Le monde a changé, les vampires aussi, les humains sont prêts pour la guerre...
 
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 Détente sous la pluie

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Alice Cullen
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MessageSujet: Détente sous la pluie   Lun 27 Fév - 22:09

D'habitude, c'était plutôt les collègues de boulot de Carlisle ou les autres institutrices qui travaillaient avec Esmée qui venaient déjeuner à la maison, ça allait faire du bien de changer tout ça ! La vampirette en avait profité pour modifier absolument toute la décoration de la salle à manger pour donner une atmosphère plus chaleureuse, du genre chalet en montagne, afin de contraster avec la pluie forte régnant en maître au-dehors. Toute heureuse de recevoir du monde, elle s'affairait à rendre le rez-de-chaussée aussi convivial et confortable que possible, tout ne veillant à rajouter un peu de désordre ici et là afin de donner une impression de vie, dans ces lieux. Tout devait être par-fait ! Emmett vint l'aider à mettre un petit peu de bazar un peu partout, comme des coussins à traîner, des livres ici et là et encore ici, un manteau non rangé sur une chaise dans le hall d'entrée, et ainsi de suite. Ils avaient dû allumer, il pleuvait si fort que a lumière naturelle était presque entièrement balayée d'un revers de main, pas très pratique pour les humains. Alice sautait partout, surexcitée, finissant par atterrir d'un bon souple sur le dos de Jasper, les jambes autour de sa taille et passant les bras autour de son cou en le serrant de toutes ses forces, souriante, les yeux fermés.

Alice – Je t'aime, chuchota-t-elle. Je t'aime très fort et je t'aimerai toujours.

Ainsi perchée sur son mari, elle ne le lâcha plus durant l'heure suivante, se laissant promener dans toute la maison, autant pour s'amuser que pour profiter d'un bon temps de câlin. Lorsque leurs invités sonnèrent à la porte, elle se décida enfin à glisser du dos de son mari et le libérer, se remettant bien gentiment sur ses deux pieds pour aller ouvrir. Charlie répondit à son salut enjoué avec chaleur, déjà conquis depuis un moment à sa cause depuis qu'elle lui avait servit son sourire spécial numéro quatre. Il lui tendit une grosse boîte de gâteaux et une bouteille, qu'elle fila à Emmett derrière elle pour qu'il mette le tout au frigo, et le fit entrer. Aussitôt, elle plongea sur Raven pour lui faire un énorme câlin, fondant sur cette petite bouille trop craquante et adorable à souhait, puis enchaîna sur un autre câlin pour Bella, l'embrassant elle aussi sur les deux joues, comme si elle ne l'avait plus revu depuis des années et des années. Elles ne s'étaient plus revu depuis presque vingt-quatre heures, c'était long ! Elle voulut ensuite faire la bise à Dylan qui la repoussa directement en la poussant par le front lorsqu'elle voulut le serrer dans ses bras. Mais heu ! Alice fit une moue pas contente puis referma la porte derrière eux en les poussant pour entrer. Allez, tout le monde dans le salon, ils allaient bientôt prendre l'apéritif, Emmett avait même mis un peu de musique et jouait déjà avec Raven.

C'est à bonne lumière, dans le salon ouvert sur la salle à manger, que Alice vit mieux à quel point leur très cher futur Volturi avait une sale tronche. Le teint blême, des cernes grands, le regard plus vif comme les leurs, amaigri, sous une tension évidente, il avait tout du type pourchassé par quelque chose de particulièrement effrayant. Bon, bon, bon, plus beaucoup de temps avant le saut final, on dirait, pas vrai ? Alice prit la main de Bella pour la traîner avec elle vers le grand canapé où elle avait laissé un sac à dos contenant assez de vêtements pour un mois, ce qu'elle devra porter pour être canon, classe et au top. Edward arriva à cet instant, embrassant Bella sur la bouche pour lui dire bonjour puis tendit la main à Dylan. Qui la serra sans même sortir un mot. Wow, progrès ! Ou alors, il était trop atone pour réfléchir, c'était possible aussi. Ah là là, les Volturi ne réalisaient pas à quel point ils foutaient la trouille ! Même Bella avait remarqué qu'un truc clochait, blêmissant en regardant son frère, choquée. Allez, ça ira, de toute façon, il n'y avait pas le choix. Alice lui tapota sur l'épaule pour attirer son attention et lui dire d'enlever son vieux pull informe pour en mettre un autre qu'elle lui avait confectionné. Il lui ira à ravir, c'était même avec sa couleur préférée. Elle lui tira sur la manche jusqu'à ce qu'elle se change enfin, pendant qu'Edward s'efforçait, ce qui se voyait très bien, de faire poliment la conversation à Dylan, sur les dernières actualités.

Edward – Sinon, tu aimes à Forks ? C'est une ville qui peut être agréable à vivre.

Dylan – Ce n'est pas parce que tu tournes autour de ma sœur que tu dois te sentir obligé de me faire la conversation.

Edward – J'essayais juste d'être aimable. Vu ta tête, je me disais que ça pourrait te détendre.

Dylan – Merci bien, je suis très détendu, maintenant.

Edward – Vraiment ? Assez détendu pour essayer de profiter de la journée et enterrer la hache de guerre ? Pour quelques heures ?

Dylan – Tu sais très bien pourquoi elle a été déterrée, de base, donc n'en demande pas trop.

Edward ouvrit la bouche puis la referma, fronçant un peu les sourcils puis leva les mains avec un petit soupir en ajoutant à haute voix que oui, il pouvait comprendre qu'il veuille veiller sur sa petite sœur. Dylan eut juste après une sorte de grimace, mélange de peur et de peine, avec un regard tel que même Alice eut peur, tout à coup. On aurait dit qu'il avait envie de crier, pleurer, s'enfuir, mais non, il se contenta de partir plus loin, vers l'endroit où Charlie discutait avec les autres. Sacrément sur les nerfs, en tout cas, maintenant, ils pouvaient être sûrs et certains que Démétri avait procédé deux fois à l'échange de sang, le futur Volturi ne serait pas dans un tel état de nerfs, sinon. Bella essaya tout à coup de bafouiller des excuses, faisant hausser un sourcil perplexe à Alice qui répliqua aussitôt qu'elle n'y était pour rien et qu'il ne fallait pas s'occuper des histoires de garçons, en plus. Elle profita de son désarroi passager pour lui enlever son pull moche d'un geste et lui faire enfiler le nouveau à la place. Personne n'y pouvait rien, de toute façon ! C'était comme ça, le flic deviendra vampire, son futur clan en avait décidé ainsi. Allez, hop, on se reprend ! Dès qu'elle eut fini de remettre les cheveux de Bella en place, elle roula le pull affreux en boule et le fourra bien tout au fond du sac à dos.

Alice – Allez, personne n'a le droit d'être morose aujourd'hui ! On sert l'apéritif ?

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MessageSujet: Re: Détente sous la pluie   Mar 28 Fév - 17:02



PNJ Jasper Cullen

Il avait épousé une petite puce surexcitée et fofolle, voilà le premier constat de la matinée lorsque Alice lui sauta très brusquement sur le dos après un bond d’un mètre, l’entourant bien fort de ses bras et ses jambes, comme une moule agrippée à son rocher. Jasper tourna la tête vers elle pour l’embrasser sur le bout de nez, pris de court alors qu’il aidait Esmée et Carlisle à préparer le repas et ce qu’il fallait pour leurs invités. Une pile d’assiettes dans les mains, qu’il avait rattrapées par pu réflexe lorsque sa femme lui avait sauté dessus, il déposa la tout bien gentiment sur le comptoir de cuisine devant lui pour ne pas faire de dégâts. Si jamais ils cassaient toute la vaisselle, soit le service préféré d’Esmée car on le lui avait offert à son mariage, elle allait leur faire une sacré crise. Et Jasper n’avait pas envie de devoir lui expliquer qu’il avait brisé tout son service de mariage.

Alice – Je t'aime, chuchota-t-elle. Je t'aime très fort et je t'aimerai toujours.

Elle resta perchée sur son dos sans le lâcher une fois durant toute la fin de la préparation, sans tenir compte des ricanements d’Emmett qui les regardait de loin. Le jeune homme gardait le nez sur une des recettes de leur mère adoptive pour ne pas se tromper, car même s’ils recevaient des humains de temps en temps, faire à manger restait un exercice rare, surtout avec sa femme accrochée sur le dos. Il n’avait aucune idée du goût que pouvaient avoir les trucs lui passant entre les mains, enfin, ça devrait plaire à leurs invités. Lorsque la sonnette retentit, Alice sauta enfin au sol pour courir ouvrir avec Emmett, comme deux grands enfants. Ah là là… Attendri malgré tout, il continua de s’occuper de laver la salade, les odeurs humaines venant flotter dans la maison. Il faudra des heures pour bien aérer et ne plus sentir le sang. La voix de la fillette retentit, Emmett avait déjà dû prendre les choses en main pour jouer avec elle.

Leur frère revint brièvement dans la cuisine pour mettre une boîte et une bouteille au frais puis repartit aussitôt en tenant une gamine de huit ou dix ans par la main, un large sourire jusqu’aux oreilles. Peu de temps après, le chef Swan arriva à son tour et tendit la main à tout le monde avec politesse. Jasper lui rendit son salut en s’efforçant de sourire, ou au moins d’avoir l’air aimable, puis revint à ce qu’il préparait. Dans le salon, le ton de la conversation était monté en grimaces et les émotions qui ressortaient de tout ça étaient loin d’être positives. Les émotions du frère de Bella, surtout, étaient portées à vif, mais de quoi de plus ordinaire pour un futur vampire ? Et pas de n’importe quel clan… Jasper alla mettre la salade dans le frigo pour le moment, lançant un regard au shérif qui discutait avec Carlisle et Esmée, sans entendre la dispute montante dans le salon. Le pauvre aura vraiment très mal lorsque son fils « mourra » dans quelques temps.

Edward – Vraiment ? Assez détendu pour essayer de profiter de la journée et enterrer la hache de guerre ? Pour quelques heures ?

Dylan – Tu sais très bien pourquoi elle a été déterrée, de base, donc n'en demande pas trop.

Mais Edward n’allait pas croquer sa copine humaine, il n’était pas assez idiot et ne prendra pas le risque de se mettre les Volturi sur le dos, au travers d’un conflit avec Dylan. Ce dernier était encore plus à vif maintenant… Savait-il déjà combien de jours il lui restait ? Jasper lui lança un bref regard tout en s’essuyant les mains, lorsqu’il arriva dans la cuisine à son tour. Peut-être ne savait-il pas, enfin, étant donné son état, la fin était relativement proche. Le vampire blond ne tenta pas de lui parler ou de faire comme Edward, ça ne servait à rien, le futur traqueur avait juste besoin qu’on lui fiche la paix. Avoir Aro comme menace au-dessus de soit était déjà assez perturbant comme ça. Reposant le torchon, il partit vers le salon à son tour, lançant un bref regard accusateur à Edward pour lui intimer de se taire, la prochaine fois. Lui aussi serait très nerveux s’il avait les Volturi sur le dos.

Alice – Allez, personne n'a le droit d'être morose aujourd'hui ! On sert l'apéritif ?

Jasper – Tout est déjà prêt sur la table, Alice, glissa-t-il en se penchant pour l’embrasser dans les cheveux. C’est vous qu’on attend, maintenant.

Il fit signe à tout le monde de suivre pour venir s’asseoir, souriant lorsque la petite Raven revint en courant avec Emmett et Rosalie. Ils avaient mis hier soir du jus d’orange au frais, rien que pour elle, et de l’apéritif ordinaire pour les humains. Une fois tout le monde à table, les « adultes » ensembles et les « enfants » à côté, ils servirent puis trinquèrent, comme dans n’importe quel déjeuner entre amis, un dimanche ou lors d’une soirée tranquille. Jasper essayait de deviner le goût de son verre lorsqu’il sentit le dégoût soudain et marqué du futur Volturi lorsqu’il but le sien. Oh, oh… D’autres vampires, des amis, leur avaient dit que passé un certain stade, après le second échange de sang, le futur nouveau-né en arrivait à un moment où les liquides « normaux », comme l’eau et le reste, le rendaient malade. Après ça venait le dégoût pour la nourriture solide, puis encore d’autres signes… Et ce jusqu’au troisième échange et les jours concluant la transformation finale. Le jeune humain reposa son verre avec un haut-le-cœur, pâlissant encore un peu plus. Il les concurrençait, maintenant, même eux avaient plus de couleurs.

Jasper se pencha un peu pour lui tapoter le bras et lui dire de le suivre, qu’il allait lui montrer où étaient les toilettes. Il l’accompagna dans le couloir puis s’arrêta une fois assez loin des autres, en le regardant droit dans les yeux. Très posément, il lui demanda si, puisque liquides et nourritures le dégoûtaient, il ne voulait pas essayer de boire du sang, pour reprendre des forces. Le jeune humain secoua brusquement la tête et recula d’un pas, puis glissa contre le mur jusqu’à tomber assis au sol dans le couloir, le front couvert de sueur, apparemment à deux doigts du malaise complet. Ah, il était bien affaibli… Un vibreur retentit tout à coup, de plus en plus insistant, jusqu’à ce l’humain décroche enfin, avec un « Allô ? » peu convaincant. La voix de Démétri résonna à son tour, demandant ce qui se passait, s’il était attaqué par une chimère ou quoi. Le niveau de bruit baissa aussi dans la salle à manger, tous les vampires pouvant entendre la voix du Volturi. Bella devait aussi, sans doute, entendre son frère.

Dylan – C’est bon, je vais très bien.

Démétri – Je viens te chercher.

Bon, et bien… Chacun ses affaires et on ne s’occupe pas des histoires dans le clan des autres, comme on dit. Jasper resta un instant silencieux puis repartit en direction de la salle à manger pour avertir la famille et Charlie que Dylan repartait, car il ne se sentait pas très bien. Sa sœur se leva aussitôt en répondant qu’elle l’accompagnait, qu’il valait mieux qu’il ne parte pas seul. Jasper répondit avec un faible sourire qu’il avait déjà appelé un ami pour venir le récupérer et qu’elle pouvait être tranquille. Il revint avec elle dans le couloir de l’entrée, où Dylan attendait assis par terre, une main sur le front et jambes repliées contre lui. Il ne réagit même pas à la venue de sa sœur, les yeux fermés. Finalement, cette nouvelle méthode de transformation était bien pire que la précédente. Au moins, avec l’ancienne version, on ne souffrait que quelques jours. Ici, ça pouvait facilement traîner sur deux ou trois semaines, voire plus. Bella s’assit par terre à côté de lui, très anxieuse, après l’avoir remercié. Il lui rendit un maigre sourire, debout près de la porte.

Bella – Tu ne veux toujours pas me dire ce que tu as ? Et ne me dis pas que tu es juste malade.

Dylan – J’admet que je suis malade, d’accord ? C’est déjà un progrès…

Bella – Un progrès, un progrès, tu parles d'un progrès ! Tu es tout pâle, irritable, je ne t'ai jamais vu aussi nerveux de toute ma vie et tu as même pu parler à Edward sans le frapper. Et là... Regarde-toi.

Jasper détourna soigneusement le regard, pendant que Dylan haussait les épaules sans répondre. Là encore, pas la peine de s’en mêler… Il y eut un moment de flottement, durant de longues minutes, alors que le niveau sonore reprenait son cours normal dans la salle à manger. Au moins, les autres faisaient mine de rien, pour rassurer Charlie et Raven, comme si le jeune homme n’avait qu’un coup de fatigue et qu’il lui suffira d’une heure ou deux de repos avant d’aller mieux. Ce n’était qu’une pièce de théâtre, ni plus ni moins, une immense mascarade jouée pour les seuls regards de trois humains encore inconscients de tout cet univers. Il se passa encore une bonne dizaine de minutes avant qu’ils n’entendent le bruit d’une voiture, dehors, puis des pas avant qu’on ne sonne. Jasper ouvrit sur Démétri, toujours paré de ses habituelles lentilles bleues, décoiffé par le vent. Il lança un regard à Dylan recroquevillé contre le mur, l’air inquiet.

Démétri – Je vais t’emmener chez nous, pour que tu ne restes pas seul. Il y a juste les jumeaux, là-bas, ça ira.

« Juste » les jumeaux, hein ? Jasper ne réagit pas uniquement parce qu’il était habitué à se contrôler en présence d’humains. Il s’écarta d’un pas lorsque Démétri vint tendre la main au futur garde et l’aider à se relever, songeant assez fort que lui ne serait pas rassuré du tout de se rendre dans une pièce où se trouvaient déjà Jane et son cher frère. Une fois les deux repartis, il referma la porte puis calma un peu Bella grâce à son don, la rassurant un minimum.

Jasper – Il faut retourner avec les autres, maintenant. Ton frère ne restera pas seul, ça va aller.

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Rosalie H. Cullen
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MessageSujet: Re: Détente sous la pluie   Mer 1 Mar - 15:38

Il serait bien inutile d’avoir le don d’Alice pour savoir ce qui allait arriver à cet homme dans les prochains jours, voir les prochaines heures. Il était arrivé au bout, le laisser dans cet état encore plus longtemps serait idiot et inutile. Lorsqu’ils entendirent tous distinctement au téléphone la voix de Démétri annonçant à leur futur garde qu’il venait le chercher, cela retentit comme une annonce tout à fait officielle, tout le monde avait dû comprendre, à l’exception des humains. Bon, un membre de plus dans la garde Volturi, et pour les humains, un mort de plus, dans un tragique accident, une maladie ou encore pour une autre raison. Rose but une longue gorgée de son verre de rosée tout en continuant de discuter très naturellement avec les autres et remplir régulièrement de jus d’orange le verre de la petite Raven, assise entre elle et Charlie. C’était la vie, voilà tout, peut-être Bella découvrira-t-elle la vérité plus tard, peut-être pas. Dans tous les cas, Rose éprouvait quelques difficultés à être compatissante pour le destin de ce traqueur et estimait qu’ils n’avaient de toute façon pas à s’en mêler, les affaires de ce clan ne les concernait pas le moins du monde.

Charlie dissimulait son inquiétude pour la petite, et sans doute pour non plus agacer son fils aîné, discutant de tout et de rien avec eux, principalement des dernières actualités en ville et des décisions jugées discutables de leur nouveau maire. On parlait de faire construire un complexe hôtelier luxueux et le maire avait donné son aval, contre les protestations d’une majorité d’habitants qui estimaient que le flot de touristes apportés par les randonneurs et campeurs, au parc national, était suffisant en soit, qu’un plus grand afflux ferait du mal à la nature. Le projet d’hôtel avait pour but d’offrir un cadre de luxe à des visiteurs fortunés cherchant un lieu calme et loin de l’agitation des grandes villes. Il est vrai que la plus grande ville du coin, Seattle, était à plus de trois heures de route d’ici, du moins, si on respectait les limitations de vitesse. Charlie était aussi contre ce projet d’hôtel, qu’il estimait absurde et qui allait dénaturer le site sur lequel il devra s’installer, faire fuir des espèces d’animaux pourtant protégées. De leur côté, dans le couloir d’entrée, l’ambiance était radicalement différente.

Bella – Tu ne veux toujours pas me dire ce que tu as ? Et ne me dis pas que tu es juste malade.

Dylan – J’admets que je suis malade, d’accord ? C’est déjà un progrès…

Bella – Un progrès, un progrès, tu parles d'un progrès ! Tu es tout pâle, irritable, je ne t'ai jamais vu aussi nerveux de toute ma vie et tu as même pu parler à Edward sans le frapper. Et là... Regarde-toi.

Il avait de quoi être nerveux. Rosalie retint un petit soupir puis glissa sa main sous la table pour serrer celle d’Emmett et échanger avec lui un long regard amoureux. Elle ne se joignit plus à la conversation le temps de se blottir contre son géant de mari et poser la tête contre son épaule, après avoir vidé son verre de son contenu sans goût. L’apéritif touchait à sa fin lorsque le Voltri vint effectivement chercher leur invité encore humain pour l’emmener. Les Cullen échangèrent de longs regards discrets entre eux, regard de connivence et surtout de compréhension. Donc c’était terminé, ils ne reverront pas le jeune traqueur avec ses yeux châtaignes et les joues roses, le cœur qui bat et une nette tendance à vouloir frapper Edward. Savoir qu’il allait quitter la région était plutôt un motif de soulagement, savoir un traqueur de son genre à Forks ne peut pas être rassurant, loin de là. Rosalie se leva lorsque Jasper et Bella revinrent dans la salle à manger, tendant juste son verre à Bella pour qu’elle puisse le terminer avant d’aider à débarrasser le reste pour faire place à l’entrée.

Esmée avait encore trop fait de cuisine, par ailleurs… Dans ce domaine-là, il y avait des jours où elle ressemblait à Alice, tout en excès. Il fallut un moment pour amener les assiettes pleines à allure humaine pour tout le monde, renforçant encore le côté comédie grotesque. Ah, ces farces humaines de repas… La vampire blonde en était toujours agacée, car ce n’était là qu’un moyen supplémentaire de se souvenir de tout ce qu’elle avait perdu en se réveillant dans cet état. Belle encore, oui, sans plus de maladie, sans plus personne pour lui faire subir les moindres sévices, mais à quel prix ? Elle avait dû laisser à l’orphelinat son propre fils, ce bébé pour qui elle avait enfin osé tout quitter et fuir sur les routes, ce bébé pour qui elle s’était battue, acharnée, et dont la naissance, effort bien trop élevée par rapport aux forces lui restant, avait eu raison de sa vie. Au moins avait-il pu naître avant qu’elle-même ne meure, c’était l’essentiel… Rose se rassit avec une certaine grâce, rejetant ses longs cheveux blonds derrière son épaule.

Rosalie – Tu as déjà des projets pour les vacances d’hiver, Bella ? Tu comptes partir quelque part ?

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Isabella M. Swan
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MessageSujet: Re: Détente sous la pluie   Mar 7 Mar - 0:19

Dylan l’inquiétait de plus en plus. Il n’avait même pas grincé des dents lorsqu’Edward l’avait embrassée ! Il avait accepté de lui serrer la main, de le saluer, lui qui refusait tout contact avec son petit-ami depuis qu’il l’avait rencontré. Et il allait bien… ? Bella devint blême, réalisant que quelque chose clochait. Entre sa nervosité, son teint, ses réactions, et tout le reste, cela devenait de plus en plus préoccupant. Le fixant toujours, elle finit par tourner la tête vers Alice qui lui tapotait l’épaule pour lui faire enfiler elle-ne-savait-quoi. Roh, mais c’était bon, son pull était très bien ! L’ignorant à nouveau, elle croisa les bras en gardant un œil sur Dylan et Edward qui étaient toujours dans la même pièce sans que l’un ne semble vouloir s’attaquer à l’autre. Ce n’est qu’au bout d’un moment beaucoup trop court à son goût qu’elle décida de céder enfin à son amie qui tirait toujours sur sa manche. D’accord, stop, ça va ! Elle allait l’enfiler, ce satané pull.

Edward – Sinon, tu aimes à Forks ? C'est une ville qui peut être agréable à vivre.

Dylan – Ce n'est pas parce que tu tournes autour de ma sœur que tu dois te sentir obligé de me faire la conversation.

Dylan… Il ne pouvait donc pas faire un tout petit effort ? Raven était là, en plus, de même que leur père. Même s’il n’aimait pas Edward, même s’il était malade et de mauvaise humeur, il n’avait pas à se défouler sur une des seules personnes qui susceptible de la faire sourire. Qu’avait-il de si particulier qui poussait son frère à le haïr ainsi ? Il était trop tendu, extrêmement bizarre ces derniers temps et ne cessait de se montrer complètement paranoïaque. Bella essaya de ne pas écouter leur échange, se concentrant sur le pull que lui faisait enlever Alice même si une part d’elle-même continuait à surveiller la « discussion ». Juste au cas où… Non pas qu’elle n’ait pas confiance, mais voilà, Dylan ne se maîtrisait plus et Edward n’allait pas se laisser marcher sur les pieds. La querelle se termina avec Edward qui laissa tomber en annonçant qu’il pouvait comprendre que Dylan veuille « veiller sur sa petite sœur ». Il eut alors une grimace qui mêlait peur et peine sans qu’elle ne parvienne à se l’expliquer… Qu’avait-il ? Elle n’aurait pas dû accepter ce repas chez eux, c’était une mauvaise idée. Et uniquement à cause d’elle, en plus ! Désolée. Vraiment. Mal à l’aise, Bella bafouilla des excuses et se laissa faire, gênée. Son pull retiré et celui d’Alice mis, elle essaya de sourire un peu, observant ce qu’elle portait sans vraiment y faire attention.

Alice – Allez, personne n'a le droit d'être morose aujourd'hui ! On sert l'apéritif ?

Jasper – Tout est déjà prêt sur la table, Alice, glissa-t-il en se penchant pour l’embrasser dans les cheveux. C’est vous qu’on attend, maintenant.

Oh. Bon… Bella lissa son pull, peu habituée à porter ce genre de vêtements le dimanche. Elle aimait bien son pull, elle ! Pourquoi Alice le détestait autant ? Enfin, pour l’instant, peu importe, elle s’inquiétait beaucoup plus pour Dylan et son état moral. Et physique. Tout, en fait. Ses réactions étaient inexplicables et sincèrement inquiétantes, jamais elle n’aurait imaginé cela de sa part. Dès qu’elle aurait une minute, il fallait qu’ils aient une discussion, et une vraie cette fois, sans se cacher derrière des sous-entendus ou des paroles mystérieuses. Si Dylan avait des ennuis, il pouvait en parler ! Ou alors, parce qu’elle avait l’étiquette « petite sœur insupportable », il pensait devoir tout garder pour lui, quitte à s’en rendre malade ? Il était désespérant ! Et, en plus de cela, personne ne disait rien, passant ce caractère bizarre sous silence, comme si c’était dangereux d’en parler. Pourtant, il y avait de quoi s’inquiéter. Mais non, rien du tout.

Guettant son frère du coin de l’œil, Bella suivit Jasper, Alice et Edward pour rejoindre les autres avec son frère, prenant le verre qu’on lui tendait. Raven, elle, était tout sourire et jouait avec Emmett qui semblait définitivement très doué avec les enfants et qui avait l’air de les adorer. Rosalie et lui auraient sûrement des enfants, plus tard, elle en était même convaincue étant donné l’enthousiasme du géant. C’était mignon et touchant, au moins, Raven ne voyait pas que son demi-frère était bizarre et ne s’inquiétait pas des « problèmes de grands ». Elle restait innocente et souriante, ce qui était le principal aux yeux de Bella. Ils trinquèrent tous ensemble, sa sœur avec un verre de jus d’oranges, lorsqu’elle remarqua l’air dégoûté de Dylan alors qu’il venait de porter son propre verre à ses lèvres, n’ayant bu qu’une gorgée. Ce n’était pas mauvais, pourtant, que du contraire. Bon, elle-même préférait les boissons plus fruitées et fortes mais c’était un apéro et ils étaient invités, alors ça lui convenait. Elle ne fit aucune remarque, tâchant de se concentrer sur la conversation en cours, quoi que peu concernée.

Du coin de l’œil, elle vit Jasper guider Dylan vers ce qui devaient être les toilettes, ce qui la rassura un peu dans son délire « je suis paranoïaque et ils ne voient rien du tout ». Au moins, elle avait la confirmation qu’une personne avait remarqué le comportement étrange de son frère… Bon, ne pas y faire attention. Pas trop. Le moins possible. Il était malade, mais tout allait bien, il n’avait pas digéré quelque chose et… Voilà tout. N’est-ce pas ? Il se mettait trop de pression avec le travail, un problème le préoccupait et le rendait surprotecteur de manière complètement abusive. Et il s’inquiétait tellement pour eux qu’il en oubliait sa propre santé. C’était tout à fait possible, et pas très grave s’il acceptait enfin de se soigner. Jetant toujours un regard inquiet vers l’endroit où Jasper et son frère étaient partis, Bella tâchait vraiment de participer à la discussion mais, tant qu’elle ne le verrait pas… Jusqu’à ce qu’ils entendent, soudainement, la voix de Dylan qui devait être au téléphone avec elle ne savait qui.

Dylan – C’est bon, je vais très bien.

… ? A qui disait-il cela ? Et à qui disait-il une pareille connerie ? Et comment l’autre personne était-elle au courant ? Enfin, rien qu’à entendre la voix, n’importe qui le connaissant un minimum savait qu’il mentait et que, non, il n’allait pas bien. Tournant la tête vers la voix de Dylan, elle attendit une suite, espérant en apprendre plus comme les autres dans la pièce. Ce n’est qu’après une ou deux minutes en plus que Jasper revint vers eux, seul cette fois, pour leur dire que son frère repartait comme il ne se sentait pas très bien. Pardon ? Il comptait repartir tout seul, comme ça, alors qu’il manquait déjà de vomir en prenant seulement un verre d’apéro ? C’est ça, clairement pas. Il n’allait nulle part sans être accompagné, c’était clair et net.

Jasper lui répondit, souriant faiblement, qu’il avait déjà appelé un ami qui allait venir le chercher. C’était donc ça, le coup de téléphone ? Mais pourquoi avoir affirmé qu’il allait bien s’il demandait à quelqu’un de venir le chercher ? Elle n’attendit pas de poser la question pour se lever et rejoindre son frère, Jasper lui servant de guide. Elle retrouva Dylan dans l’entrée, assis par terre, jambes repliées et main sur le front. Bella ne l’avait jamais vu dans cet état, ou alors pas depuis des années… Plus inquiète que jamais, elle s’assit à côté de son frère, remerciant le mari d’Alice. Dylan… Il n’était toujours pas décidé à parler, à dire ce qu’il avait ? Il ne pouvait pas nier son état, cette fois ! Il était malade, mais pas de la simple maladie qui passe avec du repos. Il était pâle, avait des nausées, était nerveux et paranoïaque au sujet de la sécurité. Et si c’était grave ? Et s’il avait attrapé un sale virus, ici, à Forks ? Dans les bois, c’était possible, avec les récents événements.

Bella – Tu ne veux toujours pas me dire ce que tu as ? Et ne me dis pas que tu es juste malade.

Dylan – J’admets que je suis malade, d’accord ? C’est déjà un progrès…

Bella – Un progrès, un progrès, tu parles d'un progrès ! Tu es tout pâle, irritable, je ne t'ai jamais vu aussi nerveux de toute ma vie et tu as même pu parler à Edward sans le frapper. Et là... Regarde-toi.

Pourquoi refusait-il de voir l’évidence ?! Il risquait sa vie avec ces bêtises ! Qu’il ouvre un peu les yeux et accepte de parler, de dire ce qui s’était passé ! Bella désespérait, morte d’inquiétude, ignorant ce qu’elle pouvait faire pour l’aider. Et lui ne disait rien… Il restait silencieux, ayant juste haussé les épaules, ne cherchant même pas à se défendre ou à lui faire croire qu’elle disait n’importe quoi. Ce qu’il aurait fait en temps normal, il n’était pas du genre à dire « Amen » tout le temps, sauf lorsqu’elle s’énervait pour rien. Et là… Non, rien. Il lui cachait quelque chose d’important, quelque chose qui le minait mentalement et physiquement. Sa santé déclinait et elle était incapable de s’en expliquer la raison. Bella couva son frère du regard jusqu’à l’arrivée de l’ami de Dylan, dix minutes plus tard, qui n’était autre que Démétri. Ah, le fameux collègue qui flirtait avec lui… D’accord. Jasper venait de lui ouvrir, le laissant entrer. Il s’était vraiment dépêché, apparemment, étant complètement décoiffé. Comme elle, il lança un regard inquiet à Dylan, toujours recroquevillé par terre.

Démétri – Je vais t’emmener chez nous, pour que tu ne restes pas seul. Il y a juste les jumeaux, là-bas, ça ira.

Oui… Les jumeaux allaient sûrement l’aider aussi, c’était une bonne idée. Au moins, il ne serait pas seul pendant qu’eux resteraient ici pour manger. Mais Bella culpabilisait tout de même de le laisser seul dans un moment pareil, elle devrait vraiment rentrer. Démétri tendit la main à Dylan, l’aidant à se relever et repartant avec lui tandis qu’elle hésitait toujours sur ce qu’elle devait faire. Le suivre ? Ou rester ici ? Ils n’auraient vraiment pas besoin d’aide pour veiller sur lui ? Elle-même pouvait se passer de ce repas entre amis, vraiment, surtout si son frère était malade. Il était bien resté avec elle durant des heures et des heures lorsqu’elle était malade, alors elle pouvait en faire autant. Après tout, ils comprendraient qu’elle veuille partir pour rejoindre son frère. Non ? Il était encore temps, elle pouvait toujours… Peut-être… Ou alors, c’était une mauvaise idée. Elle s’inquiétait pour rien, Dylan allait bien, il serait en sécurité. Elle se faisait sûrement du souci pour rien, elle en devenait parano elle-même. C’était stupide ! Tout allait bien…

Jasper – Il faut retourner avec les autres, maintenant. Ton frère ne restera pas seul, ça va aller.

Bella hocha la tête, se frottant les bras. Une partie d’elle-même continuait de s’inquiéter pour Dylan, de lui hurler d’aller le retrouver plutôt que de perdre son temps ici et de l’abandonner alors qu’il était malade. Mais une autre, surplombant la première, la rassurait en lui disant qu’elle se faisait des films et que son frère allait bien, qu’il avait sûrement attrapé un virus et qu’un tour à l’hôpital réglerait le problème pour de bon. Essayant de se détendre et de se rassurer, elle emboîta le pas à Jasper et rejoignit les autres qui terminaient l’apéritif en les attendant pour commencer à manger. Remerciant Rosalie qui lui tendit son verre lorsqu’elle la vit, Bella le prit sans le terminer tout de suite, ne cédant pas entièrement au côté qui cherchait à la rassurer. Elle essaya de se concentrer à nouveau sur la discussion, échangeant un regard avec Charlie qui faisait bonne figure devant Raven. Oui, il valait mieux. Faisant un effort pour ne pas inquiéter sa demi-sœur, la lycéenne tâcha de reprendre un comportement normal, un minimum au moins, jusqu’à ce qu’ils passent à l’entrée.

Repas qui fut bien chargé… Esmée était un vrai cordon bleu, aucun doute là-dessus. Lorsque Bella vit la quantité d’assiettes et de plats pour eux tous à ramener à table, elle crut halluciner un moment en se demandant où ils avaient pu caser toute cette quantité de nourriture. Leur cuisine n’était, pourtant, pas si grande… Elle travaillait en tant que restauratrice ou quelque chose comme cela ? Bella resta modérée malgré tout, son esprit n’étant pas entièrement focalisé sur le repas et les discussions en cours. Pour Raven, du moins, elle se jura de vraiment de parler et d’agir normalement, quitte à devoir plaisanter et râler contre les planifications d’Alice pour d’autres essayages de vêtements. Ce ne serait pas très difficile, étant donné les folies de son amie à propos des vêtements et du shopping. Rosalie se rassit à table, étant parmi les dernières à revenir, marquant ainsi la fin des assiettes et plats à servir.

Rosalie – Tu as déjà des projets pour les vacances d’hiver, Bella ? Tu comptes partir quelque part ?

Des projets… ? Heu. A vrai dire, elle n’y avait même pas réfléchi, étant encore privée de sortie depuis ce qui s’était passé avec sa mère. Enfin, elle n’en avait jamais reparlé avec Charlie et préférait ne pas ramener le sujet sur le tapis. Trop tôt, ils n’étaient pas ici depuis assez longtemps, elle ne pouvait pas assurer n’avoir fait aucune bêtise et ne voulait pas déclencher de dispute alors que Dylan était malade. Il aurait sûrement besoin de beaucoup de repos, inutile d’en rajouter une couche. Et puis… Honnêtement, elle n’avait pas envie de partir. Pas maintenant. Pas la tête à ça, pas tant que la maladie de Dylan ne serait pas guérie. C’était sûrement bête, stupide, ou n’importe quoi du genre, mais elle ne pouvait pas encore y penser. Lançant un regard à Charlie, un peu méfiante, elle tourna à nouveau la tête vers Rosalie en piquant dans son assiette sans manger directement.

Bella – Je ne pense pas, je ne suis pas à Forks depuis longtemps et je pense que je vais… visiter un peu les environs. Enfin, ne pas trop m’éloigner mais suffisamment pour éviter les séances shopping de certaines personnes.

Ça, c’était pour se venger du pull qu’Alice l’avait forcée à mettre. Elle lui fit un grand sourire angélique pour bien lui montrer qu’elle n’oubliait pas l’habillage forcé même si elle n’y avait pas fait attention sur le moment avant de se tourner vers la famille Cullen, plus précisément vers Carlisle. Eux devaient bien avoir des projets, non ? Autant elle, comme Raven et Dylan, venait d’arriver, autant leur famille vivait ici depuis plus longtemps et devait vouloir profiter un peu du soleil et de la chaleur. Mais, si Carlisle travaillait et avait de longues journées pendant les vacances d’hiver…

Bella – Est-ce que… vous comptez partir, vous ? J’imagine que vous en avez tous marre de la pluie, vous êtes ici depuis plus longtemps que Raven, Dylan et moi. Vous avez droit à des vacances en hiver, en tant que médecin ?

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MessageSujet: Re: Détente sous la pluie   Ven 17 Mar - 11:16

Les prochains jours allaient être très douloureux, pour la famille Swan. Carlisle resta impassible, même en entendant le traqueur entrer puis repartir avec Dylan, continuant à discuter de tout et de rien avec Charlie comme si de rien n’était. Voir les Volturi, ou les entendre, ce qui revenait au même, entrer chez lui n’avait pas grand-chose pour le détendre, même s’il connaissait bien ce clan après avoir vécu avec eux quelques décennies. Mettons qu’avoir affaire à eux, occasionnellement ou régulièrement, n’était pas un bon signe… Hélas, il avait en ce moment très régulièrement affaire avec ce clan, pour la continuité de la guerre, bien que cela angoisse et fasse hurler Esmée. Il lui avait menti, c’est vrai… Il n’aurait pas dû essayer de l’épargner u l’écarter pour qu’elle ne s’inquiète pas, c’est vrai aussi. Et il avait toujours autant de mal à lui parler de tout, ce qui déclenchait de nombreuses scènes de ménage, en ce moment. CE n’était décidément pas la bonne période, pour personne, et ça ne risquait pas non plus d’aller en s’arrangeant. Le pire était que leurs enfants adoptifs pouvaient tout entendre lorsqu’ils se disputaient, bonjour  l’image rendue.

Tout en terminant l’apéritif, Carlisle coula un regard légèrement soupçonneux à Jasper. Il devait sûrement utiliser son don pour détendre les trois humains, le docteur en mettrait sa main à couper. Enfin… Ils passèrent à la suite du repas, Esmée avait passé presque toute la matinée à cuisiner avec lui et Rosalie. Après, du moins, avoir chassé Emmett loin de la cuisine. Le géant de la famille débordait toujours d’enthousiasme et était sans cesse prêt à aider, soit, mais Carlisle se méfiait quelque peu de son expérience culinaire et préférait qu’il ne touche plus à une casserole de sa vie, histoire d’éviter les empoisonnements accidentels. La dernière fois que le docteur avait invité des collègues à la maison, son fils avait préparé un cocktail maison, croyant sans doute bien faire. Résultat des courses, le vampire avait dû soigner ses propres collègues et les forcer à vomir, avant de les raccompagner chez eux. L’histoire circulait encore dans les salles de pause de l’hôpital. Une fois tout le monde rassit à table, il aida Esmée à servir, regrettant tout de même un peu qu’ils ne puissent pas sentir le goût véritable de ce qu’ils avalaient. Tout était aussitôt détruit par le venin, ils auraient pu aussi bien avaler de l’air.

Rosalie – Tu as déjà des projets pour les vacances d’hiver, Bella ? Tu comptes partir quelque part ?

Bella – Je ne pense pas, je ne suis pas à Forks depuis longtemps et je pense que je vais… visiter un peu les environs. Enfin, ne pas trop m’éloigner mais suffisamment pour éviter les séances shopping de certaines personnes.

Visiter les environs en ce moment n’était pas la meilleure idée du siècle, réflexion que devait partager Charlie car il soupira un peu avec un air contrarié. Les bêtes rôdaient toujours dans le coin, tant que la pleine lune ne sera pas passée, cela durera. Sans oublier ces chimères étranges qui elles n’étaient pas soumises aux cycles lunaires et qui poursuivaient leurs actions. On retrouvait des animaux, herbivores comme carnivores, mutilés, déchiquetés, parfois dévoré entièrement ou en partie. Les gardes forestiers avaient mis en garde contre la présence d’un nouveau carnivore non identifié dans le parc national et avaient interdits les randonnées et pratiques sportives dans certains secteurs. Ce qui n’empêchait bien sûr pas certains petits malins de s’y glisser tout de même, inconscients du danger. Il ne faudra plus beaucoup de jour avant qu’on ne leur amène un cadavre déchiqueté à la morgue de l’hôpital. Carlisle retint un soupir puis mangea un peu, trouvant assommantes ces personnes se croyant au-dessus de toutes les lois. Leur faudra-t-il vraiment un mort horrible avant d’admettre le danger ? Voire plusieurs. Bella se tourna vers lui, tout à coup, tout en piquant sa fourchette dans son assiette sans appétit. Pourvu qu’elle mange un peu, tout de même, c’était déjà assez de gaspillage que d’avoir préparé un repas pour initialement pour douze personnes alors qu’il n’y en avait plus que trois qui mangeaient réellement, maintenant que Dylan était parti.

Bella – Est-ce que… vous comptez partir, vous ? J’imagine que vous en avez tous marre de la pluie, vous êtes ici depuis plus longtemps que Raven, Dylan et moi. Vous avez droit à des vacances en hiver, en tant que médecin ?

Carlisle – Oui, je vais sans doute poser quelques jours, sourit-il. Nous partirons sans doute voir de la famille, en Alaska.

Charlie sourcilla un peu en ajoutant qu’ils ne partaient pas vers le beau temps et le soleil, puis demanda si justement, ils ne venaient pas d’Alaska avant de venir s’installer à Forks. Carlisle hocha la tête en répondant que c’était bien le cas, ils avaient habité quelques temps à Anchorage avant d’emménager ici, par besoin de changement et aussi pour une opportunité professionnelle. La conversation dériva un instant sur Anchorage et la vie qui y était menée. Même si ce n’était pas si loin que ça, l’Alaska était tout de même coupée du reste des États-Unis et apparaissait comme un autre monde aux yeux de la majorité de ses habitants. Le territoire y était encore très sauvage et peu habité, le climat n’incitait guère à s’y installer longuement. Il demanda ensuite à Charlie s’il n’avait pas de famille dans le coin et le shérif secoua la tête en disant qu’il ne lui restait que son père, qui vivait dans une maison de retraite à Port Angeles et que sa mère était déjà décédée, de vieillesse. Les grands-parents maternels de ses enfants n’étaient plus là non plus, depuis deux ou trois ans. Charlie lui demanda si eux avaient encore leurs parents et Carlisle secoua la tête pour dire non.

Carlisle – Non, j’ai perdu ma mère jeune et mon père est aussi mort de vieillesse il y a quelques temps. Il était pasteur à Londres.

Charlie – Vous êtes Anglais de naissance ?

Carlisle – En effet.

Ça, ce n’était pas un mensonge, Carlisle était bel et bien né à Londres et son père y avait bien été pasteur. D’un autre style que ceux de cette époque, enfin soit, ce n’était pas là un détail qu’il pouvait préciser. Charlie, qui était sûrement sous l’influence de Jasper en effet, demanda ensuite comment lui était venue l’envie d’adopter autant d’enfants alors qu’il n’était pas bien vieux, lui et sa femme en devenaient bien occupés. Ah, cette question-là revenait aussi très souvent, à son travail comme à celui de son épouse. « Pourquoi s’encombrer d’autant de gamins alors qu’ils avaient à peine trente ans ? ». Le docteur fournit à Charlie la réponse habituelle, que lui et Esmée ne pouvaient pas avoir d’enfants de façon naturelle, que c’était pour ça qu’ils avaient adopté et qu’ils avaient voulu avoir une grande famille. Bon, ils n’avaient pas pu bien y réfléchir, c’était à chaque fois venu comme cela. A présent, Charlie était plus détendu et mieux valait qu’il en profite autant que possible. Il demanda ensuite à Edward d’où il venait, lui-même, ajoutant qu’il voudrait bien « connaître le jeune homme qui tournait autour de sa fille ». Carlisle plongea le nez dans son assiette en retenant un rire, se raclant un peu la gorge. Chacun son tour, bon courage mon fils.

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MessageSujet: Re: Détente sous la pluie   Ven 17 Mar - 14:03

Rosalie – Tu as déjà des projets pour les vacances d’hiver, Bella ? Tu comptes partir quelque part ?

Bella – Je ne pense pas, je ne suis pas à Forks depuis longtemps et je pense que je vais… visiter un peu les environs. Enfin, ne pas trop m’éloigner mais suffisamment pour éviter les séances shopping de certaines personnes.

Dans les dents, Alice. Edward s'amusa un instant de l'indignation fleurissant aussitôt dans l'esprit de sa sœur, elle ne supportait pas que quelqu'un ose remettre en question le besoin existentiel de ces fameuses séances de shopping. Bella avait une excellente raison de vouloir fuir Alice, dans le domaine, même si c'était une cause perdue par avance. On pouvait se protéger de tout, dans ce monde... Sauf de la petite Alice Cullen qui, malgré sa très petite taille, restait un adversaire redoutable. Edward continua de manger en parcourant aussi un peu l'esprit de ses frères, qui pensaient eux aussi que Bella aura bien du mal à échapper à la fa absolue de mode, personne dans ce monde n'avait encore réussi l'exploit. De leur côté, les deux pères de famille étaient bien loin de songer aux élans de la petite lutine, plutôt concentré sur le sujet "Monstres dans la forêt". Ah, juste, il y avait ça aussi. Une nouvelle bête carnivore et très sauvage pour Charlie, une chimère créée de toutes pièces par les Enfants de la Lune pour Carlisle. Les deux se complétaient. Edward coupa tranquillement sa viande, renonçant à fouiller plus loin les pensées du shérif. Bien qu'il ait généralement plus de difficulté avec les personnes qui ne lui étaient pas proches, l'exercice était encore plus délicat avec Charlie. Sa fille, il ne pouvait lire ses pensées du tout. Et lui, c'était très difficilement accessible, flou, brouillé, seules des brides lui parvenaient. Même avec Raven, c'était assez compliqué, comme si son esprit était entouré de brume. Finalement, le seul de la famille avec qui il n'avait aucun mal était Dylan. C'était assez bizarre... Il voulait comprendre pourquoi il n'arrivait à rien avec Bella et à presque rien avec son père et sa petite sœur, alors même que l'esprit de Dylan était parfaitement clair et lisible. Qu'est-ce qui clochait ? Même en devenant peu à peu plus proche de Bella, il ne lisait rien, n'entendait rien. C'était franchement frustrant.

Bella – Est-ce que… vous comptez partir, vous ? J’imagine que vous en avez tous marre de la pluie, vous êtes ici depuis plus longtemps que Raven, Dylan et moi. Vous avez droit à des vacances en hiver, en tant que médecin ?

Carlisle – Oui, je vais sans doute poser quelques jours, sourit-il. Nous partirons sans doute voir de la famille, en Alaska.

C'est vrai qu'ils en avaient parlé, l'autre jour, après que Tanya ait téléphoné pour avoir des nouvelles. Ils ne les avaient plus vu depuis qu'ils avaient eux-même quitté l'Alaska, il y a... trois ans, maintenant. Ou deux ans, il n'était plus très sûr. Charlie embraya sur le sujet et de la vie qu'ils avaient brièvement mené à Anchorage, non loin de leurs cousins végétariens. Rester plus longtemps avec eux aurait attiré les soupçons des humains, ils étaient alors trop nombreux pour ne pas attirer l'attention. C'était dommage, la vie était assez agréable, là-bas, et les humains ne passaient pas leur temps à reluquer tous les nouveaux qu'ils croisaient, pas comme à Forks. Enfin bon, y retourner longuement serait un poil gênant, pour lui. Il avait eu une... "aventure", ou plutôt un flirt non avoué avec Tanya, la chef des Denali, le temps où ils se trouvaient là-bas. Une femme magnifique, plus âgée que lui niveau physique et bieeen plus âgée niveau âge vampire. Ils n'étaient pas allés bien loin, Edward étant resté assez coincé lorsque les choses étaient devenues plus intimes. La différence flagrante d'expérience sur de très nombreux domaines et d'autres détails avaient fini par le conduire à en rester là. Tanya et lui étaient bons amis mais il savait, en lisant ses pensées, qu'elle regrettait encore un peu que ce début de relation se soit achevé comme ça. Ils n'avaient jamais été plus loin que s'embrasser, en réalité. Un petit sourire vint flotter un bref instant sur ses lèvres avant qu'il ne continue de manger, imaginant la tête que tirerait Bella s'il lui annonçait qu'il était sorti avec une femme physiquement âgée de dix ans de plus que lui et en réalité âgée de presque mille ans de plus. Elle-même n'avait été dérangée qu'il ait encore la tête d'un adolescent, tout ce qu'elle voyait était son âge en tant que vampire.

Carlisle – Non, j’ai perdu ma mère jeune et mon père est aussi mort de vieillesse il y a quelques temps. Il était pasteur à Londres.

Charlie – Vous êtes Anglais de naissance ?

Carlisle – En effet.

L'enquêteur ressortait, on dirait, même enquêteur dans une si petite ville, ça comptait. Il voulut ensuite s'avoir pourquoi Carlisle et Esmée s'encombraient d'autant de gamins à leur âge, le disant d'une façon plus polie mais l'idée était là. Finalement, mis à part Alice et Jasper qui étaient venus à eux seuls comme des grands, Carlisle les avait tous recueilli un par un dans un plus ou moins bon état. Esmée et lui-même était mourant, tout comme Emmett. Rosalie, de son côté, errait seule depuis des années et souffrait beaucoup. Ah là là... Charlie se tourna ensuite vers lui et lui demanda d'où il venait, exprimant pour la première fois, très franchement, ses inquiétudes de père trop protecteur et voulant s'assurer que celui qui "tournait atour de sa fille" soit bien un garçon normal, sain, bien pour elle. S'il savait, le pauvre. Le jeune vampire aurait bien voulu couler un regard noir à son créateur qui se retenait à très grande peine de rire, pas compatissant le moins du monde. Merci du soutien, papa ! Bon, bref. D'un ton très poli, il répondit à Charlie qu'il était né à Washington, que ses parents, monsieur et madame Masen, des personnes simples et employés de bureau, étaient décédés de maladie la même semaine, alors qu'il était encore tout jeune, et qu'il avait eu la chance d'être recueilli par Carlisle, qui était son médecin à l'époque. Oui, monsieur Swan, de la même maladie, tous deux l'avaient attrapé en même temps au cours d'une petite épidémie ayant touché la ville. Oui, lui-même avait été malade mais en avait réchappé. Non, ça va, il voulait bien en parler, ce n'était pas un problème. Après tout, tous avaient été adoptés, donc tous avaient à raconter une histoire de famille et êtres chers perdus à jamais. Patiemment, il continua de manger les trucs aux légumes dont on avait rempli son assiette tout en répondant aux questions de Charlie sur son parcours scolaire jusqu'alors, ce qui se tenait à peu de choses, puis sur ses projets professionnels.

Edward – Je ne sais pas encore ce que je veux faire, je suis encore en première. Je m'en soucierai l'année prochaine, en terminale.

Bella – Papa ! Laisse-le manger, tranquillement, il n'a pas à subir un interrogatoire alors qu'on est invité ici.

Edward – Ne t'en fais pas, Bella, rit-il.

Lui trouvait normal qu'un père interroge le garçon s'approchant de sa fille, il avait été élevé à une époque où on respectait encore énormément ces traditions, ainsi que l'autorité parentale. C'était ainsi et il ne remettait pas ça en question, il ne voulait pas bafouer ces traditions-là aussi.

Edward – Et toi, maman, comment est-ce que papa t'a demandé en mariage ? Tu ne nous a jamais raconté, finalement.

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