Le monde a changé, les vampires aussi, les humains sont prêts pour la guerre...
 
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 Si vis pacem, para bellum

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Jane Volturi
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MessageSujet: Si vis pacem, para bellum   Jeu 2 Mar - 22:35

Revenir sur de grands champs de bataille produisait toujours un effet étrange, on ne pouvait voir les environs de la même façon qu'autrefois et encore moins s'y attarder en paix, l'esprit en revenait toujours aux souvenirs de la guerre. C'était cette même plaine, une nuit semblable à celle-ci, où leurs deux espèces avaient lutté si brutalement que leur existence avait bien failli être dévoilée aux humains. Jane s'en souvenait si bien, c'était cette nuit-là qu'ils avaient, pour la première fois, été écartés, Alec et elle, avant la fin du combat à cause de leurs dons respectifs troublés par le virus. Mais cette nuit, ce sera très différent. Posté à la lisière de la forêt, la jeune vampire observait les lieux, impassible, debout aux côtés de son frère. Leurs ennemis allaient arriver, ils le savaient tous, comment manqueront-ils cette "occasion", offerte sur un plateau d'argent, de se venger de leur défaite ? Tous allaient courir, crocs dehors, dans le piège tendu et il suffira de les exterminer. Cependant, restait à savoir si des vampires allaient les accompagner ou non. Des membres du clan Antonescu ou leurs alliés pouvaient très bien, eux aussi, surgir et attaquer. Ce sera une belle occasion d'en découvrir un peu plus, chaque petit pas comptait. Alec sourit légèrement en tournant la tête vers elle, ses yeux d'un rouge soutenu, il venait tout juste de boire.

Alec – On est tout de même bien mieux ici qu'à devoir jouer la comédie humaine dans cette ville minable.

Jane – Oui, c'est difficilement supportable.

L'infiltration n'était pas, et de très loin, la partie favorite de la Volturi, au cours de ses différentes missions. Se faire passer pour une jeune adolescent tout à fait innocente était... lassant. Épuisant, même. Elle était fatiguée de cette farce absurde qu'ils devaient jouer dans ce lycée rempli d'humains si pathétiques, tous plus naïf les uns que les autres, sans talent ni saveur, sans rien pour eux, mis à part leur incommensurable stupidité. Tous avaient beau être âgés de quinze à dix-huit ans, ils avaient toujours la maturité mentale d'enfants de cinq ans. Il faisait bien beau d'accuser l'époque actuelle et la maturité mentale qui arrivait de ce fait plus tard, vers vingt ans, ce n'était pas une raison suffisante pour expliquer cette baisse de niveau pitoyable. Des humains, aujourd'hui, qui ne seraient même plus capables de s'en sortir si on les laissait ne serait-ce qu'à cinquante kilomètres de chez eux sans portable ni moyen de locomotion. Alec lui prit la main et la serra un peu, pensant sans doute la même chose qu'elle sur le sujet. Cette époque était loin d'être l'une des plus intéressantes, concernant les humains, ils avaient tout oublié de la façon de lutter et survivre, absolument tout, si ce n'est dans quelques régions très reculées.

La nuit tombait peu à peu... Bientôt, les nuages se dégagèrent et la Lune, très ronde, belle et brillante, jeta ses rayons maudits sur la surface de la terre. Cela débutait. Même d'ici, Jane pouvait entendre les gémissements, les corps se déchirants sous les assauts de la transformation, les grognements de rage, les hurlements de haine, la folie furieuse des cœurs battants sous l'impulsion d'une envie folle de vengeance et de sang. Ils étaient là, à les attendre, en troupe unie et prête à combattre. Ce combat-ci sera bien différent du dernier s'étant déroulé dans cette plaine. La "rééducation", qui avait suivi la guerre et le virus, était terminée. Les jumeaux et tous les gardes pourvus d'un don étaient en pleine possession de leurs moyens, à présent. Aro et ses frères étaient devant, les gardes arrivaient ensuite, l'assaut allait bientôt débuter. Parée à se lancer, Jane échangea un bref regard avec son frère jumeau, ainsi qu'un sourire. Un hurlement bestial déchira l'air nocturne, suivi du bruit du galop de plusieurs bêtes assoiffées de sang, martelant le sol. Bêtes qui surgirent dans la plaine, leurs crocs blancs luisants de bave et de venin tandis qu'ils fonçaient droit sur eux. Ils s'élancèrent eux aussi, il était temps.

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Aro Volturi
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MessageSujet: Re: Si vis pacem, para bellum   Ven 3 Mar - 12:47

Tant qu’ils n’auront pas trouvé le moyen de briser définitivement cette malédiction, cette guerre ne cessera pas. Qui sait… Les technologies avançaient si vite, les recherches médicales, biologiques et physiques progressaient elles aussi à bonne vitesse, il n’y avait pas de raison pour ne pas espérer une élimination définitive des gènes des Enfants de la Lune de la surface de cette terre. Le virus, à lui seul, avait déjà prouvé à quel point des progrès étaient possibles, sur leurs différentes espèces. Aro souleva avec délicatesse le bout de tissu enveloppant la main arrachée et couverte de sang, examinant avec intérêt les muscles mis à vif. On pouvait y voir des poils de loup-garou, piqués ci et là, ainsi que des muscles retournés relativement développés, pour un être humain. Dommage que le reste du corps ne soit plus disponible… Leurs ennemis prenaient toujours un très grand soin emmener leurs cadavres ou les détruire sur place, afin qu’ils ne puissent pas s’en emparer en vue d’études. Tout comme faisaient les vampires, par ailleurs. Il redonna le morceau à son garde après l’avoir de nouveau enveloppé, en lui recommandant de le conserver de côté.

Le soir tombait peu à peu sur la plaine, chassant peu à peu toutes les petites créatures diurnes pour laisser place aux prédateurs de la nuit. Néanmoins, loups, renards et autres chasseurs restèrent à l’écart, filant à des centaines de mètres de là et parfois loin de leur terrain de chasse habituels. Les animaux, eux, pouvaient très bien sentir le danger, savoir lorsque des prédateurs bien plus dangereux approchaient et donc s’en écarter avec prudence. Un flair que les humains auraient été heureux de posséder, cela leur éviterait tant d’ennuis. Croisant les mains devant lui, Aro observa calmement la ligne d’horizon, sachant que leurs ennemis y étaient regroupés, prêts à subir les rayons lunaires modifiant leurs métabolismes puis à se jeter dans le combat. Son regard se porta ensuite sur Caïus, avec un regard très dur, sur Marcus, parfaitement impassible et détaché de tout, puis sur chacun des gardes présents cette nuit. Fidèles, loyaux, entraînés et déterminés, chacun d’entre eux faisait honneur à l’insigne qu’ils portaient autour du cou. Seuls les plus puissants et les mieux entraînés se trouvaient ici, ce soir.

Enfin, la Pleine Lune se dévoila dans toute sa splendeur et sa force, dans toute sa grandiose puissance, un pouvoir qui, même s’il déclenchait une telle guerre, ne pouvait qu’être admiré. Un pouvoir dévoilant une antique malédiction, aussi ancienne que celle ayant façonné le premier des vampires. Ce pouvoir qui agit presque instantanément sur leurs ennemis, tous les gardes et eux-mêmes pouvaient l’entendre. La souffrance lorsque les corps furent tordus, déchirés, détruits puis reconstruits, lorsque la peau bien humaine laissa place à une fourrure sombre, lorsque les dents se rétractèrent pour devenir des crocs luisants de venin, lorsque les os se tordirent en une multitude de craquements sinistres. La Bête se réveillait, prenait le contrôle sur un esprit jusque là humain. Tous étaient en place, prêts à s’élancer et combattre. Seul Marcus conservait un air détaché et profondément ennuyé, le regard aussi éteint que s’il se trouvait dans son salon à regarder par la fenêtre, plutôt que sur un champ de bataille une nuit de pleine lune avec des loups assoiffés de sang en face. Caïus, au contraire, affichait un air très concentré. Il était temps. Un hurlement de bête sauvage résonna puissamment au loin.

Aro – Nos invités arrivent, mes frères.

Ils surgirent en une troupe désordonnée et pourtant mortelle, une nuée de loups hauts de deux mètres et aussi gros que quatre loups moyens d’une espèce ordinaire. Le poil marron, brun, noir ou gris, plus ou moins gros, plus ou moins rapides, les gueules ouvertes et rugissants, les yeux injectés de sang et de haine. Pas d’alliés vampires à leurs côtés, du moins, pas pour le moment. La garde s’élança à son tour, frappant en une vague brutale lors du contact entre les deux parties. Une armée ordonnée contre une force brutale, le choc fut violent et monta tout de suite en tension et en puissance. Guerre, haine, sang, souffrance, violence. Ils frappaient et esquivaient, fonçaient d’un côté puis de l’autre, leurs mains s’enfonçant parfois dans des blessures à vif pour jeter la bête au loin puis la décapiter. Un premier garde hurla et un second fut réduit en pièces par les crocs d’un des Enfants de la Lune. Un loup glapit puis fut brûlé aussitôt en se tordant de douleur. Un garde mourut sous l’assaut de deux bêtes folles de rage pendant que trois autres loups étaient pétrifiés par le don d’Alec puis brûlés.

Un seul en vie, il ne leur en fallait qu’un… Deux ou trois seraient bien sûr l’idéal, cependant, en prenant en compte la puissance ennemie et la difficulté d’en conserver un, cet objectif était plus raisonnable. Son regard rouge et brûlant dériva sur le groupe avant de stopper sur l’Enfant de la Lune qui fera l’affaire. Taille moyenne, blessé à une patte, moins vif que ses congénères, celui-ci sera parfait. Ses ordres lancés, la garde se regroupa puis repartit à l’assaut en un tout nouvel ordre de bataille. La fumée s’élevant des différents bûchers d’incinération était particulièrement visible, sous la lumière blafarde de la pleine lune, ils devaient être plus rapides. Cependant, malgré leurs efforts et entraînements, la bataille dura encore de longues heures, où chaque camp fut malmené. La proie qu’ils visaient avait de nouveau été blessée, leurs ennemis étaient désorganisés, il ne restait qu’à porter l’ultime coup. Les loups, loin d’être idiots, ciblaient toujours en groupes plus importants et très vifs ceux des gardes qu’ils savaient être les plus menaçants pour eux, Alec en tête. Le jumeau de Jane fut écarté puis entouré de la garde, le temps pour lui d’utiliser finalement une ultime fois son pouvoir. Leurs ennemis, plus épuisés et blessés, n’étaient désormais plus en assez bon état pour esquiver la terrifiante fumée noire…

Le loup gris qu’ils avaient repéré fut le premier à être touché, s’effondrant sans plus avoir de chance. Mais ses congénères, en voyant le pouvoir se répandre, sonnèrent alors le signal de retraite, conscients que nombre d’entre eux n’étaient plus assez rapides et souples pour l’éviter, ayant trop de blessures à vif. Le pouvoir d’Alec n’était pas encore assez rapide pour concurrencer un Enfant de la Lune gorgé d’adrénaline en pleine course et beaucoup des survivants parvinrent à fuir, emportant leurs morts dans leurs gueules. Hum, un peu dommage, mais l’objectif était rempli. Il ordonna que la plaine soit nettoyée, puis lança à Alec de maintenir son pouvoir le temps qu’ils ferrent la Bête. Aux rayons du soleil, elle retrouvera forme humaine et ce sera déjà bien trop tard pour tenter de s’échapper. Une fois la plaine vide de traces du combat, tous se retranchèrent avec leur prisonnier au plus profond de la forêt, loin du soleil qui allait bientôt reprendre ses droits. Couverts par de longs manteaux et capelines, des capuches recouvrant leurs visages, on aurait dit une troupe de cauchemar.

Aro – Ressens-tu la présence d’ennemis, Démétri ?

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Démétri Volturi
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MessageSujet: Re: Si vis pacem, para bellum   Sam 11 Mar - 22:30

Le simple fait de sentir à nouveau l'odeur de ces monstres avait bien de quoi vous filer la nausée. Les revoir vous rendait autant rageur qu'impatient de les détruire une bonne fois pour toute. Attaquer, une fois de plus, vous replonger aussitôt dans les affres de la guerre et toute la violence qui en ressortait. C'était une bataille de monstres, ni plus ni moins, une bataille entre deux clans légendaires, deux races qui, pour les humains, appartenaient aux contes qu'on racontaient aux enfants pour les endormir. Des monstres qui se percutèrent en un choc très violent, crocs d'un côté, poings et pouvoirs de l'autre. Démétri esquiva souplement une bête faisant quatre fois sa taille et retomba sur ses pieds deux mètres plus, se retournant aussitôt pour charger la bête et lui briser le cou d'une clé de bras avant qu'elle ne puisse comprendre ce qui arrivait. Celui-ci ne devait avoir qu'encore très peu l'expérience du combat, il était loin d'avoir les mêmes réflexes de défense que ses aînés. Les loups avaient surgi sans union ni cohérence, en un ensemble éparpillé, ravageur, fonceur, comme à chaque assaut de ce genre. Le chaos, littéralement, l'enfer tel que décrit par les humains. Seuls les plus âgés d'entre eux pouvaient conserver leur intelligence, les autres n'étaient plus que des bêtes avides de sang fonçant sur la cible qu'on leur désignait.

L'intensité et la violence de la bataille atteignirent très vite un niveau tel que celui ayant mené la précédente guerre. Démétri aurait presque pu naviguer les yeux fermés dans cette profusion de bêtes, de monstres, de sang, de morceaux de corps, d'os et de chair volant en tous sens et s'écrasant dans la large plaine, où l'herbe se colorait déjà d'un sang noir, peu à peu absorbé par la terre. Il ressentait la présence ennemie et la présence alliée bien plus qu'il ne les voyait de ses propres yeux, s'y fiant pour foncer, esquiver, frapper, éviter et détruire. Un océan de sensations en pleine tempête, où il flottait en se laissant porter par les puissants curieux, entrant presque dans un état second. Une sorte de transe où les ressentis formaient une boussole infaillible. Les loups le frôlaient souvent, leurs crocs claquaient dans le vide et il se retrouvait juste sous eux à frapper en plein cœur. Les plus jeunes étaient des proies faciles, sans aucune expérience du combat, ils commettaient de grossière erreurs et étaient aussitôt décapités et démembrés. Aro lança de nouveau ordres, il leur fallait en capturer un, un jeune loup gris qui, adulte, ne devait pas avoir plus de trente ans. La garde resserra brusquement ses rangs avant de repartir en un nouvel ordre de bataille, semant la confusion chez leurs ennemis avant qu'ils ne se reprennent.

La faiblesse principale de ces loups-garous était le temps, qui jouait contre eux. Ils devaient parvenir au bout de la lutte avant le lever du soleil. Cela dit, le soleil était devenu un ennemi également pour la race des vampires, qui pouvaient maintenant être brûlés férocement par ses rayons, voire en mourir en cas d'une exposition trop prolongée. La fin de la bataille fut sonnée lorsque les loups bondirent pour saisir leurs morts dans leurs gueules et fuir, mis à part celui prisonnier de la fumée noire, venue du terrifiant don d'Alec. Le maître du clan leur ordonna de nettoyer la plaine de toute trace du combat, un travail qui leur prit tout le reste du temps avant l'aube. La brume matinale vint peu à peu prendre place sur l'herbe, déposant une rosée fine et glacée, couvant les cendres encore chaudes des feux ayant consumé les restes de la bataille et les bouts de corps. Dès que ce fut fait, le clan se retira sous l'abri des hauts arbres et de la forêt, se couvrant encore. Le prisonnier n'allait plus tarder à reprendre forme humaine, maintenant, la lueur du jour allait bientôt le toucher et rompre, pour la journée, la malédiction l'accablant. La tension était palpable, cinq des leurs avaient péri dans ce combat, alors que tous faisaient pourtant parti de l'élite de la garde du clan.

Aro – Ressens-tu la présence d’ennemis, Démétri ?

Démétri – Non, ils fuient le plus vite possible vers le Nord, sans doute avant que le soleil ne les rattrape. Il n'y a aucun vampire dans la région, mis à part nous.

Les nuages se dégageaient avec lenteur, la lumière, tout d'abord faible, du jour gagna peu à peu en ampleur. Il était temps. Le loup gris commença à se tordre sous ses fers puis poussa un long hurlement bestial, presque une plainte, avant de se tordre beaucoup plus violemment. Les poils rétrécirent à vu d’œil, rentrant littéralement dans la peau du type. Ses crocs se résorbèrent pour laisser place à des dents bien humaines, son visage se tordit et se déforma avant que le museau ne s'efface pour un nez un peu arrondi. Le jaune effrayant des yeux se teinta de blanc puis d'un bleu tout ce qu'il y a de plus ordinaire, le corps se raidit puis perdit en musculature et en taille. Après deux ou trois minutes, le loup était parti, laissant place à un homme de vingt-cinq, vingt-six ans, les vêtements déchirés, très sales, couverts de profondes griffures sanguinolentes et d'hématomes noirs et violets, décoiffé, le regard halluciné, respirant si vite et fort qu'il n'était pas loin de s'étrangler pour de bon. Un doute assaillit Démétri. Etant donné son âge, avait-il conscience ou non de ce qu'il devenait les nuits de pleine Lune ? Même en sachant qu'on était un loup-garou et en suivant les ordres de l'Alpha, il avait encore de la marge avant de réaliser ce qu'on était. Enchaîné, affaibli, il était dans un état pathétique. Caïus s'avança, demandant tout d'abord son nom au gamin de plus en plus terrifié. S'il ne répondait pas vite, la souffrance n'allait pas tarder à suivre...

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Jane Volturi
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MessageSujet: Re: Si vis pacem, para bellum   Sam 18 Mar - 18:25

Ils possédaient deux styles de combat très différents au sein de la garde et leurs ennemis en étaient souvent assez perturbés, la première fois, mais pas ces loups, eux les connaissaient et savaient précisément comment s'adapter en conséquence. Avec son frère et quelques autres, ils formaient un petit noyau, entouré de tous les autres, frappant à distance, chacun avec son propre pouvoir. En contraste très brusque avec ceux des leurs se battant au corps-à-corps, y compris leurs propres chefs, frappant leurs ennemis et arrachant des têtes. Jane ne bougeait que très peu, se positionnant selon les besoin, les ennemis se rassemblant ou visant les plus gros et plus forts. D'un point de vue extérieur, on aurait dit jeunes adolescents perdus au milieu d'un champ de bataille et qui n'avaient rien à faire ici, ni l'un ni l'autre. Et de plus près, cet observateur réaliserait que le regard de chacun de ces deux enfants était on ne peut plus dérangeant. Jane en avait conscience, de ce regard que personne ne pouvait décemment aimer, de ce regard transperçant, qui n'avait jamais été humain, même du temps où son cœur battait encore. Alec et elle restaient côte à côté, chacun frappant simultanément sur ces loups immondes. Lors de la dernière bataille, ils avaient dû frapper au hasard, ayant perdu le contrôle, perdu tous sens, mais cette nuit... Cette nuit, plus aucune comédie humaine ou perte de contrôle ne tenaient, ils avaient toute maîtrise sur leurs dons.

Les loups grognaient, hurlaient, quelques gardes furent touchés, parfois tués, l'odeur du sang imprégnait l'air, comme la chaleur de ces bêtes et leurs gémissements d'agonie. Toutes savaient ce qu'elles avaient à faire pour gagner comme leur clan savait ce qu'il avait à faire pour les en empêcher. La garde se resserra tout à coup autour de ceux possédant des pouvoirs à distance, particulièrement autour d'Alec et elle, son frère étant toujours l'un des premiers visés lors des immenses batailles rangées. Un "détail" que la Volturi supportait très peu, ayant horreur que d'autres doivent la protéger mais consciente malgré tout que leur petite taille était un parfait handicap lors des combats contre les Enfants de la Lune, bien plus rapides et souples que les vampires et donc beaucoup plus dangereux. Elle mit à terre un des gros loups noirs qui s'écrasa au sol en hurlant, perçant la nuit déjà lourde de longs cris résonnant dans toute la plaine. Son frère leva un peu les mains, enveloppant de son don le prisonnier visé, l'attrapant dans la brume noire qu'il faisait jaillir de ses mains. Vite... Les nuages se dégageaient peu à peu, la lumière de la lune faiblissait, il ne restait plus que peu de temps avant l'aube. Les loups sentaient le soleil arriver, fuyaient et emportaient les cadavres, c'était la fin de la bataille. La petite vampire regarda autour d'eux, les multiples petits feux brûlaient dans la plaine, les morceaux arrachés aux cadavres, le sang noir dégoulinant dans la terre.

Bataille rapide et courte, comparée à la dernière ayant eu lieu ici, mais plusieurs gardes avaient tout de même perdu la vie. Son regard se durcit lorsqu'il accrocha un bout de manche déchirée et la peau de marbre au-dessous, avant que tout ne soit jeté au feu avec le reste. Même s'il y a très peu de personnes dans le clan que la fillette considérait comme des proches ou des amis, elle n'était pas joyeuse pour autant lorsque des vampires qu'elle côtoyait depuis des centaines d'années mourraient subitement au cours d'une bataille. Debout près de son frère, elle suivit le mouvement lorsqu'il fallut retourner à l'abri de la forêt, une fois la plaine correctement nettoyée, les cendres et la fumée étouffée, comme si jamais rien n'était arrivé dans les parages. Placés non loin d'Aro et ses frères, ils regardèrent le loup être entravé, surveillé de très près par les gardes. Les mains jointes dans son dos, elle attendait les instructions suivantes très tranquillement, la capuche de sa capeline rabattue sur sa tête pour la protéger des rayons du soleil pouvant traverser la frondaison des arbres. Alec lui murmura que cinq des leurs avaient été tués, en tout, ce qui lui arracha une grimace de colère. Leur clan n'avait tout simplement pas le droit d'échouer, ils devaient garder toutes leurs forces, rester droits, unis, parés.

Aro – Ressens-tu la présence d’ennemis, Démétri ?

Démétri – Non, ils fuient le plus vite possible vers le Nord, sans doute avant que le soleil ne les rattrape. Il n'y a aucun vampire dans la région, mis à part nous.

Pour le moment, en tout cas... Restait à savoir combien de temps les nouveaux alliés des EDL allaient encore rester planqués dans leur coin. Silencieuse, elle resta en retrait avec Alec, alors que les premiers rayons du soleil arrivaient finalement et que leur proie redevenait peu à peu humaine. C'était peut-être bien la première fois qu'elle assistait d'aussi près à ce retour à la "normale", bien qu'elle ait déjà vu le processus inverse, l'apparition de la bête. Comme pour leur propre transformation, celle des loups-garous était, de toute évidence, on ne peut plus douloureuse. Le loup se tordait, ses os craquaient, il criait parfois, les dents revenaient à la place des crocs, les poils gris disparaissaient sous la peau. Les crissements et déchirements des muscles étaient insupportables à entendre, vraiment parfait pour vous porter sur les nerfs. Quelques minutes plus tard, l'humain était revenu. Blessé, ligoté, hagard, couvert d'un sang toujours noir et les vêtements déchirés. Plutôt jeune, pas plus de trente ans selon elle. Il semblait dans un certain état de choc. Et terrifié, également, se réveiller après une pareille nuit pour se retrouver au sol entouré d'inconnus trop pâles aux yeux rouge de sang, ça créait son petit effet. Caïus avança à son tour, lui demandant son nom d'une voix forte. Le gamin pâlit encore puis serra les dents et secoua la tête. Mauvaise idée... Jane porta le regard sur lui, l'instant d'après, le jeune homme poussa un hurlement sauvage, se tordant sur le sol, criant comme si on lui arrachait tous les nerfs de son corps. La petite vampire cessa après un geste de Caïus, sa victime haletant, le regard fou.

Proie – Nabor Guillén Borrego, souffla-t-il en tremblant comme une feuille, effondré. Je... Je suis Mexicain...

Il avait saisi le message plutôt vite, comparé à d'autres, ce n'était déjà pas si mal. Jane le contempla un instant du regard puis le tourna vers ses chefs, attendant tranquillement, au cas où on aurait encore besoin de ses services, au cours de l'interrogatoire.

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Aro Volturi
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MessageSujet: Re: Si vis pacem, para bellum   Jeu 30 Mar - 21:29

Démétri – Non, ils fuient le plus vite possible vers le Nord, sans doute avant que le soleil ne les rattrape. Il n'y a aucun vampire dans la région, mis à part nous.

Très bien, ils allaient pouvoir se poser un peu avant de reprendre la chasse. Caïus échangea tout à coup un long regard avec lui, juste au moment où Aro s’apprêtait à avancer pour toucher leur nouvelle victime, lisant dans ses yeux une supplique qui le fit s’arrêter net. Une supplique et une certaine soif de vengeance. Effleurant la main que son frère lui tendit, Aro lut dans son esprit qu’il souhaitait d’abord mener un interrogatoire à l’ancienne, pour assouvir la rancune et la haine encore portées contre ces monstres. Oh, très bien, s’il en avait envie, pourquoi pas ? Tant, en revanche, que cela ne durait pas non plus des heures car ils n’avaient tant de temps que ça à perdre à s’amuser. Il le précisa bien à Caïus qui hocha aussitôt la tête en souriant, avec une joie mal dissimulée. De son côté, Marcus n’avait émit aucune réaction. Les mains dans le dos, il laissiat glisser sereinement son regard sur les hauts arbres autour d’eux sans manifester le moindre signe d’intérêt pour ce qui arrivait jsute sous son nez et encore moins pour l’Enfant de la Lune en pleine re-transformation. Caïus avança, le regarda vide, pendant que son frère et aîné restait tranquillement en retrait, observant avec attention la bête redevenir humaine. Les crocs, les griffes, les poils rentrer, les os craquer avant de redessiner un corps humain.

Ce petit semblait bien jeune, dommage qu’ils n’aient pas pris un des alphas. Si jeune encore qu’il ne put contenir sa terreur en voyant ces vampires rassemblés autour de lui. Plus les Enfants de la Lune étaient « expérimentés », ou plus ils avaient un nombre élevé de malédiction derrière eux, et plus ils guérissaient vite des blessures reçues au cours de la nuit une fois redevenus humains. Au vu des balafres sanglantes de celui-ci, il ne devait même pas compter six ans de malédiction. Ah là là, les plus jeunes EDLs n’étaient jamais très solides ni bien doués en contrôles d’eux-mêmes. Son frère lui demanda son nom d’une voix forte, lourde d’envie de blesser, de tuer, ce à quoi le môme secoua la tête sans répondre. Qu’importe… Le don de Jane lui délia la langue en un très long hurlement de douleur qui fit fuir le reste des oiseaux encore perchés dans le coin et qui n’avaient pas déjà été chassés par le chaos de la bataille. Un cri terrible, rempli d’une souffrance insupportable, accompagnant des spasmes incontrôlés. Ah, ce don était tout de même si pratique. Et dire que c’était la vampire la plus innocente et mignonne de toute la garde qui possédait un tel don de souffrance. Leur victime en haletait encore lorsqu’elle cessa, l’expression parfaitement impassible. Son frère et elle étaient très bien éduqués, Aro n’en était pas peu fier.

Borrego – Nabor Guillén Borrego, souffla-t-il en tremblant comme une feuille, effondré. Je... Je suis Mexicain…

Un Mexicain bien loin de chez lui, tiens donc. Toujours en retrait, juste à côté de Marcus qui était perdu dans la contemplation d’une branche au sol depuis cinq bonnes minutes, Aro attendit posément que son frère pose les questions qu’il voulait. Cependant, il devint vite évident que le môme ne savait pas grand-chose d’intéressant… Il essaya quelques fois de résister, peu de fois, assez pour attiser la haine de Caïus et les foudres de Jane, par la même occasion. Ils purent apprendre d’où il venait très précisément, qu’il vivait seul, sans enfants, sans femme, qu’il était arrivé dans ce pays deux mois plus tôt… Une histoire assez confuse, puisqu’il était encore trop récent EDL pour réaliser ce qui lui arrivait, suivant par instinct les ordres de l’alpha lors des nuits de transformation et n’ayant presque plus de souvenirs de ce qu’il avait commis la nuit une fois redevenu humain. Visiblement, il vivait dans une petite communauté d’EDLs, à l’état de sauvage, peu importe la forme du moment, et suivait les autres pour attaquer, contaminer le maximum de personnes possibles à chaque phase de pleine lune. Voilà qui aggravait le problème… Combien y avait-il d’humains infectés en tout ? Combien étaient déjà prêts à relancer la guerre ? Leurs ennemis suivaient plusieurs voix pour reconstituer leurs forces et la situation s’aggravait d’heures en heures.

Aro – Tuez-le, dit-il d’un ton froid dès que le gosse eut fini de cracher tout ce qu’il savait.

Se détournant, il réfléchit rapidement à la suite des opérations, calculant leurs forces actuelles, ce qu’ils pouvaient se permettre de déployer et comment, ainsi que les futurs combats à venir. Au bout de quelques minutes, il revint vers ses frères et les membres du clan attendant, leur présentant les nouvelles directives à suivre. Pour le moment, deux axes principaux s’offraient à eux. La traque des humains contaminés et la traque de ces nouvelles chimères créées par les Enfants de la Lune. C’était le plus urgent, en plus, bien sûr, de tous leurs autres projets en cours. Il définit les tâches de chacun, d’une voix un peu plus lourde, où pointait l’urgence de la situation. Juste avant que chacun ne parte, Aro tendit la main et la posa sur l’épaule de Démétri.

Aro – Traque en priorité la chimère que tu avais vu dans le parc régional, près de Forks. Si nous pouvons la capturer vivante… Emmène Félix et les jumeaux avec toi et ramenez cette bête. Compris ?

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