Le monde a changé, les vampires aussi, les humains sont prêts pour la guerre...
 
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 Déjà des nôtres

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Démétri Volturi
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MessageSujet: Déjà des nôtres   Lun 8 Fév - 11:51

Le traqueur s’était attendu à une réponse ferme et précise, pas à ce sourire énigmatique et ce haussement d’épaule lorsqu’il avait demandé à son chef de clan s’il devait commencer à mettre Dylan au courant, petit à petit, de l’existence du monde de la nuit. Simplement ça, un sourire et un geste, comme si leur chef se désintéressait de la question et lui disait de faire comme bon lui semblait, alors que Dylan était toujours humain et allait le rester encore un moment. C’était… très étrange de voir Aro ne pas se soucier d’une question aussi cruciale que le secret. En conséquence de cela, Démétri ne savait même plus ce qu’il devait faire, pris de doutes. Mettre Dylan au courant petit à petit ou continue à se taire ? Il hésitait, perdu, perturbé par l’attitude désinvolte et très inhabituelle de son chef. C’était agaçant, comme situation, il n’aimait pas être en roue libre pour ce genre de sujets, pas alors que c’était si important, pas alors que le cadre était crucial pour toute leur espèce. Levant la tête, après une longue marche à une allure tranquille dans les bois, il grimpa en deux mouvements à un arbre puis s’assit sur les branches, à la lisière de la forêt. D’ici, il avait une bonne vue sur les maisons, de l’autre côté de la route, dont celle où vivait Dylan.

Démétri ne savait plus où il en était. Depuis qu’il était tombé sur le jeune humain, il y pensait de plus en plus souvent. Voilà plus d’un millénaire qu’il parcourait cette terre en tous sens, filant partout où il le pouvait, les gens s’écartant de lui et le fuyant à cause de son don. Les traqueurs étaient si mal vus… Il s’était fait à l’idée qu’il restera seul dans son cas, seul avec la traque comme véritable don, pouvoir, un sixième sens qui lui était venu dès la naissance. Puis il avait vu Dylan… D’un seul coup, il s’était senti libéré d’un poids qui l’avait hanté toute sa vie, il n’était plus seul. Même s’il était entouré par son clan, ses amis, ses proches, c’était important de savoir ça, que l’on ne fût plus le seul à posséder cette particularité. Il s’était attaché très vite au jeune humain à cause de cela, puis encore plus par la suite lorsqu’il avait dû commencer à le mordre. Un lien mental puissant commençait à se dessiner entre lui et cet humain, un lien qu’il scellera à jamais en le transformant ou un lien détruit par le temps s’il décidait de le laisser aller et de ne plus jamais interférer dans son existence. Il aimait bien Dylan… Beaucoup même. Il aimait bien être près de lui.

– Qu’est-ce que tu attends ? lança tout à coup une voix familière.

Perdu dans ses pensées, le Russe jeta un vague coup d’œil vers le bas, voyant Félix, les mains dans les poches, qui levait la tête vers lui. Ce qu’il attendait ? Aucune idée. Il haussa un peu les épaules sans répondre, reportant le regard sur les habitations, où les lumières s’éteignaient peu à peu. Son meilleur ami grimpa souplement, malgré sa taille, pour venir à son tour s’installer sur une branche presque aussi grosse que lui. Ils regardèrent en silence la nuit s’installer et les dernières maisons s’éteindre doucement, peu à peu, jusqu’au moment où la dernière lueur cessa de briller, au premier étage d’une petite maison. Il devait être peu après minuit, c’était le milieu de la semaine, les humains de cette ville étaient bien sérieux, ne veillant pas jusqu'à des heures infernales. Félix, dont ce silence n'était vraiment pas habituel, finit par lui demander à quoi il songeait, perçant la quiétude avec assez de force. Le traqueur soupira, répondant qu'il ne savait pas s'il devait commencer à mettre Dylan au courant de tout et comment. Il était vraiment étrange que leur chef n'ait rien dit, n'ait fait aucun commentaire.

– Tu l'aimes bien, glissa Félix en s'appuyant contre le tronc.

– Et bien... Oui.

– Et tu l'aimes comment ? Beaucoup, un peu ?

Démétri marmonna une réponse inintelligible, qui fit rire encore plus son meilleur ami. C'est bon, ça va ! Il sauta de l'arbre puis se décida à avancer, poursuivi par le rire du géant. Traversant la route, il fit le tour de la maison, s'arrêtant en voyant une fenêtre ouverte puis grimpant avec souplesse, caché par la brume de cette nuit. Entrant dans la chambre, il vit la sœur de sa cible, blottie au fond de son lit, profondément endormie. Il traversa la chambre en ne lui jetant qu'un vague regard, sortant et refermant la porte sans un bruit. Passant dans le couloir, il entra ensuite dans la chambre de Dylan, bouclant la porte derrière lui. Il dormait en tee-shirt, la couverture à moitié remontée sur lui. Le traqueur s'approcha, s'agenouillant près du lit, en le regardant dormir, toujours hésitant. Que faire, maintenant ? Tout lui avouer ou juste une partie ? Se redressant, il s'assit au bord du lit, posant une main sur la nuque du jeune homme. Il n'avait pas envie de le blesser ou lui faire du mal, en vérité, ni de lui faire peur. Pinçant les lèvres, il le secoua un peu pour le réveiller, posant directement une main sur sa bouche pour l'empêcher de crier, retenant ses poignets de son autre main. Dylan avait blêmi, écarquillant les yeux. Oui, c'était un peu surprenant, de voir un « collègue », comme ça, dans sa chambre en pleine nuit. Démétri lui tira les poignets pour les attacher à la tête du lit puis lui fourra un foulard dans la bouche pour qu'il n'appelle pas à l'aide.

– Navré, ça fait kidnapping, comme ça, sourit-il. Je dois juste te parler.

Il se pencha sur lui, posant les deux mains bien à plat de part et d'autre de sa tête, gardant un léger sourire. Dylan s'était un peu enfoncé dans son oreiller, l'adrénaline et sa douce odeur envahissant avec brutalité tout son être, son cœur avait lui aussi pris une accélération brutale. Qu'il ne s'en fasse pas, c'était toujours ainsi, au début, lorsqu'on pénétrait dans ce monde. Il était déjà considéré comme un des leurs, un membre de leur clan. Démétri leva une main puis retira avec soin les lentilles qu'il portait, dévoilant ses yeux d'un carmin profond, enlevant aussi de la main le maquillage léger qu'il portait pour masquer sa pâleur incroyable. Dans l'obscurité, cette pâleur n'en ressortait que plus fortement. Il n'avait jamais paru si peu humain, face à Dylan, dévoilant sa nature sans plus de gêne. Reposant sa main, il le dévisagea, débarrassé de la gêne causée par les lentilles, écoutant son cœur qui battait encore plus vite et fort. Démétri se pencha un peu plus, murmurant à Dylan qu'il était un vampire et que s'il avait besoin d'autres preuves, ce serait assez aisé de lui en fournir. Se redressant, il prit son arme de service, dans le sac, y ajoutant le silencieux, avant de le pointer très tranquillement sur lui et de tirer, la balle repoussée en touchant sa peau, retombant sur la couverture. Démétri la ramassa, la faisant sauter dans sa main.

– Je suis déjà mort il y a bien longtemps, continua-t-il à voix très basse. Il y a très longtemps. J'étais un peu plus âgé que toi aujourd'hui lorsque le chef de mon clan m'est tombé dessus et m'a transformé. Je suis comme toi, un traqueur. Je peux retrouver n'importe qui, en ce monde, savoir où aller pour éviter le danger, sentir quel chemin ont emprunté mes ennemis ou alliés, deviner si un danger approche. J'ai été seul à disposer de ce don jusqu'au jour où je t'ai croisé. N'ai pas peur... Je ne te veux aucun mal.

Posant la balle et le pistolet au fond du sac, après avoir remis le cran de sûreté, il revint se pencher contre Dylan, lui prenant le visage en coupe, entre ses mains glacées. Il tremblait, fermant les yeux avec force, des larmes coulant même de dessous ses paupières. Démétri lui enleva le foulard et le laissa retomber à côté, puis se mordit la lèvre et se pencha, embrassant le jeune homme tout en faisant couler son propre sang dans sa bouche. Le flic sursauta avec violence, gémissant même en essayant de se débattre. Trop tard pour cela. Le traqueur fit couler un plus de sang dans sa gorge, sachant que cela agissait comme un calmant, sur sa cible, surtout pour Dylan qui y avait déjà été exposé plus d'une fois. Et il finit effectivement par se calmer, ouvrant un peu plus la bouche, les yeux fermés. Démétri le détacha, passant une main dans ses cheveux très noirs, à présent convaincu que oui, il l'aimait. Cessant de l'embrasser, il posa son front contre le sien, le dévisageant, un léger sourire aux lèvres.

– Tu es un traqueur, toi aussi, tu possèdes ce don. Et tu deviendras un vampire.

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Dylan C. Swan
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MessageSujet: Re: Déjà des nôtres   Mer 10 Fév - 0:31

Ce fut comme un rêve brusquement interrompu, Dylan ouvrit la bouche pour crier de surprise lorsqu’une main froide se plaqua sur son visage, l’empêchant de hurler. Il leva les mains pour repousser son agresseur, gémissant lorsqu’une autre main tout aussi glacial vint lui saisir les poignets et les plaquer contre l’oreiller, au-dessus de sa tête. Il écarquilla les yeux en reconnaissant Démétri, un profond sentiment de danger venant s’ajouter à l’incompréhension la plus totale. Il se débattit comme il pouvait pour se dégager, sentant la panique l’étrangler à moitié lorsque son collègue lui lia les poignets à la tête du lit, avant de lui fourrer un foulard dans la bouche. A l’aide ! Il replia les jambes pour le faire tomber du lit, se cognant contre un corps qu’il sentit très dur. Paniqué, il tira sur la corde pour se libérer les mains, respirant trop vite, convaincu qu’il était venu là pour l’enlever et le tuer ensuite, c’était un psychopathe, il s’était introduit ici en pleine nuit pour l’assassiner !

– Navré, ça fait kidnapping, comme ça, sourit-il. Je dois juste te parler.

Juste « lui parler », hein ?! Dylan s’enfonça dans son oreiller lorsqu’il se pencha sur lui, les deux mains de chaque côté de sa tête, terrorisé d’un seul coup. Ne plus faire un seul geste, ne plus rien faire pour le moment… Il n’arrivait pas à y croire. Démétri, son collègue, celui qui l’avait même embrassé, il s’était introduit ici en pleine nuit pour venir l‘agresser ! C’était un dangereux malade ! Il le regarda lever une main, enlever ce qui devait être des lentilles, qu’il fourra dans sa poche. Dylan crut que son cœur allait cesser de battre, lorsqu’il croisa les yeux très rouges du Russe. Nom de Dieu… Il en arrêta de se débattre, pétrifié, hoquetant lorsqu’il enleva du maquillage de son visage, dévoilant une pâleur accrue et des cernes foncés. Oh nom de Dieu. Il ne voulait pas croire ce qu’il voyait, priant pour halluciner, faire un cauchemar ou n’importe quoi d’autre, même être drogué, peu importe, mais que ça ne puisse pas être vrai. Il se mordit un bon coup la langue, pour être certain de bien être réveillé, la douleur en résultant lui faisant comprendre que oui, il était très bien réveillé.

Démétri se pencha à nouveau, lui murmurant qu’il était un vampire. Il avait définitivement perdu la tête, ce devait être un dingue échappé d’un asile. Dylan secoua la tête lorsqu’il lui dit qu’il avait des preuves, sursautant lorsqu’il prit son arme de service et la munit du silencieux. Nom de Dieu. C’était terminé, il allait le tuer. Le jeune homme sentit ses yeux se remplir de larmes, avant d’écarquiller les yeux en le voyer pointer le canon vers son torse et tirer. La balle… Il ne… Il n’était pas… Nom de… Le flic crut qu’il allait s’évanouir, voyant quelques étoiles brillantes danser devant ses yeux, l’horrible réalité venant de lui coller une immense claque, le laissant pantelant, comme si toute force venait de le quitter. La balle n’avait même pas fait le moindre dégât, à bout portant, il était toujours là, pâle et les yeux carmins. Les lèvres de Dylan tremblèrent, alors qu’il rassemblait ses dernières forces pour essayer de se détacher et s’enfuir, réveiller sa famille et leur crier de partir de là, le plus loin possible. Ses sœurs, toutes petites, fragiles… Même son père allait y rester, si jamais il se réveillait et entendait quoi que ce soit.

– Je suis déjà mort il y a bien longtemps, continua-t-il à voix très basse. Il y a très longtemps. J'étais un peu plus âgé que toi aujourd'hui lorsque le chef de mon clan m'est tombé dessus et m'a transformé. Je suis comme toi, un traqueur. Je peux retrouver n'importe qui, en ce monde, savoir où aller pour éviter le danger, sentir quel chemin ont emprunté mes ennemis ou alliés, deviner si un danger approche. J'ai été seul à disposer de ce don jusqu'au jour où je t'ai croisé. N'ai pas peur... Je ne te veux aucun mal.

Le jeune homme avait fermé les yeux au milieu du « récit », tremblant comme une feuille en pleurant. Ce type n’était pas du tout son collègue ni même un ami mais un vampire, un putain de vampire, il y avait un vampire chez lui en pleine nuit ! Un vampire qui l’avait attaché à son lit et qui jouait avec lui depuis des jours ! Des mains fines et glaciales se posèrent sur ses joues, puis il lui ôta le foulard de la bouche. Dylan reprit son souffle avec un peu de peine, gardant les yeux bien fermés, terrorisé. Un souffle vint près de lui et des lèvres fines vinrent se poser sur les siennes. Il eut un violent sursaut et se débattit de plus belle, alors que quelque chose d’un peu âcre coulait dans sa propre gorge, au goût familier. Ses forces le laissèrent de nouveau, peu à peu, sans aucune explication rationnelle, tout comme sa volonté de se dégager de là. Il gémit, agité par un long frisson, ouvrant un peu plus la bouche malgré lui pour approfondir le baiser. Il ne réalisa qu’encore plus tard qu’il avait les mains libres, cerné par Démétri, sans plus comprendre ce qui lui arrivait.

Lorsque le traqueur cessa de l’embrasser, il posa son front contre le sien en lui souriant, le laissant abasourdi et perdu. Il ne comprenait plus rien ! Une part de lui ne cessait de lui hurler de se débattre puis s’enfuir alors qu’une autre part lui commandait de rester là, dans les bras du vampire. Ces sentiments contradictoires le rendaient encore plus perdu, il se contentait de dévisager bêtement le vampire, la bouche entrouverte, se demandant s’il n’était pas drogué. Il aurait été tellement heureux d’apprendre, mais genre là, tout de suite, que Bella s’était amusée à glisser de la drogue dans son assiette, au dîner.

– Tu es un traqueur, toi aussi, tu possèdes ce don. Et tu deviendras un vampire.

Quoi ?! Dylan rouvrit la bouche pour hurler, gémissant assez fort lorsque le traqueur plaqua à nouveau sa main sur sa bouche en lui disant de ne pas paniquer, ce n’était pas prévu pour tout de suite. Il en pleura de plu belle, essayant de le repousser des deux mains, se retrouvant encore plus coincé lorsqu’il vint se mettre à califourchon au-dessus de lui, penché à l’extrême. Il se fichait d’être un « traqueur » ou il ne savait quoi, qu’on lui foute la paix ! Démétri ôta sa main puis l’embrassa à nouveau à pleine bouche, avec nettement plus de passion, faisant trembler Dylan, lui donnant le tournis. Il gémit, tremblant comme une feuille, incapable de se dégager, d’autant plus lorsque le vampire lui saisit le poignet pour le tenir d’une poigne de fer contre le lit. Non… La chambre de Bella était juste à côté, celle de Raven à deux mètres, elles risquaient d’entendre… Il se tortilla pour se libérer, son cœur prenant un très brusque bond lorsqu’il sentit une main se poser sur sa cuisse, puis se glisser dans son pantalon de pyjama. Il gémit à nouveau, lors que le traqueur glissait sur le côté de son visage puis lui mordillait la nuque. Il eut un petit hoquet, devinant qu’il lui prenait quelques gouttes de sang.

Il lui balbutia d’arrêter, d’un ton faible, à la fois terrifié et attiré, sans qu’il ne puisse s’expliquer pourquoi. Si jamais quelqu’un venait, il pourrait être tué ! Il devait absolument éviter ça. La main passa entre ses jambes et il faillit crier lorsque deux longs doigts plongèrent en lui. Il se crispa avec violence, tant il eut mal, Démétri allongé contre lui. Il était très rouge, le visage écarlate et brûlant de chaleur, se mordant les lèvres pour ne pas lâcher un son, alors que le vampire ne se gênait pas, de son côté, pour bien remuer, lentement puis plus rapidement. C’était douloureux, terriblement dérangeant, humiliant. Il lâcha un petit cri lorsque le traqueur s’insinua plus loin, croyant qu’il allait s’évanouir. Il posa un bras sur ses yeux, ne trouvant aucun moyen de se dégager, la couverture baissée jusqu’à la taille, le souffle court. Le vampire s’était débarrassé de ses chaussures et installé à califourchon sur lui, sous la couverture. Se retournant sur le côté, haletant, il replia ses jambes contre son ventre, serrant le poing sur le drap, faisant de son mieux pour respirer doucement. Il avait mal. Démétri lui fit retourner la tête pour l’embrasser, sans cesser son manège, puis ce goût étrange revint, il comprit qu’on lui faisait avaler quelque chose.

Frissonnant comme s’il avait de la fièvre, Dylan détendit ses jambes, le souffle rauque, le désir venant peu à peu se mêler à la douleur. Il gémit de plus belle, en nage, cherchant quelque chose pour se raccrocher. Son compagnon se retira, pour revenir un instant plus tard avec tout autre chose. Dylan cria ben plus fort avant de s’interrompre brusquement, mordant le drap, des larmes plein les yeux, suffoquant tant il avait mal. A plat ventre contre son lit, il fit de son mieux pour reprendre son souffle, sentant à peine le traqueur l’embrasser dans le cou. Son cœur pourrait bien sortir de sa poitrine tant il battait fort, à présent. Il gémit dans le matelas, se sentant comme un jouet entre les mains du vampire, tout à fait incapable de reprendre le contrôle de la situation. Tous ses nerfs étaient à vif, le vampire se jouait vraiment de lui. On frappa à coup à la porte et Dylan écarquilla les yeux, la peur revenant en force. Non, non, non. La voix de Bella, retentit, demandant s’il allait bien. Le jeune homme se redressa comme il le put, rougissant encore plus lorsque son compagnon en profita sans honte pour glisser une main très baladeuse à un autre endroit très intime.

– C’est bon, réussit-il articuler. Juste fait un cauchemar. Va te coucher.

Il s’appuyait sur ses coudes, les joues de plus en plus rouges, car le vampire le massait à présent consciencieusement sur le devant, allant plus lentement derrière. Sa petite sœur insista, demandant s’il en était sûr, pendant qu’il s’accrochait à ses draps.

– Je t’appellerai si je ne me sens pas bien, mais là, ça va.

Il attendit, encore plus effrayé, mais elle se contenta de lui dire bonne nuit, hésitante, avant de rentrer dans sa propre chambre. Il retomba à plat ventre sur son matelas, les lèvres serrées et yeux clos, son corps réagissant malgré lui aux sollicitations. Bella ne devrait pas se rendormir si vite… résigné, il se laissa faire durant un bon moment, concentré pour ne pas faire de bruit, comme un pantin entre les mains du traqueur. Traqueur qui finit par se retirer avec un sourire puis se pencher contre son cou, mordant d’un petit coup sec. Dylan en eut les larmes aux yeux, restant sans bouger d’un pouce, se laissant faire une fois de plus. Le vampire se redressa très vite, se penchant sur lui.

– Pourquoi tu me fais ça ? murmura-t-il. Pourquoi moi ? Pourquoi tu ne contentes pas de me tuer, ou me transformer, si c’est ce que tu veux ?

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Démétri Volturi
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MessageSujet: Re: Déjà des nôtres   Mer 17 Fév - 19:22

Démétri plaqua aussitôt la main sur la bouche du jeune homme pour l’empêcher de crier et appeler à l’aide, rajoutant d’un ton rassurant que ce n’était guère prévu pour tout de suite, de toute manière, pas la peine de paniquer. Il vint se mettre à califourchon au-dessus de lui, indifférent à Dylan qui pleurait encore plus fort en essayant de le repousser. C’était normal d’avoir peur, cependant, tout allait très bien se passer, il pouvait avoir confiance, il était né pour cela. Le Russe avait mis des semaines à accepter ce qu’il était devenu, avant d’en arriver finalement à aimer cette vie et tout ce qu’elle impliquait, il refuserait de revenir en arrière aujourd’hui. Enlevant sa main, il posa ses lèvres sur les siennes, repris par le désir, l’embrassant avec passion. Il lui tint le poignet contre sa tête d’une poigne assez dure, frémissant lorsqu’il gémit. Glissant son autre main plus bas, il passa sous la ceinture du pyjama, venant effleurer sa joue puis sa nuque, mordillant pour lui prendre quelques gouttes de sang. En boire le poussa à le désirer encore plus, alors que ce sang venait se mêler au sien, resserrant leur lien mental et lui donnant envie d’être encore plus proche de lui.

Il savait que Dylan était dans le même cas, ayant autant envie de le repousser que d’arrêter ce petit jeu. Le traqueur passa la main à un endroit bien plus intime puis s’inséra dans l’intimité secrète du jeune humain avec deux doigts, le faisant se crisper instantanément. Il avait mal ? C’était normal, la première fois. Enlevant ses chaussures d’un petit coup sec, il vint se mettre au-dessus de lui, sous la couette, admirant son visage maintenant bien rouge et grimaçant. Démétri alla lentement, puis plus vite, poussant plus loin sans crier gare en lui arrachant un petit cri. Il avait de plus en plus envie d’aller plus loin, le désirant comme jamais. Dylan parvint à bouger, retourné sur le côté, facilitant les choses pour le vampire. Il se pencha puis lui fit retourner la tête pour l’embrasser et lui faire boire un peu de sang, à la fois pour renforcer leur lien mental et le rendre plus docile, ce qui fonctionna car il détendit les jambes, son corps montrant que le plaisir venait aussi se mêler à la douleur. Il était trop tard pour revenir en arrière, Dylan n’échappera pas à ce lien, pas si Démétri ne le laissait pas enfin en paix. Il s’y fera, comme eux tous, comme tous les vampires. Il le faisait gémir, crispant le poing sur ses draps.

Le vampire retira ses doigts, enlevant la ceinture de son propre pantalon avant de revenir vers le jeune homme, le faisant crier de douleur lorsqu’il s’inséra de nouveau en lui, avant qu’il ne réussisse à se taire brusquement, le souffle court. Démétri l’embrassa doucement dans le cou, tout occupé à son affaire, son propre cœur ayant pu battre au même rythme s’il l’avait pu. Dylan gémissait toujours, ne pouvant rien contrôler. Tout à coup, des bruits de pas se firent entendre, venant de la chambre de sa petite sœur, avant qu’elle ne vienne frapper à la porte en demandant s’il allait bien. Alors, allait-il répondre ? Il mourait de peur à nouveau, refusant sans doute qu’on le voit dans une telle situation. Très amusé, Démétri passa la main sur ses attributs masculins lorsqu’il se redressa un peu, le faisant rougir encore plus fort. Il se demandait s’il allait réussir à articuler convenablement, avec ça, il devrait avoir assez de cran pour réussir. Allez, mon cher, un petit effort pour se reprendre, ça lui fera un bon exercice, réussir à se sortir de situations aussi gênantes pour lui.

– C’est bon, réussit-il articuler. Juste fait un cauchemar. Va te coucher.

Pas trop mal… Démétri insista avec un très grand soin, tout comme la petite Bella qui demanda à son frère s’il était vraiment sûr. Allez, encore un petit effort. Lui continuait ses vas et vient sans aucune honte, tout en le caressant. Il était comme un jouet, entre ses mains, un jouet qui était définitivement incapable, pour le moment, de reprendre le contrôle de la situation. Cela viendra, lorsqu’il sera plus fort et moins fragile.

– Je t’appellerai si je ne me sens pas bien, mais là, ça va.

Bien sûr, ça allait très bien, il était si convaincant. Démétri retint un ricanement pendant que la frangine s’en allait, continuant l’affaire pendant qu’il se laissait retomber à plat ventre sur le lit sans plus se débattre, juste pour ne pas faire trop de bruit. Démétri sourit, poursuivant encore un long moment avant de se retirer, remettant ceinture et pantalon en place. Il le fit se remettre sur le dos puis le mordit assez rapidement au cou, pour lui prendre un peu de sang. Le jeune humain en eut les larmes aux yeux, hoquetant, respirant très vite et hautement tendu.

– Pourquoi tu me fais ça ? murmura-t-il. Pourquoi moi ? Pourquoi tu ne contentes pas de me tuer, ou me transformer, si c’est ce que tu veux ?

– Pourquoi toi… C’est parce que je t’aime.

L’humain en resta bouche bée, le fixant avec un air halluciné. Démétri lui caressa la joue en lui souriant, l’embrassant sur le front, puis s’extirpa du lit, remettant ses chaussures. Il lui dit un « A bientôt » dans un murmure clair, sautant ensuite par la fenêtre qu’il avait ouverte. A bientôt, oui…

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