Le monde a changé, les vampires aussi, les humains sont prêts pour la guerre...
 
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 Certains humains sont prometteurs

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Démétri Volturi
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MessageSujet: Certains humains sont prometteurs   Dim 20 Sep - 20:35

Il entendit un petit claquement au téléphone, suivi du grognement de Caïus pestant contre "l'organisation foireuse de cette bibliothèque". Démétri s'appuya contre l'arbre, l'autre main fourrée dans sa poche, en écoutant son maître ouvrir quelques livres en marmonnant entre ses dents. Il venait de l'appeler pour lui demander s'il n'y avait pas déjà, au château, des documents, des livres ou des témoignages sur les mutations des Enfants de la Lune, au niveau physique, génétique ou mental. Caïus était en train de fouiller dans la bibliothèque qu'avait fait constituer Aro sur le sujet, voyant s'il pouvait déjà trouver quelque chose, une indice, une base. Le traqueur leva le nez vers le ciel lorsqu'il se remit à pleuvoir doucement, alors que le jour tombait. Félix et les jumeaux étaient rendus en Alaska, alors que lui continuait la piste trouvée sur les bêtes qui se baladaient dans cette forêt. Ils se rejoindront après, pour le moment, ils devaient d'abord débroussailler les grandes pistes.

– Vous trouvez quelque chose ? demanda-t-il au bout d'un long moment, abrité de la pluie grâce à la frondaison épaisse de l'arbre.

– Pas vraiment. Je vais voir ça plus en détails, je te rappellerai, continue tes recherches de ton côté.

– Très bien.

Il raccrocha, fourrant son portable dans la poche de son manteau léger avant de se remettre en route. Deux flics de Forks avaient été attaquée par une des bêtes étranges qui infestaient cette forêt, l'autre jour. Il avait reçu ses documents afin de former sa couverture et participer à l'enquête, afin de savoir où en étaient les humains, trouver d'autres pistes et investir certains terrains en toute liberté, sans être remarqué. Il fila d'u pas léger vers la ville, courant très vite, aussi vif qu'un fantôme. La nuit était tombée depuis assez longtemps lorsqu'il rejoignit la bourgade pluvieuse et morne. Il continua, plus lentement, son trajet vers la banlieue, s'arrêtant près de la maison qu'il avait repérée. Simple et banale, cernée par des odeurs très humaines. Il en fit le tour pour vérifier que tout était calme, avant de s'y glisser par la fenêtre de derrière, atterrissant dans une cuisine. Il marcha très doucement, observant les tons clairs des meubles, reniflant l'odeur des vestes et manteaux accrochés au parterre. Il effleura du bout des doigts les quelques photos disposées ici et là, les détaillant avec une grande attention.

– Voyons voir, murmura-t-il très bas.

Grimpant à l'étage, il jeta un œil dans la première chambre, s'avançant sur de la moquette. Une fillette de dix ans, ou un peu moins, dormait paisiblement dans on petit pyjama bleu ciel, serrant une peluche contre son cœur. Il s'accroupit au bord du lit, son odeur flottant jusqu'à lui. Il enleva une mèche qui voletait en travers de son visage pour mieux l'observer, graver ses traits dans sa mémoire, ainsi que son odeur. Il faisait toujours cela avec les humains proches de celui ou celle qu'il comptait traquer, suivre ou se lier, plus ou moins longtemps, pour le bien d'une mission. Il se pencha contre son cou pour humer de plus près son odeur, les yeux fermés, avant de se redresser. Parfait. Il quitta la chambre et referma la porte, répétant l'opération avec l'homme qui dormait dans la chambre en face. Il passa ensuite dans la chambre d'une jeune adolescente, humant là aussi sa peau, son odeur, mémorisant son visage, chacun de ses traits, jusqu'à sa façon de respirer. Une fois fait, il put passer dans la dernière chambre, celle du flic. C'est là qu'il eut un léger temps d'arrêt, car il ne dégageait aucune odeur.

Il eut un petit sourire en venant près du lit, secouant légèrement la tête. C'était assez rare qu'il tombe sur un confrère. Pas mal de vampires pouvaient traquer plus ou moins bien leurs proies mais ceux qui avaient vraiment ce don étaient d'une rareté incroyable. Il s'accroupit avec lenteur, se rapprochant ensuite pour l'observer, à un ou deux centimètres seulement de lui. S'il voulait le "garder" en mémoire, il restait un autre moyen que l'odeur. Il lui fit tourner la tête dans son sommeil, très doucement, avant de se pencher et de lui faire une légère incision à la nuque, non loin de l'oreille, juste assez pour faire couler quelques gouttes de sang, une écorchure très vite refermée. Démétri se pencha, posant ses lèvres sur la plaie pour boire le mince filet de sang. Il put ainsi s'en imprégner, pouvoir ensuite le retrouver lorsqu'il le voudra. Il faudra qu'il re-boive parfois, c'était assez dur de garder la trace de ce genre de personnes. Se redressant, il se remit debout près du lit, assez amusé. Il n'aurait jamais cru tomber sur un collègue. Il le regarda dormir un long moment avant de repartir comme il était venu, disparaissant au cœur de la nuit.

Le lendemain, il se rendit au commissariat, très naturellement, donnant ses papiers d'identité faits pour l'occasion, expliquant ce qu'il devait faire en présentant un mandat de mission fabriqué de toutes pièces. Le shérif Swan eut l'air ravi en apprenant qu'ils avaient enfin des renforts pour cette enquête, l'inquiétude lui marquait les traits. Il est vrai que Dylan était son fils, il avait dû avoir bien peur. Démétri le suivit lorsqu'il le présenta à ses collègues, à l'arrière du commissariat, dans une petite salle de pause. Il salua tout le monde, avec un petit sourire, se présentant dans un anglais très fluide, répondant à ceux qui lui demandaient ses origines, Démétri étant un prénom typiquement Russe, ou marqué des régions du Nord, en Europe. Dylan était là aussi, l'air un peu pâle. Mal dormi peut-être ? Une fois les présentations faites, il resta avec lui, après qu'un collègue très attentionné lui ait donné un mg rempli d'un café brûlant. Très aimable. Il se présenta de nouveau pour Dylan, plus longuement, avec un ton de voix poli, indiquant venir d'Alaska et ayant déjà travaillé sur des affaires impliquant des animaux dangereux, ce qui était la pure vérité.

– Souvent, ce sont des humains qui dressent ces bestioles pour qu'elles attaquent leurs cibles. J'ai vu un vieux pervers qui avait lancé un loup dressé sur une femme qui avait refusé ses avances. Pour cette affaire-là, je ne peux pas encore faire d'hypothèses. Vous pourriez me décrire en détail l'attaque ? Comment vous en êtes-vous tiré, vous avez pu tirer sur la bête ?

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Dylan C. Swan
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MessageSujet: Re: Certains humains sont prometteurs   Dim 27 Sep - 19:02

Il pleuvait à verse, bien entendu, ils avaient dû allumer dans la cuisine pour y voir assez clair. Dylan attrapa le journal pour regarder les annonces, voyant s’il y avait un appartement ou une maison susceptible de convenir. Il faisait des économies pour pouvoir emménager seul, n’ayant pas l’intention de rester longtemps sous le même toit que Charlie. Surtout depuis l’épisode de la forêt. Il était devenu intenable, moiti mort de trouille pour Raven dont l’école était près des bois et terrifié dès que lui ou Bella s’en approchaient aussi. Pas de chance, Dylan allait devoir participer à d’autres battues et il s’en était sorti vivant, merci bien. Il regarda les annonces en grignotant une tartine, finissant par lever les yeux au ciel lorsque son père lui demanda une énième fois comment il se sentait. Il lui rétorqua d’un ton plus agressif que prévu que ça allait très bien, merci ! Il était là et en vie, non ? Il reposa le journal et la tartine sur son assiette, un peu excédé.

– C’est juste une bête qui a failli nous bouffer, mais tout va bien, on est vivants !

Raven ouvrit tout à coup de grands yeux, pâlissant d’un coup en posant son bol sur la table, puis fondit en larmes, balbutiant qu’elle ne voulait pas qu’il se fasse dévorer. Roh… Il se leva, souleva sa petite sœur pour s’asseoir à sa place puis la prit contre lui sur ses genoux pour la consoler, lui répétant qu’il n’allait pas mourir. Là, là, tout va bien sœurette, on respire. Il l’embrassa sur le front en la serrant contre lui, en lui frottant le dos. Il lança un regard à Charlie pour qu’il cesse d’aborder le sujet, maintenant, surtout devant Raven qui n’avait pas besoin d’y être exposée. Il garda sa petite sœur sur ses genoux le temps qu’elle termine son petit-déjeuner, n’ayant vraiment pas faim lui-même. Il avait un drôle de goût dans la bouche, depuis ce matin, comme s’il avait avalé quelque chose de bizarre cette nuit. Il s’était brossé les dents trois fois de suite sans que ça ne change rien, c’était agaçant. Charlie avait dû comprendre de laisser tomber car il était revenu vers des sujets de conversation plus normaux et basiques.

Raven descendit de ses genoux pour aller prendre sa douche et s’habiller. Dylan, lui, était déjà en uniforme, prêt à partir au bureau. Il se leva à son tour, lançant à Bella de se bouger les fesses, elle aussi, elle allait encore être la dernière et arriver en retard. Prenant la partie petites annonces du journal au passage, il prit le sac de son déjeuner au frigo, préparé la veille au soir, avant de prendre sa veste et son arme. Raven avait dû se consoler car elle chantait une comptine dans la salle de bain, à l’étage. Il sortit après un salut lancé à la volée pour ses sœurs, courant pour s’abriter de la pluie dans sa voiture. Il fila jusqu’au commissariat avant de se garer sur le parking du personnel, saluant ceux qu’il croisa en allant poser ses affaires. James lui fit signe de venir dès qu’il l’aperçut, occupé à étaler une grande carte d’état-major sur une table, où il avait piqué des punaises. Trois autres collègues vinrent dans la pièce, observant la carte. James pointa les punaises, indiquant où s’étaient déroulées les attaques, puis ils tentèrent de définir les zones de recherches prioritaires. Dylan se pencha, étudiant les cours d’eau, les niveaux du terrain. Si cette bestiole avait été blessée, elle pourrait se réfugier dans les hauteurs, le temps de guérir.

Ils définirent des zones puis des équipes, ce qui provoqua un remous car tout le monde n’était pas d’accord sur le nombre de personnes à intégrer à chaque équipe. Pour Dylan, ce serait de la folie d’avoir moins de dix personnes pour chaque groupe, on ne faisait pas une battue avec trois personnes ! Ils avaient déjà oublié la taille de cette bête ? Et si jamais il y en avait d’autres comme elle, ils y avaient pensé ? Sans oublier ces loups géants ! Alors non, étant donné les zones à couvrir, en prenant en compte les accrocs des terrains et le temps, quinze personnes par groupe était un minimum. Donovan était d’accord avec lui, mais James rechignait, estimant qu’ils ne pouvaient déployer autant d’hommes. Mais il suffisait de demander des renforts dans les autres villes ! Mais sept personnes par groupe, comme il le suggérait, c’était bien trop peu. Ils discutèrent longtemps de cela avant qu’ils ne se décident à faire une pause, alors que le ton montait trop. Dylan jeta son carnet sur le bureau avant de sortir, exaspéré. Une battue contre des loups de cette taille avec des groupes isolés de sept personnes, c’était de la folie !

Ils se rendirent dans la salle de pause, remplie à cette heure. Il se faufila dans le fond, avec un mug de café fumant et une humeur peu enjouée, se demandant où était le problème à demander des renforts aux flics des villes voisines. Il y avait aussi des gardes forestiers, dans tout le comté, qui pouvaient participer à ce genre de battue. Ils ne voulaient que des histoires circulent, que le grand public ignore que des monstres se baladaient ? Mais on ne pouvait pas cacher ça, ne serait-ce que pour la sécurité des randonneurs, des sportifs et des chasseurs. Il grignotait un biscuit avec un peu plus de force que nécessaire lorsque son père entra, avec un type un peu plus vieux que Dylan et aussi blanc que la neige. Il s’appelait Démétri Alinovitch, qui venait d’arriver à Forks et avait été nommé pour aider sur l’affaire des loups, car il était spécialiste de ce genre d’histoires. Et bah, le pauvre, il allait être servi, vu que les gars du commissariat semblaient détester recevoir des renforts. Dylan porta le mug à ses lèvres, fermant les yeux en buvant assez vite un café très noir et serré, comme il préférait. Bienvenue, cher collègue, il avait intérêt à ne pas avoir les nerfs fragiles, vu l’ambiance de cette charmante ville.

Le Russe vint ensuite le rejoindre, se présentant de nouveau, poliment. Ravi… Il lui raconta venir d’Alaska, où il travaillait sur des affaires impliquant des animaux dangereux. Dylan se présenta à son tour, pris tout à coup d’un léger malaise, sans aucune raison logique. Comme si on avait marché sur sa tombe. Il baissa le regard sur son café, après avoir proposé du sucre à son nouveau collègue. C‘était bizarre, mais il ne se sentait pas bien, d’un seul coup, il était oppressé. Comme si un danger imminent venait sur lui. Il balaya la salle de pause du regard, tombant ensuite sur James qui discutait avec animation avec la secrétaire de Charlie, lui racontant d’une voix bien forte qu’ils devraient pouvoir se débrouiller, eux, les flics de Forks. Tss, c’était sûrement à cause de lui, que Dylan était mal à l’aise. S’il persistait dans son idiotie, ils allaient tous se faire tuer durant les battues. Il doutait qu’une balle de fusil puisse arrêter un loup de cette taille en pleine course.

– Souvent, ce sont des humains qui dressent ces bestioles pour qu'elles attaquent leurs cibles. J'ai vu un vieux pervers qui avait lancé un loup dressé sur une femme qui avait refusé ses avances. Pour cette affaire-là, je ne peux pas encore faire d'hypothèses. Vous pourriez me décrire en détail l'attaque ? Comment vous en êtes-vous tiré, vous avez pu tirer sur la bête ?

– On était en route pour une autre affaire de loups, dans la réserve Quinault, dit-il en tournant la tête vers lui. Partis à cheval car les chemins sont peu praticables. Ce truc nous a attaqué alors qu’on arrivait en pleine forêt, à deux ou trois kilomètres de la réserve Quileute.

Il tâcha de lui raconter en détails ce qui s’était passé. Ils avaient d’abord entendu du bruit, puis le grognement de la bête. Ils avaient fui, stoppé en plein élan par ces sortes de loups gigantesques qui avaient foncé sur le truc qui les suivait. Dylan reposa sa tasse, essayant tant bien que mal de décrire la bête. C’était une sorte d’hybride, un mélange entre deux ou trois animaux, très grand et visiblement puissant. Il raconta ensuite qu’ils s’étaient arrêté deux kilomètres plus loin, près d’un torrent, pour appeler les secours.

– Après... Vous allez me prendre pour un fou mais j’ai « senti » qu’on ne pouvait pas rester là, qu’on devait bouger. C’est une sorte d’instinct, qui m’a commandé de filer, en évitant le sud et d’autres directions. Je ne peux pas expliquer ça et vous êtes libres de ne pas me croire. On est reparti mais la bête nous a poursuivi et éjecté de cheval. Je ne me souviens pas très bien de ce qui s’est passé après, je me suis cogné la tête en chutant et évanoui. La patrouille est arrivée et a tiré sur ce truc.

Leur sauvant probablement la vie, à Leah et lui. Peu importe si son interlocuteur ne le croyait pas, Dylan savait très bien qu’il pouvait faire confiance à cet instinct bizarre, c’était grâce à cela qu’il avait à chaque fois pu retrouver ses sœurs lorsqu’elles décidaient de fuguer, grâce à ça qu’il pouvait sentir les endroits et chemins à éviter, grâce à ça qu’il était averti d’un danger imminent. Il était incapable d’expliquer pourquoi ou comment, c’était comme ça, voilà tout. Il reprit son café, se mordant les lèvres avec un petit soupir.

– Vous allez rester à Forks jusqu’à la résolution de cette affaire ? lui demanda-t-il en buvant une gorgée de café, appuyé contre la petite table derrière lui. Des battues vont être organisées mais un de mes chefs est complètement crétins, il pense que trois groupes de sept personnes suffiront… C’est de la folie pure. J’ai vu la taille de cette bête, des balles de fusil ne seront peut-être pas suffisantes pour la tuer d’un coup, et il peut y en avoir d’autres, dans le coin.

Il désigna James du menton avec un autre soupir, les yeux brillant de colère. Pauvre abruti, il tenait vraiment à tous les faire tuer ? Si c’était le cas, il pourrait aussi venir leur tirer une balle dans la tête maintenant, ça évitera des efforts.

– Ah, et autre chose, la forêt semble plus vide que d’ordinaire, plus calme. C’est peut-être cette bête qui terrorise les animaux. Vous n’avez aucune idée de ce que ça peut être ?

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Démétri Volturi
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MessageSujet: Re: Certains humains sont prometteurs   Dim 4 Oct - 19:39

– On était en route pour une autre affaire de loups, dans la réserve Quinault, dit-il en tournant la tête vers lui. Partis à cheval car les chemins sont peu praticables. Ce truc nous a attaqué alors qu’on arrivait en pleine forêt, à deux ou trois kilomètres de la réserve Quileute.

Démétri nota mentalement l'endroit, visualisant du même coup le terrain de chasse auquel ils avaient affaire. Appuyé contre le bord de la table derrière eux, son mg de café en main,il l'écouta raconta l'attaque plus en détails, pensif. Les loups géants dont il parlait étaient forcément les louveteaux qui vivaient à la Push, il avait déjà passé pas mal de temps à les observer, durant la guerre, car son clan se méfiait d'eux. Mais c'était des gamins. Des adolescents et un jeune adulte, encore coincés dans un âge mental relativement faible, dont les loisirs favoris semblaient être de courir dans les bois et se goinfrer le soir sur la plage. Il y fera un autre tour, cependant, afin de voir ce qu'il en était, après les dernières évolutions et le virus. Dylan reposa la tasse sur la table, essayant de lui décrire l'autre bête. En effet, ça ne ressemblait à rien de connu. Il pensait à un hybride, une sorte de mutation nouvelle d'un EDL, quelque chose de ce genre. Caïus avait-il trouvé un indice, depuis hier soir ? Il n'avait toujours pas rappelé ni envoyé de message, il ne devait rien avoir. Démétri plissa légèrement les yeux en buvant une gorgée de café, ce truc noir à l'odeur amère et immonde qui n'existait même pas à l'époque où il était né. Le jeune humain racontait qu'ils s'étaient arrêtés près d'un torrent, à deux kilomètres du lieu de l'attaque. La fille qui était avec lui n'était pas une des Quileutes, d'ailleurs ? Dylan était le seul type normal du tas, à cet instant de la journée.

– Après... Vous allez me prendre pour un fou mais j’ai « senti » qu’on ne pouvait pas rester là, qu’on devait bouger. C’est une sorte d’instinct, qui m’a commandé de filer, en évitant le sud et d’autres directions. Je ne peux pas expliquer ça et vous êtes libres de ne pas me croire. On est reparti mais la bête nous a poursuivi et éjecté de cheval. Je ne me souviens pas très bien de ce qui s’est passé après, je me suis cogné la tête en chutant et évanoui. La patrouille est arrivée et a tiré sur ce truc.

Le traqueur retint un petit rire, la main serrée sur l'anse de la tasse. Aucun problème, il le croyait et le comprenait parfaitement. Un instinct, un don dans son cas, qui vous commandait où aller, quel chemin prendre, quel autre chemin éviter, comment faire pour se déplacer le plus rapidement possible et sans être vu. C'était assez bizarre de discuter avec une personne capable de comprendre ce genre d'instinct. Bizarre aussi de voir qu'il l'écoutait et s'y fiait, d'ailleurs, il n'avait pas peur ? Il se laissait dicter son chemin comme ça par une force inconnue dont il ignorait la source ? Il était vraiment plongé dedans jusqu'au cou. Démétri était comme ça aussi, autrefois, trouvant parfaitement naturel de savoir exactement où aller sur la base d'une seule impression. Son collègue soupira un peu, pendant que la salle de pause se vidait un peu, allégeant le bruit des conversations. Personne ici ne pouvait se douter du danger qui les menaçait. Il faudrait peut-être en arriver à un ménage plus global et musclé, avec une grande partie du clan. Au moins une partie de ceux qui vivaient à Volterra et quelques autres qui étaient en Amérique du Sud. Il passa en revue la liste de certains dons, qui seraient utiles pour forcer tous leurs ennemis à sortir. Ensuite, il faudra les achever à la main, comme d'habitude.

– Vous allez rester à Forks jusqu’à la résolution de cette affaire ? lui demanda-t-il en buvant une gorgée de café, appuyé contre la petite table derrière lui. Des battues vont être organisées mais un de mes chefs est complètement crétins, il pense que trois groupes de sept personnes suffiront… C’est de la folie pure. J’ai vu la taille de cette bête, des balles de fusil ne seront peut-être pas suffisantes pour la tuer d’un coup, et il peut y en avoir d’autres, dans le coin.

Il lui désigna un homme assez grand plus loin, d'un petit geste, un homme musclé et portant une barbe fourni. Trois groupes de sept personnes ? Effectivement, quand on était humains et sans défense, c'était de la folie. Même eux, vampires et bien plus puissants pour attaquer et se défendre, partaient plus nombreux contre les Enfants de la Lune ! Il fronça légèrement les sourcils, assez effaré. Enfin, si ce type voulait crever... Peu importe. Il s'intéressa plutôt à Dylan, réfléchissant. Il devait le garder à l'œil, celui-là, Aro avait dit plusieurs fois qu'un second traqueur dans le "même style que lui" ne serait pas mal. Ce type, il fallait absolument qu'il prenne peu à peu le "contrôle" sur lui, s'il pouvait parler comme ça, autrement dit, pouvoir le pister et le garder sous le coude même s'il ne pouvait pas le traquer, en attendant de le mordre pour de bon. Il glissa la main dans sa poche, touchant du bout du doigt les petits tubes en plastique avec les cachets. Il fallait d'abord qu'il morde un peu son nouveau coéquipier, plus fortement, afin de commencer à l'influencer. L'avantage, avec la salive des vampires, c'est qu'elle permettait à la peau humaine de cicatriser vite avec une morsure. Il sourit intérieurement, se préparant. Il avait la chance de tomber sur un confrère, pas question de le laisser filer entre ses doigts. Même s'il en transformait pas tout de suite, il pouvait débuter le travail.

– Ah, et autre chose, la forêt semble plus vide que d’ordinaire, plus calme. C’est peut-être cette bête qui terrorise les animaux. Vous n’avez aucune idée de ce que ça peut être ?

– Pour le moment, non, mais par expérience, ce peut être n'importe quoi. Les mutations génétiques peuvent être très imprévisibles, d'autant plus si un homme s'est amusé avec.

Il sortit le cachet voulu de sa poche puis le jeta dans la tasse de son collègue, si vite que son geste ne pouvait être vu par un regard humain. Il reprit ensuite la conversation comme si de rien n'était. Les flics autour deux bavardaient sans se douter de rien, de sujets allant de la météo jusqu’à prochain dîner prévu chez un de ces messieurs. Après la pause, il suivit le jeune homme jusqu'à son bureau, marchant derrière lui, avec un sourire. Il ralentissait le pas, finissant par tituber. Démétri l'attrapa par le bras, comme pour le soutenir, poussant la porte de son bureau en lui demandant s'il allait bien. Il hocha la tête et Démétri referma la porte, attendant qu'il soit pris par les brumes de la drogue qu'il lui avait fait boire. Il sourit et le poussa contre un des murs, à un ou deux centimètres seulement de lui, en le tenant par les épaules. Il était légèrement plus grand, mais beaucoup plus fort. Démétri l'incita à tourner un peu la tête sur le côté, cette drogue le rendant étonnamment docile, pour dévoiler son cou. Il se pencha, repérant la carotide et les veines, puis planta les dents dans sa peau, lui arrachant un long gémissement, pendant qu'il le maintenait plaqué contre le mur, collé à lui. Le Volturi ferma les yeux en aspirant son sang, concentré, sachant exactement ce qu'il devait lui prendre pour créer un début d'attache sans pour autant le tueur.

Une fois qu'il eut pris assez de sang, il se redressa, tenant sa victime pour la laisser retomber au sol sur le tapis, de tout son long, avec un rictus satisfait. Il s'agenouilla à côté, posant une main sur son front pour juger l'état de ses pupilles et son état de conscience. Il patienta ainsi, le temps que la morsure cicatrise doucement, lentement. Il parvenait un peu mieux à le "cerner" maintenant qu'il avait bu son sang, c'était très pratique. Il s'assit près de Dylan, sur le parquet du bureau, pendant qu'il reprenait ses esprits. Dès que ce fut fait, Démétri l'informa d'un ton inquiet qu'il "avait fait un malaise". Il l'aida à se lever puis à s'asseoir sur la chaise de son bureau, en le soutenant. Il était incroyablement pâle, à présent, trace du sang que le traqueur venait de lui prendre. Il lui demanda s'il voulait qu'il l'emmène à l'hôpital mais le jeune homme refusa, visiblement vidé de ses forces. Après un ou deux repas et une bonne nuit de sommeil, ça ira déjà mieux, il devait juste reconstituer ses forces.

– Vous ne voulez pas au moins que je vous emmène au centre-ville pour prendre quelque chose à manger ? Ça vous ferait du bien.

– D'a... D'accord.

Il était vraiment crayeux, Démétri avait peut-être un tout petit trop forcé en fait. Désolé. Il prit sa propre voiture, laissant son collègue à moitié effondré sur le siège passager durant tout le trajet. Il était tout juste midi, quelques lycéens envahissaient les quelques endroits où ils pouvaient déjeuner. Il guida son collègue en le surveillant du coin de l'œil, pour qu'il ne s'effondre pas au sol. Son teint n'avait rien à envier à celui d'un cadavre frais. Il passait la porte du petit centre, avec quelques boutiques, quand il tomba nez-à-nez avec deux des Cullen et l'humaine qu'il avait reniflé cette nuit. Il leur dit bonjour, poliment, retenant un sourire en voyant le Cullen blond avoir un long frisson et sa lutine brune retenir de justesse un bond en arrière. Pas heureux de le revoir ? Il n'était pas là pour eux, pourtant, il faisait juste son travail. Il y avait pas mal de monde, au vendeur de sandwichs et plats rapides, beaucoup de lycéens faisaient la queue.

– Ça va aller ? Vous avez mauvaise mine.

– C'est bon, bafouilla-t-il en portant une main à son cou en grimaçant.

Ah oui, il devait avoir encore un peu mal, c'était certain. Démétri mit les mains dans ses poches, sans tenir compte des regards très lourds et noirs que lui envoyaient discrètement les deux végétariens. Ils avaient sans doute dû comprendre que Dem avait mordu le jeune policier, ce n'était pas bien difficile à deviner. Il était appuyé contre le mur, les yeux à moitié fermés, une main crispée sur le cou. Ça allait passer dans un peu de temps, qu'il ne s'en fasse pas.

– Vous êtes sûr que vous ne préférez pas aller à l'hôpital ? On dirait que vous allez vous effondrer.

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Dylan C. Swan
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MessageSujet: Re: Certains humains sont prometteurs   Dim 11 Oct - 23:55

[Avec réacs de Démétri.]


– Pour le moment, non, mais par expérience, ce peut être n'importe quoi. Les mutations génétiques peuvent être très imprévisibles, d'autant plus si un homme s'est amusé avec.

L'hypothèse d'un scientifique fou faisant joujou avec des forces qui le dépassaient ? Pourquoi pas... Dylan haussa légèrement les épaules, peu convaincu, mais ne voyant aucune explication pour le moment. Il porta la tasse de café à ses lèvres, buvant un peu en revenant avec son nouveau collègue de sujets de conversations plus normaux et basiques. La salle de pause se vidait petit à petit, ils étaient comme dans une bulle, ici, loin des problèmes qui les attendaient. Dylan réprima un bâillement, un léger mal de tête commençant à poindre. Il termina son café, battant des paupières pour se réveiller, alors qu'il percevait moins bien les sons et les mouvements, atour de lui. Il se frotta les yeux, entrant lentement dans une sorte d'état second, qui le laissait hébété, incapable de réfléchir sérieusement. Il repartit vers son bureau avec lenteur, les jambes plus molles, sentant tout à coup le Russe lui attraper le bras en lui demandant s'il allait bien. Oui... Oui, ça allait... Il entra dans son bureau, regardant d'n air vague les dossiers, la carte sur la table... Pas envie de s'y atteler... Il cligna des yeux plus vite, bougeant tout à coup malgré lui et se retrouvant collé contre le mur. Mmh ? Qu'est-ce qui se passait ? Il ferma à moitié les yeux, tournant la tête sans aucune résistance lorsqu'il sentit qu'on le poussait à faire, ne pouvant opposer la moindre résistance. Sa volonté était comme annihilée, il ne se débattait pas, même s'ils entait qu'une force inconnue le retenait. Curieux, mais rien qui ne puisse le choquer ou l'effrayer. Il se sentait parfaitement bien, même vidé de toute force ou volonté.

Une douleur aiguë lui transperça alors le cou, le prenant par surprise et lui arrachant un gémissement assez fort, ne pouvant crier. Il se cogna l'arrière du crâne contre le mur derrière lui, se sentant collé contre le mur, ne pouvant remuer la tête. Il cauchemardait, hallucinait... Son souffle se bloqua alors que son cœur prenait une brusque accélération, sans qu'il ne puisse riposter, pensant être plongé dans un long cauchemar. Des points noirs dansèrent devant ses yeux et il ne comprit qu'après coup que ses jambes l'avaient lâché. Dylan ne bougea plus d'un pouce, complètement vidé de toute force, les muscles noués et le cou lui arrachant des larmes de souffrance. Il lui sembla se passer un très long moment avant que sa conscience ne se réveille enfin et qu'il parvienne à reprendre contact avec la réalité. Il lâcha un soupir, réalisant qu'il était étendu sur le parquet de son bureau. Clignant des yeux, il eut un instant d'affolement, portant une main à son cou, mais il ne toucha que la peau lisse et sans blessures. Mais pourtant... Il avait rêvé ? Ou halluciné ? Fait un cauchemar ? Le visage de Démétri apparut au-dessus de lui, l'informant d'un ton inquiet qu'il avait fait un malaise. Le jeune flic s'accrocha à lui lorsqu'il l'aida à se relever, prit d'un vertige violent lorsqu'il se remit debout. Il ne s'était jamais senti si faible, si... Néanmoins, il refusa la proposition du Russe de l'emmener à l'hôpital. Il venait d'en sortir ! D'ailleurs, peut-être était-ce pour ça qu'il avait eu un malaise, il aurait dû prendre des jours de congés, mais pas dès son arrivée ici, tout de même. Mais il avait toujours cette douleur, au cou.

– Vous ne voulez pas au moins que je vous emmène au centre-ville pour prendre quelque chose à manger ? Ça vous ferait du bien.

– D'a... D'accord.

Rejoindre la voiture de son collègue fut n véritable parcours du combattant, il s'aida de ce qu'il put sur le chemin, s'enfonçant ensuite sur le siège sans rien dire. Jamais il n'avait aussi exténué, jamais... Il respirait un peu plus mal, ses yeux se fermant tout seul, alors qu'il sentait l'évanouissement approcher à très grands pas. Il aperçut brièvement son reflet dans un miroir du centre commercial où ils entrèrent, écarquillant les yeux en voyant son teint aussi livide que celui d'un cadavre. Il n'avait fait qu'un simple malaise ! Ses jambes tremblant de plus en plus, il s'appuya contre le mur près d'eux, voyant à ce moment-là que sa petite sœur était là aussi, avec d'autres lycéens. Il n'eut même pas le courage de lui parler, trop occupé à essayer de chasser les petites lumières qui revenaient courir devant ses yeux. Mauvais signe. Très mauvais. Il s'évertua à respirer calmement et profondément, ne comprenant pas comment un simple malaise pouvait le mettre dans cet état. Il avait toujours eu une santé solide ! Très peu malade, sauf une fois ou deux en hiver, toujours en forme, sortant beaucoup et ayant une bonne alimentation, il ne devrait pas avoir ce genre de problèmes. Autour d'eux, les lycéens bavardaient et riaient, semblant si loin de Dylan en cet instant précis qu'il pourrait en frémir.

– Ça va aller ? Vous avez mauvaise mine.

– C'est bon, bafouilla-t-il en portant une main à son cou en grimaçant.

Comment pouvait-il avoir mal alors qu'il n'était même pas blessé ?! Il grimaça plus fort, la main crispée sur son cou,toujours appuyé contre le mur en fermant à moitié les yeux. Surtout, ne pas s'évanouir, ne pas... Tout allait bien se passer. Il baissa la tête, son souffle se faisant plus hiératique. Normalement, ça devrait passer, non ? Il suffisait juste de ne pas trop forcer, respirer calmement, et tout ira bien. Peut-être devait-il rentrer chez lui cette après-midi, ce serait plus sage, il demandera à son collègue de prévenir les autres de son absence et la raison. Désolée, mais là... Ce n'était pas de la mauvaise volonté, juste une impossibilité de travailler.

– Vous êtes sûr que vous ne préférez pas aller à l'hôpital ? On dirait que vous allez vous effondrer.

– Je vais rentrer, souffla-t-il. Chez moi...

Il était à deux doigts de s'effondrer pour de bon lorsqu'il sentit un bras dur passer autour de ses épaules et son propre bras être mis sur celles de son collègue. Dylan battit des paupières alors qu'il le soutenait pour le faire sortir, marchant doucement. En d'autres circonstances, le jeune homme aurait remarqué à quel point le corps de Russe semblait dur comme du roc mais il n'était plus en état de réfléchir. Il s'appuya sur lui, marmonnant des excuses, la voix faible. Il ne put indiquer le chemin de sa maison qu'en bafouillant, pris de vertiges. Le trajet passa comme dans une sorte de cauchemar éveillé, il ne sut pas en combien de temps ils arrivèrent, ni comment son collègue parvint à le faire entrer en le portant à moitié, ni comment il sut où se trouvait sa chambre alors que Dylan n'avait pas pu le lui indiquer, se contentant de s'effondrer sur son lit. Le noir l'envahi, presque brutalement, et il ferma les yeux, plongeant dans l'inconscience.

Lorsque Dylan rouvrit les yeux, il s'aperçut tout d'abord que le soir tombait déjà. Il remua faiblement, encore groggy, ayant du mal à se souvenir de ce qui s'était passé. Il porta une main à son cou, la douleur partie, toujours sans trouver de blessure. Il avait rêvé cette souffrance ? Il se leva avec un peu de peine, mettant cinq bonnes minutes de plus à se lever. Il sortit de sa chambre en titubant, entendant des voix en bas, comprenant que Démétri était toujours là. Il était resté veillé sur lui le temps que sa famille rentre ? C'était vraiment sympa, il n'était pas obligé. Dylan prit son temps pour descendre, entendant son père lui crier qu'il aurait dû rester allongé dès qu'il posa le pied au rez-de-chaussée. Charlie le poussa à s'asseoir, en lui disant que le dîner allait bientôt être près, qu'il devait avaler quelque chose. Dylan posa un regard perdu autour de lui, croisant ensuite ceux de ses petites sœurs. Il se souvenait vaguement d'avoir vu Bella, ce midi, mais avait de la peine à se rappeler où. Il se mordit les lèvres, réalisant qu'il avait un goût très étrange dans la bouche.

– Désolé, je ne comprend pas ce qui s'est passé, j'ai du mal à me souvenir... dit-il pour l'enquêteur. Mais vous m'avez beaucoup aidé, merci.

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Démétri Volturi
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MessageSujet: Re: Certains humains sont prometteurs   Dim 18 Oct - 17:14

– Je vais rentrer, souffla-t-il. Chez moi...

Aucune chance qu'il parvienne à faire plus de trois pas sans s'écrouler par terre, il était mal en point... Démétri se plaça près de lui puis le soutint, passant un bras autour de ses épaules et le portant presque pour qu'il ne s'écroule pas. Bon, il allait le ramener chez lui, ce sera plus simple. Ça lui permettra aussi de commencer à le manipuler plus fortement. Il était plutôt content, heureux même, de trouver enfin une autre personne à avoir ce don, une autre personne pouvant comprendre ces instincts étranges, dont vous ne pouviez pas vous défaire une autre personne qui saura évoluer dans ce monde partout comme si elle était chez elle. Le soutenant, ils revinrent à la voiture, sans faire attention aux excuses du jeune humain, qui n'y était vraiment pour rien. L'installant dans la voiture sur le siège passager, Démétri referma ensuite la porte, voyant les deux Cullen et la petite sœur les regarder de loin. Aucune crainte à avoir, le traqueur ne comptait ni le vider de son sang ni le tuer. Il rentra dans la voiture puis démarra, Dylan essayant de lui indiquer la route mais il n'en avait pas besoin. Une fois arrivé, il le porta plus qu'il ne le soutint, l'emmenant jusqu'à la chambre, sans effort, avant de le laisser sur son lit. Il s'évanouit à peine allongé, plus pâle que jamais, son cœur ayant néanmoins un rythme ordinaire. Le Volturi secoua légèrement la tête, souriant, puis s'assit au bord du lit, penché. Il était plus jeune que lui, sans doute... Un peu plus de vingt ans. Démétri approchait déjà de la trentaine quand Aro lui était tombé dessus sans crier gare.

Se redressant, il tira son portable de sa poche puis contacta Volterra pour informer de cette petite histoire. Il discuta en Italien, assez vite, puis raccrocha, glissant le portable à sa place initiale. Bon, au boulot. Il se rapprocha de Dylan, puis se mordit la lèvre d'un bon coup de dents pour ouvrir une petite plaie. Leur sang était épais, noir, très lent, contenant le plus de leur venin. Se penchant, il força le jeune homme à entrouvrir la bouche avec les doigts puis posa ses lèvres contre les siennes. Son sang noir et chargé de poison coula avec lenteur dans la bouche du jeune flic, puis dans sa gorge. Il lui maintint la tête droite le temps qu'il fasse couler assez de sang dans la gorge avant de se redresser, sa plaie guérissant doucement grâce au venin. Ce sera bon pour cette fois-ci. Se levant, il fit le tour de la chambre, les mains dans les poches, après avoir appelé le commissariat pour prévenir le shérif Swan. Cette chambre n'était pas bien grande. Des lambris de bois sombre recouvraient les murs, avec un parquet plus clair, de vieilles affiches représentant divers paysages, un bureau surmonté d'un ordinateur neuf et de livres, près d'une lampe de chevet qui avait connu des jours meilleurs. Il ouvrit une grande armoire, remplie de vêtements et d'uniformes de rechanges, refermant ensuite les portes pour s'intéresser au contenu de deux commodes. Il vit pas mal de photos des deux petites sœurs, des photos d'amis, de collègues... Une vie normale, simple. On pourrait presque en oublier qu'il avait un tel don.

Il passa le reste de l'après-midi à surveiller le flic tout en fouinant avec beaucoup de soin, dans la chambre et le reste de la maison, tout ce qui avait fait et faisait aujourd'hui cette charmante vie de famille. Toujours en savoir le maximum sur ses proies était une règle de base. Il appris que la plus âgée des deux sœurs se droguait, il pu repérer l'odeur sur ses vêtements, et aussi qu'elle avait déjà eu la visite des Cullen, dans cette maison. Il retrouva leur odeur avec aisance. Ils comptaient agrandir leur famille avec elle ? Ce serait drôle qu'elle termine là-bas et son grand frère en Italie. Vers dix-neuf heures, alors qu'il était de nouveau dans la chambre de Dylan à examiner sa boîte mail,a près avoir retrouvé le mot de passe dans un de ses carnets, il vit par la fenêtre le shérif rentrer, sa fille cadette avec lui dans la voiture, l'autre plus grande dans sa propre voiture, se garant à côté. Il se déconnecta puis éteignit l'ordinateur, alors que Charlie enlevait sa veste et venait aussitôt dans la chambre, visiblement mort d'inquiétude. Démétri s'écarta pour qu'il aille examiner son fils, disant bonjour en souriant à la petite qui avait suivi dans le couloir en tirant la main de sa grande sœur.

– Il dort, ça va un peu mieux, dit-il pour rassurer Charlie.

Démétri lui avait pris un peu trop de sang, soit, normal qu'il se soit effondré. Charlie redescendit, le remerciant d'être resté pour veiller sur Dylan. Pas de quoi. Il refusa un café d'un geste, debout dans le salon, près du shérif qui marmonnait que c'était peut-être une conséquence de la fameuse attaque dans la forêt. Il pouvait difficilement imaginer autre chose, c'est vrai. Démétri se contenta de l'approuver, appuyé contre le mur tout en lui parlant. Il remarqua du coin de l'œil la fille lui jeter de longs regards, comme ébahie. Choquée par quoi ? Ses lentilles bleus ? Son teint blafard ? Le nom de famille qu'il avait donné ? Son accent ? Il ne fit aucun commentaire, cette gamine était totalement inintéressante à ses yeux. Charlie lui parlait de l'affaire des bêtes lorsqu'il entendit du bruit à l'étage et une respiration hachée. Ah, il s'était réveillé. Il fit mine de rien, observant du coin de l'œil la brunette fragile faire la cuisine. Que lui voulaient les Cullen, au juste ? Dylan descendit à son tour et son père s'écria aussitôt qu'il aurait dû rester allongé, le poussant à s'asseoir tout de suite. Il ne devrait plus avoir mal au cou, maintenant, même si la fatigue était elle encore bien présente. Un bon repas et une bonne nuit de sommeil devraient déjà l'aider, au pire, il pouvait prendre un arrêt de travail de deux ou trois jours le temps de se remettre.

– Désolé, je ne comprend pas ce qui s'est passé, j'ai du mal à me souvenir... dit-il pour l'enquêteur. Mais vous m'avez beaucoup aidé, merci.

– C'est normal, vous en faites pas.

Reprenant et enfilant sa veste, il jeta un œil rapide à la pendule de l'horloge, pensif. Félix et les jumeaux devaient être rentrés, à cette heure, ils devaient mettre leurs informations en commun et se préparer pour la suite, notamment ces fameuses battues. Maintenant que ces choses se savaient traquer par leur clan, elles allaient beaucoup plus prudentes et rusées, le combat ne se menait plus contre des humains isolés et désarmés, à présent. Charlie l'arrêta au moment où il prenait ses clés de voiture, debout dans le hall d'entrée, et lui proposa de rester manger ce soir. Démétri secoua la tête avec un petit sourire, une main sur la poignée de la porte.

– Merci, mais je dois rentrer. Mon colocataire est absent et mon frère et ma sœur sont tous seuls à la maison, ils sont encore un peu jeunes pour que les laisse sans personne jusqu'à tard le soir. Bonne soirée.

Il dit aussi bonsoir aux trois autres humains puis rouvrit la porte, sortant sous une légère bruine et la nuit qui s'était installée. Il sourit tout seul en démarrant, amusé en imaginant la réaction des jumeaux s'ils avaient entendu ça, qu'ils étaient "trop jeunes" pour qu'on laisse tous seuls le soir. Ils faisaient tous les deux partis des vampires les plus dangereux de cette planète. Enfin, les choses étaient bien engagées, à présent, la partie allait devenir plus intéressante.

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