, rester naturel, même s'il était inquiet. Il ne faudrait pas que le frangin de Bella se méfie trop d'eux et commence à fouiner ou se mettre sur leur dos. Il serait bien capable de tout découvrir.

– Je conduis prudemment, quand j'ai le temps, oui. Et si, ça se voit quand même assez. Tu penses que ton frère pourrait se mettre sur ton dos ?

– Oh oui, dit-elle en grimaçant. Il est du genre chiant quand il le veut et arrive à me retrouver très facilement, je n’ai jamais compris comment il fait. Mais je t’assure que c’est une vraie plaie ! J’ai fait... quelques fugues, toute petite, depuis le divorce de mes parents, et il m’a toujours retrouvée. Je dois m’entraîner à l’éviter et me cacher. Il sait que je suis sortie pour toute la journée donc je suis libre, mais...

Elle fit un geste presque désespéré, ou blasé, alors qu'il retenait un soupir. Forcément qu'il la retrouvait toujours ! Il but une petite gorgée, sa cuillère en main, en jetant un regard autour d'eux. Le serveur pressé de toute à l'heure avait renversé des verres et se faisait enguirlander par son patron. Une cliente, non loin d'eux, lisait le journal avec un air si concentré que s'en était presque comique. Bella était loin de faire tâche dans le décor, même avec son air ailleurs. La plupart des clients étaient blasés, mornes ou plongés dans leurs pensées. Il n'y avait aucun autre couple, à part deux personnes âgées au fond, plongés dans une grande discussion assez animée.

– Mais t’inquiète pas, tu ne risques rien, toi, surtout si c’est toi qui me ramènes. Il te verra positivement même si, pour Alice... Il l’a agressée à moitié quand elle est entrée chez nous et je lui ai hurlé de vous laisser tranquille en rentrant, qu’on n’allait pas réussir à s’intégrer s’il agissait comme ça avec les gens que je ramenais à la maison. D’ailleurs, tu pourras ne rien lui dire à propos de... « ça » ? Je ne sais pas si elle comprendrait et elle est la seule personne que je pourrais considérer comme une amie, ici.

– Ne t'en fais pas, même si elle se bouffe le nez tous les jours avec ton frère, ça ne changera rien avec toi, sourit-il en portant la tasse à ses lèvres. Elle est un peu vive mais elle ne retire pas son amitié si elle l'a offert à une personne. Tout ce que tu risques, avec elle, c'est qu'elle te traîne faire du shopping.

Il lui raconta qu'elle était si passionnée par la mode qu'elle prenait soin du style de toute la famille, afin que personne ne sorte sans une tenue qui le mette en valeur ou qui lui aille blanc, car certaines couleurs ne se mariaient pas ensemble, etc. Il ajouta que le pauvre Jasper en faisait les frais tous les jours depuis qu'il la connaissait. Il devait souvent l'accompagner dans les magasins, Edward aurait déjà pété un plomb, à sa place, il avait une patience en or. Il eut un petit rire en songeant au jour où elle l'avait convaincu de partir à 6h30 du matin pour ne revenir qu'à 21h le soir, un jour de soldes. Elle avait bien failli le traumatiser à jamais.

– Ils sont mariés depuis deux ans, ajouta-t-il, donnant la version officielle. Alice avait conçu elle-même sa robe, bien évidemment. C'était un beau mariage, on avait fait une fête avec des amis de la famille. Carlisle et Esmée sont nos parents adoptifs, plus aucun de nous n'a de famille.

Depuis très longtemps, même. Il réussit à finir son café, jouant un peu avec la cuillère qu'il tenait en main. Dégoûtant, ce truc, il n'en avait jamais bu étant humain mais ce n'était pas à regretter, l'odeur était loin d'être agréable. Il perçut l'odeur de la drogue qui avait baissé un petit peu, dans le sang de Bella. Elle allait s'effondrer dans son lit, ce soir, elle risquait même d'oublier certains moments de la journée d'aujourd'hui.

– Et de ton côté ? Je me demandais pourquoi tu étais venue à Forks avec ton frère et ta sœur. J'espère que ce n'est pas pour le climat. Tu as envie d'en parler ?

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MessageSujet: Re: Besoin d'évasion   Sam 26 Sep - 13:04

Edward – Ne t'en fais pas, même si elle se bouffe le nez tous les jours avec ton frère, ça ne changera rien avec toi, sourit-il en portant la tasse à ses lèvres. Elle est un peu vive mais elle ne retire pas son amitié si elle l'a offert à une personne. Tout ce que tu risques, avec elle, c'est qu'elle te traîne faire du shopping.

Bella grimaça en buvant une nouvelle gorgée de café, imaginant déjà une journée de shopping entière avec Alice qui lui ferait, sans doute, essayer tous les vêtements du magasin... Elle n’aimait pas le shopping, n’aimait même pas le style provoquant qu’elle portait mais son père le détestait par-dessus tout et, rien que pour cela, elle continuait à le porter. Tous les matins, Charlie faisait une petite grimace en voyant la tenue qu’elle portait depuis des années même si, ces derniers temps, Alice avait amélioré son style. Enfin, Bella avait accepté de jouer les modèles pour la semaine mais chez elle, hors de question qu’elle mette des choses « normales ». Il fallait bien qu’elle riposte ! Si Renée était plus têtue qu’elle, ce n’était pas le cas de Charlie qui râlait en silence mais la laissait faire. Faible compensation...

La lycéenne écouta Edward, se reprenant petit à petit à mesure que le temps passait. Passées les deux premières heures, l’effet était moindre et elle commençait à reprendre son caractère normal même si son toucher était toujours plus sensible. D’habitude, Bella était triste à la fin de cette période de deux heures, regrettant que cela ne dure pas plus longtemps, mais il y avait Edward cette fois-ci. Elle se concentrait sur son discours, compatissant pour Jasper et comprenant mieux pourquoi ils étaient tous si bien habillés. Si Alice s’occupait d’eux, il était normal qu’ils aient un tel effet sur les autres... Une minute. Elle s’était fait piéger alors ? Elle avait déjà des modèles pour ses vêtements ! Booon, soit. Pas envie de hurler maintenant, Edward était là et elle voulait encore profiter de la drogue le temps que l’effet ne se dissipe. Après tout, c’était stupide et, comme le soulignait très bien Edward, Jasper devait subir tout cela depuis plus longtemps qu’elle. Des journées entières de shopping, un passage obligé par la salle de bains tous les matins pour être parfait aux yeux des autres... Le pauvre. Et il subissait tout ça depuis deux ans au moins.

Edward – Ils sont mariés depuis deux ans, ajouta-t-il. Alice avait conçu elle-même sa robe, bien évidemment. C'était un beau mariage, on avait fait une fête avec des amis de la famille. Carlisle et Esmée sont nos parents adoptifs, plus aucun de nous n'a de famille.

Bella sourit d’un air encore un peu rêveur mais le café l’aidait à se reprendre, même si elle savait que ce n’était pas un vrai remède. Au moins, elle pourrait avoir une discussion plus normale et logique en fonction de son vrai comportement. Elle prit une autre gorgée de café, un peu plus longue cette fois, tandis qu’Edward terminait le sien. C’était bon, ça allait un petit peu mieux, elle pourrait même peut-être rentrer chez elle ce soir sans l’ennuyer. Cette situation était incroyable, jamais elle n’aurait imaginé prendre un café avec Edward Cullen, le frère d’Alice qui l’avait dévisagée sans qu’elle ne comprenne pourquoi, après s’être droguée pour échapper à Forks et son père...

Edward – Et de ton côté ? Je me demandais pourquoi tu étais venue à Forks avec ton frère et ta sœur. J'espère que ce n'est pas pour le climat. Tu as envie d'en parler ?

Bella – Demi-sœur, corrigea-t-elle. Ma mère en avait marre de moi, elle m’a envoyée ici pour « me punir ».

Bella symbolisa les guillemets avec ses mains, sa voix montrant clairement la colère qu’elle ressentait envers Renée et Raven pour l’instant. C’était à cause d’elle que sa mère l’avait envoyée ici, à cause de son frère aussi, l’excuse « tu t’es droguée » n’étant qu’un prétexte pour l’envoyer loin, chez son père. Bella était certaine que Renée ne supportait pas sa réaction à propos de sa séparation avec Charlie, sans doute devait-elle tout supporter sans rien dire. Mais non, désolée, elle en avait eu ras-le-bol. Raven avait une famille exemplaire avec un père et une mère qui s’aimaient, elle avait un foyer et vivait dans une belle ville. Elle s’était tue durant des années, prenant sur elle mais se renfermant sur elle-même un peu plus tous les jours alors que sa mère ne voyait rien, prenant sans doute cela pour « le caractère de Charlie ». Belle excuse, ouais... Elle était une mauvaise mère, point, elle était même incapable de lui parler et d’admettre sa part de responsabilité là-dedans. C’en était tuant et désespérant. Elle baissa un peu la tête, prenant la cuillère pour jouer distraitement avec tout en la fixant, pensive.

Bella – Mes parents ont divorcé quand j’avais neuf ans et ma mère a accouché de ma demi-sœur un an après. Une petite année de rien du tout... Depuis, elle file le parfait amour avec son nouveau mari, Phil. Mais elle n’avait pas le droit de faire ça. Un an après ! Tu imagines ? A dix ans, on ne comprend pas tout ça... Elle est venue du jour au lendemain avec un autre homme en disant qu’il allait être « notre nouveau papa ».

Bella fit une pause, dégoûtée en revivant ce souvenir. Elle jouait tranquillement avec son frère, ce jour-là, ils n’avaient que quatre ans de différence et elle s’entendait encore bien avec lui. Dylan s’occupait d’elle vu le caractère de leur mère et ses problèmes de couple, ils étaient donc relativement proches. Jusqu’à cette annonce. Tout avait basculé, elle ne comprenait pas pourquoi sa mère ne restait pas avec son père et ne voulait pas d’un « nouveau papa ». Bella avait littéralement rejeté son grand frère sans l’insulter pour autant, le respectant toujours beaucoup mais lui en voulant de n’avoir pas plus insisté que cela. Elle se mordit les lèvres, regardant à nouveau Edward. Elle n’avait jamais parlé de cela à vive voix et rougirait sans doute le lendemain mais, pour l’instant, elle ne ressentait aucune gêne à lui en parler.

Bella – Je me suis renfermée sur moi-même après. J’ai commencé à m’habiller de façon à la provoquer, je sortais, je lui répondais, je fuguais... Puis j’ai essayé la drogue quelques fois. Et elle a trouvé la seringue avant les grandes vacances, ajouta-t-elle en grimaçant. Elle m’a envoyée ici parce que « elle ne savait plus quoi faire de moi ». Comme si être sous le même toit que mon père allait changer quelque chose ! La preuve que non, j’ai pu me tirer de Forks sans qu’il ne me dise quoi que ce soit. Tu parles de parents.

En fait, il n’y avait que Dylan qui faisait vraiment attention et qui passait son temps à l’emmerder depuis qu’elle ne lui parlait plus. Mais il la laissait tranquille depuis un moment, s’entêtant seulement à la ramener lorsqu’il lui prenait l’envie de fuguer. Parfois, elle regrettait la complicité qu’ils avaient eue, petits, mais c’était fini. Terminé. Bella ne disait pas que tout était de sa faute mais il n’avait pas insisté plus que cela alors qu’il la connaissait mieux que quiconque ! Enfin, avant... Plus maintenant. Elle resta silencieuse un moment, vidant ensuite sa tasse de café avant de se laisser aller contre le dossier de sa chaise.

Bella – Tu dois me prendre pour une gamine égoïste, surtout toi qui as été adopté, désolée. Je suppose que tu ne comprends pas ce que je pense... Ca doit être très différent, chez toi, non ? Ils sont... comment, Carlisle et Esmée ? S’ils ont pu adopter autant d’enfants, ils doivent être de très bons parents...

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MessageSujet: Re: Besoin d'évasion   Dim 4 Oct - 21:52

– Demi-sœur, corrigea-t-elle. Ma mère en avait marre de moi, elle m’a envoyée ici pour « me punir ».

Problème de famille aussi ? Il retint un léger soupir, alors qu'elle appuyait sa phrase avec des guillemets mimés, son visage montrant très clairement tout le bien qu'elle pensait de déménagement. Elle devait être dans sa phase "j'emmerde le monde et le monde m'emmerde", c'était typique à cet âge... Il était passé par là aussi et cela resurgissait, dans les moments de colère, de doute ou de ras-le-bol. On avait le sentiment que personne au monde ne pouvait nous comprendre, qu'on était le seul à souffrir, que rien ne pourra bien se passer à partir de maintenant. Puis on reprenait contact avec la réalité. Il y avait toujours pire ailleurs, chacun d'eux devait juste faire du mieux qu'il pouvait. Il observa Bella touiller sa tasse de café plus longuement que nécessaire, les yeux baissés, avec un regard dans le vague. Elle était plutôt mignonne, pour une humaine, elle avait des yeux assez beaux, même si sa peau était trop pâle, un peu blafarde. Elle avait trop de petites marques, dues à la drogue, pour être qualifiée de belle mais elle restait jolie. Et surtout, son sang avait une merveilleuse odeur. Il en reniflait le parfum avec délectation, depuis toute à l'heure, une activité hautement agréable. Il pourrait faire cela durant des heures, sans bouger, à juste respirer cette odeur qui le saisissait avec tant de violence mais dont il ne pouvait se couper.

– Mes parents ont divorcé quand j’avais neuf ans et ma mère a accouché de ma demi-sœur un an après. Une petite année de rien du tout... Depuis, elle file le parfait amour avec son nouveau mari, Phil. Mais elle n’avait pas le droit de faire ça. Un an après ! Tu imagines ? A dix ans, on ne comprend pas tout ça... Elle est venue du jour au lendemain avec un autre homme en disant qu’il allait être « notre nouveau papa ».

Oh, si, elle avait parfaitement le droit, c'était à elle de savoir dire qui elle aimait. Bella l'avait mal pris car elle était enfant, voilà tout. Il dissimula un sourire en la regardant, la tête appuyée contre le creux de sa main, coude sur la table. Même si la méthode pour l'annoncer à ses enfants était plutôt maladroite, c'était la vie, c'était ainsi que fonctionnait le monde. Il joua avec sa cuillère, la faisant tourner avec délicatesse entre ses longs doigts fins, imaginant les promener sur le cou de Bella, l'allonger sous lui et lui retirer doucement ses vêtements. Depuis qu'il avait bu un peu de son sang, il se sentait attiré par elle. Il s'imaginait la prendre, la faire sienne, comme bien des vampires jouaient avec les humains après les avoir goûtés. Attirance naturelle, comme il venait de goûter au précieux liquide rouge qui coulait dans ses veines. Il était très fréquent que les vampires jouent avec leur proie, mâle ou femelle, en la mordant ou après l'avoir mordu, usant d'elle avant de la tuer ou la transformer. Quand il s'agissait de faire l'amour, le sexe du partenaire n'était pas un élément très important, pour le vampire, nature oblige. Il avait envie de prolonger ce petit interlude avec elle, l'avoir pour lui seul. Il imagina quelques stratagèmes, pensif à son tour, ses doigts tournant et retournant toujours la cuillère avec une lenteur calculée. Elle lui avait dit qu'elle avait affirmé à sa famille être absente au moins jusqu'à ce soir. Il pourrait la retrouver cette nuit mais avec un traqueur dans la maison, c'était très risqué.

– Je me suis renfermée sur moi-même après. J’ai commencé à m’habiller de façon à la provoquer, je sortais, je lui répondais, je fuguais... Puis j’ai essayé la drogue quelques fois. Et elle a trouvé la seringue avant les grandes vacances, ajouta-t-elle en grimaçant. Elle m’a envoyée ici parce que « elle ne savait plus quoi faire de moi ». Comme si être sous le même toit que mon père allait changer quelque chose ! La preuve que non, j’ai pu me tirer de Forks sans qu’il ne me dise quoi que ce soit. Tu parles de parents.

S'ils ne prenaient pas soin d'elle, tant pis pour eux, mais il restait le traqueur. Ce mec était vraiment un obstacle, il le sentira forcément si un danger menaçait sa petite sœur cette nuit. Comment faire... Il ne pouvait pas aller la retrouver comme ça dès le début, pas avec son frère. Ou alors, attendre qu'il soit profondément endormi en espérant qu'absolument rien ne le réveille ? Dangereux aussi, mais pourquoi pas ? C'était à tenter. Il avait bien le droit de s'amuser un peu, après tout, il ne comptait pas la torturer ni la tuer ! Juste se détendre un peu, se faire du bien, pour elle comme pour lui. Échapper cinq minutes au carcan familial et se lâcher. Restait son frère. Edward le voyait comme une silhouette sombre et affreuse qui se dressait tel un bouclier entre lui et Bella. Quel... Il retint un long soupir, serrant un peu sa cuillère. Bella finit son café en une gorgée puis se laissa retomber contre le dossier de son siège, assez souriante. Après tout, si son frère dormait...

– Tu dois me prendre pour une gamine égoïste, surtout toi qui as été adopté, désolée. Je suppose que tu ne comprends pas ce que je pense... Ça doit être très différent, chez toi, non ? Ils sont... comment, Carlisle et Esmée ? S’ils ont pu adopter autant d’enfants, ils doivent être de très bons parents...

– C'est très cadré aussi, sourit-il en sortant son porte-monnaie pour payer la note, laissée au coin de la table par un serveur. Mon père est médecin et a beaucoup de principes de vie. Je ne suis pas d'accord avec tous et on se dispute parfois pour ça. Je me sauve souvent quand j'en ai trop marre. Esmée est plus douce, très maternelle. La maison est très animée, on est nombreux et on a des caractères très différents.

Il mit le compte juste puis se leva avec Bella, quittant le bar avec elle, parlant un peu de la vie qu'il menait avec ses frères et sœurs, leurs jeux et leurs disputes, les frictions entre eux mais aussi les rires. Il aimait avoir une grande famille, mêmes'il avait aussi besoin d'être un peu seul, de temps en temps, ou d'avoir du calme. Ils reprenaient tout juste une vie normale, après cette longue guerre. Enfin, normale... Carlisle avait changé, lui aussi, et pas en bien. Esmée arrivera peut-être à le faire parler, qui sait ? Il devrait tout lui avouer, se retenant juste parce qu'il respectait toujours son père adoptif et ne voulait pas se mêler de cette histoire, bien que cela le fasse bondir. Se dirigeant vers le parking, il prit les clés de Bella avant de lui ouvrir la porte, s'installant ensuite souplement sur le siège conducteur avant de refermer la portière et démarrer. Ils discutèrent de tout et de rien sur le trajet du retour, parlant du lycée, des autres élèves et des profs, discutant un peu de la ville et de la mentalité des habitants. Il veillait à ne pas rouler trop vite, pour ne pas lui faire peur, et aussi parce que cette voiture en avait moins sous le capot que les leurs.

La pluie ne les lâcha pas jusqu'à leur retour à Forks, continuant de tomber à dru. Il se gara dans l'allée, derrière la voiture du shérif Swan. Edward l'entendait parler avec une petite fille, qui devait être Raven, dans le salon, avec le bruit de la télé, où passait un film assez vieux. Il écouta une minute pour essayer de le reconnaître, pensant qu'il s'agissait du "Henden Show", un film comique sorti il y a un quinzaine d'années mais qui repassait tous les ans à la télé. Edward l'avait vu et revu il ne savait combien de fois, il pourrait réciter le script en entier. Il coupa le contact, rendant ensuite les clés à Bella avec un petit sourire. Elle sentait toujours aussi bon, c'était si agréable. Il sonda rapidement la maison mais ne perçut pas les pensées du traqueur, il n'était pas là. Il tourna la tête vers Bella, avec un petit sourire. Elle semblait plus gênée, maintenant, la drogue ne devait plus lui faire autant d'effet, elle n'avait pas pris une trop grosse dose.

– Comment tu te sens ?

– Je... Mieux, les effets ont... Enfin, ça va.

Elle avait rougi, sans plus le regarder du tout. Gênée pour ça ? Elle n'avait franchement pas de quoi l'être, elle était humaine et avait aussi ses faiblesses comme lui, comme tout le monde, ça n'avait rien de honteux. Et lui ne regrettait pas ce petit épisode le moins du monde, ayant plutôt envie d'aller plus loin encore.

– Je suis désolée de t'avoir infligé ça. Je ne pensais pas... Désolée.

– De quoi tu pourrais bien t'excuser ? sourit-il. Ce n'est pas moi qui vais te jeter la pierre pour ça. Tiens, tu es toute rouge.

Il sortit une bouteille d'eau de son sac, qu'il utilisait d'habitude pour sauver les apparences, et la lui tendit, en lui disant de boire un peu, que ça allait la rafraîchir.

– C'était assez marrant, comme sortie, j'espère qu'on aura une autre occasion. Souviens-toi que tu peux me faire signe si tu veux filer jusqu'à Seattle ou ailleurs. D'accord ? Et c'est promis, je ne vais pas crier tout ça sous tous les toits.

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MessageSujet: Re: Besoin d'évasion   Mar 6 Oct - 22:41

Edward – C'est très cadré aussi, sourit-il en sortant son porte-monnaie pour payer la note, laissée au coin de la table par un serveur. Mon père est médecin et a beaucoup de principes de vie. Je ne suis pas d'accord avec tous et on se dispute parfois pour ça. Je me sauve souvent quand j'en ai trop marre. Esmée est plus douce, très maternelle. La maison est très animée, on est nombreux et on a des caractères très différents.

Bella hocha la tête, pensive, avant de se lever pour suivre Edward. Elle récupéra son sac à dos qu’elle passa sur son épaule droite et quitta le bar, marchant un peu mieux et plus librement. La période « haute » de la drogue arrivait à son terme, bientôt, les effets seraient atténués, de plus en plus, jusqu’à se dissiper complètement. Mais il fallait encore trois bonnes heures avant que ce soit le cas, ce qui lui laissait encore quelques minutes de répit avant de « rouvrir les yeux ». Avant de réaliser avec qui elle parlait et comment elle l’avait abordé... Cependant, pour l’instant, cette réalité était loin, très loin des pensées de Bella. Elle lui donna ses clefs, s’installant du côté passager cette fois avec une certaine peur. Edward ne conduisait pas vite, hein ? Craintive, elle attacha sa ceinture, s’y cramponnant... et fut agréablement surprise. Lui, il était doux !

L’adolescente parvint à se détendre, petit à petit, réalisant que son chauffeur du moment n’avait absolument rien à voir avec Alice. D’accord, ils n’avaient pas le même sang dans les veines, mais ils avaient été élevés par Carlisle et Esmée. Enfin, au moins, il était prudent... Durant tout le trajet, Bella discuta avec Edward de tous les sujets qui lui passaient par la tête, parlant plus avec lui qu’avec n’importe qui d’autre. Elle ignorait pourquoi parler était aussi simple, avec lui, mais elle y arrivait. Avec Alice aussi, bien sûr ! Mais c’était... différent. En fait, que ce soit Alice ou Edward, Bella avait l’impression de les connaître depuis longtemps. Elle était incapable d’en expliquer la raison mais c’était ainsi. Le trajet du retour passa donc très vite, bien plus vite qu’à l’aller, tandis que la réalité se frayait un chemin jusqu’à son cerveau, petit à petit.

Certains moments de la journée étaient plus flous comme Bella ne se concentrait que sur le moment présent, la situation « Edward conduit ma voiture, je lui suis tombée dessus aux toilettes » prenant une plus grande ampleur dans son esprit. Qu’avait-elle fait... ? Il devait la prendre pour une cinglée et ne voudrait plus jamais la croiser, la traiterait de droguée et Alice ne voudrait plus la revoir ! Gênée, Bella fut nettement plus silencieuse à partir d’un moment, parlant moins, avec plus de réserve, détournant régulièrement le regard... Elle était avec Edward ! D’habitude, côtoyer un garçon aussi longtemps ne lui déplaisait pas, au contraire, mais ici... Il n’était pas comme les autres. Elle ignorait en quoi, mais il était différent et beaucoup plus mature, plus... réfléchi.

Arrivés à Forks, rien n’avait changé. La pluie les accompagnait depuis le début, l’air y semblait toujours aussi maussade et la vue de la maison de Charlie n’enthousiasma pas Bella à l’idée de rentrer chez elle. Elle avait dit de ne pas l’attendre, peut-être était-il encore temps de s’enfuir quelque part, juste pour marcher, et de revenir bien plus tard ? C’était possible, ça, Edward pouvait rentrer chez lui et la laisser puis elle irait se promener pendant quelques heures. Le temps de tenir droite et d’être pleinement consciente de ses paroles, pensées et gestes, pour ne pas se faire griller de la sorte par son père. D’accord, il devait se douter de ce qu’elle avait fait... Mais entre « s’en douter » et « avoir une preuve », il y avait de la marge. Bella posa son regard sur la maison, se mordant les lèvres, préférant regarder ailleurs pour se reprendre. Elle avait plus chaud, beaucoup plus chaud, et lança un regard furtif vers Edward avant de détourner la tête, n’osant même pas imaginer ce qu’il pensait.

Edward – Comment tu te sens ?

Bella – Je... Mieux, les effets ont... Enfin, ça va.

« Enfin ça va » ?! C’était tout ce qu’elle trouvait à dire ?! Enfin, elle se trouvait dans une voiture avec celui qui louchait sérieusement sur elle depuis la première fois qu’il l’avait vue, après lui être tombée dessus avec de la drogue dans le sang, après s’être retrouvée dans ses bras dans les toilettes, serrée, collée contre lui – cette seule pensée la fit encore plus rougir – et, tout ce qu’elle trouvait à dire était « Enfin, ça va » ?! Bella s’insulta mentalement de tous les noms, la gorge serrée, et lança un nouveau regard très furtif à Edward en cherchant ses mots. Ce n’était pas compliqué, pourtant ! Elle parlait à des dizaines de garçons tous les jours depuis des années et maintenant, pour un seul garçon, elle restait bloquée ? Enfin, la situation était délicate, aussi, il l’avait tout de même surprise après qu’elle ait pris de la drogue...

Bella – Je suis désolée de t'avoir infligé ça. Je ne pensais pas... Désolée.

Edward – De quoi tu pourrais bien t'excuser ? sourit-il. Ce n'est pas moi qui vais te jeter la pierre pour ça. Tiens, tu es toute rouge.

... Paroles qui eurent le don de la faire rougir encore plus comme si on l’avait remplie d’eau bouillante. Bella prit la bouteille que lui tendait Edward avec un « merci » à peine audible sans oser y boire pour autant, la regardant d’un air stupide pendant quelques secondes. Elle recommença à se mordre les lèvres, jouant avec la bouteille sans rien oser dire, de plus en plus mal à l’aise. Elle avait chaud. Beaucoup trop chaud. Cédant, l’adolescente ouvrit la bouteille, encore fermée d’ailleurs, et en prit une petite gorgée pour ne pas tout vider. Elle se sentait incroyablement stupide... Un mélange d’émotions se battaient en elle, passant de la gêne à la fierté, la rendant ensuite incroyablement heureuse et « bien », tout simplement, lorsqu’elle réalisait qu’elle avait passé plusieurs heures avec Edward à discuter et qu’il ne lui en voulait pas pour le petit... accident. Il était le premier à ne pas lui faire de reproche à ce sujet...

Edward – C'était assez marrant, comme sortie, j'espère qu'on aura une autre occasion. Souviens-toi que tu peux me faire signe si tu veux filer jusqu'à Seattle ou ailleurs. D'accord ? Et c'est promis, je ne vais pas crier tout ça sous tous les toits.

Bella – Merci, souffla-t-elle. C’est... C’est sympa de ta part.

Bella lui fit un mince sourire, toujours gênée et les joues en feu mais elle essayait de se reprendre. Elle lança un regard un peu perdu à Edward, cherchant à comprendre pourquoi il agissait ainsi avec elle, pourquoi il l’avait regardée comme cela, pourquoi il avait accepté de la ramener alors qu’il était avec sa famille, pourquoi... Pourquoi tant de choses, en fin de compte. Cet homme était un mystère, actuellement, et ce détail en lui-même la perturbait. Après tout, n’importe qui l’aurait juste envoyée balader en la retrouvant droguée, les préjugés n’étaient pas nouveaux à ce sujet. Surtout dans cette région ou le moindre faux pas était pointé du doigt. Mais pas Edward... Non, Edward disait même qu’il espérait la revoir et qu’il ne lui reprochait pas son comportement. Avec ça, il l’avait ramenée, laissé sa famille rentrer pour se coltiner une droguée dans une voiture qui n’avait rien à voir avec celles qu’il avait l’habitude de conduire. Il avait même adapté sa vitesse pour elle et se montrait patient, particulièrement ouvert. C’est à ce moment que Bella réalisa un petit détail, entrouvrant légèrement la bouche. Comment Edward allait-il rentrer, au juste ?

Bella – Est-ce que... Est-ce que tu veux rentrer avec moi pour en attendant que ta famille vienne te chercher ? Ce n’est pas pour te mettre mal à l’aise, refuse si tu veux, hein ! Mais comme tu as été obligé de me reconduire et que tu n’habites pas tout près...

Edward – Si ça ne dérange pas ton père, je veux bien, merci.

Bella – Ce n’est pas mon père que ça va déranger..., dit-elle en souriant faiblement.

Bella ôta sa ceinture et attrapa son sac, sortant de la voiture avec Edward. Elle l’attendit, s’assurant qu’il suive, puis chercha ses clefs dans son sac à dos pour ouvrir. Son père était occupé à regarder la télévision avec Raven qui jouait à côté, maintenant, et il tourna la tête en entendant la porte. Un vrai radar ambulant... Elle venait à peine de rentrer qu’il l’avait déjà entendue ! Parfois, Bella ne pouvait s’empêcher de le comparer à son fils tant certains points de leur caractère étaient similaires. C’en était presque effrayant... Entre un père shérif et un frère enquêteur, comment pouvait-elle s’amuser ? La lycéenne s’avança dans le salon, invitant Edward à la suivre, et s’écarta légèrement pour le présenter à son père. Dylan n’était pas là ? Pas au rez-de-chaussée, en tout cas. Parfait, il n’allait pas essayer de faire fuir son invité.

Bella – Papa, je te présente Edward, un copain du lycée. Ca ne te dérange pas qu’il attende ici le temps que sa famille vienne le chercher ? Il n’habite pas tout près, je me vois mal l’obliger à marcher jusque chez lui...

Charlie eut un drôle d’air mais accepta d’un signe de la main alors que Raven lui sautait à nouveau dessus en réclamant « le cheval ». Bella eut un petit sourire attendri et fit un signe de la tête à Edward pour l’inciter à la suivre, préférant déguerpir très vite avant de voir le massacre. Elle le guida vers la cuisine, soufflant un peu maintenant qu’elle était rassurée comme son père n’avait rien vu et que, apparemment, Dylan n’était pas encore rentré. Invitant ensuite Edward à s’asseoir, elle resta quelques secondes sans rien dire avant de lui proposer quelque chose à boire, se servant un verre de jus d’orange. Ce n’est que lorsqu’elle s’installa à son tour avec une horrible impression de déjà-vu qu’elle se redressa, lançant un regard inquiet par la fenêtre.

Bella – Ma question va te paraître bizarre mais... On ne pourrait pas aller dans ma chambre ? Ce n’est pas une proposition, je t’assure que je vais bien, j’ai juste... peur que mon frère pique une crise en te voyant, comme avec Alice. Si je peux t’épargner ça... C’est juste à l’étage, je t’apporte le reste mais je n’ai pas confiance. Et puis, tu pourras téléphoner comme ça, je te laisserai une ou deux minutes pour le faire le temps de régler deux ou trois détails.

Bella attendit sa réponse, anxieuse, puis lui indiqua le chemin. Ce n’était pas très compliqué, tout au fond du couloir, à l’étage, à gauche. A gauche, elle avait bien insisté là-dessus, n’osant même pas imaginer la réaction de Dylan s’il remarquait qu’on était entré dans sa chambre, ne serait-ce qu’en ouvrant la porte. Dès qu’Edward fut dans sa chambre, elle lui dit qu’elle arrivait et fila se passer de l’eau sur le visage, dans la dans la salle de bains, pour se rafraîchir de toute urgence. Voilà, là, ça allait mieux. Elle respirait. On inspire, on expire. Cette journée était bizarre, elle avait commencé extrêmement mal et prenait une tournure plutôt positive, quoi que étrange. Ce n’est que lorsqu’elle reprit ses esprits que Bella sortit de la salle de bains, marchant très doucement pour se rapprocher de la chambre et guetter un bruit de conversation. Hors de question d’interrompre Edward ou de s’immiscer dans sa vie privée. Cependant, il semblait avoir terminé. Elle frappa deux petits coups et entra.

Bella – Désolée, c’est moins confortable que la cuisine mais je veux t’épargner Dylan. Tiens, assieds-toi ici, dit-elle en dégageant son lit des livres qui y traînaient. Tu as pu joindre ta famille ? Tu as... besoin de quelque chose d’autre ? Demande, c’est le moins que je puisse faire vu l’aide que tu m’as apportée.

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MessageSujet: Re: Besoin d'évasion   Lun 26 Oct - 22:15

– Merci, souffla-t-elle. C’est... C’est sympa de ta part.

Elle n'avait vraiment pas de quoi le remercier, en réalité, mais il es contenta de lui rendre son sourire, l'odeur de son sang toujours plus forte alors qu'elle rougissait. Il avait des sensations très étranges, comme s'il s'était drogué, lui aussi. Les quelques gouttes de sang humain qu'il avait pris avaient réveillé chez lui des sensations enfouies et oubliées depuis bien longtemps, c'était comme si son corps avait longtemps été mort et ne reprenait que maintenant vie, peu à peu, réclamant davantage pour remettre en fonctionnement toutes les fonctions vitales, les sensations, les sens, la vie, somme toute. Cette vie de noirceur, maudite, que le sang humain faisait pulser en eux. Oui, c'était une drogue, bien plus dure que toutes celles que Bella avait pu goûter, Edward se sentait irrésistiblement attiré par ce sang dont il se privait depuis des années. Oui, c'était indigne, oui, il bafouait ainsi toutes les règles établies par sa famille, oui, il trahissait Carlisle, mais comment s'en empêcher ? Il y avait goûté et en voulait plus. Il voulait plus de ce sang, son sang, le sang de Bella. Il le désirait, il voulait continuer à s'abreuver de ce liquide rouge si précieux. Cette idée raisonnable s'était fixée en lui et il ne parvenait plus à l'ôter. Après tout, il pouvait très bien la garder en vie ! Il le pouvait et pouvait donc désirer le sang qui coulait dans ses précieuses veines. S'il n'y avait pas trempé les lèvres, s'il n'avait pas avalé ces quelques gouttes, il aurait eu la force de s'éloigner d'elle, mais plus maintenant. Elle était devenue un objet de désir qu'il voulait posséder, garder pour lui seul, elle attisait ses instincts de monstre des ténèbres.

– Est-ce que... Est-ce que tu veux rentrer avec moi pour en attendant que ta famille vienne te chercher ? Ce n’est pas pour te mettre mal à l’aise, refuse si tu veux, hein ! Mais comme tu as été obligé de me reconduire et que tu n’habites pas tout près...

Ah oui, c'est juste, elle ne pouvait pas connaître la façon dont il pouvait rentrer chez lui, faible humaine fragile et ignorante du monde qui l'entourait. Plus il restait à côté d'elle et plus il avait envie de la posséder. Depuis les changements qu'avaient connu les vampires, certains instincts plutôt bestiaux étaient attisés avec violence, notamment l'attachement à ses victimes régulières, l'influence que leur bourreau avait sur elles, développant ainsi des relations particulièrement malsaines. Edward en était bien conscient mais se laisser prendre à ce petit jeu était très aisé et il venait de mettre un doigt dans l'engrenage. Il devait refuser d'entrer, il devait se forcer à s'éloigner d'elle, mais il n'en avait pas la moindre envie. Il n'était pas humain et ne voulait pas être raisonnable, il ne voulait pas se priver de son sang maintenant qu'il y avait goûté.

– Si ça ne dérange pas ton père, je veux bien, merci.

– Ce n’est pas mon père que ça va déranger..., dit-elle en souriant faiblement.

Elle prit son sac puis sortit, alors qu'il la suivait. Il l'observa de haut en bas avec un grand soin, concoctant déjà des plans pour la posséder toute entière, des plans lui permettant de s'abreuver de son sang avec régularité, ce qu'il désirait ardemment. Son sang, son sang, sa drogue. Lorsqu'elle ouvrit la porte de la maison et le fit entrer, Edward vérifia une autre fois que le traqueur n'était pas dans le coin, mais il n'entendait pas son cœur battre, à défaut de sentir son odeur. Parfait, il disposera donc d'un moment tranquille avec sa jeune sœur sans être dérangé, personne ne pourra la protéger. Il suivit Bella dans le salon, saluant avec politesse le shérif Swan et la petite demi-sœur de Bella, très mignonne soit dit au passage. Elle avait le même regard noisette que sa sœur, d'ailleurs, mais son odeur était bien différente, plus légère et brumeuse, avec un goût salé rappelant l'océan. Il gardait un air avenant, vraiment soulagé que le traqueur ne soit pas là. Il aurait senti sans peine le danger étant donné la façon dont Edward pensait actuellement à Bella et se serait interposé. Enfin, il ne pourra pas toujours surveiller sa sœur ni la protéger. Elle-même refusait qu'il la couve, ce qui arrangeait bien les affaires du jeune vampire. L'attirance pour son sang surpassait la honte qu'il ressentait à trahir ainsi les principes de sa famille.

– Papa, je te présente Edward, un copain du lycée. Ça ne te dérange pas qu’il attende ici le temps que sa famille vienne le chercher ? Il n’habite pas tout près, je me vois mal l’obliger à marcher jusque chez lui...

Ou courir, mais peu importe. Retournant dans la cuisine, elle l'invita à s'asseoir et lui proposa à boire. Edward pencha la tête pour observer en détail les courbes de son corps lorsqu'elle se pencha pour prendre le jus d'orange dans le frigo. C'était curieux, pourquoi avait-elle une odeur pareille alors que son frère n'en dégageait aucune ? Il n'avait jamais compris pourquoi certains étaient plus doués en traque que d'autre, ni pourquoi certains, bien plus rares, naissaient avec ce don, avec le pouvoir de retrouver n'importe qui tout en étant eux-mêmes de véritables fantômes. Le Cullen pensait ne pas se tromper en affirmant qu'à l'heure actuelle, Démétri Volturi était le seule vampire au monde à posséder ce don. Il sera sûrement très heureux en découvrant enfin, après plus d'un millénaire de vie, une autre personne avec ce don. C'était un don si rare et terriblement précieux. Un don terrifiant... Tout le monde pouvait traquer bien sûr, avec plus ou moins de bonheur, mais ceux naissant sans odeur et avec ce don... Angoissant, fascinant, terrifiant, les avis divergeaient. Et si on couplait ça à la formation militaire des Volturi... Il retint une grimace, haussant les sourcils lorsque Bella jeta tout à coup un regard vers la fenêtre avec un air inquiet. Oui ? Le soir tombait mais il ne pensait pas que ce soit le noir qui lui fasse peur.

– Ma question va te paraître bizarre mais... On ne pourrait pas aller dans ma chambre ? Ce n’est pas une proposition, je t’assure que je vais bien, j’ai juste... peur que mon frère pique une crise en te voyant, comme avec Alice. Si je peux t’épargner ça... C’est juste à l’étage, je t’apporte le reste mais je n’ai pas confiance. Et puis, tu pourras téléphoner comme ça, je te laisserai une ou deux minutes pour le faire le temps de régler deux ou trois détails.

Si seulement elle savait que son très cher frère était le dernier rempart valable qui lui restait... Qu'il était sans doute le seul sur cette planète qui pouvait encore la protéger... S'il découvrait tout, Carlisle les ferait disparaître de cette ville pour de bon afin de ne pas avoir d'ennuis et ils devraient tous couper absolument tous liens pour ne rien risquer. S'il se mettait à fouiner ou avoir des soupçons contre eux, ce serait déjà bien assez suffisant pour que leur famille doive filer le plus loin possible. Il pouvait préserver Bella ainsi, mais elle contrait cette protection en aidant Edward à être seul avec elle sans être vu. Très ironique, en un sens. Il se rendit dans sa chambre, téléphonant rapidement à son frère au passage. Emmett lui répondit presque aussitôt, d'un ton joyeux, alors qu'un grognement de fauve surgissait avant d'être étouffé. Il chassait avec la famille mais il viendra le récupérer après. Un couinement d'une autre bête retentit dans le combiné avant que son frère ne raccroche. Oh, bon. Passant dans la chambre de Bella, il l'observa avec soin, glissant les doigts sur les posters puis sur un ou deux vêtements à traîner. Son odeur était partout, enivrante. Bella revint assez vite, frappant deux petits coups avant d'entrer. Son frère encore absent, Charlie occupé avec la petite, jouant dans le salon, il avait le champ libre.

– Désolée, c’est moins confortable que la cuisine mais je veux t’épargner Dylan. Tiens, assieds-toi ici, dit-elle en dégageant son lit des livres qui y traînaient. Tu as pu joindre ta famille ? Tu as... besoin de quelque chose d’autre ? Demande, c’est le moins que je puisse faire vu l’aide que tu m’as apportée.

– Ils sont sortis dîner dehors, dit-il avec un petit haussement d'épaules. Emmett viendra me chercher après, mais je ne sais pas dans combien de temps, exactement. S'il tarde trop, je rentrerai quand même à pied dès qu'il cessera de pleuvoir, ne t'en fais pas.

Il s'assit sur son lit après qu'elle eut fini d'enlever ses livres, repérant par réflexe les endroits où il pourrait planter les dents sur son corps. Sur ses poignets très fins où se dégageaient de jolies veines bleues. Dans son cou, là où le sang était meilleur car il se croisait en de multiples veines, sans oublier la carotide. Ou dans d'autres endroits plus exotiques...

– J'ai l'impression que tu as du mal à t'entendre avec ton frère, ajouta-t-il avec un léger sourire. Il piquerait vraiment une crise en me voyant ? Je plains tous ceux qui vont t'approcher à moins de trois mètres, alors.

Il eut un petit rire, bien qu'au fond il connaisse la raison. Dans une ville remplie de vampires et de monstres en tous genres, son frangin devait être poussé instinctivement à plus la couver. Il était parfois dur d'avoir un don, surtout de ce genre, ce pouvoir pouvait contraindre tous vos actes et dicter votre comportement au quotidien. C'était encore plus vrai avec les traqueurs qui éprouvaient le besoin presque maladif de veiller sur sur ceux à qui ils ont juré loyauté, que ce soit consciemment ou non.

– J'espère qu'il va finir par m'accepter, parce que j'ai bien l'intention de venir te rendre visite de temps en temps, si tu l'acceptes, bien évidemment.

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MessageSujet: Re: Besoin d'évasion   Mer 4 Nov - 13:07

Edward – Ils sont sortis dîner dehors, dit-il avec un petit haussement d'épaules. Emmett viendra me chercher après, mais je ne sais pas dans combien de temps, exactement. S'il tarde trop, je rentrerai quand même à pied dès qu'il cessera de pleuvoir, ne t'en fais pas.

Tout de même... Elle ne voulait pas qu’il se tape autant de kilomètres à pied, Alice et elle avait mis dix minutes pour rejoindre la Villa et elles allaient particulièrement vite. Alors Edward, à pieds... Dans le pire des cas, ils pourraient toujours le ramener, Bella se sentirait bien mieux d’ici quelques heures et serait capable de conduire. D’ici le soir, ce serait bon, alors qu’il ne s’inquiète pas, elle pouvait toujours le ramener si sa famille n’était pas encore rentrée. Pour l’instant, ils étaient tranquilles, dans sa chambre, seuls... Cette pensée colora légèrement les joues de la lycéenne d’un rose plus prononcé, plus soutenu pendant qu’elle détournait la tête sans raison apparente, jouant à nouveau avec ses mains. C’était plus fort qu’elle ! Bella ignorait pourquoi cette situation la mettait dans cet état, Edward était gentil, prudent avec elle, et avait visiblement un faible pour elle comme Alice le lui avait dit dès le premier jour. Dieu merci, heureusement qu’il n’avait rien entendu de la conversation qu’elles avaient eue sur le temps de midi...

Edward – J'ai l'impression que tu as du mal à t'entendre avec ton frère, ajouta-t-il avec un léger sourire. Il piquerait vraiment une crise en me voyant ? Je plains tous ceux qui vont t'approcher à moins de trois mètres, alors.

Bella rit à son tour, à la fois à cause de la nervosité, à la fois à cause du désespoir à cette idée. En réalité, Dylan ne la couvait pas particulièrement lorsqu’elle était avec des garçons. Il avait l’habitude, sans doute... Il devait savoir que rien n’était sérieux, qu’elle les quittait au bout de quelques jours, deux ou trois mois au grand maximum. Elle ne savait pas pourquoi mais c’était comme ça. Quelque chose la dérangeait, un détail la bloquait et l’empêchait d’aller plus loin. Par ailleurs, les garçons étaient souvent attirés par son physique et ne voyaient en elle qu’un bout de viande à cause de ses tenues. Oui, elle le cherchait, mais pas pour ça ! Tout ce que Bella voulait était se faire entendre, se venger de ses parents, de sa mère, même si c’était parfaitement puéril. Et le pire, dans toute cette histoire, était qu’elle ne pouvait s’empêcher de penser ainsi, d’agir de cette manière malgré ses dix-sept ans. Mais tout le monde avait abandonné ! Renée, Charlie, Dylan... Même son frère n’avait pas cherché à lui parler, à savoir ce qui se passait. Alors qu’il l’avait toujours soutenue.

Un léger voile de tristesse passa devant ses yeux mais Bella chassa rapidement cette pensée, se concentrant de nouveau sur Edward. Elle replia ses jambes sous elle, regardant un peu partout dans la chambre comme si elle la découvrait une pour la première fois pour éviter de croiser immédiatement le regard d’Edward. C’était stupide, ça aussi, mais elle ne pouvait nier qu’il lui faisait de l’effet, plus encore maintenant qu’il s’intéressait vraiment à elle. Sinon, pourquoi aurait-il réagi comme cela dans les toilettes ? Un long frisson la parcourut en repensant à son odeur et ses bras, frisson qu’elle tenta de camoufler en bougeant un peu ses bras. Il fallait qu’elle se reconcentre sur la discussion. La discussion et rien d’autre.

Edward – J'espère qu'il va finir par m'accepter, parce que j'ai bien l'intention de venir te rendre visite de temps en temps, si tu l'acceptes, bien évidemment.

Bella – Quoi qu’il dise, tu es le bienvenu ici, dit-elle en tournant la tête vers lui avec un sourire. Je ne comprends pas pourquoi il réagit comme ça, il n’a jamais manifesté autant d’hostilité avec des gens... Pourtant, il m’a déjà vue plein de fois avec des garçons, ce n’est pas comme si j’étais très... Je ne suis pas une fille facile, c’est pas ce que je veux dire, mais...

Bella s’interrompit, se mordant les lèvres et baissant la tête à nouveau tandis que ses joues prenaient une teinte rouge, à présent. Pourquoi elle avait honte ? Pourquoi cherchait-elle à se justifier ? C’était stupide, elle faisait ce qu’elle voulait, son corps ne regardait qu’elle et personne d’autre. Mais elle se sentait obligée de le faire, comme si avouer à Edward qu’elle avait eu de nombreuses relations était un crime. Elle ignorait pourquoi, mais savoir qu’il pourrait simplement lui mettre un râteau semblait plus difficile à accepter cette fois. Pourtant, dans la salle de bains, elle avait les idées nettement plus claires. Mais ici... Pourquoi était-elle incapable de réfléchir posément ? Ce n’était pourtant pas sorcier. Bella secoua faiblement la tête, espérant se remettre les idées en place, avant de regarder à nouveau Edward en souriant légèrement, les joues toujours un peu rouges.

Bella – En fait, j’ai eu beaucoup de relations mais je pense que tu serais le premier qu’il n’accepterait pas, ami ou pas. Comme Alice... Mais j’ignore pourquoi. Pour être honnête, tu dois être un des garçons les plus fréquentables de mon entourage depuis des années. Je ne me drogue pas souvent, vraiment, c’est très rare, mais je dois souffler parfois, prendre l’air, comme toi. Et, à force de sortir seule, on tisse des « amitiés » et on rencontre des gens souvent peu recommandables. Surtout à Phoenix...

Bella fit une nouvelle pause, un brin de mélancolie faisant surface alors qu’elle repensait au paysage ensoleillé de Phoenix, à la chaleur, aux quelques vrais amis qu’elle avait là-bas. Elle avait dû tout abandonner à cause de son frère et de la drogue. Ironie du sort, elle avait commencé à se droguer pour avoir un sentiment de liberté et c’était précisément cela qui lui avait coûté sa liberté. Et, avec ce déménagement, elle avait perdu les rares personnes qui pouvaient la comprendre, en plus de son frère. Comme s’il était resté là-bas, comme s’il avait laissé tomber lorsqu’elle s’était refermée sur elle-même.

Bella – Tu sais..., reprit-elle, pensive. C’est assez bizarre, on s’entendait très bien avant et mon frère était le seul à qui je pouvais parler librement, le seul à me comprendre. Mais du jour au lendemain, je l’ai envoyé balader. Je me suis renfermée sur moi-même et même lui ne me comprend plus. L’ironie du sort, c’est que le parfait inconnu que tu es semble mieux me comprendre que mon frère qui me connaît et m’a même portée dans ses bras. Mais tu as connu la même chose, je suppose... Tu as déménagé aussi, non ? Où vivais-tu, avant ? Tes amis, tes connaissances... Tu n’as plus aucun contact avec eux ? Si tu veux bien m’en parler, je ne veux pas te forcer.

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Edward Cullen
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MessageSujet: Re: Besoin d'évasion   Ven 4 Déc - 16:25

– Quoi qu’il dise, tu es le bienvenu ici, dit-elle en tournant la tête vers lui avec un sourire. Je ne comprends pas pourquoi il réagit comme ça, il n’a jamais manifesté autant d’hostilité avec des gens... Pourtant, il m’a déjà vue plein de fois avec des garçons, ce n’est pas comme si j’étais très... Je ne suis pas une fille facile, c’est pas ce que je veux dire, mais...

Plus intuitif que prévu, le petit traqueur, bien qu'il soit humain, il parvenait à renifler le danger qui courait autour de sa jeune sœur... Enfin soit, d'après ce qu'Edward avait compris, ces deux-là e s'entendaient plus particulièrement bien, c'était une chance incroyable. Pas de risques qu'elle aille lui parler de ses amis ni de ses amours, elle gardera tout pour elle, même ce qui lui semblera bizarre ou inquiétant. Avant de monter ici, Edward avait vu le journal des annonces immobilières traîner sur le petit buffet du hall d'entrée, près des clés de voiture du shérif. Un journal sans odeur, ce qui signifiait qu'il était manié par la seule personne ici qui n'avait aucune odeur, à savoir le traqueur. S'il déménageait, c'était parfait, cela laissera le champ libre au jeune vampire. Il pourra avoir sa jolie frangine à lui seul, il pourra de nouveau goûter à ce doux liquide chaud, rouge, brillant, qui coulait délicieusement dans ses veines. Le fait qu'elle rougissait, en cet instant, accentuait encore son odeur captivante, elle était comme un buffet à volonté se présentant devant lui. Assise à côté de lui, proie offert, goûteuse, il n'avait qu'à tendre la main pour l'écraser sous lui et planter ses crocs dans sa gorge. Pas de temps pour se débattre ou hurler, il la tiendra. En cet instant, il était bien loin de s'angoisser pour le choc violent que provoqueraient de telles pensées si elles étaient connues de sa famille, trop égoïste pour songer à quel point ses parents seraient déçus.

– En fait, j’ai eu beaucoup de relations mais je pense que tu serais le premier qu’il n’accepterait pas, ami ou pas. Comme Alice... Mais j’ignore pourquoi. Pour être honnête, tu dois être un des garçons les plus fréquentables de mon entourage depuis des années. Je ne me drogue pas souvent, vraiment, c’est très rare, mais je dois souffler parfois, prendre l’air, comme toi. Et, à force de sortir seule, on tisse des « amitiés » et on rencontre des gens souvent peu recommandables. Surtout à Phoenix...

Le plus fréquentable, pas vrai ? La pauvre... Il était très certainement le moins fréquentable de tous, et même si Alice n'était pas autant un danger, elle restait un vampire. Autrement dit, un être qui pourrait emmener Bella dans son propre monde à jamais ne s'approchant trop près d'elle ou en la manipulant, même sans le vouloir. Evidemment que ce traqueur ne pouvait les voir en peinture, ni lui ni elle, ils étaient une menace que son instinct lui commandait d'éradiquer, ou au moins éloigner autant que possible. Quant à Bella, elle était bien naïve mais aussi bien mignonne. Et elle était toujours aussi rouge, ne l'en attirant que de plus belle. Voyons, comment pourrait-il s'arranger pour boire de nouveau à ces jolis veines ? La blesser était pratique mais difficilement réalisable, il ne voulait pas qu'elle commence à se douter de quelque chose. C'était très simple lorsqu'elle était droguée, son cerveau embrumé ne lui rendait pas la vision exacte de la réalité, mais c'était terminé, elle avait hélas retrouvé ses moyens. Peut-être pourrait-il tenter quelque chose cette nuit... Deux ou trois idées fleurirent dans son son esprit, la première d'entre elle donnerait sûrement une attaque à Carlisle s'il l'entendait. Bah, lui-même brisait ses propres règles en mentant à sa famille, après tout, et surtout à sa femme.

– Tu sais..., reprit-elle, pensive. C’est assez bizarre, on s’entendait très bien avant et mon frère était le seul à qui je pouvais parler librement, le seul à me comprendre. Mais du jour au lendemain, je l’ai envoyé balader. Je me suis renfermée sur moi-même et même lui ne me comprend plus. L’ironie du sort, c’est que le parfait inconnu que tu es semble mieux me comprendre que mon frère qui me connaît et m’a même portée dans ses bras. Mais tu as connu la même chose, je suppose... Tu as déménagé aussi, non ? Où vivais-tu, avant ? Tes amis, tes connaissances... Tu n’as plus aucun contact avec eux ? Si tu veux bien m’en parler, je ne veux pas te forcer.

– Ne t'en fais, je ne vais pas sombrer dans la déprime en parlant du passé, répondit-il en lui rendant son sourire, tu n'as pas besoin d'être aussi prudente avec moi. Parle librement, je ne suis pas en sucre.

Il se ré-installa plus confortablement sur le lit pour être vraiment face à elle, le regarder bien droit dans les yeux, toujours avec ce léger sourire assez charmeur. S'il y avait une personne en sucre, dans cette chambre, c'était bien elle. Du coin d'œil, il remarqua sur table de chevet une photo visiblement récente, d'elle, son frère affreux, et leur petite sœur, souriant à belles dents, tous les trois au pied d'un sapin de noël énorme et lourdement chargé en décoration. La petite Raven serrait une grosse peluche dans ses bras, assise près de son frère et sa sœur. Une famille humaine si classique... Mais dont les membres ne l'étaient pas. Bella, comme son père d'ailleurs, avaient cette résistance étrange face à son don. Dylan était un traqueur. Raven ne dégageait rien de particulier, pour le moment, mais cela allait peut-être venir, elle était encore petite.

– Je suis né à Chicago, d'une famille tout à fait lambda et ordinaire. Une mère au foyer, un père travaillant comme comptable dans une grande compagnie d'assurances. Fils unique, comme mes parents. Je les ai perdu alors que j'étais tout jeune, puis j'ai été adopté par Carlisle et Esmée. Carlisle était mon médecin, à l'époque, c'est aussi lui qui avait essayé de soigner mes parents mais ils ont succombé très vite, même avec leur traitement. La vie est vraiment fragile.

Il eut un petit sourire plus triste, sincère cette fois. Il gardait de très bons souvenirs de sa famille humaine, de la vie qu'il avait mené, et même si quelques décennies étaient passées depuis – Voilà exactement 86 ans qu'il avait été mordu, à l'âge de dix-sept ans, – il n'en restait pas moins qu'au fond, il aimait toujours son père et sa mère.

– J'ai vécu un moment à Chicago, puis en Alaska, ainsi qu'un bref passage près de New-York, on pas mal bougé, la famille s'agrandissant au fur et à mesure. Les amis avec qui j'ai gardé contact sont aussi des agités donc on peut se voir de temps à autre, c'est agréable. Avoir une grande famille, c'est bien, pouvoir s'évader de temps en temps, ça, c'est génial, mais tu le sais déjà.

Il haussa un peu les épaules en ajoutant qu'elle n'avait pas à avoir honte, de toute façon. Elle faisait bien ce qu'elle voulait, après tout, c'était son corps et sa vie, si elle avait envie de se droguer, personne ne l'obligeait à le faire ou à l'en empêcher, elle était libre de choisir. Là encore, il était tout à fait sincère, chacun était libre de faire des conneries en tout genre du moment qu'il les assumait ensuite. Edward, dans son cas, assumera de voir Bella comme un casse-croûte, si son père voulait le chasser de chez lui pour cela, et bien soit, le jeune vampire ne pouvait plus renier ses envies sur elle. Tendant la main,il la posa doucement sur celle de Bella, puis glissa ses doigts entre les siens pour la prendre, passant le pouce sur le dos sa main, touchant le tracé des veines. La soif le tiraillait, tout comme un curieux sentiment de "faim", de manque, d'envie. Le visage de la jeune femme était de nouveau cramoisi. Il sourit puis porta sa main à sa bouche, y déposant un baisemain élégant.

– On me reproche d'être associable, tu sais, je ne sors pas beaucoup. Mais c'est simplement parce que je n'ai pas encore trouvé de personnes avec qui je me sens à l'aise.

– Je... Je te comprends, je crois. Je sortais beaucoup, à Phoenix, mais je n'avais pas vraiment d'amis. C'était plutôt de... "mauvaises fréquentations". La preuve, j'étais seule quand tu m'as trouvée.

Il était parvenu à la perdre, elle regardait leurs mains puis redressa très vite la tête pour le regarder dans les yeux, lors d'un court instant. Lui aimait bien sentir la chaleur de sa main, cela lui donnait encore plus envie de plonger les dents dans le splendide tracés de ses veines, jusqu'aux nœuds des artères, là où le flux sanguin était le plus fort.

– Je suis plutôt content de t'avoir trouvé toute seule, murmura-t-il, je n'aimerai pas qu'un gros balourd vienne te sauver, comme une demoiselle en détresse parce que je m'approche de toi. Veux-tu sortir avec moi ?

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MessageSujet: Re: Besoin d'évasion   Dim 13 Déc - 23:59

Edward – Ne t'en fais, je ne vais pas sombrer dans la déprime en parlant du passé, répondit-il en lui rendant son sourire, tu n'as pas besoin d'être aussi prudente avec moi. Parle librement, je ne suis pas en sucre.

Edward changea légèrement de place, se mettant en face de Bella et la regardant de ce même regard mystérieux, ses lèvres arborant ce sourire charmeur qui ne la laissait pas indifférente. Pas besoin d’être prudente… C’était curieux mais elle le croyait. Elle avait envie de croire qu’elle avait trouvé quelqu’un à qui parler, quelqu’un avec qui elle pouvait se comporter telle que l’adolescente qu’elle était réellement. Pas de mensonge, pas de masque… Pouvait-elle vraiment être « vraie » avec lui ? Quelque chose – une impression ou un pressentiment, elle ne savait pas trop – lui murmurait qu’Edward était une personne de confiance, qu’elle pouvait tout lui dire sans avoir peur d’être rejetée ou jugée. Dès qu’elle le regardait dans les yeux, cette impression se renforçait inéluctablement sans qu’elle ne l’explique. C’était étrange. Peut-être était-ce ça, l’amour ? Avoir l’impression qu’on peut faire confiance aveuglément sans se méfier ? Bella voulait apprendre à connaître Edward, savoir qui il était, ce qu’il aimait, quelle vie il avait menée avant d’être adopté par le docteur Cullen.

Edward – Je suis né à Chicago, d'une famille tout à fait lambda et ordinaire. Une mère au foyer, un père travaillant comme comptable dans une grande compagnie d'assurances. Fils unique, comme mes parents. Je les ai perdu alors que j'étais tout jeune, puis j'ai été adopté par Carlisle et Esmée. Carlisle était mon médecin, à l'époque, c'est aussi lui qui avait essayé de soigner mes parents mais ils ont succombé très vite, même avec leur traitement. La vie est vraiment fragile.

Bella se mordit les lèvres, gênée, se sentant horriblement maladroite malgré le sourire un peu triste qu’Edward affichait. Il avait perdu ses parents, tous les deux morts d’une maladie, alors qu’elle répétait en boucle qu’elle les détestait, eux et son frère… Quelle idiote ! D’abord, il la trouvait complètement droguée, ensuite, elle passait son temps à se plaindre de sa famille, famille qu’il n’avait même plus. D’accord, il avait été adopté et aimait Esmée et Carlisle, apparemment, mais cela ne changeait rien à son propre comportement. Elle était odieuse… Si, habituellement, Bella ne se souciait pas trop – voire pas du tout – de ce que les autres pouvaient penser d’elle ni de l’image qu’elle renvoyait, elle n’avait pas envie de blesser Edward ou de ne plus le revoir ensuite. Non, maintenant, elle en était sûre, elle avait envie de continuer à le voir. Et lui aussi malgré tout ce qu’elle avait dit… Il faisait preuve de patience et ne la renvoyait pas balader, ne montrait aucun signe de lassitude, rien. Que du contraire.

Edward – J'ai vécu un moment à Chicago, puis en Alaska, ainsi qu'un bref passage près de New-York, on pas mal bougé, la famille s'agrandissant au fur et à mesure. Les amis avec qui j'ai gardé contact sont aussi des agités donc on peut se voir de temps à autre, c'est agréable. Avoir une grande famille, c'est bien, pouvoir s'évader de temps en temps, ça, c'est génial, mais tu le sais déjà.

La lycéenne sentit ses joues s’empourprer légèrement tandis qu’Edward haussait les épaules en lui disant qu’elle ne devait pas avoir honte. C’était son corps, oui, il avait raison… Mais les raisons pour lesquelles elle le faisait lui paraissaient égoïstes et idiotes, puériles, infondées. Lui avait perdu sa famille et ne s’était pas drogué. Ou si ? Elle n’en savait rien, en fin de compte. Elle ne savait pas, ne s’était pas posé la question jusqu’ici alors qu’Edward lui assurait qu’elle en avait parfaitement le droit et qu’elle faisait ce qu’elle voulait depuis des heures, maintenant.  Mais lui, il n’avait rien connu de tout cela ? S’il était aussi tolérant face à la drogue, il devait bien y avoir une raison…

Sa question s’évanouit à l’instant où Bella y avait pensé sans qu’elle n’ait le temps de la poser, Edward posant soudainement sa main sur la sienne, glissant ses doigts entre les siens. Le contact froid et surprenant la fit frissonner, sa peau douce contre la sienne contrebalançant avec la température de sa peau. Elle resta les yeux fixés sur leurs mains enlacées sans rien dire, momentanément déconnectée de la réalité. Eh, on se reprend ! Ce n’était pas la première fois qu’un garçon lui prenait la main, pourquoi réagissait-elle ainsi ? Et rien ne s’arrangea lorsqu’il lui embrassa la main, contact doux et léger, gracieux, un peu… dépassé mais agréable. Le rouge lui monta encore plus aux joues sans qu’elle ne contrôle rien, entrouvrant légèrement la bouche tant elle peinait à croire ce qu’elle voyait.

Edward – On me reproche d'être associable, tu sais, je ne sors pas beaucoup. Mais c'est simplement parce que je n'ai pas encore trouvé de personnes avec qui je me sens à l'aise.

Bella – Je... Je te comprends, je crois. Je sortais beaucoup, à Phoenix, mais je n'avais pas vraiment d'amis. C'était plutôt de... "mauvaises fréquentations". La preuve, j'étais seule quand tu m'as trouvée.

Bella redressa la tête pour regarder Edward dans les yeux, réalisant à quel point elle devait avoir l’air stupide à regarder leurs mains comme cela aussi longtemps alors qu’il n’avait fait que la lui prendre. Elle devait se reprendre ! Que lui arrivait-il ? Pourquoi agissait-elle ainsi ? C’était incompréhensible, cela ne lui ressemblait pas. Pourtant, Edward… Il… Elle n’arrivait pas à réfléchir, se sentant comme si elle avait été dans un autre monde, incapable de réagir de manière sensée, ayant l’impression de voler un peu. Elle était plus légère, oui. C’était le mot qui convenait le mieux, sans doute…

Edward – Je suis plutôt content de t'avoir trouvé toute seule, murmura-t-il, je n'aimerai pas qu'un gros balourd vienne te sauver, comme une demoiselle en détresse parce que je m'approche de toi. Veux-tu sortir avec moi ?

Bella – Par… Je… Moi ?

Bella ouvrit légèrement la bouche sous le coup de la surprise, prise de court, ne s’attendant pas du tout à une telle question. Il venait bien de lui proposer, à elle, de sortir avec lui ? Elle ? Alors qu’elle n’avait cessé de critiquer ses parents, de râler contre sa famille alors que lui avait perdu la sienne assez jeune ? C’était une situation irréelle. Pourquoi elle, en plus ? Qu’avait-elle de si spécial, de plus que les autres filles ? Elle donnait une couleur différente à ses cheveux selon ses envies, changeait de coupe régulièrement pour énerver ses parents et son frère, se droguait de temps en temps et sortait souvent avec des garçons sans réussir à garder une relation plus d’un mois. Parfois deux. Sans jamais conclure parce qu’elle n’était jamais elle-même. Avant que Bella ne puisse demander pourquoi il lui demandait ça à elle et pas à une autre, Edward leva sa main libre, la posant sur sa joue… et se pencha pour l’embrasser sur le front. La lycéenne fut immédiatement enveloppée d’un parfum doux et attirant, frissonnant au contact de ses lèvres sur son front, fermant les yeux.

Bella – Je… D’accord. Oui, je veux… sortir avec toi, dit-elle dans un souffle.

Edward baissa un peu la tête, le cœur de Bella battant de plus en plus vite, l’embrassant doucement sur les lèvres. Elle devint cramoisie, le souffle court, un mélange de sensations différentes, d’émotions et d’impressions se faisant ressentir sans qu’elle ne contrôle rien. Son cerveau hurlait « pourquoi » mais elle était incapable de l’écouter, concentrée sur ce bref baiser doux, sur les lèvres qu’elle touchait, sur le rythme effréné de son cœur, sur les brusques accélérations qu’il prenait alors qu’il ne s’agissait que d’un simple baiser. Bella posa sa main libre sur le torse d’Edward, s’écartant un peu pour reprendre ses esprits, ayant un grand besoin d’air.

Bella – C’était… pas mal du tout.

Inutile de dire qu’elle n’était pas crédible du tout, surtout avec ses joues aussi rouges et son souffle plus saccadé, mais elle ne pouvait décemment pas dire qu’il embrassait admirablement bien. Ca faisait « petite fille qui embrasse pour la première fois » alors que ce n’était pas le cas, loin de là. Enfin… D’un côté, si, c’était la première fois que quelqu’un l’embrassait comme ça.

Edward – Seulement pas mal ? demanda-t-il en souriant, lui prenant les mains. J’embrasse si mal que ça ?

Bella – Oh, tu sais, j’ai déjà embrassé quelques garçons. Mais tu te débrouilles pas mal. D’accord, très bien, je suis gentille, satisfait ?

Edward – Très satisfait, merci.

Edward la serra dans ses bras, Bella se blottissant contre lui, la tête lui tournant un peu. Son odeur était partout, son pull ses bras, son eau de toilette, son shampoing… Elle ne savait pas ce que c’était, précisément, mais elle adorait cette odeur. Et ce matin, elle était partie se droguer à quelques kilomètres d’ici en broyant du noir et en ruminant sa colère. Maintenant, elle était dans les bras d’Edward en tant que petite amie officielle là où d’autres filles avaient échoué alors qu’elle-même n’avait absolument rien cherché. Et c’était bien ce qu’elle ne comprenait pas… Pourquoi elle ? Bella redressa un peu la tête pour le regarder, se détachant légèrement de lui.

Bella – Je peux savoir comment j’ai fait pour te séduire ? J’ai entendu quelques rumeurs au lycée, d’autres filles ont essayé de t’amadouer aussi, il paraît. Moi, je débarque et… Ca ne fait même pas trois semaines que je suis à Forks, tu n’as pas l’excuse du « je fais attention à l’intérieur et pas l’extérieur ». Donc pourquoi moi ? Tu pourrais avoir toutes les filles que tu veux, tu es plutôt… Tu as du charme.

Edward – Aucune idée, tu m'as plu dès le jour où Alice t'a capturé, chez nous.

Donc Alice avait eu raison, ce jour-là… Edward avait vraiment eu le coup de foudre ce jour-là alors qu’il l’avait vue, simplement vue sans même lui parler. Si Bella avait cru que c’était n’importe quoi, elle admettait que son amie ne s’était pas trompée et qu’elle connaissait son frère adoptif. Il l’embrassa à nouveau, glissant ensuite sur sa joue, puis sur son cou, Bella sentant un long frisson lui parcourir le long de la colonne vertébrale et hérissant les poils, pourtant courts, de ses bras. Elle sursauta brièvement lorsqu’Edward passa une main dans son dos, geste doux mais surprenant, les battements de son cœur prenant une nouvelle accélération incontrôlée. Elle porta sa main droite à la tête d’Edward, les doigts dans ses cheveux, respirant nettement plus vite. Ses joues devaient être incroyablement rouges, comme si on avait augmenté le chauffage dans la chambre alors qu’elle le laissait souvent au minimum. Elle baissa la tête pour embrasser Edward dans les cheveux, puis sur la joue avant de lui faire redresser la tête pour l’embrasser plus longuement sur les lèvres. Bella finit par rompre le baiser, soufflant un peu, posant son front contre celui d’Edward.

Bella – D’accord, j’ai été méchante… Tu surpasses tous les autres garçons.

Et c’était extrêmement bizarre, Bella se bornait à penser que c’était peut-être à cause de la drogue, que tout n’était pas encore parti et que les effets perduraient malgré les heures qui s’étaient écoulées. Mais elle se sentait bien. Etrangement bien, heureuse et calme, apaisée comme elle l’était après avoir pris une bonne dose de drogue habituellement. Sauf que ce n’était que du bonheur factice, pas comme ici… Cependant, Edward fut bien obligé de partir, son frère Emmett vint le chercher peu de temps après et ils repartirent comme ils étaient venus. Pour une fois, Bella avait hâte de recommencer les cours, la vie à Forks s’annonçait trèèès bien.

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