Le monde a changé, les vampires aussi, les humains sont prêts pour la guerre...
 
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 Soirée entre femmes

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Rosalie H. Cullen
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MessageSujet: Soirée entre femmes   Ven 12 Aoû - 16:55

Le temps avait été épouvantable, cet après-midi, un orage violent avait éclaté vers quinze heures et durait encore maintenant, on n'y voyait pas à deux mètres devant soi, du moins pour un humain ordinaire. Le ciel était très noir, comme au milieu de la nuit, de lourds nuages chargés de pluie s'accumulant sur le comté et déversant des trombes d'eau, noyant les routes au point de les rendre impraticable. Rosalie était à moitié allongée dans un divan, regardant la pluie tomber à verse, ses longs cheveux formant comme un halo doré autour de sa tête, une couronne de l'ancien temps. Alice venait de partir chercher sa copine, ayant réussi à la convaincre, Rose et elle, de faire une soirée "détente", juste entre elles, comme Edward sortait avec ses frères et que Bella avait besoin de se changer les idées. En même temps, s'il se savait traqué par les Volturi, ça n'aidait pas à se sentir bien, combien de temps lui restait-il en temps qu'humain ? Rose ferma un instant les yeux, les mains contre les oreillers près de sa tête, respirant par habitude plus que par besoin. Depuis que le virus les avait affecté, elle parvenait mieux à retrouver un peu les sensations du sommeil humain lorsqu'elle était suffisamment détendue et plongée dans une sorte de torpeur un peu étrange. La légende voulait qu'un vampire comme Dracula, donc comme ce qu'ils devenaient à présent, pouvait dormir, un sommeil étrange et très lourd, mais un sommeil tout de même.

Rosalie inspira doucement, ayant envie de tester ce genre de choses, elle qui avait fini par oublier ce qu'était de se blottir dans un lit pour s'endormir, ce que c'était de relâcher totalement sa garde jusqu'à sombrer dans un profond sommeil et enfin rêver. Elle se laissa porter par ses souvenirs et des brides de pensées, les yeux fermés, sans plus faire attention à son environnement. Ses souvenirs la ramenèrent malgré elle en 1934, l'année où elle avait mis son bébé au monde et y avait perdu la vie. Elle revit sa petite bouille d'ange, ses yeux d'émeraude, ses cheveux très fin et doux, encore peu nombreux, sa bouche s'ouvrant en grand lorsqu'il avait baillé puis réclamé à manger. Son petit devait avoir soixante-dix ans aujourd'hui... Peut-être était-il père à son tour, voire grand-père. Rosalie n'avait plus cherché à le retrouver, depuis la dernière fois qu'elle l'avait vu, à l'orphelinat. Elle n'appartenait plus au monde humain et ne pouvait donc pas se permettre qu'il la voit. Pour lui, elle devra rester la figure disparue d'une mère, décédée en le mettant au monde dans cet orphelinat, une mère dont on ignore tout. Entendant des pas et une respiration humain, elle bougea un peu dans le divan, quittant ses songes de petit garçon blond qu'elle n'aura jamais vu grandir.

– C'est vous les filles ?

Elle rouvrit les yeux en les voyant entrer dans le salon, se redressant pour se mettre assise en tailleur dans le divan et remettant vite fait ses longues mèches en place. Elle n'avait pas encore pris le temps de vraiment parler à Bella, leur sœur l'accaparant, sachant juste que Edward bavait dessus et qu'elle avait un grand frère devenu la nouvelle cible de leur clan de mafieux vampiriques. Rose était encore un peu... Comment qualifier cela... enfoncée dans une certaine torpeur inhabituelle, mal réveillée dirait un humain. Encore à marcher dans un souvenir maintenant vieux, un souvenir où elle marchait à pas lents dans une rue délabrée pour rejoindre de hauts bâtiments où des dizaines d'enfants jouaient entre eux avec dans les yeux l'espoir qu'une famille leur tende un jour la main.

– Je te préviens, Alice, pas question que tu nous fasses essayer trois gardes-robes d'affilée, dit-elle d'un ton moitié amusé.

Rien que toute à l'heure, avant de partir chercher Bella, sa belle-sœur l'avait forcée à se changer pour que Rose enfile une tenue plus décontractée, selon elle. Résultat, Rose se retrouvait avec une robe d'été, de couleur rouge carmin, avec un décolleté beaucoup trop plongeant qui avait fait baver Emmett d'envie. Elle était pieds nus, les épaules et le dos dégagés. Une tenue pas du tout adapté pour sortir, d'autant plus avec un si gros orage. Sa lutine de sœur d'adoption courut chercher du chocolat chaud et elle ne savait quoi encore, projetant sans doute de mettre un dvd avec.

– Donc tu es la copine d'Edward, c'est ça ? demanda-t-elle en tournant la tête vers Bella. Tu as aussi des frères et sœurs ? J'imagine qu'arriver comme ça a dû être bizarre, les gens d'ici ne sont pas accueillants pour un sou, ils continuent de vous dévisager même après des mois. Les nouveaux sont rares.

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Isabella M. Swan
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MessageSujet: Re: Soirée entre femmes   Lun 22 Aoû - 13:48

Pourquoi Bella avait-elle accepté cette soirée entre filles ? Elle n’avait aucune envie de sortir, aucune envie de voir du monde, même si Alice était présente. Désolée, vraiment, mais avec ce qu’elle lui avait dit pour Dylan, comment être rassurée ? Il n’allait pas bien et craignait quelque chose, il avait des ennuis et cela l’en rendait malade. Pourquoi refusait-il de parler ? Pourquoi ne lui demandait-il pas de l’aide ? D’accord, elle était sa petite sœur, mais non, ce n’était pas pour cette raison qu’il devait faire le grand frère et tout garder pour lui. Il l’avait préservée durant des années, il avait même affronté sa colère récemment pour comprendre ce qui n’allait pas, malgré les nombreuses fois où elle l’avait renvoyé balader. Et maintenant… Maintenant, il agissait de plus en plus bizarrement, semblait toujours nerveux, comme si quelque chose allait lui tomber dessus à tout instant. Même quand il était à la maison ! Et puis, c’était quoi cette manie de fermer les fenêtres, de toujours bien vérifier ?

Charlie – Bella, Alice est là, descends !

Déjà ?! Mais elle n’était pas prête et ne s’était même pas habillée, elle était encore à moitié trempée, enroulée dans sa serviette de bain. Bella hurla à son père de dire à Alice qu’elle n’était pas prête, qu’elle n’avait qu’à repartir et qu’elle-même viendrait par ses propres moyens plus tard. Beaucoup plus tard, même, mais elle ne l’ajouta pas, souhaitant seulement grapiller quelques minutes pour se motiver. Ou une heure. C’était bien, une heure, et ce n’était pas un mensonge comme elle devait s’habiller et se sécher les cheveux. Son amie ne voulait pas qu’elle tombe malade, donc elle rentrerait et attendrait. C’était un bon compromis.

… Ou pas. Alice n’était, visiblement, pas du même avis puisque Bella l’entendit monter les escaliers à grande vitesse avec des affaires sous le bras. Hein ? Pardon ? Se réfugiant dans la salle de bains pour espérer éviter son amie, elle ne put l’empêcher d’entrer, ne fermant jamais la porte à clef comme son père, sa demi-sœur et son frère respectaient son intimité, et elle vit donc débarquer Alice en l’espace de quelques secondes. Qu’est-ce que… Elle avait dit qu’elle viendrait ! C’était promis, juré ! Elle ne se défilait pas, elle devait seulement s’habiller et sécher ses cheveux, c’est tout ! La voyant déposer ses affaires sur les toilettes dont les latrines venaient d’être refermées, Bella lui lança un regard mi-paniqué, mi-boudeur, serrant la serviette autour de sa taille avec ses cheveux plaqués contre ses joues et le haut de sa nuque.

Bella – Alice, je peux me préparer toute seule ! Je te promets que je vais venir, je dois juste terminer de m’habiller, regarde, tout est prêt, c’est juste à côté de toi. Enfin, mes vêtements sont dans mon armoire mais c’est tout. Et puis je dois me sécher, c’est tout, tu peux sortir, vraiment !

Oui, enfin, ça, c’était dans ses rêves. Alice ne bougea pas d’un pouce, au contraire, elle était apparemment bien décidée à l’aider pour se préparer et partir d’ici. C’était quoi, déjà, son but ? Ah, oui, retarder un peu la soirée. Foirage total. Voyant que son amie n’allait pas laisser tomber, Bella se laissa faire, de mauvaise grâce, grimaçant en voyant la tenue qu’elle avait apportée. Minute. Elle s’attendait à ce que la lycéenne trouve un prétexte pour ne pas venir… ? Si elle avait apporté cette tenue, c’est qu’elle pensait qu’elle-même ne serait pas prête. Elle était si prévisible que cela… ? Mais enfin, elles se connaissaient à peine ! Oui, Bella était avec son frère adoptif, mais tout de même. Ce n’était pas pour cette raison qu’Alice pouvait prévoir ses réactions à ce point ! Elle avait juste besoin d’un peu de solitude, c’est tout, ce n’était pas un caprice mais un besoin étant donné l’état de son frère.

Réalisant qu’elle s’était fait lamentablement avoir, Bella marmonna en silence tout en se préparant, quittant la maison après une vingtaine de minute, tout au plus. Et encore, elle avait l’impression que se préparer ne lui avait même pas pris dix minutes… Mais ce n’était, sans doute, qu’une impression. Avertissant son père, elle ferma la porte derrière elle, sac à dos sur le dos, et grimpa dans la voiture d’Alice en mettant sa ceinture dès qu’elle le put. Désolée, elle avait une très mauvaise expérience de trajet avec son amie, pas question de recommencer sans prendre de précaution. Fermant les yeux durant tout le trajet, Bella répondait brièvement à sa conductrice avec l’espoir de ne pas la déconcentrer si elle parlait. En plus, il pleuvait ! Il suffisait d’une seconde, une toute petite seconde d’inattention et elles finissaient dans le décor… Cette pluie les empêchait de voir très loin, elle-même n’y voyait vraiment rien et se demandait comment son amie pouvait voir la route. Le voyage lui sembla incroyablement court, rouvrant les yeux lorsqu’Alice l’avertit, toujours cramponnée à son siège. Elles étaient arrivées ? Déjà ? Ou c’était un accident ? Mais non, elles étaient bel et bien arrivées. Sortant de la voiture, Bella se pressa vers la porte menant à l’intérieur de la villa, gênée à l’idée de tout salir. Elle avait l’impression de ne pas être à sa place, ici, tout étant très propre. Et elle venait de dehors, où la pluie salissait tout.

Rosalie – C'est vous les filles ?

Bella suivit Alice jusqu’au salon situé au premier étage, qu’elle avait déjà eu l’occasion de voir pendant la « visite » la toute première fois. Rien n’avait bougé, la seule différence était que Rosalie semblait être toute seule et… mal réveillée. Mais, même tirée de son sommeil, la lycéenne la trouvait très belle, à couper le souffle, et elle savait qu’Alice pensait la même chose depuis qu’elle lui avait montré un album photos avec ses créations. Elle l’avait déjà détaillée quelques fois, surtout sur les photographies faites par son amie, mais la voir en vrai était toujours intimidant. Elle avait l’air… pas à sa place. En fait, Bella la voyait beaucoup mieux sur les podiums, dans des films ou en tant que mannequin. Quelque chose comme cela. Mais lycéenne… Dans son école. S’approchant avec Alice, elle la salua après un léger temps de retard, complètement hypnotisée malgré elle. Ce n’était pas de sa faute ! Même sa tenue, très simple, lui allait à ravir. C’était une tenue fabriquée par Alice, Bella les reconnaissait maintenant, mais elle semblait être faite pour elle, son corps, son visage, son teint… Cette robe ne conviendrait à personne d’autre, l’adolescente en était convaincue.

Rosalie – Je te préviens, Alice, pas question que tu nous fasses essayer trois gardes-robes d'affilée, dit-elle d'un ton moitié amusé.

Là-dessus, entièrement d’accord ! Bella ne put s’empêcher d’esquisser un léger sourire, le camouflant en portant sa main à sa bouche pour ne pas qu’Alice ait le temps de le voir. Pas question d’essayer d’autres tenues, elle avait donné et s’était même fait habiller par son amie parce qu’elle traînait trop à son goût… Et maintenant, Bella était chez elle, avec Rosalie, pour une « soirée entre filles ». Et si Dylan avait besoin d’aide ? Mais non, il n’arriverait rien de grave ce soir. En plus de cela, elle ne pouvait pas bouger, elle n’était pas venue avec sa voiture et le temps l’empêchait d’y voir à plus de dix mètres… Piégée. Elle s’était fait piéger et avait essayé jusqu’à la dernière minute de ne pas venir. M’enfin, puisqu’elle n’avait pas le choix, autant profiter et essayer de se détendre un peu… Idée que devait partager Alice puisqu’elle courut presqu’immédiatement en direction de la cuisine pour leur apporter du chocolat chaud, les laissant seules toutes les deux. Bella ne s’installa pas directement, attendant simplement, pas très à l’aise. En plus, c’était la première fois qu’elle parlait avec Rosalie sans personne à côté…

Rosalie – Donc tu es la copine d'Edward, c'est ça ? demanda-t-elle en tournant la tête vers Bella. Tu as aussi des frères et sœurs ? J'imagine qu'arriver comme ça a dû être bizarre, les gens d'ici ne sont pas accueillants pour un sou, ils continuent de vous dévisager même après des mois. Les nouveaux sont rares.

Bella – Ce n’est pas étonnant…, marmonna-t-elle en tournant la tête vers la grande fenêtre du salon. Qui voudrait rester ici avec un accueil comme celui-ci ? Enfin, pas vous, vous êtes sympas et vachement ouverts, mais vous êtes bien les seuls. Alice m’a dit que vous étiez passés par la case « nouveaux » aussi, donc que vous connaissiez tout ça. Mais… Je dois avouer que j’ai quand même de la chance, au lycée. Grâce à Alec et Jane, je n’ai plus trop l’étiquette de « nouvelle », tous les élèves sont focalisés sur eux.

Bella tourna la tête vers Rosalie, entendant des bruits émanant de la cuisine, en bas. Alice était occupée pour quelques minutes encore, elle n’allait pas remonter tout de suite mais mieux valait ne pas lui rappeler l’épisode de la gym avec Jane. Elle avait seulement voulu être gentille ! Et, au final, s’était complètement ridiculisée tant ce cours était difficile. Impossible de frapper correctement dans la balle, c’était une horreur. Pourtant, Bella faisait des efforts ! Mais non, à chaque fois, ses mains se mettaient au-dessus de sa tête pour la protéger… Ou ses jambes la faisaient trébucher. Hum, bref, soit. Cet épisode était très, très douloureux. Autant physiquement que moralement, mais mieux valait le laisser loin, très loin derrière. Sans Alice, Bella ignorait ce qu’elle aurait fait…

Bella – C’est Alice qui est venue à notre rencontre, dès que nous sommes arrivés. J’ai une demi-sœur, Raven, qui s’était perdue dans les environs et elle l’a retrouvée puis nous l’a ramenée en voiture comme elle connaissait mon père. Comme tout le monde à Forks, je crois… Mon grand frère, Dylan, est habitué à nous courir après et à nous retrouver en un rien de temps mais il était absent donc Alice nous a sauvé la vie, en quelques sortes.

Même si Dylan lui avait fait une scène en voyant Alice dans la cuisine et en apprenant que Raven s’était perdue, qu’ils ne l’avaient même pas appelé pour la retrouver. Il cherchait du boulot ! Evidemment que non, ils n’allaient pas l’appeler. En plus, Alice était dans le coin et l’avait retrouvée, inutile d’en faire tout un plat. Tout est bien qui finit bien, comme on dit parfois. De toute façon, Dylan n’aimait pas ses amis… Elle en ignorait la raison mais il ne supportait pas Edward ni Alice et elle était convaincue qu’il n’apprécierait pas non plus Rosalie, Emmett ou Jasper. Alice était la plus avenante, la plus gentille ! Comment pouvait-il la détester ? Franchement, de toutes les personnes que Bella avait côtoyées jusqu’ici, Alice était la plus normale et la plus fréquentable.

Bella – Mais… Dylan n’apprécie pas trop Alice, ni Edward d’ailleurs, ajouta-t-elle au bout d’un moment en grimaçant. Il a un caractère un peu… bizarre. Peut-être parce que je suis avec ton frère, mais quand même, Alice n’a rien fait. Ou alors, j’ai dû louper un épisode, mais j’espère que ça va se calmer parce que je vous trouve vraiment sympas. Ça change des têtes que l’on croise dans le lycée.

Bella tâcha de sourire un peu, au moins pour se détendre et montrer qu’elle était sincère. Ils avaient leurs habitudes et une certaine aisance qui vous mettait mal à l’aise, certes, mais eux au moins ne cherchaient pas à faire fuir tout le monde. Pas comme les habitants de Forks… Peut-être que c’était parce qu’ils étaient un peu à l’extérieur de la ville, qu’ils n’avaient pas été contaminés ? Possible, oui. Après tout, avec la guerre récente, plus rien ne l’étonnait. Alice revint avant que Bella ne puisse rajouter autre chose, portant les trois grosses tasses remplies de chocolat chaud et de quoi se faire une soirée tranquille entre filles. Elle voulut aider son amie, amorçant un geste pour lui prendre quelque chose, mais se ravisa à la dernière minute par peur de tout renverser par terre. Ce n’est que lorsqu’Alice eut posé le plateau sur la petite table devant le canapé, et qu’elles se furent toutes les trois confortablement installées, que Bella osa poser sa question – craignant tout de même la réponse de son amie.

Bella – Voilà, tu m’as tirée jusqu’ici, on est assises, tu m’as coincée vu que c’est toi qui m’as cherchée et que je ne peux pas conduire… Alors, vas-y, dis-nous. Quel est ton programme pour la soirée ? Pas d’essayage, là-dessus, Rosalie a raison. Déjà que tu m’as habillée tout à l’heure…

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Alice Cullen
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MessageSujet: Re: Soirée entre femmes   Mer 2 Nov - 10:58

Ah là là, pourvu que Bella s’améliore un peu, tout de même, avec le temps ! Alice aurait pu parier, même sans avoir ses visions, que sa nouvelle meilleure amie allait tenter de se défiler à la première occasion, elle était incorrigible. Entrant dans le petit hall de la maisonnette, elle dédia son sourire numéro quatre à Charlie, qui lui rendit un assez maladroit. Gagné, elle l’avait dans sa poche, maintenant, il était prêt à faire tout ce qu’elle lui demandera. De sa voix fluette, elle demanda à Charlie s’il pouvait appeler Bella, car il était l’heure et elles devaient partir pour leur soirée entre filles. Avant de venir ici, la lutine brune était passée en vitesse à la maison récupérer la tenue qu’elle avait préparé pour son amie la nuit dernière. Un petit ensemble pantalon, chemisette, pull ra-vi-ssant qui lui ira à merveille ! Elle avait même prévu la paire de chaussures pour aller avec, pas question que son amie mette ses vieilles baskets avec ça ! D’ailleurs, ces chaussures-là, la brunette les lui jettera au feu à la première occasion, pas question de la laisser traîner encore longtemps avec ces trucs, quel manque affreux de goût. Ce devrait même interdit d’en avoir si peu. Charlie fila jusqu’aux pieds de l’escalier, appelant Bella pour qu’elle descende. Bah, elle ne sera pas prête, tant pour elle ! La vampirette allait la préparer elle-même.

Bella cria depuis l’étage à son père qu’il pouvait lui dire de repartir et qu’elle arrivera plus tard, comme elle n’était pas prête. Hé hé, des clous ! Elle pouvait rêver ! Alice prit le sac à dos qu’elle avait apporté et courut dans les escaliers. Elle entra ensuite sans aucune gêne dans la salle de bains. Après tout, elle avait déjà bien pris un bain avec une louve-garou ! Elle n’avait pas du tout la même notion de pudeur que les gens normaux et ça se voyait. Déposant le sac dans un coin, elle lança un regard très critique et noir aux vieilles baskets pourries de son amie. Au feu, à la poubelle ? Bon, soyons un peu sérieux, elle allait les recycler ! Pour en faire… quelque chose, elle trouvera bien. Bah, peu importe pour le moment ! Alice referma la cuvette des toilettes et posa dessus tout ce qu'elle portait dans les bras, sans tenir compte du petit mouvement de recul de Bella. De toute façon, il faudra bien qu’elle s’habitue ! Surtout si elle persistait dans cette manie affreuse de vouloir sortir habillée comme un vieux sac, même pas maquillée, avec des chaussures ridicules, vieilles ou pas du tout adaptées à la tenue qu’elle portait ! Une femme se doit d’être charmante et élégante à n’importe quelle seconde de son existence, grâce et élégance étaient leurs maîtres-mots.

– Alice, je peux me préparer toute seule ! Je te promets que je vais venir, je dois juste terminer de m’habiller, regarde, tout est prêt, c’est juste à côté de toi. Enfin, mes vêtements sont dans mon armoire mais c’est tout. Et puis je dois me sécher, c’est tout, tu peux sortir, vraiment !

Aucune chance, elle n’arrivera jamais à être prête correctement sans aide tant son éducation laissait à désirer dans ce domaine ! Alice se chargea donc de la presser à se sécher puis s’occupa elle-même de la coiffer correctement après l’avoir fait asseoir sur un tabouret, puis la poussa à enfiler la tenue qu’elle avait apporté. Voilà, comme ça, ce sera très bien, elle sera parfaitement présentable, pour une fois, il faudra aussi que Alice lui apporte de nouveaux sous-vêtements, Edward pourra bien, enfin, sortir un peu de ses valeurs rétrogrades ! Il bavera tant qu’il ne résistera pas à l’envie de lui faire l’amour, dans un élan de désir, roh, ce sera génial ça. Dès que Bella fut enfin prête, et de l’aide n’avait définitivement pas été du luxe, la jeune vampire la tira avec elle jusqu’à sa voiture avec son enthousiasme débordant habituel. Sautant sur le siège conducteur, elle fourra la clé dans le contact et démarra dans un rugissement, sans cesser de déverser un flot de paroles dont Bella n’avait peut-être même pas conscience tant elle avait l’air terrorisée. Roh, allez, on sourit, c’est rigolo de conduire vite ! Et surtout de prendre des virages serrés à plus de cent kilomètres par heure, cette voiture avait un super répondant et Alice l’adorait.

Elles furent néanmoins arrivées très vite, dommage que le trajet soit si court. Alice secoua Bella par l’épaule en lui lançant qu’elles étaient arrivées puis sautilla dans le garage pour grimper ensuite quatre à quatre les escaliers menant vers le rez-de-chaussée puis ceux vers le premier étage. Rosalie les attendait dans un des petits salons et avait encore dû essayer de s’endormir pour de bon au vu de la tête qu’elle tirait. Alice jeta son sac dans un coin puis s’empressa de débarrasser la petite table du salon avant de vérifier si Emmett avait bien fait ce qu’elle lui avait demandé cette nuit, de leur sortir tous les films sympas qu’il avait plus quelques jeux. Un sourire ravi illumina son visage lorsqu’elle vit le carton posé près de la grande télé avec un petit mot « Et voilà sœurette » posée dessus. Merci, merci ! Il était adorable ! D’ailleurs, elle ne l’avait pas vu en entrant, il était sans doute parti chasser avec Jasper et Edward, ils aimaient bien se retrouver tous les trois pour chasser le puma, surtout lorsque Alice ramenait des copines à la maison. Poussant le carton près de la table basse, elle se pencha pour brancher le lecteur dvd derrière le meuble puis se redressa avec un large sourire, qui ne la quittait que rarement.

– Je te préviens, Alice, pas question que tu nous fasses essayer trois gardes-robes d'affilée, dit-elle d'un ton moitié amusé.

Pas prévu pour aujourd’hui, ce sera pour la prochaine fois ! Elle n’avait pas encore terminé toutes ses créations, pour sa prochaine ligne de vêtements ! Tout sera bientôt disponibles sur son site internet de vente en ligne, un commerce de vêtements que la jeune vampire gérait comme une véritable femme d’affaires, sur le marché depuis des années. Elle se chargeait elle-même, également, de toute la partie promotion, de la publicité et du recrutement à distance des mannequins. Un métier, c’était un véritable métier, qu’elle adorait autant que sa famille, les belles voitures et la chasse avec Jasper, en plus de leurs moments intimes. La lutine dévala ensuite les escaliers à nouveau pour se rendre à la cuisine, préparer du chocolat chaud, que Bella sera la seule à pouvoir apprécier. Voyons voir… Ne se souvenant plus exactement des doses qu’aimaient les humains, la vampire versa très généreusement la poudre dans le lait, le touillant avant de mettre le tout à chauffer. Wow, ça sentait fort, c’est que ça devait être bon, pas vrai ? A l’étage, Rosalie avait lancé un début de conversation, faisant vraiment un effort, elle qui n’aimait guère passer du temps avec les humains et humaines, d’habitude.

– Ce n’est pas étonnant…, marmonna-t-elle en tournant la tête vers la grande fenêtre du salon. Qui voudrait rester ici avec un accueil comme celui-ci ? Enfin, pas vous, vous êtes sympas et vachement ouverts, mais vous êtes bien les seuls. Alice m’a dit que vous étiez passés par la case « nouveaux » aussi, donc que vous connaissiez tout ça. Mais… Je dois avouer que j’ai quand même de la chance, au lycée. Grâce à Alec et Jane, je n’ai plus trop l’étiquette de « nouvelle », tous les élèves sont focalisés sur eux.

Boarf, ça n’allait pas durer longtemps, les jumeaux n’étaient pas là pour rigoler et à cette heure, ils étaient sûrement soit en traque de personnes ayant des informations, soit en plein combat contre quelques uns de ces nouveaux monstres peuplant la forêt ! Les siii mignons petits jumeaux, qui pouvaient être si terrifiants pour celui sachant voir au-delà des apparences, en plein combat contre une grosse bête quatre fois plus grande qu’eux et de nombreuses fois plus lourde. Une bestiole pleine de crocs et très dangereuse, que la mignonne petite Jane, du haut de son mètre cinquante, pouvait aplatir de douleur d’un seul et unique regard. Charmant, n’est-ce pas ? Inutile de se demander pourquoi Aro s’était intéressé à elle et son frère, il avait vraiment le talent de dénicher les dons les plus rares et les plus incroyables, les plus puissants et les plus fascinants. Les jumeaux faisaient parti des vampires les plus puissants de cette planète et leur pouvoir ne fera qu’augmenter au fil des ans. Quel clan de grands malades, à se demander comment les Antonescu avaient pu avoir l’idée de les défier. Même avec la guerre et le virus, ça restait de la folie.

– C’est Alice qui est venue à notre rencontre, dès que nous sommes arrivés. J’ai une demi-sœur, Raven, qui s’était perdue dans les environs et elle l’a retrouvée puis nous l’a ramenée en voiture comme elle connaissait mon père. Comme tout le monde à Forks, je crois… Mon grand frère, Dylan, est habitué à nous courir après et à nous retrouver en un rien de temps mais il était absent donc Alice nous a sauvé la vie, en quelques sortes.

Non, sans blague, habitué à les retrouver en un rien de temps ? Alice éclata de rire en entendant cette phrase, penchée pour surveiller son chocolat qui chauffait dans la casserole, puis sortit trois grosses tasses, des cuillères, du sucre, des petits gâteaux que Esmée gardait en réserve pour les fois où elle invitait des copines à prendre le thé ou même Carlisle avec ses collègues de boulot, fourrant le tout sur un grand plateau. Dès que le chocolat fut prêt, elle le versa dans les bols puis quitta la cuisine en sautillant, tenant le plateau avec deux doigts et se servant de l’autre main pour arranger au passage des détails de la décoration, comme un vase à déplacer de cinq millimètres ou une fleur fanée à enlever d’un vase et jeter. Tout devait être parfait.

– Mais… Dylan n’apprécie pas trop Alice, ni Edward d’ailleurs, ajouta-t-elle au bout d’un moment en grimaçant. Il a un caractère un peu… bizarre. Peut-être parce que je suis avec ton frère, mais quand même, Alice n’a rien fait. Ou alors, j’ai dû louper un épisode, mais j’espère que ça va se calmer parce que je vous trouve vraiment sympas. Ça change des têtes que l’on croise dans le lycée.

Ouais, normal que son frère ne les aimait pas, il avait peur qu’ils mordent ou tuent sa sœur ! Alice remonta avec le plateau chargé puis déposa le tout sur la table basse, se débarrassant au passage de ses chaussures pour rester pieds nus, se sentant plus à l’aise comme ça. Aussitôt après, elle s’agenouilla pour sélectionner le premier dvd, pour commencer, un truc drôle ! Qu’est-ce qu’il avait comme films, là-dedans ? Le film « Prête-moi ta main » pouvait être sympa ! C’était sorti en novembre 200-, elle avait été le voir avec Jasper au cinéma, une comédie où cinq sœurs et leur mère faisaient tout pour marier le fils aîné de la famille, qui avait quarante-trois ans et se laissait choyer et couver par tout le monde. Sortant le disque de la boîte, Alice l’inséra dans le lecteur dvd puis chercha la télécommande à tâtons pour le mettre en route, allumant aussi la télé. Sitôt après, elle vint s’installer dans le canapé entre sa sœur et Bella, mettant un bon coussin derrière elle et souriant aux deux filles. A vrai dire, Alice était encore étonnée que Rosalie ait accepté de jouer le jeu ! C’était vraiment formidable qu’elle fasse un effort pour bien accueillir Bella et être cool avec elle, comme Edward avait craqué, elle deviendra peut-être leur nouvelle sœur ! Le futur changeait encore beaucoup, leur frère n’était pas décidé, pourtant, Alice était presque sûre que ça allait arriver. Avoir une nouvelle membre dans la famille, ce sera génial !

– Voilà, tu m’as tirée jusqu’ici, on est assises, tu m’as coincée vu que c’est toi qui m’as cherchée et que je ne peux pas conduire… Alors, vas-y, dis-nous. Quel est ton programme pour la soirée ? Pas d’essayage, là-dessus, Rosalie a raison. Déjà que tu m’as habillée tout à l’heure…

– Si je ne t’avais pas habillée, tu serais sortie vêtue comme un vieux sac, c’est juste inadmissible, répliqua la lutine en sélectionnant le bon, menu. Film, chocolat chaud, ongles à faire, détente, ça t’ira comme programme ?

Alice lança le film puis s’installa en tailleur, augmenta le son et déposa la télécommande près du plateau, donnant aussi leurs tasses aux filles. Le générique du film se lança, le son décuplé grâce aux enceintes installées par Emmett, on pourrait vraiment se croire dans une salle de cinéma. Confortablement installée, la jeune vampire but le truc qu’elle leur avait servi en faisant sembler d’aimer ça, bien que ça n’ait goût de rien, elle sentait juste que c’était un liquide chaud coulant dans sa gorge, aussitôt anéanti par le venin brillant dans ses veines dès qu’elle l’avalait. Pas terrible. Elle proposa un peu de sucre et des biscuits à Bella et Rose, regardant le début du film, où on voyait l’homme célibataire au travail, visiblement auréolé de succès dans sa vie professionnelle et pourtant incapable de parler à une femme sans rougir. Mignon ! Alice reposa sa tasse, s’enfonçant un peu dans le canapé, lorsqu’une vision emplit tout à coup son esprit. Ce qu’elle voyait à la télé fut remplacé par les images du futur. Elle vit le frère de Bella, seul, dans la nuit, courir puis être brusquement arrêté, s’écrouler. Elle vit des crocs blancs s’enfoncer dans sa gorge, presque avec douceur, le jeun homme s’écrouler, sans que sa main puisse se raccrocher à quelque chose.

La réalité reprit ensuite sa place, la jeune fille revenant sur le film comme si rien ne s’était passé, seul son visage avait, durant un instant, pris un aspect un peu lointain, comme si elle réfléchissait à un problème de longue date. Voilà plusieurs fois qu’elle avait ce genre de visions, chacune différente, de la façon dont Dylan terminera son existence en tant qu’humain. Et parfois, elle le voyait, encore humain, face à un de ces loups géants, monstrueux. Il n’était pas seulement en danger par rapport aux vampires et aux Volturi. Toujours souriante, Alice regardait le film, reprenant son bol de chocolat chaud pour boire. Tout le monde cachait bien des choses, en ce moment… Elle buvait lorsqu’une autre vison arriva, elle voyait des personnes courir dans la forêt, trop vite pour qu’elle puisse deviner son identité puis le hurlement d’un loup perça le silence très lourd. La guerre allait-elle revenir ? La vampirette se rassura en se disant que leurs ennemis ne pouvaient pas déjà avoir repris assez de forces, c’était impossible. Se concentrer sur le film, plutôt ! Peu à peu, elle se détendit en le regardant avec les deux filles, l’une étant sa sœur officielle et l’autre pouvant sans doute le devenir.

– tes, les filles, faudra aussi qu’on se fasse une vraie sortie, plus loin ! Un week-end à Port Angeles ou dans une plus grande ville, ce serait cool, non ? T’as pas des idées, Rose ? En plus du shopping, puisque vous aimez pas ça.

Une moue indignée avait accompagnée cette dernière phrase, Alice ne pouvant décidément pas comprendre un tel rejet.

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Rosalie H. Cullen
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MessageSujet: Re: Soirée entre femmes   Lun 27 Fév - 16:03

La petite humaine avait bien raison, en parlant de l’accueil assez glacial de cette ville, on voyait rarement ça, même après une si longue guerre. Rosalie eut un très mince sourire en entendant que l’attention générale était désormais focalisée non plus sur les trois jeunes et nouveaux humains mais sur les jumeaux, Jane et Alec. Si seulement les élèves du lycée savaient ce que ces deux-là étaient réellement, ils feraient tout pour les fuir comme la peste… C’était beau, l’ignorance… Pouvoir ainsi passer à côté des jumeaux sans avoir peur de finir écrasé au sol à hurler de douleur sous le don absolument terrorisant de Jane. Cette « si mignonne » petite fille, comme on l’entendait au lycée ! Oh, elle était mignonne, oui… Mignonne comme un démon des enfers vous attirant avec un sourire juste avant de vous déchiqueter dans d’atroces souffrances. Une innocence empoisonnée, une douceur factice ne servant qu’à mieux dissimuler le pouvoir terrible habitant ce corps de toute jeune fille et dont Rose ne tenait pas à savoir comment il lui était venu. Carlisle leur avait expliqué qu’un pouvoir était fortement lié à la personnalité de son propriétaire et à ce qu’il a vécu au cours de sa vie. Ça voulait donc dire que Jane, étant humaine, torturait déjà des personnes pour le plaisir ? Peu probable, elle avait, quoi, treize ou quatorze ans, en âge physique ? Même dans des époques plus reculées, les gamins de cet âge ne servaient pas de bourreaux. Impossible de comprendre d’où lui venait un tel pouvoir, renforçant son côté angoissant.

Bella – C’est Alice qui est venue à notre rencontre, dès que nous sommes arrivés. J’ai une demi-sœur, Raven, qui s’était perdue dans les environs et elle l’a retrouvée puis nous l’a ramenée en voiture comme elle connaissait mon père. Comme tout le monde à Forks, je crois… Mon grand frère, Dylan, est habitué à nous courir après et à nous retrouver en un rien de temps mais il était absent donc Alice nous a sauvé la vie, en quelques sortes.

Rosalie – Je vois…

Habitué à les retrouver en un rien de temps, sans blague ! C’était encore plus facile pour un traqueur de retrouver ses proches, amis et membres de sa famille, même pour un traqueur qui n’avait pas conscience de son propre talent. Rose rendit son regard à la nouvelle amie de leur frère adoptif, sans faire plus de commentaires sur le sujet. Ni lorsque Bella ajouta que son frère avait un caractère bizarre, n’aimant pas Edward ou Alice, alors qu’ils n’avaient rien fait. Elle les trouvait « sympas », donc ? Apprécier Alice n’était pas très difficile, cela dit, une fois qu’on s’habituait à son caractère exubérant. Quant à Dylan, et bien, peu de chance qu’il parvienne à apprécier un clan entier de vampires, encore plus maintenant qu’il devait avoir compris par quoi et qui il était chassé et pourquoi. Arrivera-t-il à admettre un jour que sa sœur, même amie avec des vampires, l’était au moins avec des vampires végétariens et donc ne risquait pas grand-chose ? Contrairement à lui qui finira tôt ou tard chez les Volturi, attirer la convoitise d’Aro n’est jamais une bonne nouvelle, sauf pour les cinglés. Au même instant, Alice revint avec un plateau chargé qu’elle posa sur la table, se mettant aussitôt à quatre pattes devant la télé pour mettre le film. Les garçons avaient tellement bien faits de fuir la maison ! Elle aurait été capable de les traîner ici aussi pour qu’ils participent à des activités.

Bella – Voilà, tu m’as tirée jusqu’ici, on est assises, tu m’as coincée vu que c’est toi qui m’as cherchée et que je ne peux pas conduire… Alors, vas-y, dis-nous. Quel est ton programme pour la soirée ? Pas d’essayage, là-dessus, Rosalie a raison. Déjà que tu m’as habillée tout à l’heure…

Alice – Si je ne t’avais pas habillée, tu serais sortie vêtue comme un vieux sac, c’est juste inadmissible, répliqua la lutine en sélectionnant le bon, menu. Film, chocolat chaud, ongles à faire, détente, ça t’ira comme programme ?

Tout le monde sortait comme un vieux sac, selon les critères de la lutine, dès lors qu’elle ne se chargeait pas elle-même de leur fournir le style « idéal » qui convenait. Même Carlisle y avait droit ! Enfin, il fallait avouer que voir leur père adoptif, honorable médecin, se faire poursuivre par une vampirette brune d’un mètre cinquante dans toute la maison parce qu’il avait osé ne pas porter la bonne couleur de cravate était particulièrement comique. Une fois le film lancé, chacune ayant en mains une énorme tasse de chocolat chaud, le silence revint, hormis le son de la télé, avec les enceintes installées par Emmett. Rose prit un des biscuits que lui tendit sa sœur, regrettant un peu de ne pas pouvoir connaître le goût que ça avait en réalité. Le film était commencé depuis quelques minutes lorsque la jeune blonde remarqua, du coin de l’œil, le regard caractéristiques d’Alice lorsqu’elle avait une vision. Néanmoins, elle ne se défit pas de son sourire pour autant, continuant à regarder le film comme s’il s’agissait là du moment le plus excitant de toute son existence. Ce ne devait pas être d’une importance capitale, selon sa réaction. Rose but le chocolat sans goût sans y prêter vraiment garde, regardant la télé et ce film qu’elle avait déjà vu deux ou trois fois car Emmett l’adorait, ça le faisait beaucoup rire. Il avait toujours été un très grand fan des comédies.

Alice – Dites, les filles, faudra aussi qu’on se fasse une vraie sortie, plus loin ! Un week-end à Port Angeles ou dans une plus grande ville, ce serait cool, non ? T’as pas des idées, Rose ? En plus du shopping, puisque vous aimez pas ça.

Si, elle aimait bien ça, mais quand c’était avec Alice, ce n’était plus du shopping mais un défilé de mode ! La jeune femme se retint à très grande peine de tirer la langue en réponse à la moue indignée de sa jeune sœur, rétorquant tout d’abord qu’elle aimait bien faire les magasins uniquement lorsqu’elle se trouvait avec des personnes raisonnables, insistant lourdement sur ce dernier mot.

Rosalie – Sinon, je n’en sais rien, je n’ai que des idées classiques en tête, du genre, sortie cinéma ou ce genre de trucs. Sinon, une randonnée avec les garçons, un samedi où il ne fera pas trop mauvais ? Même sans aller loin, il y a des coins sympas. Tu as l’habitude de marcher, Bella ?

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